BELLOY. — BENOIT
Eilil. orig, il un louiaii ijui so soutient, comme tous les autres, [lar le suecès du luéeéduiil.
BELLOY (Mi* de)
— Chhistoi'he CiOloinb et la Découverte du Nouveau-Monde, Paris, Ducrocq. s. d. gr. in-8, compositions et grav. de Léopold Flameng à l'eau-lbrte (Saint-Denis et JMailet, 1881, cart. de l'édit 20 fr.)
Ouvrage luxueusement illustré avec toutes les épreuves sur cliiiie.
BENAZET (Olympe).
— Malheurs (les) des femiues mariées, vers patois. Toulouse, impr. Bellarigue, 1839, in-8.
A la suite trois pièees do vers français.
BENEYTON (Ch.-Am.)
— Chroniques, contes et légendes. Paris. Dumoulin, 1854, in-4, titre r. et n. lettres du titre et unciales goth. ornées, tîg. s. b. (Letilleul, 1879, br. 5 fr. ; Bullet. bouq. même année, dem. mar. Allô, 10 fr. ; Potier, 1863, 10 fr. ; Guntzberger, 1872, gr. pap. vél. 20 fr.)
Contes en vieux style, impr. à petit nombre à Metz chez Pallez et Rousseau.
BENGESCO (Georges.)
— Notice bibliographique sur les principaux écrits de Voltaire, ainsi que sur ceux qui lui ont été attribués. Paris, Quantin, 1882, in-8, portr. grav. pas Masson (Morgand, 1883, avec double épr. de portr. avant la lettre sur chine et avec la lettre, 15 fr.)
Cette notice tirée à 50 ex. sur psp. de lioll. a iaraiitase sur la Bililiojraphie Vnllairienne de Quérard, tirée à 100 ex., d'élre (dus courte, moins savante, plus illustrée et moins rare. Les bibliopliiles préféreront la première et les biblio;4ra[dies la dernière.
BENJAMIN (Antier), Saint-Amand et Polyanthe (Frédérich-Lemaître.)
— AuBERiiE (V) des Adrets, mélodramiue eu trois actes, à spectacle. Paris, Pollet, 182:î, in-8, tig. (Rouquclte, 1S79, br. 10 fr. ; Porquet, 1884, dem. mar. u. rog. 18 fr )
Quelques ex. portent deuxième édit. mais e est le mémo tirage avec un titre rafraicbi. Voir à Antier, p. 37.
BENOIT du Troncy. Ant. Péricaud, dans la Bibliographie de la France, 1821, p. 1442, donne une curieuse notice sur le Formulaire et ne craint pas d'affirmer que Benoit du Troncy, traducteur d'un ouvr. latin, le Traité de la Consolation, Lyon, Rigaud, 1524, serait l'auteur de cette facétie satirique vendue chez le même libraire.
BENOIT. — BEN'SERADE. 203
— Formulaire fort récréatif de tous contratz, donations, testameos, codiciles et autres actes qui sont faits et passés par devant notaires et tesaioings. Faict par Brediu le Cocu, notaire rural et contre-rooleur des Basses-Marches au royaume d'Utopie, etc., par Benoît du Troncy, publié par Bugoth de Lut. Lyon, 1846, petit in-8. (Ilollenier, 1868, V. bl. n. rog. 14 fr. oO.)
Réimpression à 50 ex. de i'édit. de Lyon, Rigaud, 1594, in-16, 308 pp. et I fr. pour la table. Ce vol. spirituel et amusant qui contient une série de contrats satiriques et une farce : Colloque de l'oriqine et naturel des femmes, a été également réimprimé, dans les Joyeusetez, 1831, où il forme ie tome X tout entier.
BENOIT (Louis, jardinier). Sébastien-Benoît Peytel, né en 1804,> notaire à Belley et guillotiné à Bourg, en 1839, pour assassinat de trois personnes, dont l'une était sa femme, a, sous le pseudonyme de Benoît,' un de ses prénoms, écrit le pamphlet satirique suivant contre Louis-Philippe.
— Physiologie de la poire. Paris, 1832, in-S, vignettes de Grandville sur le titre et dans le texte. (Monselet, 1871, br. couv. 14 fr. oO ; Liepmannssohn, 1S72, br. 5 fr. 50 ; Conquet, 1877, br. 14 fr. ; Morgand et Fatout, 1878, br. i'6 fr. ; mêmes, 1882, dem. mar. n. rog. lo fr. ; Lefilleul, 1880, br. lo fr.)
Curieuse et rare brochure qui vise avec violence mais non sans esprit le roi bourgeois, Louis-Philippe. On trouve à la p. 23, cet étrange passage que souligne à l'attention la mort violente de Peytel : « L'auteur du présent in-8 ne sera pas fusillé comme Ney et Caron ; il ne sera pas guillotiné comme Bories, Raoulx, Pommier et Goubin... il fera tout simplement son temps à Sainte-Pélage, comme Cauehois-Lemaire, Béranger, etc.. » Il ne fut pas fusillé, il ne fit pas son temps à Sainte-Pélagie, mais il fut guillotiné. La vignette de la p. 65, une poire caractéristique, présente un motif différent de celle de la couverture,
BENOIT de Sainte-More, trouvère anglo-normand du Xfle siècle.
— CnÉ',o.vi<juE des ducs de Normandie, publiée pour la première fois d'après un manuscrit du Musée britannique, par Fr. Michel. Paris, impr. royale, 1836-44, 3 vol. in-4, fac-similés en coul. ^Uorbon, 1881, br. 25 fr. ; dem. v. bl. 28 fr. ; Baur, 1882, 24 fr. ; Picard, même année, br. 20 fr.)
Celte chronique composée de 23,000 vers octosylUbiques fait partie de la collection deî documents inédits de l'histoire de France. Il ne faudrait pas y chercher la fidélité sévère et impartiale de l'histoire, elle ne mérite pas cette confiance, on doit plutôt la classer dans les romans d'aventures dit de chevalerie.
BENSERADE (Isaacde) né à Lyon-la-Forêt près Rouen, en 1612, mort à Paris en octobre 1691. Poète ingénieux et correct mais prétentieux et maniéré, autant que Voiture son rival, on a peine aujourd'hui à lire sans sourire ce jugement qu'en porte l'abbé Tallemant : « On regardait alors comme originaux trois poètes
204 BEUALDI. — BÉRANGER.
du temps, savoir : Corneille, Voiture et Benseradc. » Boilèau, dans son Art poétique, chap. IV, a su, avec plus de vérité, le mettre à sa place, en le désignant comme le poète aimé des ruelles:
Que do son nom chanté par la bouche des belles, Benserade, en tous lieux, amuse les ruelles.
Au reste, Y historien des Ruelles, du Bric-à-Brac, de l'Eventail, de l'Ombrelle, etc., lui a fait les honneurs de ses débuts littéraires, en rééditant ses poésies... fort oubliées.
, — Poésies, publiées par Oct. Uzanne, Paris, librairie des bibliophiles, 1875, petit in-8, frontisp. -eau-forte, portr. et vigo. (Rouquette, 1882, un des 15 ex. pap. chine, double épr. du frontisp. sur chine br. 18 fr. ; Conquet, 1879, br. 12 fr.) ,
BERALDI, anagramme de Draibel (Henri).
— CHARLES-Etienne Gaucher, graveur, notice et catalogue, par le baron Roger Portails et H. Draibel. Paris, Morgand et Fatout, 1879, in- S, raisin, portr. par Masson. (Morgand, 1882, un des 20 ex. sur chine, br. 30 fr. ; papier de holl. br. 6 fr.)
— CEcvRB [Y) de Moreau le jeune, notice et catalogue. Paris, Rouquette, 1874, in-8, portr. grav. d'après Cochin, (Morgand et Fatout, 1878, br. 12 fr.;
BÉRANGER (Jean-Pierre, de), né à Paris, dans la rue Montorgueil, le 19 août 1780, mort le 16 juillet 1857. Quérard qui n'abuse pas de l'éloge a dit de l'immortel chansonnier : « Toute l'histoire de Béranger est dans ses chansons. Gela dure plus que des médailles de bronze. >■• Oui, il s'est élevé un monument qui dure plus que la pierre et que le fer, il a fait la chanson qui ne craint ni le temps, ni la foudre, ni la flamme, ni le glaive, ni les révolutions ; la chanson qui survit à tout, même à l'ignorance, la pire ennemie des livres et des monuments. Béranger ne croyant que faire des chansons, a fait des odes immortelles ; elles sont tour à tour badines, frondeuses, égrillardes, imposantes, audacieuses et rebelles ; elles ont les piquants attraits de la satire, les séductions de la volupté, les entraînements de l'orgie et les emportements sublimes du courage et du patriotisme. Il y a dans Béranger quatre poètes: le poète erotique et bachique, le poète satirique, le poète élégiage et le poète lyrique. Il a demandé ses inspirations aux sens, à l'esprit, au cœur et à l'âme. L'amour, dans ses vers toujours souples, fins et naturels, ne parle pas qu'un langage sensuel et risqué, mais, comme dans la Bonne Vieille, il s'élève jusqu'à la langue la plus pure, la plus tendre et la plus mélodieuse. Poète satirique, sa strophe rit, mord, siffle.
pétille, tonne éclate, et toujours sûre et impitoyable, frappe comme la balle la plus meurtrière : le marquis de Carabas ; Paillasse; Monsieur Judas ; Halte-là! ; le Ventru, le roi d'Yvetot ; etc.
Tes traits aigus lancés au trône même, En retombant, aussitôt ramassés, De près, de loin, par le peuple qui t'aime. Volaient, en chœur, jusqu'au but relancés. Puis, quand ce trône ose brandir son foudre. De vieux fusils l'abattent en trois jours ; Pour tous les coups tirés dans son velours, Combien ta muse a fabriijué de poudre !
Ses chansons, aiguisées en épigrammes mordantes, visant le trône et l'autel, et en renversant, le premier,dans les trois jours de 1830, apprennent au second, par de cruelles blessures, qu'il pourrait bien suivre l'autre, dans sa chute, en voulant le soutenir. Les Missionnaires, les Révérends pères, les Capucins, les Chantres de paroisse, le Bon Dieu, etc., frappaient aussi cruellement la légitimité que la religion,
Béranger est poète élégiage. Quelle fraîcheur naïve, vraie, saisissante ! Quel naturel débordant de l'âme et du cœur dans ces petits poèmes : les Hirondelles, le Vieil habit, les Oiseaux, le Retour dans la patrie, le Dieu des bonnes gens, Jacques ! etc. Mon âme, Louis XI, le Vieux drapeau, le Juif-Errant, etc., prouvent que, sans effort, spontanément, d'un bond sublime ; le poète a trouvé les accents les plus élevés et l'inspiration la plus heureusement lyrique.
L'œuvre poétique de l'illustre écrivain, qui eut l'habile modestie de décliner tous les honneurs dont voulaient l'accabler ses amis et ses admirateurs,
Non, mes amis, non, je ne veux rien être ; Semez ailleurs places, titres et croix.
Non, pour les cours. Dieu ne m'a point fait naître ; Oiseau craintif, je fuis la glu des rois...
pourrait se diviser en quatre séries : chansons erotiques ou épicuriennes ; chansons satiriques, politiques et voltairiennes ; chansons lyriques ou patriotiques et chansons élégiaques ou intimes. Ces divisions nous semblaient nécessaires pour expliquer le talent varié et merveilleux de ce génie modeste qui a mérité d'être comparé à La Fontaine et à Horace. H a, en effet, la bonhommie fine, spirituelle et caustique du premier et les accents sensuels, mordants et lyriques du second. Ses chansons n'ont plus la vogue enthousiaste et fougueuse que leur donnaient l'actualité du sujet, les persécutions infligées à l'auteur et souvent l'orgueil-
2(H\ HKUANGEH.
leux désintéressement de sa modestie, m;iis elles ont mieux, elles sont entrées dans l'immortalité. Déranger n'est plus d'hier, ni d'aujourd'hui, ni de demain. 11 est de tous les siècles, son œuvre a reçu le sceau des œuvres qui ont toujours vécues et qui ne meurent plus. Sa vie simple et modeste, embellie d'amitiés sincères, illustrée de dévouements enthousiastes (une amende de dix mille francs que lui avait attiré son quatrième recueil fut couverte par une souscription publique) fut couronnée par une mort triomphante. L'Etat lui alloua le convoi d'un maréchal de France.
— BioGRAPHiK (maj, ouvrage poslluunc de Bôrauger. Paris, Perrotin, 1858, in-8, porlr. en pied dess. par Charlet (Fontaine, ls72, br. G fr. ; deni. cbagr. n. rogné, G fr. ; Lepin, 1876, br. 4 fr.)
— MÊME, Paris, Perrotin, 1858, ia-12, portr. (Fontaine, 1872, dem. cb. 3 fr. 50J
— MÈm., avec appendice et un grand nombre de notes de Béranger sur ses anciennes chansons. Paris, Perrotin, 1864, in-12, portr.
— Chansons. Paris, chez les marchands de nouveautés (impr. Firmin Didot) 1821, 2 vol. petit in-12, 246 et 252 pp. vign. sur le titre représent, une panoplie d'instruments de musique (d'Hauberssart, 1868, br. 22 fr. ; Baillieu, 1869, 5 fr. ; Morgand et Fatout, 1876, br. 15 fr. ; mômes, 1882, br. 60 fr. ; Fontaine, 1872, v. br. 15 fr. ; Ferou, 1883, br. 9 fr. ; Porquet, 188i, dem. rel. mar. r. n. rog. 41 fr.)
Deuxième édil. orip. oohtenant 84 chansons de plus que la première. La prélace est la même que celle de l'édit. de 1816, avec un P. S. d'un tii^rs de page. Cette édit. tirée il 10.000 ex. aux frais d'une souscription patronnée par Laffitte et par Bérard, fut poursuivie par le parquet et l'auteur, malgré la défense éloquente de Dupin son avocat, fut condamné à trois mois de prison et 500 fr. d'amende. On trouve dans ce recueil quelgues chansons erotiques qui, plus tard, ont paru, tantôt sous le titre de : Chansons inédites, tantôt de supplément, et enOn de Gaietés.
— Chansons. Paris, Baudouin, 1826, 3 vol. in-32, tome premier, 2 ff. préliminaires, titre et faux-titre, 124 pp. cbiffr.; tome deuxième, 126 pp. chilfr. et tome trois. 126 pp. chiff. (Sapin, 1879, br. 10 fr.: Rochebilière, 1882, br. 2 fr. ; Simon, même année, rel. bas. 3 fr. 50.)
Cette édit. elzévirienne qui contient les chansons de 1815-25 se complète par Chansons inédites, marchands de nouveautés, 1828, petit in-16, portr.
— Chansons, Paris, Baudouin, 1829, in-32, 484 pp. 84 vignettes sur bois de Thompson d'après Dévéria. fLefilleul, 1882, v. bl. 50 fr.)
Edit peu commune, Cg. très-curieuses.
— Chansons précédées d'une notice sur l'auteur et d'un essai sur ses poésies par Tissot. Parii^, Perrotin, 1829, 5 vol. in-12. fig. de Dévéria et de Jobannot, etc., (Belin, 1879, mar.pl. GO fr. ; Lefilleul, 1881, dem. v. avec 50 fig. de la suite des 104 fig. 30 fr.)
— Chansons, nouvelle ùdit. revue par l'auteur, Paris, Pcrrotin, 18j6, 2 vol. ln-8, Si Gg. de Charlet, Lemud, Grenier, Jacques, etc. poilr. et fac-similé. (Fontaine, 1872, dem. mar. n. rogn. 33 fr. ; même, dem. chag. 28 fr.)
— Mêmes, Paris, Perrotin, 18S9, 2 vol. in-8, 53 fig. précédentes, portr. et fac-similé.
— Chansons, 1815-1824, Paris, Perrotin, 1861, in-32. (Rouquette, 1883, dem. mar. n. rog. 6 fr.)
— Chansons anciennes, nouvelles et inédites, Paris, Baudouin, 1828, 2 vol. in-8, fig. col. d'H. Monnier et vipn, de Devéria. (Fontaine, 1870, br. bvec 37 fig. 6o fr. ; Rouquetle, 1881, dem. v. avec 33 fig. 200 fr. ; Conquet, 1883, br. aveo 40 fig. 225 fr.)
Edit. très-reoherchée pour les ûg, col. d'H. Monnier. Les ex. ont rarement le mùme nombre de fig. parce que 7 sur les 40 que comportent l'édit. étant fort libres,on a livr6 irrégulièrement aux souscripteurs ces dernières. Depuis, vers 1860. un marchand d'estampes, ayant demandé à H. Monnier de nouvelles Cg, pour les chansons parues depuis 1828, on en a tiré 16 nouvelles qui sont loin de valoir les premières comme exécution et comme coloris.
— Chansons inédites suivies des procès. Paris, Baudouin frères, 1828, in-18, 4 ff. prél. et 132 pp. (Baur, 1874, br. 4 fr. ; LefiUeul, 1882, br. 20 fr. ; Fontaine, 1872, dem. v. 4 fr. ; Morgand et Fatout, 1883, br. 50 fr. ; Rochebilière, même année, br. couv. impr. 13 fr. ; Porquet, 1884, dem. m. n. rog. 10 fr.)
Quatrième édition orig, contenant 34 chansons nouvelles. Ne pas la confondre avec la suivante. Ce recueil lui valut neuf mois de prison et dix mille francs d'amendes. (10 décembre 1828.)
— Chansons inédites, Paris, chez les marchands de nouveautés, 1828, petit in-16, 128 pp. chiff. portr. (Rochebilière, 1882, br. 2 fr.)
Sous le même titre et la même date que l'édit. précédente, les mêmes éditeurs probablement, ont donné les" chansons dites erotiques. Mais il n'y a pas que celle de Béranger, on y trouve les grivoiseries d'autres auteurs.
— Chansons morales et autres, par M. P. de Béranger, convive du caveau moderne, Paris, Alexis Emery, (impr. Poulet), 1816, in-18,grav. et musique, 2 ff. pour le titre et le frontisp. gravé 1 f. n. chifl'. pour le faux-titre, 16 pp. préléminaires chiffr. et 232 pp. chiff. (Rochebilière, 1882, br. n. rog. 340 fr. ; Rouquette, même année, mar. plein Cuzin, à toutes marges, 700 fr. ; Conquet, 1883, mar. plein, Cuzin, 500 fr. ; Porquet, 1884, dem. mar. n. rog. hauteur 142 millim. avec une lettre autogr. signée de Béranger, 50 fr.j
Première édit. très-rare. Ce premier recueil de 84 chansons, ayant pris dans les ventes et sur les catalogues de libraires une certaine importance peu justifiée d'ailleurs par l'écart de certains prix ; 50 fr. dans une vente Porquet et 700 fr. chez Rouquette, nous allons en donner une collation complète. Le sujet du frontispice, sans nom de graveur ni de dessinateur, se rapporte à mon Curé, chanson qui n'est point à l'usage des into-
208 BÊRANGER.
lùrant?, Aii dessous d'une enseigne, portant : Bon vin, eau-de-vie, trois buveurs attablés, dont l'un tient sa maîtresse sur ses genoux, tendent leurs verres pleins au curé qui semble les bénir. Dans le fond, un bedeau dort sur le portail d'une église. Le titre gravé a, au milieu une vignette représentant : le Nouveau Diogène, en costume de 1S15, assis dans son tonneau, attendant, une lanterne allumée, une demoiselle charmante et gracieuse. La préface contient un dialogue entre le censeur et moi. Le recueil débute par le roi d'Yvetot et finit par ma vocation. Quatre chansons : le Cliion de saint Roch — do Profundis à l'usage de deux ou trois maris — Turlututu — Amphigouri manqiient dans les éditions suivantes, même dans celle ds 1821, la deuxième qui, pourtant fut condamnée, comme immorale. Le de Profundis reparut, plus tard, dans les éditions avouées, mais les autres furent le noyau, autour duquel vinrent se grouper, sous le titre : de tome V, Supplément ; Gaietés ; ces chansons satiriques, politiques, voltairiennes que désavouait tout haut l'auteur, mais qu'il fredonnait gaiement dans un cercle d'amis. La musique de Wilhem, pour les cinq chansons : Charles VII — Beaucoup d'amour — Adieux de Marie Suart — les Gueux — Parny, est imprimée dans le texte. La chanson de la bière et du vin de Champagne et le dernier couplet de ma grand'-mère n'ont pas été réimprimés.
— Chansons nouvelles, Paris, chez les marchands de nouveautés, 1825, (impr. Plassan) in-18, 215 pp. (Laporte, 1872, br. 4 fr. ; Sapin, 1879, br. avec les cartons, 10 fr. ; Détaille, 1881, br. 10 fr. ; Rochebilière, 1882, br. couv. impr. avec les cartons, 6 fr. ; Morgand et Fatout, même année, br. 10 fr. ; vente Porquet, 1884, dem, m. n. rog. 7
Troisième édit. orig. contenant 53 chansons nouvelles dont : l'Impromptu sur le mariage de Napoléon et de Marie-Louise. Le recueil commence i la p. 5, l'imprimeur ayant compté le faux-titre et le titre pour 4 pp. La préface est en vers :
Allez, enfants, nés sous un autre règne ; Sou» celui-ci, quittez le coin du feu.
Adieu ! partez, bien que pour vous je craigne Certaines gens qui pardonnent trop peu.
Allez, enfants ; mais n'éveillez personne. Mon médecin m'ordonne le repos.
Pour vos aines que de pas et d'alarmes ! J'ai vu Thémis m'ôter mon plus doux bien...
Il y a des exemplaires non cartonnés, c'est-à-dire contenant le texte entier aux pp. 101, 127, 156, dans les autres le texte est remplacé par des points.
— Chansons nouvelles, Paris, 1827, in-24,
Deuxième édition de la précédente.
— Chansons nouvelles, recueil de dix chansons publiées en 1848, avec une lettre de Déranger, Paris, Perrotin, 1848, in-8, portr. par Sandoz.
— Mêmes, Paris, Perrotin, 1848, in-18, portr.
— Chansons nouvelles et dernières, dédiées à M. Lucien Bonaparte. Paris, Perrotin, 1833, in-18, 2 if. pour le faux-titre et le titre, xlvii pap. chiff. pour la dédicace et la préface, 249 pp. chiff. pour le texte et 1 f. non chiff. entièrement blanc, vignette s. le titre (Baur, 1874,
br. 5 fr. ; Sapin, 1879, br. 8 fr. ; Rochebilière, 1882, br. couv. impr. 5 fr. ; Morgand et Fatout, même année, br. 50 fr. ; vente Porquet, 1884, dem- mar. n. rog. 17 fr.)
Cinquième édit. originale contenant 56 chansons nouvelles. On pourrait nommer ce recueil l'édition de reconnaissance, car l'illustre chansonnier, l'obligé du prince, dût, avant de pouvoir payer ce tribut de reconnaissance, laisser mourir Louis XVIII, faire tomber Charles X et aider ses amis à consolider Louis-Philippe sur le trône. Nous donnons cette curieuse dédicace : « En 1803, écrit Déranger, privé de ressources, las d'espérances déçues, versifiant sans but et sans encouragement, sans instruction et sans conseils, j'eus l'idée de mettre sous enveloppe mes informes poésies, et de les adresser par la poste au frère du premier Consul. M. Lucien Bonaparte... Pauvre inconnu, désappointé tant de fois, je n'osais compter sur le succès d'une démarche que personne n'appuyait. Mais le troisième jour, il m'appelle auprès de lui, s'informe de ma position... l'adoucit. Mais il quitte bientôt la France — j'allais me croire oublié — lorsqu'il m'envoie de Rome une procuration pour toucher le traitement de l'Institut dont il était membre... Il m'arracha à la misère — il m'est bien doux en ce moment d'arrêter mes regards sur l'homme illustre qui, jadis, m'a sauvé de l'infortune ! Le souvenir de mon bienfaiteur me suivra jusque dans la tombe. » Cette dédicace vaut, sans aucun doute, la meilleure de ses chansons. On paye rarement, avec autant de noblesse et de simplicité, un service rendu.
— Dermères chansons. Paris, Perrotin, 1857, iD-8. [LeûUeul, 1881, dem. mar. 7 fr. ; Détaille, 1881, br. 8 fr.)
— Mêmes, 1834 à 1831, Paris, Garnier frères, 1866, grav. in-8, 14 grav. sur acier d'après Lemud. (Fontaine, 1872, br. avec gr. 9 fr. ; sans gr. 4 fr.)
— Gaietés les quarante- quatre chansons erotiques, suivies de chansons politiques et satiriques non recueillies dans ses cjeuvres prétendues complètes. Amsterdam, au dépens de la compagnie (Bruxelles) 1864, in-12, titre r. et n. frontisp. à l'eau-forte libre de Fél. Rops. fLefilleul, 1880, br. 15 fr. ; Dorbon, 1881, br. 20 fr. ; vente Porquet 1884, dem. m. n. rog. 12 fr.)
— Mêmes; Bruxelles, s. d. in-18, pap. vélin frontisp. et 12 grav. obscènes.
Cette édit. la plus pimentée en illustration se vend 15 fr.
— Huit chansons de Béranger. Se vend à Paris au parquet du procureur du roi, 1826, in-12. (Cahen, 1879, dem. mar. 2 fr.)
Chansons erotiques vendues sous cette réclame ironique.
— Musique des chansons, contenant les airs anciens et modernes le? plus usités, quatrième édit. augm. da la musique des nouvelles chansons et de trois airs avec accompagnements de piano par Ilalévy et mademoiselle Mainvielle-Fodor. Paris, Perrotin, 1847, in-8, fig. de Grandville et de fiaffet. (Fontaine, 1872, dem. v. 10 fr. ; Baur, 1874, édit. de 1848, dem. chagr, 8 fr. 50.;
— Même, neuvième édit. revue par Bérat, augm. de la musique de chansons posthumes, d'airs composés par Béranger, Halévy. Gounod
et Laurent de Rillé, avec deux tables, l'une alphabétique, l'autre historique des 450 airs du recueil. Paris, l'errotin, 1865, in-8, 80 vignettes de Grandville et de Raffet, (Fontaine, 1872, dem. mar. 10 fr.)
— Nouveau recueil contenant tous les airs des chansons de Déranger, dont les plus jolis sont avec accompagnement de piano ou guitare, par les meilleurs compositeurs, tels que Romagnesi. Panseron, Wi- Ihem, de Beauplan, Brugnière, Doche, etc. Paris, Savavaresse, s. d. (1833), petit in-8. 148 pp. portr. lithographie par Julien.
Recueil peu commun.
— Œuvres, édit. unique revue par l'auteur. Paris, Perrolin, 1834, 5 vol. in-8, portr. par Dutilloy et 104 fig. de Fragonard, Charlet, Grenier, RaEfet, Daubigny, Tony Johannot, etc. CBaur, 1874, dem. V. 10 fr. 50; Laine, 1876, dem. mar. n. rog. 35 fr. ; Lepin, 1880, dem. rel. 30 fr. ; Rouquette, 1881, dem. v. 35 ; même, 1882, br. avec vol. musique, 20 fr. ; même, 1883, dem. mar. sans le portr. 25 fr. ; LefiUeuI, 1881, cart. n. rog. avec le tome V, 80 fr. ; Foulard, 1883, dem. mar. 40 fr.)
Première édit. des œuvres collectives. Bien que l'édit. annonce t. V, ce cinq. vol. supplément contenant les chansons erotiques manque presque toujours et se vend séparément de 12 à 20 fr. Ce vol, au reste, au lieu de l'indication : Perrotin, porte pour éviter des poursuites, chez les marchands de nouveautés. Mais il ne peut y avoir de doutes sur son origine typographique, ce sont les mêmes caractères, le même papier et une justiOcation absolument identique.
— MÊMES, Paris, Fournier aîué et Perrotin, 1836, 3 vol. in-8, 120 fig. sur acier de Granville. fCahen, 1879. dem. v. 45 fr. ; Lefilleul, 1881, dem. mar. 50 fr. ; Foulard, 1883, dem. rel. 35 fr.j
Premier tirage des figures de Grandville qui, magnifiques d'épreuves dans cette édit., laissent beaucoup à désirer surtout dans celle de Garnier.
— CEuvRES, Paris, Fournier, 1837, 3 vol. in-8, 120 fig. de Grandville.
— Mêmes, Paris, Fournier, 1839, 3 vol. in-8, 120 fig. Grandville (Pillet, 1876, br. 25 fr. ; vente Ferroud, 1883, dem. rel. 16 fr.)
— MÊMES, Paris, Fournier, 1840. 3 vol. in-8, 120 fig. de Grandville.
- OEUVRES complètes; Paris, Perrotin. 1847, 2 vol. in-8, portr. 52 fig. sur acier de Tony Johannot, Charlet, Raiîet, Daubigny, Lemud ('Rouquette, 1883, dem. mar. 25 fr. ; Baur, 1874, dem. chagr. 45 fr. ; Belin, 1879. dem. chagr. 20 fr. ; Rouquette, 1883, dem. mar. n. rog. 150 fr.)
Premier tirage des figures dites de Lemud, bien que d'autres artistes aient donné leur concours à cette édition.
— MÊMES, avec dix chansons nouvelles. Paris, Perrotin, 1851, 2 vol. gr. iO-8, portr. fac-similé et 53 grav. de Lemud, Johannot, Grenier, Jac-
BÉRANdER. 2U
ques, Penguilly, Raffet, de Rudder, etc. (Fontaine, 1872, mar. pi. Cape, fig. sur chine avant la lettre, 2o0 fr. ; Lepiu, 1876, dem. chag. 20 fr. ; Dufossé, 1880, br. 35 fr.)
Cetl^ édit. étant Ifi 2" tirage des fig. précédentes, elle n'a de valeur qu'autant que ces fig. sont sur Cliine avant la lettre. L'ex. de Cape, en 1SG8, avec la suite de Grandville sur Chine et deux suites des 53 et des 104 également sur Chine s'est rendu en mar. plein 485 fr.
— Mêmes, Paris, Perrotin, 1856, 2 vol. in 8, 53 fig. de Lemud, Charlet, etc., fac-similé. (Fontaine, 1872, avec musique, 1856, 3 vol. dem. chagr. 30 fr. ; sans musique, dem. chagr. 28 fr.)
— MÈtiES, Paris, Perrotin, 1857, 2 vol. in-8, 53 fig. Lemud, Raffet, etc.
Ces différentes édit. et d'autres qui ont suivi reproduisent en 2°, 3°, etc. tirage les mêmes gravures, de plus en plus faibles d'épreuves.
— OEUVRES posthumes. Dernières chansons, 1834-51. Ma biographie. Paris, Perrotin, 1858, in-32. (Rouquette, 1883, dem. mar. n. rog. 6 fr.;
— Pbocès fait aux chansons de P.-J. de Béranger, avec le réquisitoire de Me Marchangy, le plaidoyer de M» Dupin, l'arrêt du renvoi, et autres pièces. Paris, chez les marchands de nouveautés, 1821, in-12. (Sapin, 1879, br. 4 fr. 50; Dorbon, 1882, br. 4 fr. ; vente Porquet, 1884, dem. mar. n. rog. 8 fr.)
Première édit. du procès contenant tous les passages condamnés.
— Supplément, tome V des CEuvres, Paris, chez les marchands de nouveautés, 1834, in-8. CBaur, 1874, dem. v. avec les 4 vol. 1835, 35 fr. ; Pillet, 1876, dem. rel. 20 fr. ; Lefilleul, 1880, cart. n. rog. 20 fr. ; Rouquette, 1878, br. 18 fr. ; Dufossé, 1882, dem. rel. 12 fr.; Fontaine, 1872, br. 15 fr.)
Première édit. collective des chansons dites erotiques. Sous ce titre on trouve aussi ces chansons gaillardes : Chansons erotiques, S. L. N. D. in-12, 98 pp. (Dorbon. 1882, dem-mar. n. rog. 20,fr; vente Porquet, 1884, dem-mar. n. rogné, 13 fr.)
On dit que cette édition a été tirée à 160 ex.
— Album Béranger, par Grandville, Paris, Perrotin, 1852, gr. in-8, 84 grav. sur bois. (Morgand et Fatout, 1878, dem. v. bl. ex. sur chine, 70 fr.)
Perrotin vendait cet album sur pap. vélin, 10 fr. et sur pap. chine, 20 fr. Ces bois, au nombre de 84, n'ont point de similitude avec les 120 fig. sur acier du même et par conséquent ne sont pas les mêmes.
— Béranger et son temps, par J. Janin ; Paris, Pincebourde, 1866, in- 12, portr. grav. à l'eau-forte par Staal, titre roug. et n. (.Morgand et Fatout, 1878, un des 50 pap. de holl., mar. plein, Thibaron, 60 fr. ;
" même, 1878, un des 20 ex. pap. chamois, br. 10 fr. ; Leiilleul, 1881, pap. chamois, br. 30 fr.;