‹ Bibliographie clérico-galanteChapitre 25 sur 152 · AMBROISE — AMERVAL · texte numérisé non relu

AMBROISE — AMERVAL

— Fuxicuzr nodi indissolubilis de conceptu mentis et conceptu ventris, inter immunitatem ab omni defectu et præservationem ab omni culpa et macula purissimæ animæ Virginis Mariæ, etc., ac de utriusque approbationibus; ex cortice, virga, nodo, doctrina et puritate ligati, a Petro de Alva et Astorga. Bruæelles, Vleugaert, 1663, in-4 (cat. du comte de Hoym,

n° 382, 3 fr.). — Bruxelles, 1661, in-8 (Biogr. Michaud, t. 1;

Cet ouvrage est aussi absurde, sinon plus, que celui de Schroer : De sanctificatione seminis B. Mariæ Virginis, c'est la même thèse discutée avec une crudité

d'expressions et de mots que ne peut excuser même la foi la plus naïve. Il à écrit .

aussi l’Arsenal séraphique, in-folio ; la Rose séraphique ; la Milice de l'Immaculée- Conception; l'Abécédaire de Marie, dont les 3 vol. in-fol., seuls parus, ne contiennent que la lettre A. Il se disposait à porter son Abécédaire à 18 vol. in-fol., à donner une Bibliothèque de la Conception en 6 vol. in-fol., l'Arsenal des Anges et la Vie de JT. C. dans le ventre de Marie, lorsque la mort le surprit et arrêta cette infatigable fécondité. C'est l'écrivain par excellence de Marie et surtout de son immaculée conception. Il est impossible de pousser les recherches et les indiscrétions théologiques plus loin. Lire, pour plus de détails, Antonio, Bibliol. hisp.

AMBROISE (Saint), né vers l’an 340 à Rome, archevêque de Milan, mort en 397. |

— Ses Œuvres sur la virginité, trad. par le P. Duranty de Bon Recueil. Paris, 1729, in-12 (cat. de M. Basset, 1753, n° 95).

Cet ouvrage avait déjà paru sous le titre: Les rois Discours intitulés : les Vierges. avec la sévère réprimande que fait Saint Ambroise à une religieuse qui avait forfait à son honneur, trad. en franç. avec des annotations par J. Bertaut, abbé de N. D. d’Aunay, 1604, in-12. |

AMERVAL (Éloi d'), prêtre, né à Béthune.

— Sensuir la grat diablerie. — Impr. à Paris par la veufve feu

Jehan Trepperel et Jehan Jehannot, s. d., petit in-4 goth. à 3

2 col., fig. s/ bois, 149 ff. (Vemenitz, 495 fr. ; Soleinne, 50 fr.}.

Vye Jehan Trepperel, s. d., petitin-8 goth., fig. s/ bois (3), 52 ff.

non chiff. (Pichon, 720 fr.).

— SENSUYT la grant diablerie (en vers). Nouvell. iprimée à Paras par Alain Loctrian, s. d., in-4 goth. à 2 col. sans chiffres ni réciames , titre rouge et noir, 6 ff., fig. s/ bois s/ le titre et au verso du 6° f. {(Yemenitz, 400 fr). — Paris, 1508, in-fol. — et Paris, 1531, in-4.

Peignot dans sa Biographie, t. Ier, p. 72, indique : Le Livre de la Diablerie, en rime et par personnages; Paris, 1508, in-fol. goth., en 1531, in-4. — C’est une espèce de roman rimé dramatique où Lucifer et Satan rapportent tout au long et sans rien requérir, les abuz, faultes et péchiez que font journellement les hommes.

Ouvrage curieux, l’auteur dit que les joueurs et les fabricants de dés, de cartes. commettent un péché plus grand que la femme qui s’est toute sa vie livrée à la débauche. « Seigneur Dieu, dictes si il vous plaist duquel de ces deux avez vous esté

cet homme ici. — Je croy s’il lui plaisoit de parler que il diroit : vous le. pouvez connoistre par le fruit qui en est sorty... Je ne veuil pas confondre l'opération de cette paillarde à l'opération de ce cartier. mais il a esté moins offencé de la luxure ee cette paillarde pour quatre raisons.

AMYOT clubs. né à Melun en 1515, précepteur de Charles IX et de Henri III, grand aumônier de France et évêque d'Auxerre, mourut en 1593.

— LES AMOURS pastorales de Daphnis et Chloé. Paris, Vincent ; Serténas, 1559, petit i in- -8, 84. (cat. Guichard, 1811, n° 878). de — Paris, 1578, in-16. — "Amst. ét Paris, LTLT, 1722, 1731 (c at. Pichon, 48 fr), 1745, in12, fig. de Scotin (8) vignettes (4), — S. 1. (Paris, Quillau), 1718, petit in-8 frontisp. et fig. d’après le Régent, grav. par Audran (28 et quelquefois une 29 dite aux petits pieds grav. par Caylus en 1728 : cat. Giraud, 80 fr. ; La __ Bédoyère, 50 fr.). — Paris, 1731, 1745 (cat. Luzarche, 29 fr. ; mmPoner, 4870, 180'fr.), 4764, 1772; 1779, 11780, 1792, petit in-8, . frontisp. et fig. du Régent (29). — Paris, 1757, in-4, fig. d’Au- . dran. — Be Lamy, impr. Monsieur, 1787, 2 part. or. in-4, PURE. (La Bédoyère, 191 fr.). — Paris, Didot, 1800, gr. In- 4 on vélin, fig. de Moreau (La Bédoyère, 27 fr. |.

Cette traduction naïve rend avec franchise et une grande chou de naturel ces mœurs simples et champêtres, ces amours ignorantes et ces chastes impudeurs : « Amour et les nymphes, dit la rusée Lycænion, cette nuict me sont venuz en dormant conter pourquoi tu plorois hier... et si m'ont commandé te monstrer comment il faut faire le jeu d'amours, qui n est pas.seulement baiser et accoler, n'y faire comme beliers et boucz, c’est bien autre chose et bien plus plaisante et plus doulce que tout cela... Lui commanda de la baiïser et l’'embrasser le plus estroitement qu'il lui seroit possible. et se mettre de son long par terre avec elle. Lycœnion le trouvant en estat, le souleva un peu, et se glissa adroitement dessoubz luy, puis elle le mit dans le chemin qu'il avoit jusques là cherché. Tout se passa à l'ordinaire. Finy cet apprentissage, Daphnys voulut courir devers Chloé, mais Lycœnion dit’ sçache cecy, tu ne m'as point fait mal à ce coup, pour ce qu’autant que je estois femme, qu'un autre me monstra le mestier et en eust mon pucel..… pour son loyer, mais Chloé quand lutera cette lute de . toy, elle sentira du mal et criera et si seiges comme qui l’auroit tuée.

— Les AMouURs de Théagène et Chariclée, histoire éthiopique d'Hé- liodore, trad. nouv. Paris, Samuel Thiboust, 1623, in-8, fig. de Michel Lasne , Crispin de Pas, etc. (54) (cat. Giraud , AOL

Bertin, 100 fr.). — Paris, Samuel HE 1626, in-8, fig. de Michel Lasne, etc.

— L'HisToiRe éthiopique de Heliodorus , cont. dix livres traictant

FN des lyales et pudicques amours de Théagène et de Chariclée.

D Rouen, 1538, petit in-8. — Paris, Sertenas, 1547 (Techener,

M0, 1853, 250 ie Techener, 1855, 280 fr.), 1549, 1599, in-folio. —

* Paris, 1553, in-8. — Paris, 1560, 1570, 1575, 1584, 1588, 1589,

1612, 1616, in-16. — Lyon, Huguetan, 1589, in-16 (Techener,

se : ANDRE — ANSART.

: | 1855, 10 fr.). — Paris, 1823, texte revu par P. L. Courier,

ee 4 vol. in-16. 5 |

Cet ouvrage dont la légende amoureuse est de la même famille que les Amours de Daphiis et Chloé offre les mêmes qualités de style naïf et pur. Vaugelas disait :

« que seul il avait le mieux et le génie et le caractère de notre langue, que tous ses magasins et tous ses trésors sont dans les œuvres de ce grand homme ».

ANDRÉ (Yves-Marie), jésuite, né en 1675, à Châteaulin, mort en 1764 chez les chanoïnes réguliers de Caen.

— Discours sur les Grâces.. paru dans l’Essai sur le Beau. Paris, 1741, in-12, et dans les Grâces. Paris, 1769, 1771, 1774 et 17175, in-8, frontispice de Boucher et fig. de Moreau le jeune.

Ce discours agréablement écrit traite des Grâces du corps et des Grâces de l'esprit

On y admire une philosophie douce et tolérante, ornée des fleurs de la littérature la plus exquise. Le style est digne du sujet.

ANDREÆ (Capellani Innocent. IV), chapelain d'une reine de France, dit Fauriel, de FHNppe UE prétendent d’ ‘re

— Dr Amore et amoris remedio, s. 1. n. d. (Argent., ante 1467), petit in-fol. goth., 77 fF.

— ou : TRACTATUS amoris, s. 1. n. d., petit in-fol., 38 fF.

— ou : EROTICA, seu amatoria Andreæ capellani regii, vetust. script. nune primum in publicum emissa a Detmaro Mulhero. Dorpmundeæ, s. 4. (1610), in-8.

Ouvrage singulier et hardi contre les femmes, si l'on n'était pas fils d'Adam il serait difficile de les écouter après une diatribe aussi virulente contre elles : « mulier estinvida, — mulier est maledica, — mulier est ventris obsequio dedita, — mulier est mendax, — mulier est linguosa, — mulier nimis est luxuriosa, — etc. » et ainsi de suite pendant trente-huit chapitres, car un vice fait presque toujours l’objet d'un chapitre entier.

ANQUETIN, curé de Lyon-la-Forêt, près des Andelys, dans la haute Normandie.

— DisserTATION sur sainte Marie M cdsin pour prouver que Marie Magdeleine, Marie, sœur de Marthe, et la femme pécheresse sont trois femmes différentes: Rouen et Paris, 1699, in-12 an (cat. Luzarche, 3 fr. 75).

Ouvrage curieux et peu commun.

ANSART (And.-Jos.), bénédictin, né dans l’Artois en 1723, mourut vers 1790.

ë | ANSQUER ARNO UX si EXPOSITION sur "le Cantique des Cantiques de daloiman: 1770, in-12.

< ANSQUER DE PONÇOL (abbé).

FA (RES en pr. et en vers d’un anc. hymne sur les fêtes de | |

NS intit. Privilegium Veneris (Catulle), s. n. Londres et,

Paris, “1766, in-8, — et sous le titre : Fêtes de Vénus. Paris, Le 1825, in-8, 20 pP.

Hyrane die en l'honneur de Vénus.

= ARCHANGE (le frère), MhBRUE du tiers-ordre de Saint-Fr ançois.

— Lerrnes chrestiennes sur la Prophanation des Églises, par les irrévérences que les hommes, les femmes et les filles y com- RER mettent ; par le frère Archange. Paris, J. Bapt. Coignard, ERA 1688, in- 12 (cat. La Vall., 1767, n° 534). LE

De peu commun, Si l’on prenait au pied de la lettre les récriminations du frère Archange ce serait plus que des irrévérences, que commettraient les filles, les femmes et les hommes dans les églises.

ARLOTTO MAINARDO, prete Fiorentino, né en 1395, . curé de S. Cresci di Maciuoli, dans l'évêché de Fiesole, mourut en 1483.

re FAGETIE piaceroli , fabule et motti del Piovano Arlotto, prete Fiorentino. Venise, 1520, in-8 (Biogr. Peignot, t. I, p. 114). — LAS 1523, in-8. — ue 1525, in-8. — s. |. n. d., in-4. — Venise, 1538, in-8. — Vinegia, h Bindini «et Maph. Pasini, 1548, in-8 , titre at roug. et n., texte à 2 col. caractère r'omain, 88 F, 25 grav. s/ bois fort cur. (Bull. bibl., 1847, 115 fr).

Nos palais Durd hui trop délicats s'habitueraient difficilement à la saveur un | peu forte de ce sel italien. Il y a de la saillie et du trait, mais le joyeux curé riant un peu partout et de tout, ses sujets co le sont parfois beaucoup trop.

ARNOUX, chanoine de l'église de Riez, en Pro- Fe vence. |

T0 — rte de l’autre monde, lan les horniiles tour- D mens de l'enfer, les admirables joies du Paradis. Rouen, 1624, as in-12 (cat. Laporte, 1873, 8 fr. ;

Ouvrage curieux dans lequel, comme nombre d'écrivains religieux, l'auteur se

complait dans des descriptions mystiques qu'on condamnerait dans une œuvre littéraire et qu’on admire et vénère dans un livre que le mot Slasai d’ascétisme encou rage à toutes les licences religieuses.

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