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— à moins qu'il ne Jui plût, s’il était polonais,
qui trouva ce moyen facile 2 S Hmoraes
dé faire accrocher le dit amant par où vous savez, comme un quartier de bœuf à l’étal d’un = boucher, — cet amant, le mari plaignant le voit condamner maintenant à quinze jours de prison et cent francs d'amende. Si le condamné est joli garçon, quelques-unes des femmes qui auront assisté à ce Jugement seront toutes disposées à l'aller voir dans sa prison, à lui faire oublier sa belle, et à le consoler de la dureté de la loi. » Question du Divorce p. 194.
La loi punit doucement, paternellement, presqu'à regret le complice heureux de la femme, mais enfin elle le punit et elle protège les maris
O contre le cocuage, comme elle protège les petits
oiseaux contre la destruction. Pauvres maris!
ils sont ridicules en se laissant cocuer et ils le sont bien davantage en ne le voulant pas ; mais enfin, ils peuvent, si le ridicule les gêne moins que leurs cornes, demander à la loi protection et vengeance pour “elles, mais que demander contre le cocuage-femelle : ? La loi na pu ee cet immonde fléau conjugal et les Polonai eux-mêmes ne sauraient tirer vengeance ne lui ne pouvant le pendre, comme un quartier de bœuf, par où vous savez. Le mari se délivre au besoin de l’adultère par la mort de sa femme, celle de son complice et parfois la sienne même, où s’en venge par la loi; mais, comment se déli- vrera-t-il de cette chose ignoble, honteuse que
H. Monnier nomme Gougnot….. ? Femmes, si
vous étes s lasses de cultiver vos passions qu’on a
galamment nommées ble légéretés, complaisances, vapeurs — pourquoi ne pas vous reposer en essayant de quelques vertus, cela
vous changera ? Et si, gracieuses et charmantes reproductrices de l’espece, vous ne voulez nous
sacrifier ce vice nouveau qu'aux dépens de nos têtes, eh! bien, prenez-les, ornez-les de tous les anciens emblèmes du cocuage, mais de grâce.
ne nous dégoûtez pas de notre œuvre de re
ducteurs en les ornant des nouveaux.
Jupiter, dit Rabelais, livr. 111, ch. xxx,
en raison de ses paillards mérites et de ses bons et agréables services, plaça la feste de Cocuage en concurrence et au jour de la déesse Jalousie. mais s’il eût pensé, que plus tard, les femmes fatiguées de son culte en ferait un hermaphrodite, il est probable qu'il l’eût chassé du ciel et qu ’i] leût exilé près de la honte.
En résumé, d’après ce mot A C2 vrai
de de Bonald : La littérature est l’expression de la société, nous voyons que, depuis Porigine du monde j jusqu’au xive siècle, la société considérant la femme comme une reproductrice de Pespèce et non comme la compagne, comme l’égale de l’homme, elle la punissait sévérement ou la pardonnaïit avec insouciance de ses faiblesses
ne songeant point à les jeter au front du mari. Aussi la littérature ancienne est-elle restée étran-
gère ou indifférente au cocuage qu’elle nommait
adultére. Le joyeux temps littéraire des cornes,
l’époque la plus gaie et la plus morale de cet accident conjugal a commencé au XVE et a fini au xvine siècle. La société alors fut Fans
Le XXI |
| légére, parfois some, oublicuse de ses ds : surtout de ses devoirs conjugaux ; il n’est donc RÉ . pas extraordinaire de trouver ces passions et ces vices excusés, flattés, critiques et plaisantés dans AA on “à littérature contemporaine de ces mœurs. De ie nos jours, les écrivains ont des torts certaine- de Vs ment; on ne peut excuser l'immoralité Spiri= ee a À - tualiste des uns, les élégants du nre, et lim- FT moralité naturaliste des autres, car Ë n’ont tous # qu’un but, affriander les appétits du public et is vendre le plus possible. Mais enfin ce public qui ses lit cette littérature malsaine et qui lencourage. 2 LEA par des succès pécuniaires, n’a-t-il pas aussi des Se torts et ses mœurs sont-elles réellement honnétes? L’immoralité ne procède toujours pas du livre, e‘le le précède. Soyez plus honnêtes et __ moins curieux, et l’auteur deviendra nécessaire- # ment plus moral et moins savamment impur. a | Avjourd hui plus que jamais on n'écrit que pour être lu et pour être vendu: lisez moins et vous = : serez moins cocufñés par tous ces auteurs inso- . lents qui jettent impunément et salement toutes ee sortes d’ordures dans vos ménages et sur vos fronts. Molière eut pu, sans honte, pardonner à une Béjart infidèle; mais peut-on pardonner . à une Mademoiselle Giraud sa femme, et surtout . __ coudoyer seulement, sans baisser les yeux, une | . Nana impudente, et une fille Elisa ? … Le J'arrête cette Bibliographie sur le seuil de Le “notre littérature contemporaine, n’en dépassons ee pal. porte ; une fois entré là, il ÿ aurait trop à 2" remuer. Il fait plus propre dehors, restons-y. HSE Romans, chansons, piéces de théâtre, etc.,
ARR EE VTT
-__ surabondent d’amants heureux, d’amants jaloux, de maris trompés, de femmes abandonnées, de
: maîtresses entretenues... c’est d’une monotonie
AR NREE immorale à rendre vertueux maloré soi. Rien nê
. ï + fatipueset. n'écœure comme cette) mitraladere
UE incessante d’allusions, de quolibets, de petits
mots, de grands mots, de mots de toutesides
de tailles, voire même raccourcis, sur les cornes,
: : pee les cocus... ces mots eux-mêmes n’y Sont pas,
nie 2. mais chose yest. Si jai cru amuser oudistraie #2
de | = les maris injustement frappés pour la faute de
# leur compagne, en mettant sous leurs yeux les
LEP gaillardises dont nos pères usaient pour soulager
os le poids de leurs cornes, je n’aurais pas la cru-
auté et l’injustice d'augmenter leurs souffrances
Un de la lecture de nos insanités littéraires actuelles. ne “3 25 7 C’est-déjàpeu pai-d’être Cocus cérserut donnee à
comble si on en prenait motif pour vous étouffer
| sous toutes les cornes contemporaines. Nos pères
es … rlaient de ce malheur et s’en trouvaient bien, » : ï faites-en autant et peut-être serez-vous consolés ou plus résignés. Au reste n’oubliez pas:
» Que de quelque façon qu’une femme ait vécu, - On est homme d'honneur quand on serait cOCU.
Te 1880,
ABUS (les) du mariage, où sont clairement < prés ntées les subtilitez deshonnêtes, tant les femmes que des hommes pour se tromper + l'autre. Amsterdam, 1641, in-4 obl. fron- Sp. grav. titre, 3 feuillets prélim. planch. (25) grav. par Crispin. de Pas, : avec 2 portr, . pl 8 feuillets de texte et 1 pl. FT
Un. he très curieux et peu commun est écrit en fo Le allemand et. hollandais. PE Ua ke +
Va ACHARD Gh) La maou maridado, coue ve Au Féraud, Le in- 1-8 4 pp.
| ACTÉON, ou l One du s. 1 n. d.
(vers le r8e : ; in- 3, 16 PP. Aa
Ce conte en vers a été road avec : qq. changements dans Je ie P. Gornutus à à tous a cocus, ne in-16. |
ne cesse, par monts et par vaux, Fatiguait chiens et chevaux. = Fier et beau jouvencel, il n’avait, de Vaurore Aux feux adoucis du couchant, | 1, que perdrix aux champs, cerfs dans les Do bramant, Ft nel € en fureur. sur ses chiens s’acharnant.
— 30 ee
Son cœur était muet, sa lèvre rougissante, Aucun mot ne savait d'amour, Aucun n'avait jusqu’à ce jour, Entendu murmurer son oreille ignorante.
. Taïaut! sus au sanglier! c’est lui! le roseau tremble, Et du sein des fleurs et de l’eau S’élèvent, le front le plus beau, Et sans honte, paré de sa nudité blanche, Ton sein majestueux, Ô reine des chasseurs, une la fière déesse !..
ADVERTISSEMENT or aux Confreres de la haute et basse, pauvre et riche, vieille et nouvelle, noble et roturière confrairie des martyrs, persécutés par leurs deshonnestes, indiscrétes et maladvisees femmes, nouvellement insti-. tuée au lieu vulgairement appelé Malencontre et soufrance, chez Jean Cornard (vers 1610) petit in-8.
Pièce rarissime réimprimée sous le titre : Advis salutaire ct très nécessaire aux gens de bien qui se laissent battre par: leurs femmes.:
ADVIS salutaire et très-nécessaire aux gens de. nn
bien qui se laissent battre par leurs femmes, dédié aux confrères et sœurs de la haute et basse... confrairie des martyrs martyrisés par donnee et maladvisées femmes..: s. 1. n°d. à. (vers 1615) in-8, 8 f. à
NEme prie que l’Advertissement satutaire aux çconsfréres.à
AGRÉMENS es) et les chagrins du mariage, dédiée (sic) aux dames, augmentés d’une troisième et quatrième partie, dédiées aux Marys.
sante. Fa Fe pe Van no