MOINES — MOLINET
petit in-12, 191 pp., fig, édit. augm. de. la Mierdes moines. — Villefranche, chez’ J. le Grand, s. d., petit in-12 (elzévir). (Bull. bibl., 1852, 29 fr.). — Villes franche (Holl.), 1683, petit in-12. — Cologne, 1691, in-12 (cat. de la Brifte, 1788, 2 1. 2 s.). — La Haye, 1740, petit in-12. — s. 1., 1768, petit in-12, fig. (Walc- Kenaer, 3 ir. 20).
Dialogue entre un moine sécularisé et un curé de campagne, sur les moines et la moinerie, tendant à prouver par des anecdotes égrillardes et bouffonnes, et des aventures souvent licencieuses, la vérité de ce proverbe : qu’il faut se défier du devant d’une femme, du derrière d’une mule, et d’un moine de tous côtés. Satire violente mais amusante sur les mœurs des moines. 11 y a des traits, des boutades et des mots dignes de Rabelais.
Quelques catalographes attribuent cet ouvrage à un certain Du Pré, ecclésiastique de Lyon, mais il est plus probable, comme le dit l'auteur lui- même, que c'était un . Moine, qui avait faict une action glorieuse et méritoire, en jetant le froc, non pas aux Grélens mais dans un retrait et dans la m... ma a+ le mot de Cambronne, ce mot historique que V. Hugo expose, dans toute sa friande saveur, aux fanatiques des Misérables.
MOINES (les), coméd. en musiq. (3 act. et vers libres), composée par les RR. PP. Jésuites et représentée en leur maison de récréation de Mont-Louis devant feu le R. P. L. C. (La Chaise), par les jeunes de leur société. Berg-0p-Zoom, 1709, in-12, 57 pp.
Comédie dans laquelle domine, la jovialité la plus franche et la plus gaie : les personnages sont les pères Sablant, Ventru, Vineux, Trinquant, ete. — On l’attribue au père Villiers, mais il est plus probable qu’elle est du père Lallemand, jésuite.
L'excuse de cette pièce, dit-il, est qu’il est difficile que des moines soient toujours ravis en extase, ou ensevelis dans la poussière d’une bibliothèque.
MOLINET (Jean), chanoine de Valenciennes, né à Poligny, mort en 1507.
— Les Faicrz et dictz de feu de bonne mémoire maistre Jeh an Molinet. Paris, 1531, in-fol. goth. — Paris, 1537, petit in-8. — Paris, 1540, petit in-8.
— La LoyauLTÉ des femmes, avec ies neuf preux de gourmandise, et aussi une bonne recepte pour guérir les yvrongnes et balades d'amour, par J, Molinet, s. 1. n. d., petit in-8 goth., 8 ff.
— LÉAULTÉ des femmes, s. IL. n. d., petit in-8. — Réimpr. dans. Recueil de Montaiglon, t. Il, p. 35 à 41.
Poésies pleines de trivialité et de longueurs :
Quant sur Montmartre Seine aura esté,
MONTREUIL — MORENNE. 127
Quant les enfans n'auront cure de noix...
Lors verrez-vous en femme loyaulté.
MONTREUIL (l'abbé Math. de), né à Paris en 1620, mort en 1692. C'était un abbé galant, spirituel, joli
homme, fort bien accueilli des dames et les aimant fort.
— LETTRES de Montreuil , de Balzac et de Voiture, publiées par Vinc. Campenon. Paris, 1806, 2 vol. in-12.
— Œuvres... Paris, 1666, in-12, portr. (Bullet. du Bibliophile, 1855, n° 285, 32 fr.). — Paris, 1671, 1679, 1680, in-12.
— PoËsies diverses, publ. par Liber. Zalle,.Behague, 1861, petit in-12 , 415 pp.
Moins atffété que Balzac et plus naturel que Voiture, il écrit simplement, presque naïvement, ce que ce dernier prend tant de peine à chercher et plus de peine encore à noyer dans une galanterie minaudière. Voiture court après l'esprit, et l'esprit court après Montreuil. Ses lettres sont supérieures comme élégance à ses petits vers galants, surtout à ses madrigaux ! Mais que de chaude et active galanterie dans tout cela! « Une femme, écrit-il, aussi jeune et aussi jolie que vous, mise par moy dans le chemin de perdition, me donneroit bien du plaisir; sans compter l’honneur que J'auroïis si je pouvois parvenir à faire douter du vostre », et ceci: ce soir à neuf
” heures, j'auroi l’honneur de vous voir; il ne tiendra qu’à vous que je n’en aye le
plaisir.» Tallemant des Réaux, qui peut-être aimait pas cet abbé galant à cause de ses succès près des dames, dit de lui : « Turcan : . alla une fois chez la sénéchalle de De avec qui Montreuil le fou couchoit.. ‘
MORELLET (l'abbé André), académicien, né à Lyon en 1727, mort à Paris en 1819.
— L'ITALIEN, ou le Confessionnal des pénitents noirs, trad. de l’angl. de Radcliffe. Paris, 1797, 3 vol. in-12.
— Le Moine, trad. nouvelle par l’abbé André Morellet, académicien. Paris, 1838, in-8. |
Ce roman, de mœurs monastiques, a eu de nombreuses édit., il les mérite ; il peint avec vigueur des passions ardentes et folles, sombres et cruelles, de ces passions tellement folles et enragées, qu'heureusement, on ne les rencontre et on ne les éprouve que dans les couvents. L'abbé Morellet à écrit ou traduit au moins vingt romans : Les enfants de l'Abbaye ; Clermont; Phédora ; etc.
MORENNE (Claude de), né à Paris vers 1557, curé
de Saint-Merry en cette ville en 1591, mort évêque de
Séez en mars 1606.
— CANTIQUES spirituels. Paris, Bertault, 1605, in-8. — Poiues divers tant françois que latins. Paris, Bertault, 1605, in-8.