BERNARD. — BERNHARDT
Paris ; origine et vicissitudes des premiers caractères orientaux, introduits en France, avec un spécimen de ces caractères. Paris, Dumoulin, 1857, in-8, fac-similé. (Fontaine, 1874, br. 3 fr,)
Rare.
BERNARD (Pierre), né à Paris, en 1810, mort le 25 septembre 1876. Ce littérateur, ami des fils de V. Hugo, fonda avec eux le journal l'Evénement, collabora aux Français peints par eux-mêmes et publia l'A B C de l'esprit et du cœur, 1861, in-18 ; la Physiologie du député, 1841 ; la Physiologie du Jardin des plantes, 1841, in-8 ; etc.
— Cocottes (mes), ou Mémoires d'/in jeune député flottant ; Paris, Hetzel, 1847, in-12. (Alvarès, 1852, br. 2 fr. ; Lefillcul, 1880, br. 8 fr. ; même, 1882, cart. n. rog. 10 fr. ; Rouquette, 1881, bf. 6 fr.)
Rare et surtout curieux.
BERNARDA (la) buyandire, tragi-comedia ; Paris, Techener, 1840, in-8, 23 pp. (Alvarès, 1864, br. 4 fr. ; Lemonnyer, 1880, br.
Réimpression d'uae pièce, en vers patois bordelais, faiie par les soins et avec des notes de CBrunet, à 60 ex. dont 6 en pap. couleur. Cette comédie fort libre n'est reproduite ici qu'en fragments, carie texte malgré le patois qui, plus que le latin, brave l'honnêteté, salirait même le papier de son ordure truculente. Ne pas confondre cette pièce avec la Bernade, comédie satirique on plutôt mazarinade, 5 aet. vers, Dijon 1651, in-f., contre Bernard, duc d'Épernon, Marion Delorme et sa sœur Nanon.
BERNARDIN et Célestine, ou les dangers d'une mauvaise éducation. Paris, Quillau, an xiii-1805, in-18, 1 fig. (Lefilleul, 1880, 8 fr.)
Roman galant.
BERNARDIN de Saint-Pierre, (Voir à Saint-Pierre (Bernardin de).
BERNHARDÏ (Rosine Bernard, dite Sarah) née à Paris, le 22 octobre 1844. Tragédienne admirable, autant que comédienne incomparable, elle communique à tout ce qu'elle touche, ébauchoir, pinceau et plume, un peu de cette fièvre créatrice qui brûle, profonde et magnétique, dans ses grands yeux enflambés. Tout frissonne, s'anime et vit, sous ce regard de flamme, ce regard chargé du coup de foudre du génie. On ne peut pas rester indifférent sous ces yeux conquérants, on est un ami, un admirateur ou un ennemi. Au reste, si on doutait de sa supériorité, ou si on la discutait, il n'y a qu'à compter ses ennemis : les grands talents seuls ont la gloire d'en avoir autant. Elle a trouve mieux