‹ Bibliographie contemporaine (volume 2)Chapitre 5 sur 172 · DROUYN · texte numérisé non relu

DROUYN

poléon moyennant la somme de trois cents francs par chaque nuit pour mille exempl. imprimés en deux éditions, aussi dans le courant de l'année, après lequel temps ce sera sa propriété pour être imprimé autant de fois que bon lui semblera. Il lui sera permis de mettre double main do passe aux ouvrages ci-dessus : il donnera à l'auteur ringtcinq exempl, de chaque. Les Nuits que je composerai après cela seront payées cinq cents francs. S'il ne veut pas, l'auteur sera libre de vendre à un autre ; le tout sera payable en deux billets, fia novembre et fin décembre. Paris, ce 8 février 1826.

— Soleil (le) de la liberté, stances. Paris, 1830, in-8.

— Songe (le), poésie, Psyché, tome III, Paris, Corréard, 1829, in-iS.

Voir Psyché.

— Trois nuits de Napoléon, (poésies). Paris, Dupont, 1826, in-8, 47 pp. vignette sur la couverture et en-lètes de chapitres. (Pincebourde, 1870, br. 3 fr. 50 ; Liepmannssohn, 1872, br. 3 fr.; Lemonoyer, 1878, br. 10 fr.)

Brochure très rare.

DROUYN (François-Joseph-Léo), inspecteur des archives communales du déparLement de la Gironde, né à Izon, le 12 juillet,

0. Lorenz consacre à cet archéologue, deux articles, le Guide du voyageur et la Guyenne, nous lui en consacrons quinze, cela prouvera que notre Bibliographie est, au moins, aussi bien renseignée que son Catalogue. Ceci n'est qu'un exemple entre mille qu'il nous serait facile, mais absolument inutile, d'indiquer.

— Album de la Grande Sauve dessiné et illustré à l'eau forte. Bordeaux, impr. de De Moulins, 1851, in-fol. 10 ff. et 1/2, 1 frontisp. et 16 pi. à l'eau-forte grav. par Drouyn.

— Bataille de Castillon en Périgord. Bordeaux, Gounouilhou, 1863, in-4.

— Chapiteaux romans.de la Gironde. Paris, Casterman, 1863, in-8.

— Droits de péage et de passage dans la juridiction de Vayres et dans quelques autres seigneuries des bords de la Dordogne. Bordeaux, Gounouilhou, 1870, in-8, 48 pp.

— Essai généalogique sur la famille de Meslon. Bordeaux, Gounouilhou, 1879, in-8.

— Essai historique sur TEntre-deux-mers. Bordeaux, Gounouilhou, 1873, in-8, 58 pp.

— Guide du voyageur à Saint-Emilion. Bordeaux, chez l'auteur, 1859, in-12, 2 fr.

— Guyenne (la) militaire. Histoire et description des villes fortifiées, forteresses et châteaux construits dans le pays qui constitue actuelle-

ment le département de la Gironde pendant la domination anglaise. Bordeaux et Paris, Didron, 1862-63, gr. in-4, 152 grav. à l'eau-forte et nombreuses vignettes dans le texte, 200 fr.

Ouvr. publié en livr. et rarement complet de çravares.

— HosAHKE (F); une page de l'histoire de Yayres. Bordeaux, Gounouilhou, 1867, in-8, 57 pp.

— Monographie de l'église de Saint-Martin de Sescas. Paris, Pringuet, 1857, in 8.

— Notes archéologiques. Bordeaux, Bissei, 1866, in-8, 13 pp. fig.

— SALM-Jean de Blagnac, département de la Gironde; étude historique et archéologique suivie d'une généalogie delà famille de Solminihac. Bordeaux, Lavertujon, 1868, in-8, 60 pp.

— Sai>t- Vincent de Pertignas, dép. de la Gironde ; étude historique et archéologique. Caen, Le Blanc-Hardel, 1866, in-8, vignettes.

— TizAC de Galgon, épisode du temps de la Fronde dans une partie du Bordelais. Bordeaux, Gounouilhou, 1873, in-8.

— Variétés girondines. Bordeaux, Féret, 1878-1880, 3 fascicules, in-8.

DROZ (François-Xaivier-Joseph), né à Besançon, le 31 octobre 1773, mort le 4 novembre 1850.

Ecrivain d'une philosophie douce et chrétienne, il vise à la naïveté et à la bonhommie, les atteint quelquefois, mais le plus souvent mérite cette critique ingénieuse de Larochefoucauld : la simplicité affectée est une imposture délicate. Les auteurs de la Biographie des quarante, 1826, p. 107, lui ont administré cette épigramme :

A l'Institut, Droz se présente, Offrant à messieurs les quarante, Son philanthropique pathos ; T'idieu ! dit Auger, je veux faire Sur TOUS un petit commentaire. Petit, sicut mcQS est mos, Placez-vous sous notre coupole.

Je vais vous ceindre l'auréole ; Il dit : procumhit humi Droz.

Comme souvenir d'une mémoire bien oubliée, citons les quelques livres suivants, pas meilleurs que les autres, mais quelquefois encore vendus.

— Économie politique, ou Principes de la science des richesses, 3« édit. précédée d'une introduction par Michel Chevalier. Paris, Renouard, 1854, in-18, 3 fr. 50.

— ÉLOGE de Montaigne. Paris, 1812 el 1816, in-8.

— Essai sur l'art d'être heureux. Paris, 1806, in-12, et 8» édit. précédée d'une notice par Mignet. Paris, Renouard, 1857, in-18, portr. 3 fr. 50.

— Études sur le beau dans les arts. Paria, 1815, in-8.

— Histoire du règne de Louis XVI pendant les années où l'on pouvait prévenir ou diriger la Révolution française. Paris, Renouard, 1838- 1842, 3 vol. in-8, 22 fr. 50.

— Nouv. édit. avec notice sur l'auteur par E. de Bonnechose. Paris, Renouard, 1858, 3 vol. ia-12, 10 fr. 50.

— MÉMOIRES de Jacques Fauvel. Paris, 1822, 4 vol. in-12.

Roman pastiche de Gil BUs écrit en collaboration avec PicarJ. Ce Gil Blas est foit honnête mais bien ennuyeux.

— Philosophie (de la) morale, ou Différents systèmes sur la science de la vie, 5^ édit. Paris, Renouard, 1843, in-18, 3 fr.

DROZ, fils aîné.

— MÉMOIRES pour servir à l'histoire de la ville de Pontarlier. Pontarlier, Faivre fils, 1840, in-8 avec 1 plan.

DROZ (Séraphin), né aux Fourys, Aube, en 1803.

— Recherches historiques sur la ville de Besançon. Fontaines publiques. Besançon, Tubègue, 1856, in-8, 5 fr.

— Recherches historiques sur la ville de Besançon. Collège. Rénovation de l'enseignement. École centrale. Lycée. Besançon, Roblot, 1870, in-8, vi-447 pp.

— Recherches historiques sur la ville de Besançon. Besançon, Jacquin, 1863, in-8.

Ce vol. traite d'autres matières que les deux précédents.

DROZ (Gustave)^ peintre et romancier, né à Paris, en 1832. Bien que cet auteur ait publié beaucoup de romans, plus ou moins lus, il n'en a écrit qu'un seul, qui justifie tout le succès qu'il a obtenu : Monsieur, Madame et Bébé.

Droz, sous le pseudonyme de Gustave Z... a chronique, dans la Vie parisienne, avant de les réunir, en volume, sous ce titre, ces délicieux articles, assez lestes et peu voilés, parfois même If^encieux, sans en avoir l'air, et écrits pourtant, avec tellement de finesse, de naturel et de vérité, qu'on doit le considérer comme l'étude la plus fidèle de la société élégante. C'estunepeinture exacte, mais savamment gazée, des vices, des passions, des sciences char-

mantes mais hypocrites de cette classe distinguée d'hommes et de femmes, qu'on nomme : la bonne société. Si un livre pouvait répondre aux desiderata naturalistes d'Edm. de Goncourt, malgré lui, probablement, nous pensons i{ue ce serait celui-ci. Sa préface des frères Zemganno (un roman qui ne prouve que la science très classique de l'auteur en gymnastique) expliquera cette justification littéraire : « On peut publier des Assommoir et desGerminie Lacerteux, et agiter, et remuer et passionner une partie du public. Oui ! mais pour moi, les succès de ces livres ne sont que de brillants combats d'avant-garde, et la grande bataille qui décidera de la victoire du réalisme, du naturalisme, de l'étude d'après nature en littérature, ne se livrera pas sur le terrain que les auteurs de ces deux romans ont choisi. Le jour où l'analyse cruelle que mon ami, M. Zola, et peut-être moi-même, avons apportée dans la peinture du bas de la société, sera reprise par un écrivain de talent, el employée à la reproduction des hommes et des femmes du monde, dans des milieux d'éducation et de distinction, — ce jour-là seulement, le classicisme et sa queue seront tués.

« Ce roman réaliste de Télégance, ça avait été notre ambition à mon frère et à moi de l'écrire. Le Réaliste, pour user du mot bête, du mot drapeau, n'a pas, en effet, l'unique mission de décrire ce qui est bas, ce qui est répugnant, ce qui pue, il est venu au monde aussi, lui, pour définir dans de récriture artiste, ce qui est élevé, ce qui est joli, ce qui sent bon, et encore pour donner les aspects et les profils des êtres raffinés et des choses riches : mais cela, en une étude appliquée, rigoureuse, et non conventionnelle et non Imaginative de la beauté, une étude pareille à celle que la nouvelle école vient de faire, en ces dernières années, de la laideur.

« Mais pourquoi me dira-t-on, ne l'avez-vous pas fait ce roman ? ne l'avez-vous pas au moins tenté? Ah î voilà! « Nous avons commencé, nous, par la canaille, parce que la femme et l'homme du peuple, plus rapprochés de la nature et de la sauvagerie, sont des créatures simples et peu compliquées, tandis que le parisien et la parisienne de la société, ces civilisé» excessifs, dont l'originalité tranchée est faite toute de nuances, toute de demi-teintes, toute de ces riens insaisissables, pareils aux riens coquets et neutres avec lesquels se façonne le caractère d'une toilette distinguée de femme, demandent des années pour qu'on les perce, pour qu'on les sache, pour qu'on les attrape — et le romancier du plus grand génie, croyez-le bien, ne les devinera jamais ces gens de salon, avec les racontars d'amis qui vont pour lui à la découverte dans le monde.

« Puis autour de ce parisien, de cette parisienne, tout est long, difficile, diplomatiquement laborieux à saisir. L'intérieur d'un ouvrier, d'une ouvrière, un observateur l'emporte en une visite ; un salon parisien, il faut user la soie de ses fauteuils pour en surprendre l'âme, et confesser à fond son palissandre ou son bois doré.

« Donc ces hommes, ces femmes, et même les milieux dans lesquels ils vivent, ne peuvent se rendre qu'au moyen d'immenses emmagasinements d'observations, d'innombrables notes prises à coup de lorgnon, de l'amassement d'une collection de documents humains, semblable à ces montagnes de calepins de poche qui représentent, à la mort d'un peintre, tous les croquis de sa vie. Car seuls, disons-le bien haut, les documents humains font les bons livres : les livres oii il y a de la vrai humanité sur ses jam.bes.

u Ce projet de roman qui devait se passer dans le grand monde, dans le monde le plus quintessencié, et dont nous rassemblions lentement et minutieusement les éléments délicats et fugaces, je l'abandonnais après la mort de mon frère, convaincu de l'impossibilité de le réussir tout seul... puis je le reprenais... et ce sera le premier roman que je veux publier. Mais le ferai-je maintenant à mon âge? c'est peu probable... et cette préface a pour but de dire aux jeunes, que le succès du réalisme est là, seulement là, et non plus dans le canaille littéraire, épuisé à l'heure qu'il est par leurs devanciers. »

Cette préface est longue, mais elle est précieuse : c'est le testament du réalisme, Tépitaphe du naturalisme. Un des chefs de l'école déclare nettement son impuissance, dans un autre genre que le canaille littéraire; il avoue que lui et ses amis peuvent agiter et remuer et passionner une partie du public, dans la peinture du bas de la société, mais qu'un écrivain de talent seul fera triompher leur école, par la reproduction des hommes et des femmes du monde, dans des milieux d'éducation et de distinction. Peut-on dire pis de cette école? peut-on la condamner plus sévèrement? Gomment ! Vous êtes, par votre éducation, par votre distinction, par votre talent, de ces hommes du monde, qu'il faudrait peindre pour faire le chef-d'œuvre du naturalisme et du réalisme... et vous réalisez et vous naturalisez ce qui est bas, ce qui est répugnant, ce qui pue... Donc, vous faites violence à tous vos goûts élégants, à toutes vos habitudes de raf(inés,pour peindre la laideur, c'est-à-dire une chose, plus facile à peindre que la beauté. Vous êtes peintre en laideur, ou parce qu'il est plus facile de réussir l'horrible, le laid, le canaille, ou parce que c'est un métier plus lucratif. Si vous faites dans le malpropre, c'est

que ça coûte peu à produire et que ça se vend mieux que Je propre. Je ne crois pas, pourtant, que cela suffise pour tuer le classicisme et sa queue, ce serait triste pour nos mœurs... littéraires ; je crois, plutôt, que les gens honnêtes, que les critiques délicats, vous considèrent comme une queue... de l'érotisme et vous classeront à la suite des de Sade, des Nerciat, des Rétif de la Bretonne, etc., des naturalistes et des réalistes aussi, du bas, du laid, de ce qui pue... comme vous. Le naturalisme est une variante de l'immoral en littérature, du cariaille littéraire. Mais pourquoi, à propos de Droz, me dira-t-on, celte longue citation de de Goncourt et cette dissertation sur son genre et sur celui de ses co-imitateurs, pourquoi ? pour prouver que le roman qu'Edmond rêvait faire, avec son frère, comme le nec plus ultra de leur procédé littéraire, un autre l'a fait seul. Car qu'est-ce que iMonsieur, Madame et Bébé, sinon une étude finie et élégante de la société d'en haut, la peinture gazée, mais transparente, des hommes et des femmes des milieux qui sentent bon, la description alerte et vive de ce qui est élevé, de ce qui est joli, et la reproduction, diins Vécriture artiste, des aspects et des profils des êtres raffinés et des choses riches.

Nous avons dit, un peu au long, notre pensée et notre sentiment sur le faire de l'école moderne, mais pour louer, comme il le mérite malgré certains défauts, le livre de Gust. Droz, nous ne pouvions procéder mieux. Il fallait prouver que ces mots-drapeaux : réalisme, naturalisme, ne sont que des étiquettes nouvelles... de contrebande, pour placer, sans danger et avec profit, une vieille marchandise, très connue, sous le nom d'érotisme. La fille Elisa, Germinal, Nana. etc. sont de la famille des Justine du marquis de Sade, des Xanna de l'Arétin, etc. Toute cette littérature ne pue pas moins aujourd'hui, qu'elle ne puait, à d'autres époques, sous d'autres noms.

Ce qui condamne les réalistes sales et les naturalistes malpropres, fait reloge de Droz, il a su, dans son chef-d'œuvre, Monsieur, Madame et Bébé, réaliser et naturaliser en beau ce que les autres naturalisent et réalisent en laid. Au reste, cette étude élégante, fine et malicieuse a obtenu un succès solide que le temps ne fera qu'augmenter et qu'affirmer,

— Autour d'une source. Paris, Iletzel, s. d. (I869i, in- 18, 3 fr. (Lefilleul, 1881, br. 0 fr.)

Edit. orig.

— Babolain. Paris, Hetzel, 1872, ia-18jés. 340 pp. 3 fr. (Lepin, lb82, br. 1 fr.)

Edit. orig.

14 DROZ-DESNOYER.

— Cahier (le) bleu de M^e Cibot. Paris, Hetzel, 1868, ia-18 jés. 396 pp. 3 fr.

Edit. orig.

— Entre nous. Paris, Hetzel, 1867, in-18 jés. 365 pp. 3 fr. (Conquet, 1876, br. 4 fr.)

Edit. orig.

— ÉTANGS (les). Paris, Hetzel, 1875, in-18 jés, 3 fr.

Edit. orig.

— Femme (une) gênante. Paris, Hetzel, 1875, in-i8 jés. 3 fr. (Conquet, 1882, br. 5 fr.)

Edit. orig.

— Monsieur, Madame et Bébé. Paris, Hetzel, 1866, in-lSjés. 396 pp. 3 fr. (Baur, 1874, pap. vergé, dem. m. n. rog. 23 fr.; Conquet, 1876, br. 15 fr.; Dorbon, 1886, br. 5 fr.)

Edit. originale fort rare, en bon état, avec la couvert, impr. , quelques ex. sur pap. vergé.

— Même. Paris, Havard (impr. Motteroz), 1878, gr. in-8, portr. gr&v. à l'eau-forte par Flameng et fig. d'Edmond Morin. (Valon, 1880, br. 25 fr.; Saint-Denis et Mallet, 1880, br. 35 fr.; cart. 32 fr.; Conquet, 4881, br. 22 fr.; Noilly, 1886, pap. what. mar. pi. de M. Michel, 405 fr.)

Premier tirage de celte édit. fort recberchée "dont il a été impr. 10 ex. pap. japon, 150 fr. ; 50 pap. whatman, 100 fr, ; 50 pap. chine, 100 fr. et 150 pap. de hoU. 50 fr.

— Paquet (un) de lettres. Paris, Hetzel, 1870, in-18 jés. 107 pp. 1 fr.

Edit. orig.

— Tristesses et sourires. Paris, Havard, 1884, in-18 jés. (Brasseur, 1884, br. 4 fr.; pap. hoU. br. 10 fr.)

Edit. orig.

DROZ-DESNOYER.

— Conteur (le) noir. Paris, 1832, in-8. (Gouin, 1877, cart. n. rog. 8 fr.)

Romantique compren. : une Nuit de noces ; un Amour criminel , Outrage et vengeance ; un Pape et sa famille ; le Domino rose, etc.

— Infortunes conjugales. Paris, Moutardier, 1834, in-8.

Rare, non cité par la Bibliographie Gay,

DRUJON. — DU BARRY. 15

DRUJON (Fernand), chef de bureau au !««• bureau, du cabinet du Préfet de police, bibliographe et préfacier.

— Catalogue des ouvrages, écrits et dessins de toute nature poursuivis, supprimés et condamnés, depuis le 21 octobre iSU, jusqu'au 31 juillet 1877. Paris, Rouveyre, 1879, gr. in-S, xxxyii-430 pp. couvert, illustrée, tirée en sanguine, 10 fr.

Dix ex. pap. chine et 50 esempl. gr. pap. vélin : voir tome II, p. 85.

— Livres (les) à clef, élude de bibliographie critique et analytique pour servir à l'histoire littéraire. Paris, Rouveyre, 1885, 2 fascicules in-8, à deux colonnes, de A à SEC, 30 fr.

L'ouvrage est publié en 3 fascicules devant former 2 vol. in-S, au tirage unique de 650 exempl. numérotés, dont 10 pap. japon, à 50 fr. le fascicule ; 10 pap. de chine, à 50 fr. ; 30 papier, whatman, à 30 fr. et 600 pap. vergé des vosges à 15 fr. Cette bibliographie, luxueusement et correctement imprimée, justifie par son mérite bibliographique, tous les soins et toutes les dépenses de son éditeur. Ch. Nodier avait essayé, en amateur, quelques clefs littéraires ; G. Brunet, dévalisant le trousseau laissé par Quérard, en avait forcé quelques autres ; Drujon, habile et patient serrurier, les ouvre presque toutes. Ce n'était pas un mince et frivole travail : pour le mener à aussi bien que lai, il fallait de la constance, de l'observation et une persévérance... de fourmi. Il n'y a que ces bêtei-là^ pour donner aux hommes des exemples d'énersie. de patience et de succès. Si après ce livre, il reste quelque serrure rebelle... c'est que la clef en est bien perdue. Aussi, quand l'auteur, devant une porte fermée, non, devant un livre sans clef, nous dit presqu'à toute page: qui pourra jamais en donner la clef; en somme, n'est-ce ou n'est-ce point on livre à clef ; adbnc sub jndice lis est ; c'est une clef qu'on ne retrouvera sans doute jamais ; il y a une clef curieuse à reconstituer ; il a dû certainement exister une clef de ce triste ouvrage ; il y a une clef intéressante à chercher ; ce serait une clef curieuse à rechercher : roman allégorique dont la clef est à trouver ; il faudrait une clef à ce roman qui contient des allusions aujourd'hui bien obscures ; etc. nous pensons qu'il ne nous arrète,'devant une gamme si variée de clefs... inconnues, que pour nous faire mieux apprécier la délicatesse vt le soigné de ses révélations, in extremis... dans un supplément. Car, homme du métier, s'il n'ouvre pas les clefs qu'il nous promet d'ouvrir, il ne nous reste plus qu'à en faire... des ■ifflets.

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