‹ Bibliographie contemporaine (volume 3)Chapitre 100 sur 135 · GUIRLANDE. — GUIZOT · texte numérisé non relu

GUIRLANDE. — GUIZOT

Abeille a eu l'honneur et probablement le plaisir d'inspirer ces poètes intimes, parmi lesquels figurent A. de Flaux et Fr. Delahaye pour deux sonnets chacun. Au reste, l'hôtel de MM Abeille souvenir de celui de Rambouillet, recevait ce qu'il y avait de plus distingué dans les lettres et avait son théâtre de société. Ainsi en 1861, au mois d'avril, on jouait : Le jeu de l'amour et du hasard, La sipur de Jocrisse. Les interprètes étaient M"' la duchesse de Bojano, M. Abeille, M"10 Méric-Lablache, etc.

GUIRLANDE (la) de Julie offerte à Mlle de Rambouillet, Julie Lucine d'Angènes, par le marquis de Montausier. Paris, MUe Prud'homme et Didot, 1818, in-16, papier vél. 30 grav. dess. et peintes par Mme Legendre et fac-similé de Mmo de Genlis. (Guntzberger, 1872, m. pi. Trautz-Bauzonnet, 95 fr. Alvarès, 1859, dem. m. n. rog. 8 fr. 50; Peignot, 1852, dem. m. 4 fr.)

— Même. Libr. des bibliophiles, s. d. in-18 jés. portr. inédit de Julie d'Angennes et deux eaux-fortes, 10 fr.

Tiré à 500 excmpl. dont quelques-uns sur chine à 20 fr., notice de O. Uzanne.

GUIRLANDE (la) des dames. Paris, 1817, 3 vol. in-18, fig. (Fontaine, 1872, dem. m. 10 fr.).

GUITTON, a publié sous le pseudonyme de A. G. de Mériclet, la bluette suivante :

— Physiologie de l'esprit. Paris, 1847, in-18.

GUIZOT (François-Pierre-Guillaume), né à Nîmes, le 4 octobre 1787, mort au Val-Richer, près de Lisieux, le 12 octobre 1874. Cette vie, aussi illustre que longue, a été vivement discutée et critiquée, au point de vue politique surtout. On a reproché à ce doctrinaire, son égoïsme et son orgueilleuse ambition ; et, tout en rendant justice à son désintéressement, et même à son mépris de l'argent, on l'a presque accusé d'improbité politique, et de cacher, sous une morgue affectée et une froide dignité toute de parade, les continuelles humiliations que lui imposait son insatiable amour du pouvoir. Ce mot, qu'il lança du haut de la tribune à ses contradicteurs, prouve, et l'entêtement de son ambition et les rancunes austères de son orgueil : Vos mépris n'arriveront jamais à la hauteur de mon dédain.

Il y aurait un parallèle, politique et littéraire, curieux à établir, entre Thiers et Guizot, les deux ministres à bascule de Louis- Philippe, ces deux hommes qui, de 1830 à 1848, ont donné le spectacle, funeste et ridicule, pour le compte de leur ambition particulière, d'une lutte à outrance. Quand Thiers descendait, Guizot remontait ; quand le petit ministre était en haut, l'homme pâle était en bas. Les événements ont donné raison au petit ; l'histoire lui confirmera-t-elle le titre de grand ; nous n'osons l'affirmer; il se fait un tel silence déjà autour de son tombeau,

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