‹ Bibliographie contemporaineChapitre 90 sur 143 · BERTIN. — BERTRAND · texte numérisé non relu

BERTIN. — BERTRAND

Tracluclion supposée^ Berlin no ik'vanl ses succès littC'i'aires qu'à des traductions anglaises, a eu l'habile modestie de donner un ouvrage de lui comme une traduction. Le même écrivain a, sous le pseudonyme de F. L. Misethos, donné sur la chevelure des femmes, le curieux ouvr.

— CoMiPBONiE (la), OU les Femmes dans le délire. Paris, Debray, 1802 et 1803, in 12, 1 fig. (Tecliener, 1858, dem. rel. 4 fr.)

LeClleul qui, un instant, a cru pouvoir en leur donnant un prix plus que fantaisiste, établir une notoriété bibliomanesque à certains roman* du Directoire, a dans ce sens côté le suivant à 20 fr.

— Miss Glamour, ou les Hommes dangereux ; version libre de l'anglais. Paris, Debray, an ix-1802, 2 vol. in-12, 2 fig. de Bovinet.

BERTIN (Ant.) dit le chevalier Berlin, poète erotique, né, comme Parny, son émule en vers sensuels, à l'Ile-Bourbon, le 10 octobre 1752 et mort, fin juin 1790, à Saint-Domingue.

Ce chantre d'Eucharis et des Aniours, délicat, aimable, galant et sensuel, a plus imité qu'il n'a inventé : son vers est français mais son inspiration est latine. Il écrit dans un français pur, correct, harmonieux et brûlant, les amours d'Horace, de Tibulle et de Properce. Imiter ainsi, c'est presque créer. Mais ce qui est bien à lui, c'est ce goût toujours pur, cette touche naturelle et pleine d'abandon et cette imagination vive et brillante qui colorent ses vers, en les voilant, avec délicatesse, des images les plus séduisantes et les plus voluptueuses.

— OEuvRBS complètes, avec notes et variantes, précédées d'une notice sur sa vie ('par Boissonnade) ; Paris, Roux-Dufort, 1824, in-8, fig.

Edit. publiée à 5 fr. pap, ord ; 6 fr, pap. fin ; et à 25 fr. gr. pap, vél. fig. av. la lettre et eaux fortes.

— Poésies et œuvres diverses, avec une notice bio-bibliographique, par Eug. Asse. Paris, Quantin, 1879, in-8, port, à l'eau-forte par Lalauze. (Chossonnery, 1882, 8 fr. ; Lepin, 1883, pap. ch. 17 fr.)

BERTRAND de Bar-sur-Aube, trouvère du XlIIe siècle.

— Roman (le) de Girard de Viane ; Reims, P. Régnier, 1850, ia-8 (Bibliothèque poét. d'un amateur, 1869, dem. mar. n. rog. 14 fr.)

Cette chanson de geste, qui appartient au cycle carlovingien, est [une imitation du Girard de Roussillon.

BERTRAND (Louis-Jacques-Napoléon, dit Aloïsius) né le 20 avril 1807, à Céva, en Piémont, mort à l'hospice Necker, sous le no 6, dans les premiers jours de mai, en 1841. Cet architecte de mots et de phrases, ce patient émailleur des sylves et des chroniques, fut enterré au cimetière de Vaugirard, accompagné d'un

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