BELOT
— CEuvRES complètes, Marseille. Olive, 1836-37, et Feissat et Deiuouchy, 1840, 3 vol. in-8, pap. vcl.
Ces oeuvres, outre les pièces indiquées, contiennent : scène épisodique d'un raudoville inédit, pr., leis Dous paysans, dialoguo i historique la Loi de septembre, ou l'épicier républicain. 6 scènes en vers. P. Lacroix, dans le catalogue Soleinne, avance sans examen que lou Fiou ingra n'a pas été réimpr. dans les œuvres complètes, on l'y trouve textuellement.
BELOT (Adolphe) avocat, auteur dramatique et romancier né à la Pointe-à-Pître, le 6 novembre 1829. Un roman dit de mœurs. Mademoiselle Giraud ma femme, calqué sur mademoiselle Maupin, avec un mari abandonné et méprisé en plus, et le style somptueux et enchanteur de Th. Gautier en moins, ce qui n'est pas une compensation, recommande cet écrivain, à succès d'un jour, à l'attention curieuse des amateurs. Cette prétendue étude morale d'une immoralité lesbienne a obtenu près de 200 éditions, un écrivain de talent, honnête, ne peut pas être condamné à un succès plus cruel et plus humiliant.
— Châtiment. Paris, Didier, 1850, in-lS. (Sardou à Bruxelles, 1879, br. 4 fr.)
Deuxième édit. peu commune, augmentée d'une deuxième et dernière partie : le Boulevard des italiens — la Courtisane mère — Un bal d'impures, etc.
— Fkmme (la) de feu. Paris, Dentu, 1872, in-18. (Ressayre, 1880, br. 6 fr.)-
Première édit.
— Femme (la) de glace. Paris, Dentu, 1878, ia-i8. (Baur, 1882, pap. de hoU. br. 6 fr. ; Dorbon, 1883, br, envoi autogr. signé. 40 fr.)
Edit. orig.
- Mademoiselle Giraud ma femme. Paris, Dentu, 1878, in-18. (Sapin, 1879, br. 10 fr. ; Conquet, 1880, br, 7 fr. ; même, 1881, 1883, br. 6 fr. ; Rouquette, 1883, cart. n. rog. 10 fr.)
Edit. orig. d'un roman publié en feuilleton dans le Figaro mais brusquement interrompu, en raison du scandale, que souleva dans la presse l'interprétation effrontément hardie de cette donnée écœurante : l'amour de la femme pour la femme. La crititjue, en jugeant sévèrement cette glose erotique, qui n'a même pas l'excuse d'être une thèse sociale, morale, médicale ou théologique, alluma la curiosité malsaine d'un public toujours à l'affût d'un scandale littéraire. Des allusions transparentes, dit-on, à un accident... du même genre, tombé en foudre dans le ménage heureux et confiant d'un confrère en lettres, pimenta encore cette curiosité et éleva le succès de ce roman de mœurs à la hauteur d'un triomphe littéraire. Mademoiselle Giraud ma femme a eu, en effetj presqu'autant d'éditions que la Cuisinière bourgeoise, que les amours de Cartouche et les crimes de Tropmann !...
— Sdltane (la) parisienne. Dentu, 1877, in-18. (Rouquette, 1883, gr. pap. holl. tiré in-S, br. 6 fr.)