‹ Bibliographie contemporaine (volume 2)Chapitre 4 sur 172 · RÊVERIE · texte numérisé non relu

RÊVERIE

Encor si l'on savait le secret de la tombe,

Si, l'âme s'élevait, ainsi qu'une colombe

A travers le ciel bleu, vers cette immensité

On Dieu jouit de tout et de l'éternité !

Si l'àme, se trouvant sous la forme d'un ange,

S'enivrait à jamais de bonheur sans mélange ;

Si rejetant la coupe où l'on boit tant de fiel.

Les âmes qui s'aimaient se revoyaient au ciel !

Si des mondes roulants l'ineffable harmonie,

La majesté de Dieu, sa puissance infinie.

L'orgueil d'être immortel, de voir créer sans fin.

D'unir son chant d'amour au chant du séraphin ;

Si, les plaisirs sacrés du céleste domaine,

Qui n'auraient point de mots dans toute langue humaine,

Dont notre esprit a soif et qu'il ne conçoit pas,

Se montraient devant nous au-delà du trépas !

Cette pièce est une belle épitaphe, tenons-nous en là pour la mémoire du poète et le jugement de l'écrivain.

— Amertume (poésie), Annales romantiques, année 1831.

Voir Annales, tome l", p. 33.

— Confessions poétiques. Paris, Gosselin, 1834, in-8, 296 pp. (Liepmannssoha, 1870, br. 12 fr.; Monselet, 1871, br. 5 fr. oO; Baur, 1874, br. 0 fr.; Morgand, 1878, br. 30 fr.; Laporte, 1879, br. 8 fr.)

Dernier ouvr. de l'auteur,

— Ecrivain (1') public, drame. Paris, 1828, in-8.

En collaboration avec Merville.

— Epître à Casimir Delavigne sur ses ouvrages. Paris, 1823, in-8.

— Epître à quelques poètes panégyristes. Paris, Véret, 1824, in-8.

Pièce satirique très rare.

— Ernest, ou le Travers du siècle. Paris, Dehay, 1829, 5 vol. in-12, 15 fr.

Roman curieux principalement dirigé contre l'enseignement de l'Université.

— Espion (D drame en cinq actes, en prose. Paris, Bezou, 1829, in-8.

Pièce jouée à l'Odéon le 6 décembre 1828 et faite en collab, avec Léon Halévy et Fontan.

— Françoise de RimiDi, drame en cinq actes et en vers. Paris, Dehay, 1830, in-8. (Liepmannssohn, 18"72, br. 7 fr.; Morgand, 1876, toile n. rog. 60 fr.; 1882, cart. n. rog. 45 fr.)

Edit. orig.

— Ironie (!'). Paris, 1833, 2 vol. in-8. (LiepmannsohD, 1872, br. 7 fr.; Morgand, 1882, dem. rel. 3 fr.)

Quelques ex. portent deuxième édit. mais c'est la première arec un noureau titre.

— Manuscrit (le^ vert. Paris, Gosselin, 1831, 2 vol. in-8, 2 vignettes sur ch. de Tony Johannot, grav. par Porret. La l^e, représente un jeune homme assis devant un bureau, un vieil abbé lui montre un papier, sur lequel est écrit ; adultère ; la 2^, une jeune femme évanouie, renversée près d'une voiture dont la portière est ouverte ; un jeune homme qui lui portait secours, se détourne pour regarder une jeune fille, coiffée en cheveux, qui lève le pied, en pinçant ses jupes. (Pincebourde, 1870, br. 12 fr. 30 ; Liepmannsohn, 1872, br. 9 fr.; Asselineau, 1875, cart. 9 fr.; Sardou, 1879, br. 20 fr.; Morgand, 1882, cart. n. rog. 80 fr.)

Romantique très rare, remis au moins deux foi», en vente, avec des titres portant deuxième et troisième édit.

— Ombbages (les); contes spiritualistes. Paris, Gosselin. 1833, in-8, 1 vign. sur chine de Tony Johannot, grav. par Porret, représ, un jeune homme qui brûle à la bougie une lettre, devant une femme assise qui semble étonnée de cet autodafé épistolaire. (Liepmannssohn» 1872, dem. rel. 9 fr.; Laporte, 1874, br. 4 fr.)

— Résignée. Paris, Gosselin, 1832, 2 vol. in-S, 2 vign. sur chine volant de Tony Johannot, grav. par Porret, représent, la l^e, deux hommes à cheval, dont l'un étend le bras vers une croix plantée sur le bord du chemin, et la 2^, un homme, revêtu d'une longue redingote flottante, qui surprend au lit une jeune femme qui se dresse sur les oreillers. (Liepmannssohn, 1872, br. couv. imp. 16 fr.; Baur, 1874, dem. V. 12 fr.)

Des exemplaires portent deuxième édit., c'est la première, avec l'amorce d'un nouveau titre.

— RiENzi, tribun de Rome, tragédie en cinq actes, en vers. Paris, 1826, in-8. (Liepmannsohn, 1872, br. 6 fr.)

Edit. orij. ; au sojet de cette pièce et des Trois nuits, citons le traité de Dronineau, avec Barba, il est assez curieux pour excuser cette faveur : c Je reconnais avoir vendu à M. Barba, libraire, une tragédie de ma composition intitulée : Rienzi, tribun de Rome, moyennant la somme de mille francs pmr mille exempl., et mille autres francs pour les autres mille suivants dans l'année. J'ai vendu aussi Trois nuits sur Na-

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