‹ Bibliographie contemporaine (volume 3)Chapitre 1 sur 135 · HISTOIRE LITTÉRAIRE · texte numérisé non relu

HISTOIRE LITTÉRAIRE

DU D1X-NEUXIËME SIÈCLE

GEOFFROY Saint-Hilaire (Etienne), célèbre naturaliste, né à Etampes, le 15 avril 1772, mort le 19 juin 1844. La philosophie anatomique lui doit, sinon son existence, du moins ses développements les plus brillants et ses conséquences les plus hardies ■ .1 est le créateur de l'unité de composition organique ou de l'unité typeale de 1 organisation des êtres qui soumet le règne animal à un plan uniforme. Aristote avait entrevu ce principe, réindiqué par Buifon, mais Geoffroy Saint-Hilaire en a fait une règle de synthèse, une loi organique, que les savants, maigre les brillantes objections de Cuvier, son ami, admettent comme une formule scientifique indiscutable. Cette doctrine nouvelle qui, comme le dit Flourens, lui a valu la gloire d'avoir fondé la science profonde de la nature intime des êtres, et d'avoir rattaché à l'observation des faits toutes leurs conséquences scientifiques, lui mérita pourtant 1 accusation d'athéisme. On lui prêta, dans ce but, l'idée extravagante de faire descendre tous les êtres, par voie de génération, d une seule et primitive espèce anti-diluvienne, tandis qu U croit et qu il explique que les animaux perdus ont eu leur souche dans la grande communauté des plus anciens êtres organises et que ceux qui existent subissent des transformations ou des arrangements partiels, au fur et à mesure des besoins de la nature, sans aucune altération du principe général et sans une intervention constante du principe créateur. Cuvier montre derrière chaque altération de l'organisme des animaux,l'intervention

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