ARGONNE (A
Vers. Paris, Herman frères, 1843, petit in-8 (cat. Monselet, ^1871, 10 fr. 50).
Ces vers, dus à une trinité littéraire; A. Argonne, Gust. Levasseur et Ern. Prarond, se classent dans l'école romantique.
ARGY (Gaston d'), pseudonyme de Ch. Dècle, qui, sous ce pseudonyme renversé, Ygrad Notsag, a écrit : Les Femmes, ce qu'on en dit et ce qu'on en pense, etc.
— MiETTKS (Les) du festin de la jeunesse, Paris, s. d., in- 12 (Arcli. du BiM... 1880, 2 fr. 50).
Poésies romantiques do/it la muse est toujours un peu nue et maladive.
ARIOSTE (L'), né à Reggio en 1474, mort en 1533.
— Roland furieux, poëme héroïque, traduct. nouvelle par le comte de Tresean. Paris, s. d. (vers 1800), 4 vol. ia-4, flg. de Cochin (cat. Guntzberger, 1872, pap. vél., fig. av. la lettre, 81 fr.). — Traduction nouvelle de Philippon de la Madelaiue, Paris, Mallet, 1844, gr. in-8, 300 vignettes de Cél. Nanteuil, Tony Johaunot, Baron, Français, et 25 fig. sur chine hors texte (cat. Sardou, à Bruxelles, 1879, 16 fr.; Fontaine, 1877, 15 fr.; Laveirarié, à Marseille, 1880, 15 fr.).
Edition splendidement illustrée, mais malheureusement souvent piquée.
ARISTENÈTE. Cet écrivain grec, qui vivait vers l'an 300 de notre ère, a le malheur de n'être connu que par les œuvres, paraphrase tronquée des siennes, de F. Nogaret, l'Aristénète français.
52 ARISTÉNÈTE. — ARLOTTO MAINARDO.
— ÉPISTBE9 (Les) amoureuses tournées du grec en français, par Cyre Foucault, sieur de la Coudrière, avec notice par Poulet-Malassis. Paris, 1879, in-18, pap. vergé, prix ; o fr.).
Réimpression elzévirienin! à petit nombre, de l'édition de Poitiers, 1597, petit in-8.
ARISTÉNÈTE FRANÇAIS (L'), ou Recueil de folies amoureuses, par F. Nogaret. Paris, Léop. Colin, 1807, 3 vol. in-18, ^ fig. (cat. Béhague, 2^ p., n* 1,425, et Lefilleul, 1880, 30 fr.)
Un titre alléchant fait souvent le succès d'un livre ; c'est ici le cas. Sur cette annonce, on croit trouver des anecdotes croustillantes et des aventures passablement scabreuses, on est trompé. Ce sont des petits tableaux, avec des intentions légères, sur les mœurs grecques, les femmes, leurs amoucs, etc., mais rien d'aussi fou que l'annonce l'auteur.
ARISTIPPE et quelques-uns de ses contemporains, par Wieland, traduct. d'H. Goiffier. Paris, 1805, 7 vol. petit in-13, port.
Études savantes et colorées sur Lais, la vie, les mœurs, les habitudes et les passions les plus secrètes des hétaïres, courtisanes de l'antique Grèce. L'auteur, initié aux usages et aujc goûts de ce peuple voluptueux et sensuel, nous en révêle, en artista passionné, tous les secrets et toute la science.
ARISTOPHANE, citoyen de Paris,pseudonyme de Scipion Marin.
— Sacerdoce (Le) littéraire, ou le Gouvernement des hommes de lettres, centilogie en trois actes. Paris, 1832, in-8.
Dans cette rare et curieuse brochure figurent, parmi les personnages : Casimir Perrier. M"" Ém. de Girardin. V. Hugo, Balzac, Sainte-Beuve, A. Dumas, Ch. Nodier, J. Janin, Alf. de Musset, P. Mérimée, etc.
ARLÉQUINIANA, ou Jeux de mots de Dominique et autres, par Ch. Malingreau. Paris, Roux, 1801, in-18, fig.
— ARLEQUINIANA (Le nouvel), ou Recueil de bons mots, précédé de plusieurs scènes arlequines. Lille, 18H, in-32, fig.
Ouvrage' facétieux différent du précédent.
ARLOTTO MAINARDO, prêtre florentin, mort en 1483.
— CoBTEs (Les) et facéties. Paris, Lemerre, 1873, petit in-12, pap. de Hollande.
Édition épuisée. Curé de S. Cresei di MarcinoUi, comme Rabelais l'était de Meudon, Arlotto l'a devancé dans ce genre plaisant et grivois que salent parfois un mot et une expression trop crus. La traduction franijaise a adouci ou sauté les passages un peu italiens des Piacevolo Facétie del Piovanuo Arlotto ; elle a bien fait... pour les mœurs, mais pas assez pour le livre.