‹ Bibliographie contemporaine (volume 2)Chapitre 31 sur 172 · DUM\S · texte numérisé non relu

DUM\S

Madeleines... après la faute, et d'être agréable, principalement à lui-même, en ménageant ou en flattant les passions de tout le monde.

J'ai lu, dans je ne sais plus quel auteur, certains vers sur le théâtre, qui me paraissent assez bien convenir au genre exploité par Al. Dumas ; je les cite pour le fonds plutôt que pour la forme :

Le théâtre n'est plus qu'un... lieu public commode, Où, tous les soirs, bâillant, les blasés à la mode, Réchauffent, vainement, leurs impuissants désirs. Au feu des nudités, qui poivrent leurs plaisirs. Des maris complaisants, les compagnes hardies. Imitant leurs excès, par eux même, applaudies, Dans sps mots les plus crûs, bissent un jeune acteur Et, dans un chaud baiser, lui jettent leur honneur. Ces faciles beautés, rousis, chaste décence I Affichent des Laïs, l'orgn^ilieuse impudence. Et lèvent leurs amants, sous le nez des maris, N'aimant que les plaisirs obtenus à ce prix ; Elles veulent leur faute, atEantes scandaleuses. Ou si haut, ou si bas, dans les chutes famouses, Que lui-même l'Amour, éteignant son flambeau, Honteux, rougisse encor, sous son épais bandeau. Le vice toutefois n'a point un air farouche Et le nom des vertus, est toujours dans sa bouche, 11 compose son air, le fait doux et charmant, Cliange en un mot douteux, chaque mot innocent, Dans ses sous-entendus, confond vertus et crimes. Plaisante les coquins et raiile les victimes, Mèie aux tendres propos, les rires méprisants, Et prône, de l'amour, les longs égarements. C'est dans ces tribunaux, aux doctrines lubriques. (Jae parmi cent beautés, philosophes caustiques, Un complaisant auteur, peint le vice élégant. Et lionne à la vertu, le ton rogue et pédant D'un sermon en trois points ; c'est là que la morale Affronte les sifllets, duègne triste et fatale. On peint tout, exceptés le vrai, le bien, le beau. Et le snocès du jour, c'est un crime nouveau. Quel vice n'a son héios, quelle ordure sa page ? Jusqu'où ne descend pas, dans cette immonde rage De surprendre les sens, le besoin d'inventer? Vous reste-l-il. auteurs, un vice à pimenter ? Des nouvelles Saphos, dans le crime affermies. Maris de nos beautés, sous le litre d'amies. Violent, d« la nature, eunuques dégoûtants, Le: devoirs éternels, les plaisirs bienfaisants : Et lies hommes, broilant sur cette erreur infnme, Souillent même l'amour de l'homme et de la femme.

11 faut espérer que la Postérité, s'il va jusque-là, protégé par son père, voudra bien oublier son théâtre et ses romans et ne se

souvenir que de son discours prononcé à la distribution des prix Monttiyon, sa meilleure comédie en faveur de la vertu.

— Affaire Clemenceau. Mémoire de l'accusé. Paris, Lévy, 1866, in-8, 6 fr. (Laporte, 1874, br. 2 fr. 75; Curmer, 1874, pap, holl. br. 93 fr.)

Edit, orig. tirée à 100 exempU pap. boll.

— Même. Paris, Lévy, 1866, in-18 jés. 3 fr.

Première édit. dans le format in-18. Question passionnée sar les enfants naturels et le divorce, traitée avec une virulence cruelle et avec une perfection de style rarement atteinte par l'auteur.

— Ami (D des femmes, comédie en cinq actes. Paris, Cadet, 1864, in- 8, 4 fr.

Edit. orig. d'une pièce qui cherche à intéresser, bien plus par la mise en action des causes que par l'intensité des effets. Le récit de madame de Simerose faisant confidence à l'ami des femmes de la conservation de sa virginité, valut à l'aatenr les coups de îifflet les plus enthousiastes.

— Même. Paris, Cadot, 1864, in-18 jés. 2 fr.

Première édit. dan- a format.

— ANT0I^l^E, romau. Paris, Souverain, 1849, 2 vol. iu-8, 15 fr. (Conquel, 1882, cart. n. rog. 12 fr.)

Edit orig.

— Atala, drame lyrique en deux actes, musique de Varney. Paris, Lévy, 1848, in-8, 1 fr.

Edit. orig. d'uue pièce non admise dans son théâtre collectif.

— Avertcbes de quatre femmes et d'un perroquet. Paris, Cadot, 1846 47, 6 vol. in-8, 45 fr.

Edit. orig. d'un roman pastiche de ceux de' son père, sans être un chef-d'<tnvre, dit de Mirpcourt, ce livre est au-dessus des Péchés do jeuncss'^, comme stylo tt comme intérêt.

— Boîte (la) d'argent, conte fantastique. Paris, Lévy, 1855, in-16,

1 fr.

A la suite : le Prix das pigeons.

— Cas (un) de rupture. Paris, librairie nouvelle, 1n.I4. ia-32, 1 fr. (Houquelte, 1879, br. 30 fr.)

— Ce que l'on voit tous les jours. Paris, Lévy, 1853, in-18 jés.

— Césaruie. Paris, Cadot, 1848, lu S, 7 fr. -in. Roman de cabinet peu commun.

— CoMTrssE Ja) Romani, comédie, par Gustave de Jalin, Paris, Lévy, 1817, in-18 jés.

Pseudonyme d'Alex. Dumas, auteur de cette pièce, jouée au Gymnase, arec la collabor, de G. Fould, croit-on,

— Contes et nouvelles. Paris^ Lévy, i8o3, in-18 jés. 3 fr.

Edit. orig. contenant : un Paquet de lettres, le Prix des pigeons, la Boite d'argent, le Peniu de la PiroclK', Ce que l'on voit tous les jours, Cé?arine. Plusieurs de ces nouvelles ont été publiées à part, voir à leurs titres : Boite d'argent, Ce que l'on voit partout, Césarine.

— Dame (la) aux camélias. Paris, Cadot, 1848, 2 vol. in 8, 15 fr. (vente L... 1883, br. couv. impr. 230j.

Edit. orig. presqu'introuvable, voir tome III, p. 17. Ce roman, souvent comparé à celui de Manon Lescaut, est l'histoire de Marie Dupiessis, une célèbre demi-mondaine, la maîtresse de l'auteur, il fut composé, en moins de quinze jours, dans une chambre d auberge à Saint-Germain-en-Laye. Dumas père, donne dans son journal le Mousquetaire, les détails suivants sur l'héroïne, bien qu'ils soient plus qu'indiscrets, nous lui en laissons la responsabilité. La scène se passe... à la Comédie-Française, pendant un entr'acte. c Je traverse le corridor, une porte de baignoire s'ouvre. Je me sens arrêté par le pan de mon habit ; je me retourne : c'est Alexandre qui m'arrête. — Ah ! cest toi ? bonsoir, cher. — Viens ici, monsieur mon père. — Tu n'es pas seul ? — Raison de plus. Ferme les yeux ; passe ta tète à travers l'entre-bàillement de la porte. N aie pas peur, il ne t'arrivera rien de désagréable. En effet, à peine avais-je fermé les yeux, à peine avais-je passé la tète, que je sentais sur mes lèvres la pression de deux lèvres frissonnantes, fiévreuses, brûlantes. Je rouvris les yeux. Une adorable jeune femme, de vingt à vingt-deux ans, était en tète à tète avec Alexandre, et venait de me faire cette caresse peu filiale,,. C'était Marie Duplessis, la Daiae aux camélias. » Cette anecdote de famille, puisqu'elle en était sortie, devait y retourner ; elle explique, au reste, très pilloresquement le vrai caractère de Marguerite Gautier et fort sulfisamment celui de ses comparses. Ce qu'on surprend par l'escalier de service a souvent p'us d'intérêt que ce qu'on voit par la porte du grand escalier. Cette œuvre, la plus imprimée et par conséquent la plus lue de notre époque, explique cette curiosité par les tableaux voluptueux et cyniques qu'elle livre à ses appétits sensuels, mais ne ia juîlifip, ni par les remords, in extremis de l'héroïne, ni par sa mort prématurée, ni par cette parole évangélique, qui est presque une parodie burlesque dans ce dénouement... de galanterie: <• il lui sera beaucoup pardonné, parce qu'elle a beaucoup aimé.» Pourquoi plutôt ne pas lui donner celui qui termine la conversation précédente de son noble père : « Je vous accorde ma protection, mademoiselle, et je vous tiens quitte de l'amour ? »

— Même, nouv. édit. avec préface de J. Janin. Paris, Cadot, 1851, in- 18 jés. 3 fr. 50.

Première édit. avec la préface de J. Janin.

— Même. Paris, Havard, 1858, gr. in-8, fig. de Gavarni, 10 fr. (Lefilleul, 1879, dem. m. 25 fr. ; Morgand, 1878, mar. pi. 35 fr. ; Conquet, 1881, br. 30 fr.)

Première édit. illustrée.

— MÊME. Paris, Lévy (impr. Claye), 1872, in- 8, portr. 25 fr. (Noillj, 1886, pap. holl. m. pi. t)9 fr.)

Edition (l'amateur tirée à 500 ex. pap. holl. et à 25 ex. pap. chine.

— MÊME, Paris, librairie illustrée, 1875, gr. in-8, fig. de Gavarni et de A. de Neuville, 3 fr. 50.

Edit. publiée en 31 livr. à 10 c.

— MÊME. Paris, Quantiu, 1886, gr. in-8. couvert, illustrée en coul. et fig.

Edit. de grand luxe, tirée dans le genre de l'Eveutail i-t de l'Ombrelle, mai» cependant moins recherchée que celles de 1858 et de 1872. Les autres éditions fort nombreuses ne méritent pas d'être citées.

— Dame (la) aux canaélias, pièce en cinq actes, mêlée de chant. Paris, Giraud et Dagneau, 1852, in-18 jés. 1 fr. (Rouveyre, 1879, cart. d. rog. 5 fr.)

Edit. orig.

— Même, augmentée d'une préface. Paris, Giraud et Dagneau, 1852, in-18 jés. 1 fr.

Edit. moins recherchée que la précédente et plus curieuse pourtant à cause de ta. préface.

— Dame (la) aux perles. Paris, librairie nouvelle, 1853, 4 vol. in-8, 30 fr.

Edit. orig.

— Même. Paris, librairie nouvelle, 1854, in-18 jés. 3 fr. 50 (Rouquette, 1879, dem. m. 6 fr.)

Deuxième édit. que Rouquetlt indique, par t-rreur, comme la première. Ce roman, d'apro» xVlex. Dumas père et beaucoup d'autre? après lui, serait comme le précédent, l'histoire d'une duchesse, grande mondaine, quelque temps, la maîtresse aussi de i'au-

— DEMi-monde (le), comédie en cinq actes, en prose. Paris, Lévy, 1855, iu-18 jés. 2 fr. (Hou<iuenp, 1870, br. 10 fr. : Dorbor, 1886, br. 15 fr.)

Edit. orig. d'une romcdie ([ui fut jugée trop immorale pour être jouée i la Comédie- Française et qui, en même temps, fut présentée par Sainte-Beuve, rapporteur à l'Aca- <lémit', pour le prix de vpiIu Faucinr.

— DiAHE de Lys et Grangelte. Paris, Baudry, 1851, 3 vol. in-8, 22 fr.

Edit. orig. du roman d'où a été tirée la pièce à thèse légale suiraote :

— DiABB de Lys, comédie en cinq actes, en prose. Paris, Giraud, 1853, in-18 jés. 1 fr. 50.

Edit. oricr. d'une pièce qui ne fut admise à plaider, devant lo public, les circonstances atténuantes de l'adultère que grâce k la protection du prince Louis Napoléon. Au reste les applaudissements de la salle couvrirent le bruit du coup de pistolet qui tue PhuI AuLry, surpris en flagrant délit d'adultère avec la comtesse Diane de Lys.

— DiscorRS de réception de M. Alex. Dumas fils. Réponse de M. d'Iiaussonville. Séance de l'Académie française du 11 février 1875. Paris, Didier, 1875, in-8, 1 fr.

— Même. Paris, Didot, 1875, in-4 (Conquet, 1881, cart. n. rog. 12 fr.)

Edit. orig., la précédente n'a été tirée qu'après.

— Docteur (le) Servans. Paris, Cadot, 1849, 2 vol. in-8, 13 fr.

Edit. orig.

— Ertb ACTES. Paris, Lévy, 1877-79, 2 vol. in-18 jés.

— ETr,A>GÈRE (l'j, comédie en cinq actes, en prose. Paris, Lévy, 1876, in-8, 4 fr.

Edit. orig., le public a Lien voulu couvrir de ses applaudissements les audaces de cette comédie paradoxale.

— Fe.mjie (la) de Claude, pièce en trois actes, précédée d'une préface. Paris, Lévy, 1873, in-8, 4 fr.

Edit. cria:,, lo dénouement, le mari tuant à bout portant sa femme qui le trompe, n'obtint qu'un succès de curiosité passagère à cette pièce dédaigneusement critiquée par Cnvillier-Fleury et vertement soutenue par l'auteur, dans sa préface. Vous avez triché, répond-il à son adversaire, passez-moi le mot, monsieur, mot que je ne me permettrais pas si je faisais ou même si je devais faire partie un jour de l'Académie.

— Femmes (les) qui tuent et les femmes qui votent. Paris, Calinann- Lévy, 1880, inl8 jés. 3 fr. 50.

Edit. orig.

— Filleul (le) de Pompigiiac, comédie en quatre actes, en prose, par Alphonse de Jalin. Paris, Lévy, 1869, in-18 jés. 104 pp.

Quelques exempl. sur pap. de boll., pseudonyme d'Alex. Dumas pris d'un de ses personnages.

— Fils (le) naturel, comédie eu cinq actes, eu prose. Paris, Charlieu, 1858, in-18 jés. 2 fr. (Rouquette, 1879, br. 7 fr.)

Edit, orig. dune comédie qui aborde vigoureusement une haute question de morale et de législation, f Pour la première fois, dit l'auteur, dans la préface, je tentais de développer une thèse sociale et de rendre, par le théâtre, plus que la pi^hulure des mœurs, des caractères, des ridicules et des passions. »

— HÉLOïSE Paranquet, pièce en quatre actes, par Armand Durantiu. Paris, librairie centrale, 1866. in-18 jés. 106 pp. 2 fr.

Edit. orig. d'uae pièce, jouée uu Gymnase le 20 janvier 1866, âoua i'anouyiaat, et publiée ensuite soua le nom de Durantin, c'ait la tLèse renversée du Fils naturel.

— Histoire de la loterie, depuis la première jusqu'à la dernière loterie, la loterie des lingots d'or. Paris, chez tous les libraires (impr. Bonaventurej, 1851, in-8, 16 pp. (Liepmannssohn, 1S72, br. 3 fr. 50).

Brochure de réclame de toute rareté, inconnue à Lorenz qui ne cite pas davanla-^e les pièces désignées dans cette notice sous des pseiidonvnnes.

— Histoire du supplice d'une femme, réponse à M. Em. de GirarJin. Paris, Lévy, 1865, in-8, 3 fr. (Rouquetle, 1879, br. 10 fr.)

Edit. orig.

— HoMME-FEMMB (!'), répoûse à M. H. dldeville. Paris, Lévy, 1872, in- 18 jés. 2 fr.

iZdit. orig. d'un roman, à titre équivoque, qui préconise le châtiment de la femme coupable : tue-la.

— litÉEs (les) de madame Aubray, comédie en quatre actes, en prose. Paris, Lévy, 1867, in-18 jés. 2 fr.

E.lit. orig., réhabilitation de la fille déchue, par un mariage sauveur ; ce n'est plus !a virginité capital, c'est le mariage, contrition parfaite et absolument complète de la perte du capital,

— LEirr'.K (une) sur les choses du jour. Paris, Lévy, 1871, in-18 jés. 1 l'r. (Cunquet, 1882, br. 5 fr.)

Edit. orig., plaidoirie patriotique p.eiiie de vérilés amères et d'invectives virulentes i-ontre les acteurs de la révolution. Ce patriotisme... littéraire est enfariné d'une sorte de mysticisme nuageux qu'on trouve souvent dans quelques-unes de ses uruvres. En lisant cette lettre, la Nouvelle lettre de Junius à son ami et sa Nouvelle lettre sur les c liOïCS du jour, on ne pourra s'empêcher de penser qu'il s'est tenu prudemment et sûremenl à 1 écart, à sa villa du Puys, près Dieppe, pendant le »iègo et la commune et (|u'il a préféré tenir la plume, après, que le fusil, avant.

— Madeleines (los^ repenties, Refuge Sainte-Anne. Paris, Uenlu, 1869, iu-18 jés. 1 fr. (Lai.orle, 1874, br. 3 fr. ; Conquet, 1881, br. 4 Ir.)

Brochure curieuse : j^ Iloiniue, roi de la création, fait à l'image da Dieu... celte créature a été enfant, innocente, vierge, mais tu étais la, mon çaiilard... et on a oublié de t'apprendre que c'est un crime de déshonorer une vierge, ou d'abandonner un '■nfant ! «

— .MoNsiEtR Al[)honse, iiièce en trois actes. Paris, Lévy, 1874, in 8, 4 fr. (Uûuquetle, 1879, cari, non rog. 10 fr.)

Edit. orig. ; comédie de thèse, de caractères et d'action ; l'auteur traite hardiment, avec toute la verdeur et toute l'ùpreté morJante de ses premièrca pièces, l'exploiUlioa honteuse do l'amour de la fille, par ce cynique amaut ilo cieur qui vit... de sou métier d .\lphonse.

— MoNTiGNY. Paris, Quantin, 1880, in-8.

— Nouvelle lettre de Juoius à son ami A. D. Révélations curieuses et positives sur les principaux personnages de la guerre actuelle. Londres, Rascol, i870, in-8, 3 fr. 75.

Brochure anonyme.

— MÊME, avec une préface de George Sand. Paris, Lévy, 1871, in- 18 jés. 3 fr.

— Nouvelle lettre sur les choses du jour. Paris, Lévy, 1872, in-18 jés. 1 fr.

Voir plus haut à Lettre.

— PÉCHÉS de jeunesse. Paris, Fellens et Dufour, 1847, in-8. (Bullet. du bouq. 1866, br. 5 fr. ; Monselet, 1871, br. 28 fr. ; Baur, 1874, cart. n. rog. 43 fr. ; Morgand, 1879, mar. pi. Lortic, 120 fr. ; Rouquette, 1879, dem. m. n. rog. 80 fr. ; br. couv. impr. 100 fr. ; Vaton, 1880, br. 70 fr. ; Noilly, 1886, mar. pi. avec envoi autogr. 85 fr.)

Ce recueil de 51 pièces de poésies, premier ouvrage de l'auteur, se vendit, d'après une lettre d'Al. Dumas lils à Monselet, à 14 exempl. 1 Le reste de l'édition, en raison de cet insuccès, fut vendu au papier ; c'est ce qui explique sa rareté mais ne justifie pourtant pas la valaur que lui donne la bibliofolie. Que voulez-vous, les bibliomanes sont impiloyables, dans leurs insolentes préférences, l'auteur aurait fait pis, et en moins grande quantité, que c'est ce qu'il rechercherait... avec plus d'avidité. Cet ouvrage, bien entendu, n'est pas cité par Lorenz.

— PÈRK fun) prodigue, comédie en cinq actes. Paris, Charlieu, 1859, iD-18 jés. 2 fr. (Laporte, 1872, br. 2 fr. ; Conquet, 1881, br. 6 fr.)

Edit. orig. d'une pièce dont les détails intimes pimentèrent le succès autant et plus que la valeur réelle de cette élude dramatique.

— Princesse (la) de Bagdad. Paris, Lévy, 1881, in-8, 4 fr.

Cette pièce, en dehors de son mérite littéraire, a peut-être celui, par son titre, d'avoir inspiré l'artiste peintre qui s'est donné le plaisir de peindre l'auteur en juif de Bagdad.

— Princesse (la) Georges, pièce en trois actes, avec préface. Paris, Lévy, 1871, in-8, 4 fr. (Conquet, 1882, br. 6 fr.)

Edit. orig., Aimée Desclée donna au rôle de Séverine une telle puissance d'amour et de pardon que, non seulement elle fit accepter, par le public, les audaces du uiaii adultère mais qu'elle le rendit presque sympathique.

— Phix de vertu fondés par M. de Mouthyon, discours. Paris, Didot,

1877, in-18 jés.

— Question (la) d'argent, comédie en cinq actes, prose. Paris, Charlieu, 1857, in-18 jéa. 2 fr.

Edit, orig., peinture vive et caustique de cotte plaie sociale, représentée par le cy-

niqae appétit de l'argent et les spéioiations hoQtciuea qall provoque et qu'il piime.

— Question (la) du divorce. Paris, Lévy, 1880, in-8, 7 fr. 50 (Brasseur, 1884, br. 4 fr. oO.)

Cette réponse de hante polémique religieuse, sociale et philosophique à l'oaTrage presqa'inconnu de l'abbé Vidiea, eut nu moment, le plus grand succès de curiosité, mais la loi, en tranchant cette question si contestée, lui a enlevé tout son intérêt d'actualité.

— Recherche (la) de la paternité, lettre à M. Rivet, député. Paris, Lévy, 1883, in-iS jés. 2 fr.)

Même thèse que le Fils naturel.

— Régent (le) Mustel. Paris, Souverain, 1852, 2 vol. in-8, 15 fr.

Edit. orig,

— REVF.NAM5. Paris, impr. Schiller, 1851, in-fol. de 2 ff.

Extraits et feuilletons du journal Le Pays.

— Ko.MA.N [[e) d'une femme. Paris, Cadot, 1849, 4 vol. in-8, 30 fr.

Kilit. orig. rare.

— SoPHiB Printemps. Paris, Baudry, 1853, 2 vol. in-8, 15 fr.

Edil. orig.

— Supplice (le) d'une femme, drame en trois actes. Paris, Lévy, 1865, in-8, 10 fr.

Edit. orig. tirée à 100 ex. seulement.

— MÊME. Paris, Lévy, 1865, in-8, 4 fr.

Celle pièce, conçue par Em. de Girardin, ne put être jouée qu'après les remaniements les plus complets faits par .Al. Dumas. Ni l'an ni l'autre ne voulut revendiquer, sur la scène, la paternité de la pièce, mais après son retentissant succès, chacun, dans des préfaces acerbes et impertinentes, prélendit «>n être l'heureuic papa. Le nom d'Em. de Girardin est resté sur le titre, mais celui du coliaboraleur, bien qu'absent, n'en est pas moins à l'honneur.

— Théâtre complet, avec préfaces. Paris, Lévy, 1868-1810, 4 vol. in 18 jés. 12 fr. (Baur, 1874, dem. v. 21 fr. ; Asselineau, 1875, dem. m. 14 fr. ; Conquet, 1S81, br. 7 fr.)

Première édit. collective comprenaul : tome 1": la Dame aux caméliai, Diane de Lys. le Bijou de la reine; tome 11 : le Demi-monde, la Question d'argent ; tome III : le Fils nalurel, un Fcre prudigue ; tome IV : l'.Ami de» femme*, les Idées de madame .Viibray. Les préfaces, manifestation de ses aspirations et de »ea théories socialistes, ont fuit presqu'autant de bruit que ses pièces, mais lui ont valu moins d'applaudi $»«• ments.

— MÉMK. Paris, Lévy, 1877, 5 vol. in-lS jés. 15 fr.

Deuxième édit.

— Théâtre des comédiens. Paris, Lévy, 1881-83, 3 vol. ic-8.

Eiiil. de luxe tirée à 100 exenipl. pour les amis de l'auteur et non mis dans le commerce.

— Thérèse ; la Maison du vent. Histoires vraies, Eacore une histoire vraie, Ofllaud, les Trois chants du bossu, la Fin de l'air, Angélique, une Exécution capitale. Paris, Lévy, 1875, in-18 jés. 3 fr. 50.

— Tristan le Roux. Paris, Lévy, 1866, in-18 jés. 1 fr.

— Trois hommes forts. Paris, Souverain, 1851, 4 vol. iu 8, 30

Edit. orig. rare.

— Vie (la) à vingt ans. Paris, Lévy, 1854, in-l8 jés. 3 fr. (^Laporte, 1874, br. 1 fr. 10).

Edit. orig.

— Visite (une) de uoces, comédie en un acte. Paris, Lévy, 1871, in-i8 jés. 1 fr. 50.

Edit orig. d'une pièce dont la conception est très discutable, mais d'une exécution presti?!eu»ement habile et admirablement enlevée par Aimé Deselée. Si à ces ouvrages 011 ajoute le Pendu de la Piroche et les Trois chants du-bossu, parus en édit. orig. dans Ifc louie V de Conscience, roman de sou père, 1853,5 vol. in-8, la Ligue et la Fronde dans la Gaz 'lie de France, les Lettres d'un pn-vincial dans la Presse, le Discours prononcé sur la tombe d'Aimé Deselée, sa préface pour Manon Lescaut, Glady, 1875, ia-8, sa Lettre publiée, en tète du Retour du christ, 1874, in-8, brochure mystique saisie à sa requête, Francillon, sa nouvelle pièce à succès et à thès-î au Théâtre-Français et son dernier dis cours, à la réception de Leeonte de Lisle, discours qui envoie V. Hugo... dans la première étoile... qu'on découvrira, on aura tout son bagage littéraire. Qu'en restera-t il ? deux mots nouveau.^ : le demi-monde, Alphonse, mots du reste, qui résument les tendances de son esprit paradoxal et indiquent la note la plus éclatante de sa morale et de ses études sociales. Al. Dumas est l'Hercule dramatique le plus habile et le plus ajplaudi de notre époque, il empoigne vivement son public, par la vraisemblance de ses récils et de ses fictions dramatiques, il soulève les poids les plus extraordinaires.,, en carton, et trompe l'œil, par la vérité de leur couleur, et l'oreille... par l'imitation... du son. Si quelquefois il a pu dire qu'il était le père de son père, qui était un grand enfant, qu'il avait eu quand il était petit, il n'est pas douteux que s'il obtient les honneurs de la postérité, ce sera parce qu'il est le fils de son père.

DUMAS (Adolphe), né à Bombas, Yaucluse, en 1810, mort à Paris, le 15 août 1861. Romantique enthousiaste, il est plutôt remarquable par ses excès littéraires que par ses qualités : ses poésies surabondent de licences poétiques et sa prose, imagée et pompeuse, se complaît dans les peintures bizarres. 11 mcrilc, au moins comme soldat excentrique, d'être cité dans l'armée du romantisme.

— Camp (le) des croisés, drame en cinq actes, en vers. Pari», Barba,

1838, in-8, 5 fr. (Rouquette, 187y, br. 7 fr.)

Edit. orig., la deuxièoie a été publiée dans la France ilramatique, livr. 357-58 f

— Cbant des travailleurs, cantate. Paris, Brière, 1844, in-8.

— Cité (la) des hommes. Paris, 1835, in-8 (Asselineau, 1875, 5 fr.)

— Dedx hommes, ou un Secret du monde, drame en cinq actes, en vers. Paris, Lévy, 1849, in-18 jés. 1 fr;

-- Famille (la) Cazotte, par madame Anna Marie — Sœur Thérèse par Afl. Dumas. Paris, Desoye, 1853, in-8, SO c.

De la collection de la bibliothèque illustrée dîs poètes et de» romanciers chrétien?, etc.

— .Mademoiselle de la Vallière, drame en cinq actes, en vers. Paris, Tresse, 1843, in-8, 4 fr.

Louis XIV, Bossuet et -Molière sont les principaux personnages de ce drame joué à la Porte Saint-Martin, devant un public plu? que froid.

— Philosophes (les) baptisés, études. Paris, Waille, 1845, in-8, 3 fr.

— Pbovence, poésies. Paris, Hetzel et Paulin, 1840, in-8, 7 fr. 50. (Asselineau, 1875, dem. m. n. rog. 10 fr.)

Poésies graves et sérieuses dont la note émue et attendrissante tempère les excentricités littéraires.

— • Temple et hospice du Mont-Carmel en Palestine, au nom du comité de Paris. Paris, impr. Faia, 1844, in-8.

Brochure écrite en collaboration, avec Al. Dumas père, son cousin, dit-on.

— Trône (le) renversé ou la Dernière semaine de juillet 1830, poème burlesco-bistorico- tragique, eu sept journées, mis à la portée des vainqueurs du Louvre et des Tuileries, avec des notes sur les discours et les actions des soi-disant libéraux, ouvrage dédié aux honnêtes gens. Paris, 1831, iu-8, 64 pp.

Po^me rare et ciirifux. L'auteur avait présenté au comité do la Coniédie-Fi-anrRi!«e un drame en vers la Fin de la Coraé<iie ou la mort de Faust et de don Juan, il fut accepté, mais la représentation en fut arrêtée par ordre supérieur. Ftait-il nipillt>ur, ou pis que ses autres drames, qui pèchent tous par l'insufflsance d<^ ia fable, mais où l'on trouve pourtant des beautés de détails et des scènes tort émouvantes ? on l'ignore, |)'.iisque la pièce n'a pas été imprimée.

DUMAS (le comte Mathieu), li»?utenant-pénéral des armées du roi, né à Montpellier, le 23 novembre 1753, mort à Paria, le 16 octobre 1837.

82 DUMAS. — DU MÎîGE.

— Pbécis des événements militaires, ou Essais historiques sur les campagnes de 1799 à 1814. Paris et Hambourg, 1817-26, 19 vol. iu-8 et atlas in-f. oblong (Delaroque, 1870, br. 8u fr.)

OEuvre stratégique la plus complète sur les campagnes militaires de Napoléon !•'. Thiers a mis cet ouvrage à large contribution dans son Consulat et l'Empire.

DUMAS (Jean), auteur dramatique peu connu de l'époque de Louis XIV.

— Cocu (le) en herbe et en gerbe, comédie en cinq actes, en vers. Turin, Gay et fils, 1871, petit in-12, 8 fr.

Réimpr. à 100 ex., voir tome II, p. 210.

DUMAS (Jean-Baptiste), secrétaire perpétuel de l'Académie de Lyon, né à Lyon en 1777.

— Histoire de rAcadémie royale des sciences, belles-lettres et arts de Lyon. Lyon, Giberton et Brun, 1840, 2 vol. in-8.

DUMAS (Ernest), directeur de la Monnaie de Rouen, né à Paris, en 1827.

— Essai sur la fabrication des monnaies. Rouen, imprimerie Péron, 1856, in-8, 3 fr.

— Notes sur l'émission en France des monnaies décimales de bronze, 1852-1865. Paris, Guillaumin, impr. imp. 1868, in-4, 5 fr.

DUMAY (Cliarles), auteur inconnu, mais qui eut la chance d'être traduit en police correctionnelle par quelques calicots qui se croyaient visés et offensés dans les deux brochures : A bas les calicots et Monsieur Jules Baisef. Le tribunal leur fit l'insulte de ne pas prendre leur plainte au sérieux et les condamna aux frais.

— A BAS les calicots. Paris, Blot, 1861, in-18, 60 c.

— Adeline, ou la Jeunesse de Marco, fac-similé d'une vie humaine, suivi de quelques tortures intimes ; scènes de la vie d'auteur, Paris, Aumond, 1861, iu-4, 50 c.

— Monsieur Jules Baisef de Plumepatte. Paris, 1862, in-18.

— Piqûres d'épingles. Lettres siamoises, fragments de correspoudance. Paris, Aumond, 1861, in-18, 50 c.

Dumay a écrit seul, ou eu collaboration avec Osw<ild des drames et des comédie? qui ne méritent qu'un respectueux silence.

DU MÈGE (le chevalier Alexandre) de La Haye.

— Archéologie pyrénéenne. Antiquités religieuses, historiques, militaires, artistiques, domestiques et sépulcrales d'une portion de la

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