MIROUER — MOINE
— DE LA Beauré. Discours divers pris sur fort belles façons de
. parler des quelles l’hébreu et le grec usent.. voulans signifier que ce qui est naturellement beau est aussi naturellement bon, avec la Paulegraphie, ou Description des beautez d’une dame Tholosaine nommée la belle Paule, par Gabriel de Minut.… Lyon, 1587, in-8 (cat. Aimé Martin, 1847, n° 837; Bull. bibl., 1835, 76 fr.; Pixérécourt, 59 fr. 50).
Cette Paulegraphie, est la description minutieuse de toutes Les perfections, même les plus secrètes sinon les plus voilées, de chaque partie du corps de Paule du Viguier, mariée en premières noces au sire de Beynaguet, conseiller d'épée au Parlement de
Toulouse, et en secondes, à Philippe de la Roche, baron de Fontenilles, Sa beauté était tellement remarquable, que sa vue provoquait toutes les fois qu’elle sortait,
une émeute dans la foule trop empressée pour la contempler de près, les magistrats lui enjoignirent de se montrer à son balcon, au moins deux fois par semaine. Est-ce ainsi ou de plus près que Gabriel de Minut put saisir tous les détails de sa beauté, toujours est-il qu'il consacre un chapitre particulier à chaque perfection : le front, les yeux, le nez, la bouche, les joues, les bras, les mains, les seins, les épaules, le. les. jambes, pieds, etc. C’est une Paulegraphie complète, faite sans licence, il est vrai, mais sans ménagement aussi. On ne sait, devant une description aussi enthousiaste qu'implacable de beautés privées, qu'une femme devrait ignorer elle. même la première, de quoi s'étonner le plus : ou de cette belle Paule qui de son vivant laisse immoler sa pudeur par cet écrit trop louangeur; ou de la sœur de l’auteur, de l’abbesse toulousaine, qui édite et qui dédie à une reine, cette longue et étrange énumération de beautés trop publiques et peu conjugales.
MIROUER (le), des vanitez et pompes du monde, prins et extrait des ser mons St Augustin et St Bernardin, s. 1. n. d. (Paris, Treperel, vers 1520), petit in-4 goth.
Très curieux : les serviteurs et les chamberières de maintenant sont plus gorgiasses que n’estoient les maistres le tems passé... douze abus sont à la queue d’une femme : c'est dépense superflue ; la semblance d’une beste ; en yver crottée ; en esté pleine de
poudre ; le ballay des folles; l’encensoer d’enfer; c’est un paon en la boue... traisner sa queue en hault derrière son cul après ses talons c’est signe de luxure.. etc.
MOINE (le) galant, ou la vie de dom F..., bernardin, écrite par lui-même. Amst. (Paris) 1756, petit in-8, 18 pp. |
Un défroqué seul a pu écrire cet ouvrage, au reste plus décent de texte que ne le fait supposer un titre aussi égrillard : il a l’air mais il n’a pas la chanson.
MOINE (le) sécularisé. Cologne, P. du Marteau, 1675, petit in-12, 250 pp., frontisp. grav. représent. un vendeur d’agnus, de chapelets et d’indulgences.— Cologne, P. du Marteau, 1678, in-12, 2 ff. non chiff., 134 pp., (Pull bibl 1864 12 fr). — 8, L (Holl.), 1678,