‹ Bibliographie contemporaineChapitre 91 sur 143 · BERTRAND · texte numérisé non relu

BERTRAND

seul ami qui, comme cœur et comme nom, valait une légion, David d'Angers.

— Gaspard de la nuit, fantaisies à la manière de Rembrandt et de Callot, précédé -d'une notice par Sainte-Beuve; Angers, Pavie, impr.-libraire et Paris, Labitte, 1842, gr. iu-8, 22 ff. (vente Monselet, 1871, cart. 26 fr. ; Villemain, même année, gr. pap. br. 2j fr. ; Sainte- Beuve, dem. mar. 32 fr. ; Liepmannssohn, 1872, br. couv. impr. 26 fr. : Asselineau, 1875, dem. mar. 22 fr. ; Morgand et Fatout, 1876, br. 45 fr. ; mêmes, 1882, cart. n. rog. 60 fr. ; vente Porquet, 1884, dem. mar. 39 fr.)

Première et rare édit. de ce romantique si reclierché aujourd'hui qui, à son apparition dit David d'Angers, fut vendu ou donné aux amis de l'auteur, au moins à 20 exemiilaires. On peut considérer ces courtes ballades en prose que sainte Beuve nomme des petites coupes d'une délicatesse infinie et d'une invention minutieuse, comme un classique du romantisme. L'auteur, avec cette patience des ciseleurs du moyen âge, de ces pourtraieturiers en bois, en pierre, et en or, a combiné tous les moyens d'expression et de relief, le son et la figure, l'onomotapée et l'ortographe et en a fait jaillir comme il le dit des fantaisies littéraires à la Rembrandt et à la Callot. C'est fini et vigoureux comme un tableau flamand et original, fantasque, comme une eau forte du graveur lorrain. Sa phrase, de pur et vrai métal, courte, mais concise et harmonieuse, dépouillée de tout terme sourd, abstrait et terne, sonne en mots pittoresques, sonores et chromatiques.

— Même, nouvelle édit. augmentée par des recherches dans les journaux de l'époque et précédée d'une notice nouvelle par Asselineau, Paris, Pincebourde, 1869, et Bruxelles, C. Muquardt, 1869, in-8, frontisp. eau-forte de Fél. Rops. (Liepmannssohn, 1872, br. 3 fr. 50 ; Baur, 1874, un des 350 ex. pap. hoU. avec eau-forte en 4 états, br. 10 fr. ; LefiUeul, 1879, br. 20 fr. ; Détaille, 1880, br. 12 fr.)

Cette édit. faite sous les yeux de Poulet-Malassis, dont elle porte au faux-titre, en rouge, la marque, un coq triomphant, à ailes déployées, a été tirée à 402 ex. numérotés : 350 ex. pap. de holl. 10 fr.; 50 ex. gr. pap. de holl. à 15 fr. et 2 sur pap. chine.

Cette édit. augm. de pièces, en prose et en vers, est certainement la plus complète et la mieux imprimée, est pourtant elle sera moins recherchée que la première dont on t.-ouve des ex. avec de nouveaux titres : Angers, Pavie, 1852, et même, 1858, in-8.

BERTRAND (Léon) né en 1804, mort à Paris le 7 juin 1877. Auteur dramatique, il abandonna le théâtre, pour se consacrer à la littérature cynégétique.

— Au FOHD de mon carnier, Paris, 1862, in-18, j.

— Chasse (la.) et les chasseurs, avec une préface par J. Janin ; Paris Dentu, 1862, in 18. (Legoubin, br. 3 fr. ; LefiUeul, 1883, br. 4 fr-)

— Chasses à tir de la forêt de Saint-Germain, Paris, 1850, in-18.

— Faisan (du) considéré dans l'état de nature et dans l'état de domesticité ; Paris, 1851, in-12.

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