BOUE. — BOUFFLERS
Gentilhomme, etc. Paris, Krabbe, 1845, in-8, 2 flg. de Devéria. (Rouquette, 1873, cart. 10 fr.)
Peu commun.
BOUE (Amable-Louis) dit de Villiers, du nom de Villiers-le- Bel, où il est né en 1834. Journaliste et romancier, il a glissé, sous divers pseudonymes, sa plume, dans de nombreux journaux et revues, et lancé des romans qui ne justifient pas souvent la hardiesse de leurs titres : les Amoureux de Flavie, 1864, in-18 ; les Martyres d'amour, 1863, in-18 ; Vierge et prêtre, 1789-73, 1862, in-18, etc. Un seul petit volume, grâce à l'originalité du titre et à une condamnation, l'a mis plus en vue que toutes ses autres productions : la Bible des pompiers.
— Bible (la) des pompiers, par le capitaine Lancelot. Paris, 1868, in- 18, voir à : Bible, page 236.
BOUFFLERS (le chevalier Stanislas de) membre de l'Institut, né à Lunéville, en 1737, mort à Paris, conservateur de la Bibliothèque Mazarine, le 18 janvier 1815. Voltaire avait salué ses débuts en le déclarant :
Animé du triple délire
Des vers, de l'amour et du vin ;
il a goûté aux trois délicatement, légèrement, en gourmet prudent, mais il n'a jamais pu aller jusqu'à la passion : il n'avait le tempérament d'aucun de ces délires. H excelle dans la bluette, dans le badinage étourdi et brillant du conte, mais il n'atteint jamais la note ferme, vibrante et chaude de la passion. Il est le premier dans les conteurs du second ordre. C'est Voisenon-le- Grand, dit Saint-Lambert ; de la crème fouettée, ajoute Chamfort ; un abbé libertin, écrit Rivarol, un militaire philosophe, un diplomate chansonnier, un émigré patriote, un républicain courtisan, mais ce n'est pas un poète. La conclusion est dure, mais elle est juste, celui-là seul est poète qui, dans l'acception absolue du mot, en réunit toutes les qualités.
— CoBTEs, avec notice bio-bibliographique, par Uzanoe. Paris, Quantin, 1878, in-8, portr. à l'eau-forte, par Lalauze et têtes de page en taille douce. (Bull. bouq. 1S79, un des 20 ex. pap. chine, portr. sur japon av. la lettre, 22 fr.)
On a tiré pour illustrer ces contes, 1 frontisp. et 5 eaux-fortes dessin, par A. Poirson et grav. par Mongin, Quantin, 1881, in-8 (Dorbon, 1881, 6 fr). Les épreuves sont tirées sur les mêmes papiers que ceux de l'édition.
— OEcvREs. Paris, Artaud, 1803, 2 vol, in-12, port, par Le Dru et 7 fig. de Marinier. (Monselet, 1871, br. 10 fr.)