‹ Bibliographie contemporaine (volume 2)Chapitre 29 sur 172 · DULAURENS · texte numérisé non relu

DULAURENS

— Même, ave î notes et ap[»0Ddice de Belin. Paris, Bureau des publications illustrées, 1842, 4 vol. io-s, atlas et 84 fîg. (Labitte, 1885, dem. chag. 10 fr.)

— Religieuses (les) de Poitiers, épisode historique. Paris, Baudouin, 1825, in-8, 1 fr. 25.

— Si>'GULARiTÉs historiques, contenant ce que l'histoire de Paris et de

ses euviruns offre de plus piquant et de plus extraordinaire. Paris, Baudouin, iS25, in-8, 4 pi. 8 fr.

La première édit. de 17S8 contient 69 chapit., celle-oi S5.

DULAURENS (Henri-Josepb), né à Douai, le 27 mars 1719, mort, en prison, dans un monastère dos environs de Mayence, vers le milieu de 1797. Admis à fai'-e profession, à l'âge de 19 ans, chez les chanoines réguliers de la Trinité de Douai, son esprit inconstant, brouillon et vaniteux et S(jn humeui aventureuse ne purent se ployer au joug de la discipline du couvent, il vint à Paris ; mais ses écrits caustiques, irréligieux et libertins le forcèrent bientôt de s'expatrier. Cet abbé, doué d'une imagination vive et brillante, d'une instruction solide et variée, et d'une facilité prodigieuse, aurait pu être un écrivain remarquable et un savant distingué, muis, sans cesse talonné par la misère et entraîné par ses passions crapuleuses, il se jeta dans l.i littérature facile, satirique, irréligieuse et surtout licencieuse. Grand admirateur de Voltaire, il l'a imité dans plusieurs de ses œuvres, et l'a presque égalé dans quelques unes : le Balai et la Chandelle d'Arras. S'il pouvait y avoir un honneur à être compté parmi les écrivains les plu? brillants de la littérature graveleuse, Dulaurens, mériterait, par les saillies de l'esprit, les hardiesses de la pensée, la facilité et l'élégance de son style et le brillant de son intarissable imagination, la première place. 11 a cherché le succès le plus facile et souvent le plus lucratif : le libertinage littéraire, laissons le lui, ce sera son châtiment.

— Balai (le), poème héroïque en xviii chant». Puris, 1834, in-ls, 6g.

— Mkme, ou la Bataille des nonnes. Paris, Liuiilauujin, 1837, in-l2, trontisp. (Sardou, 1879, br. 4 fr.)

Poème très licencieux, comprenant 0000 ver» écrits en 22 jour» ; voir tome (>r«mier, p. 109.

— Çhani^klie (la; d'Arra?, poème héroi-comique eu xvni chauts. avec notice de Fayolle. Paris, Egasse, 180*. in-12 et in-8, 1 frontisp et 18 lig. de Desrais, grav par Tassaert. (Polies, 1870, in-8. br. 48 fr.: vp[ite Hankey, iS82, iii-8. mar. jd. Thotivenin, 60 fr.)

Matjnititjim édil,, les exf-inplaires in-b, p«p. véiiii, ont le» liç. av. la lettre.

Page 1