‹ Bibliographie contemporaineChapitre 25 sur 143 · ARENE. — ARE TIN · texte numérisé non relu

ARENE. — ARE TIN

du tendre Monselet; n'en retenir donc que ceci : elle a été faite pour le livre d'un ami, d'un camarade..., qu'on veut vendre le plus cher possible. Aréna a donné dan.9 le Parnassiculet, 4 pièces : Une séance littéraire à l'hôtel du Dragon-Bleu; — Avatar; — Gaei'Imar au grand pied et Bellérophon.

ARÈNE (Jules), frère du précédent, né à Sisleron en 1850.

— Chine (La) familière et galante. Paris, 1876, in-18. Recueil curieux de poésies el de comédies chinoises.

ARÉTIN (Pierre). Cet écrivain, surnommé pour son ironie puissante et impitoyable ; Fhigello dei principi, est né à Arezzo en 1494, et est mort à Venise en 1557. Tour à tour muletier, moine, garçon d'auberge, secrétaire d'un pape, entremetteur de filles, etc., selon que le menaient son caractère indépendant, son goût de la satire et sa soif insatiable de tous les plaisirs fangeux, il n'a dû qu'à la vigueur de son génie de s'élever au-dessus des vices de son siècle et des siens mêmes. Loin d'étouffer, en etfet, sous ces ordures qu'il doit aux mœurs dissolues d'une société avide et lassée de toutes les satisfactions sensuelles, il semble que le philosophe étrange, que le penseur mordant et que le styliste merveilleux y puisent une sève nouvelle, une originalité imprévue et une science du cœur humain admirable. Il est. en quelque sorte, dans ce fumier comme ces Heurs qui n'ont jamais autant de parfums et de couleurs que lorsque leurs racines baignent dans les sucs empoisonnés d'un engrais repoussant. La légende s'est emparée de sa réputation pornographique, et a eu le tort d'augmenter son bagage erotique en lui attribuant des ouvrages obscènes qu'il a pu inspirer, mais qui ne sont pas de lui : L'Arétin français ; — L'Arétin moderne;

— L'Arétin en estampes, — en photographie, et hien d'autres qui ne valent pas mieux. R. Muffat avait annoncé , dans l'Ami des livres, une traduction de : L'Horatie, tragédie en cinq actes, publ. pour la première fois à Venise, chez Giolito de Ferrari, en 1546, et pour la première fois traduite en français par P.-E. Goggia et D.-A.-G. Verneuil, petit in-i2, portr. grav. par Jattiot. La souscription à 150 ex., 20 et 25 fr., ne fut probablement pas couverte, puisque l'ouvrage n'a pas été imprimé.

— Dialogue de l'Arétin , où sont déduites les vies et déportemenls de Lais et de Lamia. Strasbourg (Turin, Gay), 1871, petit iQ-12, lxxui- 85 pp., 1 ff. pour la table.

L'introduction est de Philomneste junior (pseudonyme de Gust. Brunct, emprunté à Gabr, Peignot), avec extraits de la vie de l'Arétin , par Boispréaux, et la notice de Gabrielle Peignot sur l'Arétin et sa fortune,

— Dialogues (Les) du divin Pietro Aretino, entièrement et littéralement

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