DL LAURIER
— MÊME. Paris, 1833, 1834, 1835, in-i8, 1 frontisp. et iS fîg.
Réimpression sur mauvais papier et eu mauvaises épreuves de la précéJenle éJit. ; voir tome II, p. 127.
— Compère (le) Mathieu, ou les Bigarrures de l'esprit humain. Paris, André, ISOl, 4 vol. in-18, 10 fig. (LefiUeul, 1879, br. 10 fr.; Dorbon, 1881, dem. v. 20 fr.)
— Même. Londres (Paris), impr. de la Société philosophique, 1829, 3 vol. in-32.
— MÊME. Paris, 1831 et 1834, 4 vol. in-18, fig. (Laporte, 1873, br. 10 fr.) — Avignon, 1813, 4 vol. in-18.
Cet ouTr. aussi liceucieux qu'irréligieux, est écrit, dans le même ton frondeur et caustique, que Jacques-le-Fataliste, mais avec plus de brio, de gaieté et d'esprit. U y a des pages de bouffonne et joyeuse humeur, que ne désavouerait pas Rabelais, un autre prêtre galant aussi, mais d('nt le génie couvre la nudité littéraire : voir tome H, p. 237-38, et Bibliographie ciérico-galante, p. 68-69.
DULAURIER (Jean-Paul-Louis-Fraaçois-Edouard), orientaliste, né le 29 janvier 1807 à Toulouse.
— BiBLioiaÈQUE historique arménienne, ou Choix des principaux historiens arméniens, traduits eu français. Chronique de Mathieu d'Edesse continuée par Grégoire-le-Prêtre. Paris^ Duraud, 1858, in-S, 12 fr.
Cette publication, dirigée par Dulaurier, contient de nombreux articles qui n'out pas été publiés séparément.
— Collection des principales chroniques malayes, Paris, impr. nat. 1849, in-8.
Premier fascicule contenant la chronique du royaume de Pazey et une partie des annales malayes.
— Histoire, dogmes, traditions et liturgie de l'église arménienne orientale, avec des notes additionnelles sur l'origine de cette liturgie, les sept sacrements, les observances, la hiérarchie ecclésiastique, les vêtements sacerdotaux et la forme iutérieure des églises chez les Arméniens ; ouvrage traduit du russe et de l'arménien. Paris, Franck, 1857, in-18 ; et 3^^^ édit. Paris, Durand, 1859, in-18, 3 fr.
— Lanc.les (des) océaniennes considérées sous le rapport ethnographique et philologique, discours. Paris, Ailhus, Bertrand, 1850, in-8.
Eslr. des Nouvelles annales de voyages,
— MÉMOïKt:, lettres et rapports sur le cours de langues malaye et javanaise fait à la Biblioth. roy. pendant les années 1841, 42, 43, et sur les deux voyages littéraires entrepris en Angleterre peudaul les années 1838 et 1840. Paris, Duprat, 1843, in-8, 3 fr.
DU LORENS. 53
— Mongols (les) d'après les historiens arméniens ; fragments traduits sur les textes originaux. Paris, Impr. impér. et Duprat, 1861, in-S, 6 fr.
— Recherches sur la chronologie arménienne technique et historique. Paris, 1859, in-i (Vieweg, 1886, br. 18 fr.)
Cet ouvr. forme les prolégomènes de la collection intitulée ; Bibliothèque historique arménienne, vol, premier, chronologie technique.
— Récit de la première croisade, extrait de la Chronique de Mathieu d'Edesse et traduit de l'arménien d'après quatre luss. de la biblio-, thèque du couvent de Saint-Lazare à Venise et un ms. de la bibliothèque nationale. Paris, Duprat, 1850, in-8, S fr.
— Voyage d'Abd-Allah ben Abd-El-Kader, mounschi de Singapore à Kalantan sur la côte orientale de la péninsule de Malakn, entrepris en l'année 183S, traduit du malay avec des notes et éclaircissements. Paris, Arthus Bertrand, 1850, in-8.
Extr. de? Nouvelles annales de voyages.
DU LORENS et parfois Du Laurens (Jacques), poète satirique, né à Chàteaunouf, en i58.'>, mort dans la même ville, d'après quelques-uns, en 1648, en 1655 et d'après d'autres, en 1658. Ses satyres, bien que négligées, ne sont pas indignes de (Igurcr à côté de celles de Régnier et quelques-unes même ont fourni quelques titres à Boileau : les Dangers de l'Esprit satyrique, les Embarras de Paris, le Mariage, la Noblesse, etc. On lui prête cette épitaphe qui, pour être courte, ne serait pas la plus mauvaise de ses satyres :
Cy gi«t ma femme, ah ! qu'elle est bien Pour son repos et pour le mien.
— Satyres (les), réimpression textuelle de l'édit. de 1633, précéd. d'une notice sur la vie et les ouvrages de l'auteur, par Prosper Blanchemain, r.enève, Gay, 1868, iu-12, xvi-7o pp. (llouquette, 1S79. pap. boll. br. S fr.; Morgand, 1882, br. 10 fr.)
Réimpress. à 100 ex. numérot., contenant 16 satyres.
— MÊMES, d'après l'édit. de 1646, avec notice littéraire de E. Villemin. Paris, Librairie des bibliophiles, 1869, iu-16. xx-240 pp. 12 fr. (Baur, 1S74, vergé, br. 9 fr.; Morgand, 1S82, pap. cli. br. 25 ; Laporle, 1872, vergé, br. 10 fr.)
Réimpression à 332 ex., dont 2 parchemin. 200 fr. : l'y p«p. chine à .In fr, ; 1F> »hatnian à 2ô et 300 pap. vergé h 13 fr.
— Satires (les) divisées en deux livres. Paris, Librairie des bibliophiles. 1881, in-12, titre r. et n. 12 fr. (Martin, ISSl, br. 10 fr.)
o4 DUMANMAXT. — DUMAS.
Réimpression la plus complète, tirée au même nombre que la précédente, avec une notice de Prosper Blanchemain,
DUMANIAXT (Antoine Jean Bourlain, dit), auteur dramatique et romancier, né à Clermont-Ferrand, le 11 avril 1752, mort à Paris, le 2i septembre 1828.
Ses pièces, assez nombreuses, se recommandent par le mérite de l'invention, la vivacité de l'intrigue, le mouvement théâtral et le comique des situations. Le Mariyruloge littéraire, 1816, p. 420, lui consafre ces vers :
Hardi solliciteur, sans être téméraire,
Il deviendrait sans peine, on ne peut le nitr,
Membre du sénat littéraire,
S'il avait un bon cuisinier.
— Amours et aventures d'un émigré. Paris, 1801, 2 vol. in-8.
— Enfant (T) de mon père, ou les Torts du caractère et de l'éducation. Paris, an VlII-iSOO, 2 vol. iu-12. (Lefilleul, 18"Î9, br. 10 fr.)
— Grammaire en chaosons. Paris, 1803, in-8.
— Hercles, poème en trois chants. Paris, 1805, in-8.
— Trois mois de ma vie, ou l'Histoire de ma famille. Paris, 1811, 3 vol. in-12. (Pigoreau, 1821, 6 fr.)
Ses romans ne valent pas ses pièces de théâtre.
DUMAS père (Alexandre), fils du général Dumas, né à Villers- Cotterets, le 24 juillet 1802, mort à Puys, près Dieppe, le 5 décembre 1870.
On a presque autant écrit sur Alex. Dumas qu'il passe pour avoir écrit pour les autres : il y a eu excès en critiques, comme en éluges Son bagage littéraire est tellement considérable, que d'après des calculs certains, deux longues vies d'homme ne suffiraient pas pour copier ce qu'il a signé. Indiquer chacun de ses ouvrages est d'autant plus inulile, en ce cas, que quelques-uns seulement sont recherchés par les amateurs et les autres absolument dédaignés, nous ne citerons donc que les préférés. Quérard, dans ses Supercheries littéraires, tome le', p. 414 et suivantes, lui a consacré l'article le plus minutieux et le plus sévère : on ne pourrait être ni plus complet, ni plus exact. Il suit pas à pas, article par article, son œuvre, indiquant sci-upuleusement, impitoyablement, toutes les imitations, contrefaçons, collaborations, rééditions, Hr. Do cette notice on est forcé de conclure qu'Alex. Dumas a été historien, en copiant Aug. Thierry, Anquetil ; critique d'art, en traduisant Vasari ; romancier, en signant les romans de ses collaborateurs ; auteur dramatique, en
imitant Goethe, Schakspeare, etc. ; enfin, lui-Doême, en démarquant l'œuvre des autres qu'il a vendue avec sa marque de fabrique. Cette marque, malgré toutes les protestations et toutes les critiques, a fait et fera toujours le succès de cette marchandise littéraire. 11 est certain qu'il n'a pas écrit, et qu'il n'a pu écrire tous les livres qui se vendent en son nom, mais il est aussi incontestable, qu'il n'en est pas un, auquel il n'ait donné le coup lie plume du maître, le coup de pouce du créateur. Ses ouvracres dissemblables de mat ère, sans unité de but, en contradiction avec eux-mêmes parfois, ont tous un trait, une ligne, un quelque chose de famille qui les lie, autrement que par le nom et par l'adoption, au même père. Ils sont, si on peut s'exprimer ainsi, nés de mères différentes, mais procrées par le même père. Dans cette encre, il y a toujours du mulâtre ; c'est plus ou moins foncé, mais enfin... c'est foncé. Cette couleur caractéristique, littéraire bien entendu, c'est la verve la plus exubérante dans le dialogue, une vivacité endiablée dans le récit, une imagination ardente et gasconne dans l'intrigue et un entrain merveilleux dans la mise en scène. Un mot ensoleille toute une page, un trait remplit un chapitre et une figure, franche, originale, enlevée à la diable, fait, à elle seule, vivre et marcher un livre.
Alex. Dumas n'est pas un observateur, c'est un amuseur, il tire vivement, prestement, de bonne et gaie humeur le gibier que font lever ses nombreux... collaborateurs, et le livre, paré et surtout marqué à son chiffre, à la consommation.
La liste, incomplète sûrement, de ses coopérateurs plus ou moins connus, ayant une certaine curiosité, nous l'empruntons avec empressement à Quérard : Anquetil, Aug. Arnould, Auger, Beudin, Anicet Bourgeois, Eug. Bourgeois, Alph. Brot, Cave, de Chateaubriand, Cooper, Cordcllier-Delanoue, CouailUc, de Courcy, Dangeau, Dauzals, Durieu, .\1. Duval, de l'Etoile, Fellcns, Fiorentino, Foscolo, Fouruier, Gaillardet, G<othe, Gosselin, Goubuux, Grisiei-, lloftiuan, Hoffmann, V. Hugo, J. Janin, Gérard do Norval, J. Ladimir, Ch. Lafont, Langlé, Lassagne, Laverdun, Lliérie, MallefiUe, A. Ma<|uet, Marivaux, Marsollier. Mazéres et Ernpis, P. Mérimée, Méry, P. Meurice, Milman. Alf. de Musset, Nezel. Pascul. Penchef, L'ilèrilinr, E. Philippe, llcvue Britannique, Ribltinpr, Rousseau, Saint-Simon, Sandraz de Courlilz, Schiller, W. Scott, Em. Souvestre, Lallemant des Réaux, Théaulon, Aug. Thierry, Vac(]uerie, Vanderbuck, Varlety, Lope de Vega, Vulpian, comte Walewski, etc. Maquel surtout, parmi tous ces fournisseurs littéraires, travailla comme aurait dû travailler le patron, comme un nègre, il a fourni au moins cin-
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quante volumes et des rreilleurs : le chevalier de Maison-Rouge, le Chevalier d'Harmental, le comte de Monte-Carlo, le Bâtard de Mauléon, la Dame de Montsoreau, la Guerre des femmes, une Fille du régent, les Trois mousquetaires, le Vicomte de Bragelonne, Vingt ans après, Sylvandire, la Reine Margot, etc. L'Anti- Némésis lui a cinglé ses vers mordants en plein visage :
Il prend ringt travailleurs, copistes impudents. '
Cbargés de rajeunir les plus vieus incidents ; Et, quand avec l'esprit, le style de Brantôme, En un jour iis ont fait ce qu'il faut pour un tome. Vite, ainsi qu'un Pradier, payant ses ébaucheurs, Le maçon, sans revoir l'œuvre de ses gâcheurs. Sur le cahier, malgré les fautes d'orthographe, Pose avec majesté son flamboyant paraphe.
J, de Mirecourt, avec Quérard, a ét^ un des plus impitoyables critiques d'Alex. Dumas ; sa Biographie, 1856, 128 pp., et sa brochure : Fabrique de romans. Maison Alex. Dumas et G»e, ^845, in-8, 64 pp., resteront comme des modèles de polémique biobibliographique mordante et spirituelle mais frondeuse jusqu'à l'insolence, Granier de Cassagnac, dans les numéros 1^'' et 26 novembre 1833 et 30 juillet 1834, et J. Janin, dans sa brochure, à propos des Demoiselles de Saint-Cyr, 1843, in-12, 44 pp., l'ont traité avec tout autant de caustique sévérité. Il serait trop long et parfaitement inutile de suivre, dans leurs appréciations, tous les écrivains qui ont plus ou moins discuté, Alex. Dumas, il s'est, malgré eux et malgré tout, taillé d'estoc et de taille, une large place, presque la première, dans la littérature contemporaine : il y est, c'est beaucoup ; il y restera peut-être, ce sera trop. Ces lignes prises dans la Galerie des contemporains, livr. 59, par un homme de rien (de Loménie), nous semblent devoir, mieux que toutes autres, résumer l'esprit de cette notice : « Atteint par cette déplorable contagion d'industrialisme, la lèpre de l'époque, M. Dumas, on peut et on doit le dire, semble aujourd'hui voué corps et âme au culte du veau d'or. Sur l'affiche de quel théâtre, même le plus infime, dans quelle boutique, dans quelle entreprise d'épiceries littéraires n'a-t-on pas vu figurer son nom, ? Il est physiquement impossible que M.Dumas écrive ou dicte tout ce qui paraît signé de lui. C'est une chose triste à contempler que cette décadence d'un homme bien doué, sous certains rapports, mais dépourvu de cette conscience de l'esprit qui s'appelle le goût, qui maintient la dignité chez l'écrivain, et dont le talent ne saurait résister longtemps encore au régime meurtrier de la littérature industrielle. » Un détail curieux et qu'on ignore probablement dans le monde des amateurs
OÙ l'on recherche pourtant ces indications, c'est que la sacrée congrégation de l'Index, par un décret en date du 22 juin 1863, a condamné tous les romans qui ont été publiés, sous le nom des deux Al. Dumas, en quelque langue que ce soit. Ce pavé religieux vaut bien un kilo de bronze, il est regrettable qu'on ne l'ait pas encastré dans le piédestal de la statue du père ; c'est à noter pour celle du fils, si toutefois son fauteuil va jusquelà.
— Acte. Paris, Diimont, 1830, 2 vol. in-8, 15 fr. (Rouquette, 1879, br. 10 fr.)
Edit. oric:. Ce roman emprunté à l'histoirp romaine c.=t «uivi de monseigneur Gaston de Phébus, chronique dans laquelle est racontée l'histoire du démon familier du sire lie Corasse.
— Alchimiste (F), drame en cinq actes, en vers. Paris, Duraont, 1839, in-8, 176 pp. 5 fr. (Liepmannssohn, 1872, hr. couv. impr. 27 fr.)
Edit. orig., pièce imitée de Fashio de l'anglais Milman et avec la collabor. anonyme de Gérard de Nerval.
— Angèle, drame en cinq actes et en prose. Paris, Charpentier (Everat imprimeur) 1834, in-8, 260 pp. frontisp. eau-forte de Célestin Nanteuil. (Liepmanussohn, 1872, br. 26 fr.; Conquet, 1881, br. couv. imp. 50 fr.)
Première édit. d'une pièce faite en collaboration avec Anicet Bourgeois, quelques ax. même, fort rares, portent le nom S'^ul du collab. anonyme.
— Antony, drame en cinq actes, en prose. Paris, Auffray, 1831, in-8, 116 pp. 3 fr. 50. (Voisin, 1885, br. 7 fr. 50.)
Première édit. fort rare.
— Mi-:>iE, deux. édit. Paris, Auffray, 1832, in-8, 112 pp. vign. sur chine volant de Tony .Johannot. (Liepmannssohn, 1870, br. 56 fr.; Asselineau, 1875, cart. n. rog. 38 fr.; Conquet, 1882, de vùl. 30 fr.)
Edit. la pl'is recherchée à cause de la vign. Ce dram*», dont le sujet au moins, a été fourni par E. Souvestre, est presque un calque do Marion Delorme de V. Hugo ; Didier est la copie fidèle d'Antony. Au reste, devant i'étonnemcnt du public et les protestations di- la presse, Al. Dumas, dans la Revue des Doux-mondes, 15 septembre 1^31, endossa cavalièrement le plagiat et reconnut que, s'il y avait un plagiaire, ce devait èlre lui.
— Aventures de John Davy. Paris, Dumont, 1840, 4 vol. in-S, 30 fr.
llonian emi»rimté à une nouvelle de la Uevue britannique : b's Aventures du matelot Davy, mais dont les détails sont neufs, pleins de verve rt de mouvement.
— Calhula, tragédie en ciuq actes (en vers), avec proloi:ue en vers. Paris, Marchant, 1838, iu-8, 176 pp. 5 fr. (Laportt^, 1872, br. couv. impr. 7 fr.)
Ce mélodrame romain, dû à la coUab. d'Anicet Bourcreoi?, fatigua tellement le public, dans la folie hideuse de Caiieula, qu'on inventa le mot caiiguler. Caligula, dit le Plutarque drolatique, qui nous caligula horriblement, la veine antique n'étant pas de la pompotenee d'un tajpnt éminemment modeme, pour ne pas nous caiiguler, en se faisant romain. Qu'il n'y revienne plus, car le verbe est fait ; c'est à lui qu'on le doit.
— Capitaine (le) Pamphile. Paris, Diimont. 1840, 2 vol. in-8, 15 fr.
Première édit.
— Mé.\ie. Paris, Lévy, s. d. in-8, 103 fig. de Bertall, dont 26 hors texte. (Conquet, 1878, br. 7 fr. 50.)
— Catherine Ho-ward, drame en cinq actes et en huit tableaux (en prose). Paris, Charpentier, 1834, in-S, 216 pp. eau-forte de Célest. Nauteuil. (Liepmannssohn, 1872, br. 34 fr.)
Première édit. fort rare.
— Charles Vil chez ses grand s vassaux, tragédie en cinq actes fen vers). Paris, Lemesle, 1831, in-8, 120 pp. 6 fr. (Liepmannssohn, 1872, br. 7 fr.)
Première édit.
— MÊME, deux. édit. augm. d'une préface. Paris, Lemesle, 1832, in-8,
128 pp. 5 fr.
— Chasse (lai et l'amour, vaudeville en un acte. Paris, Duvernois^ Sétier, 1825, in 8, 40 pp. (Liepmannssohn, 1872, br. 4 fr.)
Première pièf^e de Dumas écrite sous le pseudonyme de Davy, avec la collabor. de Rousseau et d'Adolphe (de Ribbing).
— Chevalier (le^ d'Harmental. Paris, Dumont, 1843, 4 vol. in-8, 30 fr.
Première édit.
— Chevalier (le) de la Maison Rouge. Paris, Cadot, 1846, 6 vol, in-8, 45 fr.
Première édit., la Chasse au chaslre, nouvelle de Méry, forme presque tout le sixième vol., de la p. 59 à .332.
— Comte (le) de Monte-Christo. Paris, Péthion, 1844-45, 18 vol. in-8, 135 fr.
Edit. orig. rare.
— MÊME. Pelhiou, 1846, 12 vol. in-8, 90 fr.
— Même, nouv. édit. revue, corrigée et augm. d'un épilogue. Paris, Bureau de l'Écho des feuilletons, 1846, 2 vol. gr. iu-8, 30 pi. hors texte sur acier et uombr. vign. sur bois dans le texte de Gavarui, Tony Johannot, 24 fr.
Première éiiit. illustrée pen commane. Roman souvent réimprimé, dont la première partie a été faite par Fiorentino et la deuxième par An?. Maqnet.
— DAMr, (la) de Monsoreau. Paris, Pétion, 18i6, 8 vol. in-8, 60 fr.
Edit. oriç., ce romaa plein de verve et de gaieté, suite de la Reine Margot, devait avoir neuf vol., mais dès le huitième vol., Alex. Dumas, pressé d'en Gnir, égorse prestement ses personnages et tout Cnit... brusquement, faute de combattants. Un marquis d'Espinay de Saint-Lui-, peu flatté du rôle que l 'auteur faisait jouer, dans re roman, à son ancêtre, parmi les mignons de Henri III, envoya du papier timbré, mais .-'arrêta prudemment devant les difficultés de prouver historiquement, la chaste vertu de ce jeune mignon fraisé, frisé, les crêtes levée?, de maintien fardé, peigné, diapré, pulvérisé de poudres violettes, de lenteurs odoriférartes qui aromatisaient les rues,' places et maisons qu'il fréquentait. De l'Estoile, dans son journal de 1.577, comme on le voit, avait, depuis lonstemps, acquitté Al. Dumas, de toutes poursuites.
— Demoiselles (les) de Saint-Cyr, comédie en cinq actes (en prose.) Paris, Marchant, 1843, gr. in-8, 48 pp. à 2 col. 1 fr.
Cette pièce, écrite en roUab. avec de Ribbin? et Léon Lhérie, fut vertement critiquée par .1. Janin et non moins chaudement défendue par son incubateur ; voir la brocliuie, le Critique J. .Janin et le dramaturge Al. Dnma=.
— Don Juan de Marana, ou la Chute d'un ange, mystère en cinq actes (prose et vers). Paris, Marchant, 1836, in 8. 308 pp. 6 fr. (Liepmannssohn, 1872, br. 11 fr.)
Cette pièce ne fera aucun tort à celles de Corneille, de Molière et de Gœthe qui ont traité ce sujet de manière à ne pas encourager la concurrence.
— ÉcHLC et Mat, comédie eu ciuq actes et eu prose. Paris, Jérôme, i846, gr. in-8, 63 pp.
Pièce signée par Oct. Feuillet et P. Bocage, (P. Lousez) et, c'.ose à not^r. avec la «ollabor. anonyme d'Alcs. Dumas. Co dernier, d'api è> le catalogue des agents dramatique», touchait un droit d'auteur à l'Odéon.
— Filles, lorettes et courtisanes. Paris, Dolio, 1843, in- 8, 7 fr. 50. (Liepmannssohn, 1872, br. "7 fr.)
Réimpression de trois articles publiés dans le tome II de la Grande Ville, 1843.
— Gaule et France. Paris, Urb. Canel, Guyot, 1833, in-8, 7 fr. 50.
Fdil. cris, Grani'-r de Cassaunac a consacré A te Iivr*, dans !•» Journal ilc» l>éb4li, en novembre IS3.3, deux articles écrasant*, ri conclut en d'sant qu'il ne peut citer tous les plagiats, par la rsii-on bien simp'e que l<' vol. de Dumas a 10() j p, et qu'il serait forcé de mettre en reg.ird 100 pp de Chaleaubriard et de Thierry qui leur correspondent, mot pour mot. Ce maraudeur, finit-il, a tellement pillé toute sa vie et dans tous ses écrits que, si chaque autour reprenait son bien, on verrait s'envoler les pa^es, les feuilles et les pièces, les volumes s'évauouir et se fondre, et bioiilol de se* trois cents vol. il no leslcrait que les titres, les virgules et les points.
— '.p.AND diclionnnire de cuisine. P.iri?, Lemerre, 187:', gr. in 8, porlr. à Teau-forte. ("Morgand, 1878, dem. m. 25 fr. pap. boll.; Morel à Nautes, 1884, pap. hoU. br. 28 fr.;
Tiré à 50 ex. pap. boll. et 5 pap. chine.
— Hamlet, prince de Daoemarck, drame eu cinq actes. Paris, Lévy,
1848, in-18 jés. (CoDquet, 1881, br. 3 fr. 50.)
Eflit. orig., en collabor. avec Paul Meurice. Cette pièce est plus qu'une imitation de celle de Scliakespeare, elle en est la copie,
— Henhi III et sa cour, drame historique en cinq actes et en prose. Paris, Vezard, 1829, in-8, 168 pp. vignette sur le titre, ('vente Louis- Philippe, 1852^ br. 20 fr»)
Edit. orig.
— MÊME, deux. édit. Paris, Vezard et Le Normant père, 1820, in-8, 172 pp. 5 fr.
On la confond souvent avec la première, mais il y a une difiérence dans le nombre de pistes : 168 et 172. Ce drame violemment critiqué par Granier de Cassagnac et aigrement loué par de Loménie n'en est pas moins le meilleur de Dumas et le seul, peut-être, entièrement créé par lui.
— Histoire d'an casse-noisette. Paris, Hetzel, 1844, 2 vol. petit in-8, fig. de Bertall, 6 fr. (Conquet, 1881, cart. de l'édit. 40 fr.)
Publié en 40 livr. de 16 pp. à 15 c.
— Impressions de voyage. Paris, rue des Beaux-Arts, 1833-34, tomes I et II. — Paris, Dumont, 1837, tome III à V, en tout 5 vol. in-8, deux frontisp eau-forte de Célest. Nanteuil, 37 fr. 50. (Liepmannssohn, 1872, 2 premiers vol. br. 6 fr.)
Edit. cria, remise en vente par le même édit. en 1829. 5 vol. in-8, avec la fausse indication, quatrième édit. Les deux premiers vol, ont un frontisp. eau-forte de Cél. Nanteuil qui se répète aux 2 vol. mais en état différent.
— IsABEL de Bavière (règne de Charles VI). Paris, Dumont, 1835, 2 vol. in-8, 15 fr. (Rouquette, 1881, br. 20 fr.)
— Même, 3^ édit. revue et corrigée. Paris, Pascal, 1846, 3 vol. in-8,
— Jeunesse (la) des mousquetaires, pièce en 14 tableaux, s. 1. n. d. (Paris, 1849) in-8 à 2 col. 76 pp. vignette.
Edit. orig. d'une pièce fort rare écrite en collab. avec Aug. Maquet.
— Jebannk la Pucelle, 1429-1431. Paris, Magen et Comon, 1842, in-8, 7 fr. 50.
Cet ouvr. a été républié sous le litre de Jeanne d'Arc. Paris, Gosselia, 1843, in-lS Jàô. 3 fr. 50, avec une introduction par Ch. Nodier et un appendice de Buchon contenant une analyse raisonnée de documents inédits sur la Pucelle d'Orléans.
— Kean, comédie en cinq actes (en prose). Paris, Barba, 1836, in-8, 270 pp. 6 fr. (Liepmaossohn, 1872, br. 8 fr.)
Edit. orig. écrite avec collab. anonyme de Théaulon et de Courcy,
— Léo Burckart (drame en cinq actes et en prose, précédé d'un prologue) par Gérard (de Nerval^ accompagné de mémoires et de documents inédits sur les sociétés secrètes de l'Allemagne. Paris, Barba, etc., 1839, in-8, 340 pp. 6 fr.
Ce drame, écrit en partie par Al. Dumas^ fut joué à la Porle-Saial-Marlio, le 16 avril 1839, sous le titre : Léo Burckart, ou une Conspiration d'étudiants ; voir de Nerval.
— LoDis XIV et son siècle. Paris, Dufour et Fellens, 1844-45, 2 vol. gr. in-8, grav. et vign. 37 fr. 80. (Rouquette, 1883, cart. 30 fr.)
Première édit. publiée en 63 iivr.
— Même, nouv. édit. Paris, Passard, 1845-46, 9 vol. in-8, 67 fr. 50.
Tous les anecdotiers du grand siècle : Dangeau, Saint-Simon, Tallemeni des Réaux, et autres sont damassés à outrance dans ce roman liistoriqne.
— Louise Bernard, drame eu cinq actes (en prose). Paris, Marchant, 1843, gr. in-8, à 2 colon.
Avec la coilab. de Ribbing et de Lbérie.
— Mademoiselle de Belle-lsle, drame en cinq actes et en pi ose. Paris, Dumont, 1839, in-S, 208 pp. 5 fr.
Le comte de Walewski aurait, croit-on, collaboré à celte pièce basée sur une impossibilité physiologique mais excessivement spirituelle. Sainte-Beuve, dans la Revue des Deui-Mondes, quatrième série, tome XVlll, 1S39, lui a consacré plusieurs études littéraires.
— Maître (le) d'armes. Paris, Dumont, 1840, 3 vol. iu-8, 22 fr. 50.
On prétend que ce sont les mémoires de Griçier, maître d'armes à Paris.
— Mari (le) de la veuve, comédie en un acte et en prose, par M*". Paris, Auflray, 1832, iu-8, 64 pp. (Liepmanssohn, 1872, Lr. 4 fr. 25.)
Celte édit. orig. , parue sans nom et due à la collabor. dWnicet Bourgeois et de Ourrieu, reproduit le même sujet et la même intrigue que la Folle épreuve, comédie en un acte et en prose d'HolTman. Paris, Cailleau, 1788, in-i».
— Mahiage (le) au tambour, comédie en Iroia actes (en prose) mêlée de chaut, pur de Leuveu fAd. de Ribbing) et Bruuswick (Léon Lborie). Paris, Tresse, 1843, m-8, à 2 colon. 60 ceut.
L'auonyuial d'Al. Dumas fut révélé le soir de la première repiéseQlaliun, par lannonce de M. de Viilers, comme auteur de la pièce. Ce pseudonyme masquait imparfaitement Al. Dumas de \'<7/^rÀ-Colttireta.
— Maiuage (un) sous Louis XV, comédie eu ciuq actes, l'aris. Murchant, 1«41, in-8. (Liepmaussubu, br. couv. impr. 14 fr.)
— Marquis (le) de Bruuoy, [)ièce eu cinq acted (eu prose et en vaudevillesj; musique nouvelle de Musset. Paris, Barba, 1836, gr. iu-8 à 2 colonnes.
Pièce annoncée aux nom? de Tbéaulon et Jaline (Ern. Rousseau), mais avec la collabor. anonyme liAl. Dumas.
— Mémoires d'un médecin. Paris, Cadot, 1846-47, 8 vol. in-8, 60 fr.
Les Tolumcs 1 à 5, première partie, sont les mémoires de Jacques Balsamo, véritable rom de Caçliostro. et les vol. 6 à 8, deuxième partie, Andrée de Taverney.
— MocsQUETAiRES (1p?). draoïfi en cinq actes et douze tableaux, précédé de l'Auberge de Bétbune, prologue. Pari**, Marchant, 1845, gr. in-8, 60 pp. à 2 colon. 1 fr.
— MÊMES. Paris, Marchant, 1846, jiçr. in-8 à 2 colon. 6 fig. par Lacauchie,
2 fr.
Cette pièce, tirée du roman, des Troi« mousquetaires, est la première qui porte le nom d'un collaborateur, Aug. Maquet.
— Napoléon. Paris, Delloye, 1839, iu-8, 256 pp., 12 portr eu pied d'après H. Vernet, Tony Johaunot, 10 fr. (Kuuquette, 1882, couv. impr. 20 fr.)
Réimpress. de quatre articles publiés dans le Plularque français.
— N.^poLÉoN Bonaparte, ou Trente ans de l'histoire de France, drame en six actes (en prose). Paris, Tournaehon-Molin {imj)r. Didot), 1831, in 8, 248 pp. (Liepmanssohn, 1872, br, 15 fr.)
Mélodrame de cirque olympique dans lequel, un espion, un bon génie, presqu'aussi srand que Napoléon lui-même, écrase le héros de sa protection et le rapetisse de son inexoiable dévouement.
— Noce (la) et l'euterremeut, vaudeville en trois tableaux par Davy (Al. Dumas), Lassagne et Gustave (Vulpian). Paris, Bezou, 1826, iu-8, 48 pp. 1 fr. 50. (Liepmanssobo, 1872, br. 3 fr.)
— Nouvelles contemporaines. Paris, Sanson, 1826, iu-12, 217 pp. 3 fr. (Asselineau, 1875, dem. m. Lortic, 15 fr.)
La meilleure page de ce livre, le premier publié par l'auteur, âgé de 23 ans, c'est la dédicace à sa mère.
— Nouvelles impressionè de voyage. (Midi de la France). Paris, Dumont, 1841, 3 vol. in-8, 22 fr. 50.
— OEUVRES complètes. Bruxelles, Méline, 1840-45, 7 vol. gr. in-8, à 2 col. figures, 12 à 14 fr. le vol.
— Œuvres complètes, théâtre. Paris, Charpentier, 1834-36, 6 vol. 4 eaux-fotles deCélest. Nantoiiil. — OEuvri^s uoiivelles. Paris, Passard, 1846. 4 vol. iu-8, en tout 10 vol. in-8 et 4 eaux-fortes de Célest. Nnntenil, 75 fr. (Conquel, 1878, br. touv. impr. 140 fr.; Asseliceau, 1875, dem. m. Lurlic, 67 fr.; Labitte, 1885, dem. bas. 13 fr.)
Edil. orig. colleciive des pièces de théâtre, contenant 20 pièces.
— Paul Jones, drame en cinq actes (en prose). Paris, Marchant, 18:18, gr. in-8, 32 pp. à 2 colon. 60 cent.
Celte pièce, tirée du Capitaine Paul, ayant été donnée en garantie d'une somme prêtée, à Porcher, chef de claque ; celui-ci la donna à Theod. Nezel, son rendre, directeur du Panttiéon qui lui fit subir quelques changements et la représenta, tant bien que mal, sur son théâtre.
— PiQL'iLLO, opéra-comique en trois actes (en prose); musique de Monpou. Paris, Marchant, 1837, iu-8, 84 pp. 1 ir. (Liepmansohu, 1872, br. 2 fr.)
En eollab, anonyme de Gérard de Nerval.
— Rei.nk (la) Margot. Paris, Garniur f"s^ 1845, 6 vol. in-8, 45 fr.
Edit. orig. de ce roman attribué à Aug. Maqnet.
— Reine (la) Margot, drame en cinq actes et treize tableaux (en prose) par Al. Dumas et Aug. Maquet. Paris, Lévy, 1847, in-18 jés. 152 pp. 1 fr.
Cette analyse dialoguée du roman en 6 vol,, fut la pièce d'inauguration du Théâtre Histoiique, concédé à l'auteur sur la recommandation di> Montpensier.
— Richard d'Arlington, drame en trois actes, en pro?e, précédé de la Maison du docteur, prologue fcn prose), par Dinaux (Beudiii, Goubaux et Al. Dumas!. Paris, Barba, 1832, in-S. (Liepmanssohn, 1872, br. coQV. impr. 5 fr.)
On trouve parfois, mai;? rarement, des ex. avec !•• nom seul d'Ab^x. Dnmas,
— Salle (la) d'armes. Paris, Dumont, 1838, 2 vol. in-S, 15 fr.
Le tome l"' reproduit Pauline déjà publié dans le Figaro et dans les Impressions de voyage, et le tome U, Pa cal Brano, épisode du retour de Marat.
— ■ SÉnucTEUB (le) et le mari, drame en trois actes, en prose. Paria, •Marchant, 1842, gr. in-8, 28 pp. à 2 colon.
Pièce donnée avec le nom seul Je Charles Lafont.
— Souvenirs d'Anlouy. Paris, Dumont, 1835, iu-8, 3G0 pp. 7 fr. 50. — Deux. édit. Paris, Dumout, 1836, in-8, 7 fr. JO.
— Stockholm, Fontainebleau et Rome, trilogie dramatique sur la vie de Christine, cinq af.tes eu ver^, avec prologue et épilogue, l'aris, Barba, 1830, in-8, 200 pp. I lilhogiaphie pliée de Charlel d'aprè* Uatl'et, 6 fr. (Liepmanssohn, 1872, br. IG fr.; Asselineau, 1875, br. couv. ini(ir. \h fr.; .Morgaud, 1880, br. 40 fr.j
Kiiit. orisr. n'uiie pièce riméc dont les vers valent tous, à pou |'i.'< <-.mix ■ i
Comme* au haut d un grand mont lo voyaueur las«é Part, tout brillant «l'en bas, puis arrive glacé. Sans qu'un éclair do joie uu seul instant y Lrilb»,
User à le rider soii front de jeune fille, Sentir une couronne en or, en diamant.
Prendre place, à ce front, d'une Louclie d'amant.
Quel jargon uégropUile I Un voyageur qui, au haut d'un mont, part tout brûlant d'eu bas ; une couronne qui prend place à un front d'une bouche d'amant !
— Sylvandire. Paris, Dumont, 1844, 3 vol. in-8, 22 fr. 50.
— Sylvandire, roman d'Al. Dumas, mis en quatre chapitres par de Leuven et Vanderbuck. Paris, Marchant, 1845, gr. in-8, 32 pp. à 2 colonn. 50 cent.
Terésa, drame en cinq actes, en prose. Paris, Barba et Y^ Ch. Béchet, 1832, in-8, 168 pp. eau-forle de Célest. Nanteuil, 4 fr. (Liepmanssohn, 1872, br. 15 fr.; Asselineau, 1875, br. 9 fr.; Uouquette, 1881, br. 20 fr.)
Edit. orig, d'une pièce dont Anicet Bourgeois passe pour être le principal auteur, Gust. Planche, dans la Revue des Deux-Moudes^ 1832, tome V, lui consacre plusieurs articles.
— Tour (laj de Babel, revue épisodique en un acte, par Adam, Alboize, Aude, Blanchard, Anicet Bourgeois, Brazier, Brunswick, Chabot de Bûuiu, Cogniard l^^^, de Courcy, Dartois, Deslandes, Didier, Dullot, Dumanoir, Al. Dumas, Dumersan, Dupin, Jaime, Lafargue, Langlé, de Leuven, Lhérie, Mallian, Roche, Rochefort, Saint-Georges, Troiu. Paris, Marchant, 1834, gr. in-8, 16 pp. à 2 colon.
Revue piquante et, qui, bien que déjà mutilée par la censure, fut encore défendue à la dixième représentation.
— ToDB (la) de Nesle, drame en cinq actes et en neuf tableaux, par Gaillardet et *". Paris, Barba, 1832, in-8, 108 pp. 3 fr. 50, (Liepmanssohn, 1872, br. couv. impr. 38 fr.; Rouquette, 1879, br. 20 fr.; Porquet, 1884, dem. m. 165 fr.; Noilly, 1886, mar. pi. 85 fr.)
Edit. orig. d'une pièce, charpentée sans art et écrite sans style par Gaillardet, mais remaniée par J. Janin et profondément refondue par Alex. Dumas. Deux procès ont fixé les droits de paternité de Gaillardet, mais n'ont pu modifier l'opinion du public qui en fera toujours les honneurs à Alex. Dumas.
— Même, deux. édit. Paris, Barba, 1833, iu-8. (Liepmanssohn, 1872, br. 18 fr.)
Même que la précédente avec un nouveau titre.
^- Trois (les) mousquetaires. Paris, Baudry, 1844, 8 vol. in-8, 60 fr. -i- Nouvelle édit. Paris, Baudry, 1846, 8 vol. in 8, 60 fr.
La deuxième est la même que la première avec un nouveau litre.
— MÊMES. Paiiti, Dufour et Fellens, 18 i6, gr. in- s, 33 Ggures. (Sardou, 1882, br. 16 fr.)
Première édit, illustrée.
— Vénitienne (la), drame en cinq actes (en prose), par Anicet Bourgeois. Paris, Barba, 1834, in-8, 234 pp. 1 fig. 6 fr.
Première édit. avec épitre dédicace d'Anic.t Bourgeois à Al. Dumas.
— Véloce (le), OU Tanger, Alger et ïuijià, ouvrage entièrement inédit. Paris, Cadot, Bertounet, 1848-52, 4 vol. in-8, 1 vign. sur les 4 couvert, et le titre du tome 1"=' représ, le Véloce, Ûg. dans le texte de Giraud.
Ce voyagi- fait sur un vapeur, aux frais de l'élat, provoqua, avec raison, une polémique assez broyante contre le iiiiuislre qui l'avait autorisé et contre le romancier qui avait osé... en abuser.
— Vingt am après, suite des Trois mousquetaires. Pari?, Baudry, 1845, 10 vol. iu-8, "5 fr. — Lévy, 1846. 8 vol. in-8, 40 fr. — Dufour et Fellens, 1848, gr. in-8, 37 fig. (Sardou, 1882, dem. b. 16 fr.;
— Vicomte de Bragelonne. Paris, Boulanger, s. d. 2 vol. i:r. in-8. (Rouquetto, 1883, cart. 30 fr.)
Suite des Trois mousquetaires, de Vinst ans après.
Les pièces de théâtre d'Alex. Dumas ayant été l'objet de parodies nombreu5''s, la plupait très curieuse?, nous indiquons les principales par ordre alphabétique.
— A.NOKLE, drame de M. Alex. Dumas, vengé des critiques et de ses détracteurs. Paris, impr. Sétier, 1834, in 8, 8 pp.
— .\.\GELE, drame en cinq actes, narré et commenté par madame Gibou à ses commères mesdames Pocliet, la Lyonnaise, etc., (en proae), par l'auteur de Marie Tudor, racontée par madame Pochet à se» voisines, (par Koberge). Paris, Marchant, Laisué, 1834, in-8, 60 pp.
— BAnBcs-GR.WES (les), par Paul Zéro. Paris, bureau de la llevue de province, 1843, in 8, 2C6 pp.
Diini cette parodie d.'s Bur^ruves chaque personna?^e Cit représenté par un écrivain de l'écùle romantique, dont fait partie Al. Durna?.
— Batardi, ou le Désagrément de n'avoir ni mère ni père, exislecce d'bomme en cinq portions de .M. Oupin. Paris, Barba, 1831, in-8, 40 pp.
Parodie d'.Antony fort rare.
— • BiiL'TAL (le), parodie-vaudeville en deux actes, par .MM. Barlfnlemy (Troin), .Massou, Armand Dartois, représentée à la Gaité le 21 février 1829.
Cette parodie de Hi'nri 111, annoncée sous If nom de Pro«per, nâ pas été imprimée.
— Catherim: HoWiirJ, d'a[»rcs Voltaire et d'autres bistorienf. Paris, impr. Setier, 183i, in- 12, 8 pp.
Critique do la pièce do co tiiro.
— CouK (la) du roi PétauJ, vaudeville à tableaux, par M.M. Alexandre et Henri (Al. Dumas, Gavé, Langlé, de Ribbing), représentée sur le théâtre du Vaudeville, le 28 février 1829.
Parotlie de Henri III non imprimée.
— Cr CI et ses mitrons, petite parodie en vers et en cinq tableaux, d'une grande pièce en cioq actes et en prose, par Carmouche, Jousselin Delassalle et Dupeuty. Paris, Quoy, 1829, in-8, 40 pp.
Parodie di Henri III.
— Critique (le) J. Janin et le dramaturge Al. Dumas, à propos des Demoiselles de Saint-Cyr, etc. (par J. Janin). Paris, 1843, in-12, 44 pp.
Extr. du Journal des Débats.
— Don Juan de Marana, ou la Chute d'un ange, drame en dix tableaux raconté par Robert Macaire et Bertrand ; par l'auteur des parodies de Marie Tudor, Angèle, etc. (Roberge). Paris, Bezou, 1836, in-8, 36 pp.
Parodie de la pièce portant le mùme titre.
— Ddmas (Al.) dévoilé par le marquis de la Pailleterie, marchand de lignes pour la France et l'exportation, co-missionnaire français en Espagne et en Afrique, tueur de lions, sauveur des sauvés, plaqué de Charles 111, pendu du ISischam, chevalier d'une légion d'honneurs et d'une foule d'autres pailleteries. Paris, 1847, in-18, 36 pp.
— DuMAS-Quichotte (Alex.) et ses écuyers en Afrique (en vers de huit syllabes), par le vicomte de Nugent. ^ris, janvier 1847,
Extr. de la Tribune sacrée, écho du monde catholique, p. 123-124,
— Fabrique de romans. Maison Alex. Dumas et compagnie, par E. de Mirecourt. Paris, 1843, in-8, 64 pp.
— Fashio l'alchimiste, drame en trois actes, en prose, par Deslandes, représenté sur le théâtre du Panthéon, le 22 mai 1839.
Imitation, sinon calque de l'Alchimiste, pièce non imprimée.
— KiKKE, ou que de Génie en désordre ! Variété en 99 couplets. Paris, 1836, in-8, 12 pp.
Facétie contre Kean.
— Lettre à M. Alex. Dumas, marquis Davy de la Pailleterie, par Micbel-Ange Titmarsh (Thackeray). Paris, Revue britannique, 1847, iG-8, p. 192 et suiv.
Critique fine et inïénieuse dans laquelle l'écrivain lui reconnaît tous les droit?... au plagiat.
— Plutarque (le) drolatique. Biographie d'Al. Dumas, par L'Héritier de l'Ain. Paris, Lavigue, 1S43, gr. in-S, p. 49 à 72.
— Réponse à l'auteur du pamphlet intitulé : Maison Al. Dumas et compagnie, par Pierre LeJru, baron de Blaguenpuff. Paris, Lévy, 1845, in-8, 16 pp.
Cet opuscule, loin du critiquer la broch. Je Mirecourt la complète par des plaisanteries fines et mordantes.
— Réponse d'un cochon à Al. Dumas. Paris, 1848, 1 ff. in-folio.
— Soleil (le) Al. Dumas, par madame Clémence Badère. Paris, 1848, in-8.
— Traite (la) des blancs, comédie en trois actes, en vers, dédiée à la maison Al. Dumas et compagnie, par Aimé Bourdon. Paris, 1843, in- 12. (Liepmanassohn, 1872, br. 2 fr.)
— Tkistine, ou Chaillut, Surène et Charenton, trilogie sans préambule et sans suite en trente actes d'une scène et en vers alexandrins, par Carmouche, de Courcy et Dupeuly, musique arrangée par Amédée. Paris, Boull.ird, 1830, in-8, 33 pp.
Parodie rare de Stockholm.
— Vénitienne ^la) de M. Anicet, comparée au Bravo de Cooper. Paris, impr. Sélier, 1834, in-i2, 12 pp.
Nous aurions pu facilement grossir de moitié l'article Dumas, mais nous avons pensé que nous devions nous cantonner dans ses œuvres les plus recherchées : le reste ne pourrait que nuire à sa réputation.
DUMAS fils (Alexandre), né le 29 juillet 1824, à Paris. Son père nous fixe en ces termes triomphants, dans ses Mémoires, cette naissance illustre: « Le 29 juillet 1824, tandis que le duc de Montpensier venait au monde, il me naissait, à moi, un duc de Chartres, place des Italiens, no 1 . » 11 avait raison, au reste, le grand mousquetaire, d'être fier, c'était, comme il l'a dit souvent, son meilleur ouvrage, et un ouvrage encore, sans collaborateur, du moins les bibliographes n'indiquent aucune supercherie. Antithèse brillante de son père, il a évité toutes ses fautes, profité de tous ses défauts et hérité de tous ses succès. Fils de lui-même, découragé par l'insuccès de ses premières œuvres: les Péchés de jeunesse et les Aventures de quatre femmes et d'un perroquet, enchaîné par les nécessités de la vie, ou il eut renoncé à une littérature ingrate, ou il fut tombé dans un journalisme nécessiteux, mais successeur de son père, lancé par son immense renommée, il n'a eu, pour réussir, qu'à choisir un genre différent du sien et à le pimenter d'un paradoxe habile et spirituel. On accorde beaucoup, sinon trop, au fils en souvenir du père.
Quel roman, quelle pièce du Ois, valent ou égalent une pièce ou un roman du père ? Qu'adviendra-t-il de cette œuvre à thèse prise dans un certain monde et écrite pour un certain public. Dépassera-t-elle les limites d'une certaine curiosité? Si pour lui donner longue vie, il suffit d'un style clair et élégant, d'une pensée ingénieuse, d'un dialogue nel et rapide comme un croisement d'épées, d'un trait lin, spirituel et acéré et surtout de l'attrait féminin, de ce fumet passionnant et libertin du vicefemme, ses livres seront immortels, immortels comme lui, je ne lui en garantis pas davantage.
Le temps respecte et affermit ce qui est solide ; il réduit en poussière ce qui ne l'est pas. Tout ce qui est de pure sonorité s'évanouit dans l'air ; ce qui est fait pour le bruit est fait pour le vent. Mais il ne m'appartient pas ici de préparer le travail de la postérité. Il n'y a d'ailleurs à l'influencer ni pour ni contre, elle sait son métier de postérité ; elle a le sens mystérieux et implacable des conclusions infaillibles et définitives.
J'entends dire que le vent de l'actualité emportera beaucoup de ces feuilles légères, toutes peut-être, pourquoi pas ? C'est possible, c'est sûr : il n'y a guère que de la pure sonorité, ça s'évanouit dans l'air ; ça été fait pour le bruit, autant en emporte le vent.
Dans son thétàtre, reproduction retentissante et très applaudie des thèses paradoxales de ses romans, qu'est-ce qui est bien et qu'est-ce qui est mal; qu'est-ce qui est vrai, ou qu'est-ce qui est fau.x? 11 est diflicile, pour ne pas dire impossible, dans ce duel élé^^-ant, savant et habile, entre le vice brillant et la vertu trop timide, de juger sainement les coups et de ne pas applaudir aux ruses et aux succès du premier presque toujours plus sympathique que la seconde. Votre public, celui oii vous avez pris vos personnages, ou qui, du moins en est, par ses goûts, ses curiosités et son manque de sens moral, applaudit à outrance vos pièces, et Tautre public, l'honnête, les laisse réussir, n'osant par faiblesse ou par crainte du ridicule, en dire tout le mal qu'il en pense. Dumas, il ne faut pas s'y tromper, n'est pas l'écrivain de tout le monde, il Test d'une certaine société qui est la complice de tous ses triomphes, disposée à toutes les hardiesses, elle ne lui demande que de lui aider à les sauver. La salle, préparée à toutes les complaisances de l'enthousiasme et à toutes les lâchetés de l'applaudissement, excuse ses vices et absout ses défauts, en applaudissant aveuglément les paradoxes vicieux, lé'Tèrement saupoudrés <iô morale, de l'inventeur facile du Demimonde, de la Dame aux camélias, de M. Alphonse. Un trait d'esprit sauve les situations les plus scabreuses et un bon mot purifie les énormités les plus immorales.
Toute pièce qui n'instruit pas, corrompt. Or, quelle est la morale des pièces de Dumas? Observation des autres, préservation de soi-même, répond-il, dans la préface de la Femme de Claude. Oui, quand les passions, les faiblesses et les ridicules sont présentés avec assez de vigueur, de netteté et de loyauté pour instruire les faibles et non pour les tenter. Les procédés du théâtre ne sont pas applicables à toutes les réalités de la vie et, en particulier, aux brutalités de l'ordre moral: réaliser ou naturaliser trop vivement le vice, c'est s'exposer à le faire plus aimer que haïr. M. Alphonse a perverti plus d'Alphonses, qu'il n'en a convertis et la Dame aux camélias a séduit plus de Marguerites Gauthier qu'elle n'a fait de Madeleines repentantes. Je regrette de le dire, mais vos pièces, bien que finement, trop finement étudiées, sont de n^auvaise compagnie ; les gens qu'on y fréquente ne sont pas à voir, ailleurs que là, et... par un monde qui ne vaut guère mieux. Comme ce jugement pourrait sembler à quelques uns un peu sévère, je donne, à titre d'excuse et de curiosité, une page des Mémoires du comte Horace de Viel-Castel:
" J'ai assisté hier à la représentation d'un drame d'Alex. Dumas fils, joué au Vaudeville. Les théâtres sont soumis à la censure établie pour les forcer à respecter la morale, la pudeur publique, les bonnes mœurs. La Dame aux camélias, le drame d'Al. Dumas fils, est une insulte à tout ce que la censure devrait faire respecter. Cette pièce est une honte pour l'époque qui la supporte, pour le gouvernement qui la tolère, pour le public qui l'applaudit. Chaque soir, le Vaudeville fait chambrée complète, les équipages se pressent sur la place de la Bourse. Les femmes de la meilleure compagnie ne craignent pas de se montrer en loge. La Dame aux camélias a enfin toutes les proportions d'un scandale public.
« Pondant cinq grands actes, la Dame aux camélias, autrement dit la fille cntrelenue, étale devant un public civilisé, les honteux détails de sa vie de prostituée. Rien ne manque au tableau, ni l'entremetteuse, ni les chevaliers du baccarat, ni les mots cyniques, ni les scènes qui sont empruntées aux lieux les plus abjects. Toute cette pièce sue le vice et la débauche, tous les acteurs en sont monstrueux, ceux mêmes sur lesquels l'auteur a voulu répandre de l'intérêt sont ignobles. La Dame aux camélias représente l'amour vrai, et quel amour ! tour à tour se tordant dans le lit paye sous les caresses de l'amant payant, et quelques heures après sous les baisers de Vamanlde cœur : prenant l'argent du riche pour cntrelenir \a joie du pauvre. Puis une scène avec son père qui vient redemander son fils, et qui, pour
le dégoûter de sa maîtresse, arrange avec cette fille qu'elle reprendra son ancien métier !...
(f Puis la fille de joie mourant réhabilitée entre les bras de son amant et de ses amis, après avoir bien voulu faire féloge de la religion !... Fuis cette oraison funèbre prononcée sur sa tombe : il lui sera beaucoup pardonné parce qu'elle a beaucoup aimé. Il n'y a pas à analyser une telle turpitude, c'est ignoble, mais le spectable que présente la salle l'est encore plus.
« Un des niais, des plumés de la pièce est une caricature d'un homme comme M. le comte de Gervilliers, langage, attitude, tout est ressemblant, eh ! bien, le vrai comte de Gervilliers ruiné par M™e Doche qui remplit le rôle de la Dame aux camélias, assiste chaque soir à ce spectacle de fange; il voit de sang-froid le cabotin qui le raille aux applaudissements de la salle. La comtesse de Gervilliers, séparée de son mari, se laisse remarquer en loge.
« La police, le gouvernement tolèrent tous ces scandales, ils semblent ignorer que c'est ainsi qu'on achève la démoralisation d'un peuple. Al. Dumas fils est un jeune vau..., auquel il faut le dire à sa justification, tvut a manqué, éducation de la famille, instruction morale, entourage honnête. Il n'a jamais vu chez son père que des ûUes. Son père et lui avaient souvent les mêmes maîtresses et se vautraient dans les mêmes orgies.
« Je veux rapporter, toute ignoble qu'elle soit, une conversation entre le père et le fils, en plein boulevard et devant un cercle d'auditeurs ; elle est vraie, je demande seulement pardon à mon papier pour certains mots que je n'indiquerai cependant que par leurs initiales... »>
L'anecdote est connue, et quand même, elle impose, par sa crudité môme gazée, à notre plume, une pudeur qu'aurait due respe cter leur langue verte, u Toute leur littérature, finit le comte, de feuilleton et de théâtre est à peu près taillée sur ce modèle. Ils sont chargés de parler au peuple, et c'est dans le bouge d'un b qu'ils écrivent leur triste et immonde littérature ! »
Ce qu'on reprochera certainement toujours à Al. Dumas fils, c'est d'avoir cherché un succès facile au théâtre, en peignant sans cesse les mœurs d'un monde équivoque, et en plaidant pour elles, par l'attendrissement ou par les charmes de l'esprit le plus étincelant, les circonstances atténuantes. Avocat applaudi de la femme galante, il ne risque contre elle son mordant et spirituel réquisitoire dans le Demi-monde, que pour se faire pardonner ses hardiesses contre les conventions de la morale et aborder franchement les études sociales, les thèses légales, dans la Ques-
tion d'argent, plaidoirie virulente contre le cynique appétit de notre époque pour les gains faciles et les spéculations honteuses; dans le Fils naturel, pièce de combat et de haute lutte contre les vices du code, dont il a soufTert; dans le Père prodigue, comédie auto-biographique, où les détails les plus intimes font de l'auteur le principal acteur ; dans Héloïse Paranquet, contrepartie du Fils naturel, oii il renverse la situation du principal personnage; dans les Idées de madame Aubray, sorte de manteau-bleu de la galanterie, qui sauve les virginités avariées par des amants lâcheurs et les légalise, en les faisant épouser à d'innocents jeunes gens ; dans la Princesse Geor^'es, où la femme pure excuse l'adultère en pardonnant au mari coupable ; dans Francillon, où la femme trompée se venge par la peine du talion ; dans la Femme de Claude, ou S(5verine, ange du mal et de la luxure, aime comme Messaline et parle comme sainte Thérèse et enfin dans l'Ami des femmes, où un formidable coup de sifflet l'avertit, que le public, lassé des témérités, ou plutôt de Vécorclié de ses observations physiologiques, refusait le rôle honteux d'un M. Alphonse trop complaisant. Son œuvre, peinture de mœurs et de caractères, ou études sociales et thèses légales, indique la préoccupation de profiter de l'actualité et d'en tirer le plus grand parti possible, en atténuant si bien les vices, les ridicules et les passions de l'humanité qu'ils finissent par mériter, sinon des sympathies, au moins l'indulgence, et en exagérant les exceptions cruelles de la vie, les dangers de la loi et ses freins nécessaires, de manière à les détruire ou à les ridiculiser. Le tort de votre théâtre, est de porter sur des exceptions qui, loin de confirmer les lois de la nature et du code, les aiïaiblisscnt et les rendent presque méprisables.
Vos romans, livres et brochures tournent dans le même cercle vicieux et roulent dans les mêmes évolutions littéraires : L'Hommc-femme, la Question du Divorce, l'Affaire Clémencrnu, les Madeleines repenties, les Femmes qui tuent et les Femmes qui votent, la Dame aux perles, un cas de rupture, etc. Leurs personnages, toujours choisis dans les réalités de la vie galante, dans les erreurs de la nature, dans les révoltes de la société et dans les hérésies de la loi, luttent, avec tous les entraînements du paradoxe le plus spirituel et le plus mordant, en favpur de la femme, du fils naturel et de l'anu des femmes, contre le code et la société. Son théâtre, répertoire élégant et facile des vices à la mode du demi-monde, esl un révolté, il n'est pas dans la proportion voulue ou convenue de l'humanité, il est au rebours, pour ne pas dire à l'envers. Sa philosophie, s'il en a une, est bien simple, c'est de n'être désagréable à personne, surtout aux