‹ Bibliographie contemporaine (volume 2)Chapitre 126 sur 172 · FABLIAUX. — FABRE · texte numérisé non relu

FABLIAUX. — FABRE

FABLIAUX inédits, tirés d'un manuscrit de la bibliothèque du roi, par Robert. Paris, Rignoux, 1834, in-8.

Voir Robert.

FABLOS causidos de Jean La Fountaino, tremutados en berses gascouns, traduct. française en regard, par un Bourdelès (Berge^ret lou nebout). Paris, Michaud, 1866, in-12.

FABLOS, contes, epitros c-t autros pouesios prouven(Jalos, (par Diouloufet). Aix, Gaudibert, 1829, in-8, fig.

Tiré à 200 ex., voir Diouloufet^ tome 111. p. 272.

FABRE Antoine-François-Hippoh'le), médecin et poète satirique, né à Marseille, en 1797 et mort en 1853.

— HÉLÉNÉiDE (1 ), épitlialame en quatre chants et en vers, à l'usage des princes qui se marient. Paris, Pagnerre, 1837, in-8, l fr. 50.

Satire sur le mariage du duc d'Oriéaas.

— NÉMÉ5I3 médicale illustrée, recueil de satires. Paris, Risler, 18i0, 2 vol. in-8, 30 fig. de Daumier. (Asselineau, 1875, dem. m. 14 fr.; Bailleul, 1879, br. 10 fr.; Conquet, 1883, br. 43 fr.)

Ouvr, curieux et peu commun publié en -15 livr. à 30 cent. l'uQe.

— Orfilaïde (!') poème en trois chants. Paris, 1837, in-8.

Lorenz cite ses oavr. de médecin? mais aucun de ces trois ouvr. littéraires.

FABRE (Augustin) de Marseille.

— H[ST0iBE de Marseille, depuis sa fondation jusqu'à nos jours. Paris, Delacroix, 1829, 2 vol. in-8. (Pillet, 1872, bas. 12 fr.)

FABRE (Adolphe), président du tribunal civil de Saint-Etienne, né à Assieu, en 1819.

— Chemin Ue) de Vimaine à Vienne en DaupUiué. Vienne, Savigné, 1874, in 8.

— Clercs (les) du palais, recherches historiques sur les bazoches des parlements et les sociétés dramatiques des Bazochiens et des Enfantssans-Souci, 2° édit. Lyon, Scheuriug, 1875, in-S, xxx-34G pp. facsimilé, 14 fr. (Rouveyre, 1879, br. 14 fr ; llouquette, 1879, br. 10 fr.; 1882, pap. holl. br. 30 fr.)

Tiré à petit nombre sur pap. teinté.

— Études historiques sur les clercs de la bazoche, suivies de pièces justificatives. Paris, Potier, 1856, in 8, 415 pp. 1 grav. fac-similé sur bois, 7 fr. 50. (Bachelin-Detlorenne, 1876, dem. m. 8 fr.; Détaille, 1881, br. 12 fr.)

Première édit. de l'ouvr, précédent.

— Gérard de RoussilloQ. Lyon, Scheuring, 1857, in-12.

— Mot (un) sur les romans de Gérard de Roussillon. Vienne, ïimon, 1857, in-8.

— Notice historique et biographique sur Ch. Reynaud. Vienne, Savigné, 1877, in-8.

— Notice historique sur A. de Terrebasse, sa vie et ses œuvres. Vienne, Savigné, 1874, in-8.

— Notice historique sur le premier parcellaire de Vienne, (1634-1667). Vienne, 1857, in 8. (Bachelin-Defloreune, 1876, br. 2 fr.)

— Recherches historiques sur le pèlerinage des rois de France à Notre- Dame d'Embrun, précédées d'une notice sur Marcellin Fornier. Grenoble, Maisonville, 1860, in-8, grav. 6 fr. (Baillieu, 1878, m. pi. 15 fr.)

— RoîLLSS et chansons de geste sur Gérard de Roussillon, étude historique et littéraire. Vienne, Savigné, 1874, in-8. (Ruuquette, 1882, br. 4 fr.)

— Trésor de la chapelle des ducs de Savoie aux xv® et xvi^ siècles, étude historique et archéologique. Vienne, Savigné, 1868, in-4, xv- 172 pp.

Première édit. non mise dans le commerce.

— Trésor de la Sainte-Chapelle des ducs de Savoie au château de Chambéry, d'après des inventaires inédits des xv^ et xvi" siècles, étude historique et archéologique. Lyon, Scheuring, 1875, in-8, 1 pi. 8 fr.

Deuxième édit. du précédent ouvr.

FABRE (Ferdinand), ancien élève ecclésiastique du grand séminaire de Montpellier, né à Bédarrieux, en 1830.

Ce peintre de mœurs, avant d'aborder les études vigoureuses et colorées qui ont fait sa réputation de romancier, a essayé des vers timides et lutté désespérément contre les réalités de la vie. 11 a subi l'école du travail et du malheur et n'a trouvé son chemin littéraire, qu'après avoir caillouté dans les mille sentiers du Calvaire de l'écrivain incompris.

Sainte-Beuve l'a surnommé, en raison de ses peintures d'analyse minutieuse des mœurs du clergé contemporain, un fort élève de Balzac : il est mieux que cela, ilest/uî, et dans son style et dans la nature môme des sujets qu'il traite. Sa vie est liée avec les personnages qu'il peint et les paysages qu'il décrit. Barnabe et Julien Savignac sont l'histoire de son enfance,

le Chevrier et l'Abbé Tigrane sont le tableau de sa jeunesse, Mon oncle Célestin, Mademoiselle de Malavieille, le Marquis de Pierrerue, etc., sont des épisodes de sa vie. Moraliste impartial et observateur consciencieux, il loue et critique sans parti-pris, avec frauchise et indépendance. Ses romans n'ont ni l'aigreur du pamphlet, ni la complaisance de l'apologie. Ses prêtres, personnages habituels de ses livres, ne sont ni absolument parfaits, ni complètement vicieux : une qualité atténue leurs vices, un défaut ou une passion humilie leurs vertus. Celui-ci est le martyr de sa charité, le besoin de créer une autre œuvre, celle-ci à peine entamée, le dévore et le tue, il meurt de charité, presque calomnié et méconnu ; cet autre n'aspire qu'à monter et toujours insatiable arrive au sommet des dignités cléricales, méprisant autant les hommes qu'il en est méprisé. L'abbé Tigrane, cette figure orgueilleuse, dévorée d'ambition toujours déçue, est sûrement le caractère le plus vigoureusement ciselé de tous ses portraits vrais et naturels. Le Marquis de Pierrerue est ensuite son œuvre la plus étudiée et la plus iérme, est-ce parce que ce roman est encore une lutte acharnée de deux orgueils : l'orgueil noble, ce sentiment fier et délicat qui fait regarder le malheur en face et sait garder sa dignité dans la pauvreté ; l'orgueil bête, cet égoïsme haïssable, qui repousse toute égalité et ne croit qu'à sa supériorité.

Le style de l'écrivain a ce mérite, rare de notre époque, d'être constamment le langage qui convient à ses héros. Ses prêtres, ses paysans, ses ermites parlent comme ils doivent parler et s'ils n'agissent pas toujours comme ils le devraient taire... dans la vie, c'est qu'ils sont hommes et que le romancier les a peints tels qu'ils sont.

Au reste, la morale la plus sévère et la plus impartiale, remet toujours tout en sa place, en présentant la vertu dans des proportions humaines et en punissant le vice dans les conséquences rigoureuses de ses effets.

Ferdinand Fabre est moins lu que des contemporains trop en vue, mais il sera plus longtemps lu, ce qui vaut mieux.

— Abbé (1') Tigrane, candidat à la papauté. Paris, Lemerre, 1873, iu-18 Jésus, 3 fr. 50. (Couquet, 18S1, cart. 8 fr.)

Edit. orig.

— NouY. édit. Paris, Charpentier, 1879, ia-32, 2 ûg. de J. P. Laurens, grav. par Courtry, 4 fr. (Brasseur, I8s7, un des 75 exeiuiil. sur holl. tig. av. la lettre, br. 10 fr.)

Quelques ex. sur chine.

— Barnabe. Paris, Denlu, 1873, iii-18 jés. 3 fr. 50.

EJit. ori».

— CouRBEzoN (les); scènes de la vie cléricale. Paris, Hachette, 1862, in-18 jés. 2 fr.

Edit. orii.'. d'un ouvrage couronné par rAcadé-nie française.

— Feuilles de lierre. Paris, Charpentier, 1853, in-lS jés. 3 fr. 50.

Ces vers, oubliés de tout le monde et de l'auteur peut-t^r*», sont son premier ouvrage, le plus curieux sinon le meilleur de tons.

— HospiTALiÈJiE (1'). Paris, Charpentier, 1880, in-iS jés. 3 fr. 50.

— JoLiEN Savignac, scènes de la vie cléricale. Paris, Hachette, 1863, in-18 jés. 2 fr.

Première édit.

— Mademoiselle de Malavieille. Paris, Hachette, 1865, in-18 jés. 3 fr.

— Marquis (le) de Pierrerue. Paris, Dantu, 187 i, 2 vol. in-lS jés. 7 fr.

Cet ouvr. forme deux parties vendues séparément : Le Carmel de Vaugirard et La Rue du Puits-qui-Parle.

— Onclr (mon) Célestin, mœurs cléricales. Paris, Charpentier, 1881, in-lS jés. 3 fr. 50.

— Petite (la) mère. Paris, Dentu, 1877-78, 4 vol. in-18 jés. 14 fr.

Ce grand roman se divise en quatres parties : Le Calvaire de la baronne Fuster ; le Combat de la fabrique Bergommier ; l'Hospice des enfants assistés et la paroisse du jugement dernier.

— Roman (le) d'un peintre. Paris, Charpentier, 1878, in-i8 jés. 3 fr. 50. (Conquet, 1881, br. 6 fr.j

Edit. orig. d'un roman biographique de J. P. Laurens, le peintre-dessinaleur,

— Scènes de la vie rustique. Le Chevrier, Paris, Hachette, 1868, in-18 jés. 5 fr. (Lehlleul, 1S83, édit. de 1876, br. 7 fr.)

Ce roman peu connu est écrit dans l'idiome du pavs où se passe l'action du livre.

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