‹ Bibliographie clérico-galanteChapitre 133 sur 152 · AL · texte numérisé non relu

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joyeux luron, un bon et gai compagnon ; on lui pardonne presque les tours qu’il joue, tant il y va rondement. Il n’est pas moral, je l’accorde, mais enfin il n’est pas sale, il est nature: il fait

rire et non rougir. On n’en peut dire autant du

nouveau, cet enfant-femelle, produit monstrueux

de nos mœurs perfectionnées. Il parait propre et bien élevé, de figure honnête, de bonne société et pourtant sous tout cela, que de corruption ! Les infidélités conjugales sont tellement excusées par nos mœurs faciles et indulgentes que tout récemment dans sa Question du Divorce, un écrivain des femmes, a pu écrire ces lignes

amères : « Le mari qui pouvait être si terrible.

autrefois, la loi ancienne à la main, quand il

avait une raison de sévir, est absolument ridi-

cule aujourd’hui, quand À vient demander à la

loi nouvelle de le venger. Ce même mari, car

c’est toujours le même dans ce cas-là, qui pou-

vait infliger la mort, la torture, la honte ou le -

ridicule éternel, non seulement à l'épouse coupable, mais encore à son complice, voit, aujour-

d’hui, condamner cette épouse à deux mois de

prison devant un auditoire qui lui rit au nez, à lui, par des juges qui sont tout disposés : à faire comme le public, malgré l'air sérieux qu'ils affectent. Eh

elle est jolie, qu’i/ est grotesque, — et, si elle semble laide, on se demande pourquoi il n’est

pas enchanté de l'aventure qui le dispensait d’une

besogne sans intérêt. Cet amant, dont ce mari pouvait jadis impunément faire manger le cœur à sa femme (comme fit ce bon M. de Vergy,

e est aussi sympathique, surtout si,

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