ÉDIT
- Histoire de Marie-Antoinette. Paris, Didot, 1858, in-8, 5 fr. — 2e édit. Didot, 1859, in-8, 5 fr. (Sainte-Beuve, 1870, br. 11 fr.; Dorbon, 1881, br. 8 fr. ; 1888, dem. ch. 5 fr.) — 3e édit. Paris, Didot,
Nouv. édit. revue et augm. de lettres inédites et de documents nouveaux tirés des Archives nationales. Paris, Charpentier, 1878, in-18 jés. 3 fr. 50.
— MÊME. Paris, Charpentier, 1878, in-4, texte enlïadré par Giacomelli et 12 fig. 25 fr.
— Histoire de la Société française pendant le Directoire. Paris, Dentu, 1855, gr. in-8, 5 fr. . (Sainte-Beuve, 1870, br. 8 fr. ; Porquet, 1884, un des trois ex. pap. holl. dem. m. 24 fr.)
— Nouv, édit. Paris, Charpentier, 1880, in-18 jés. 3 fr. 50.
— Histoire de la Société française pendant la Révolution. Paris, Dentu, 1854, in-8, 5 fr. (Sainte-Beuve, 1870, br. 8 fr.; Porquet, 1884, un des 3 ex.pap. hoU. br. 41 fr.; Monselet, 1885, dem. v, 15 fr. ; Dorbon, 1888, toile, 18 fr.) — 3« édit. Paris, Didier, 1863, in-12, 3 fr. 50,
— Nouv. édit. Paris, Charpentier, 1880, in.l8 jés. 3 fr. 50.
— Hommes (les) de lettres, Paris, Dentu, 1860, in-18 jés. 3 fr. Tiré à 7 ex. pap. de holl. et réimpr. 8ons le titre Charles Demailly.
— Idées et sensations. Paris, Lacroix, 1866, in-8, 5 fr. (Sainte-Beuve, 1870, br. 18 fr ; Asselineau, 1875, pap. vél. br. 15 fr. ; Dorbon, 1888, br. 8 fr..; Rouqueite, 1882, 6 fr.; Ck)nquet, 1880, br. 3 fr. 50.)
— Nouv. édit, Charpentier, 1877, in-18 jés. 3 fr. 50.
Tiré à 25 ex. pap. de holl. Ce sont des artistes platét que des penseurs qui ont écrit ces Sensations qai n'ont pas toujours les idées très saines ni morales. Il y a des épi grammes, des rébus, des rêveries, des énigmes, en un mot tous les jeux d'une imagination fantasque qui se rit et se moque un peu de tout, sous le prétexte d'analyse du cœur humain. Ce sont les charges humoristiques, pour ne pas être trop aévère, de rapins en train de décrasser leur mauvaise humeur et de faire briller leur esprit. Ils posent> impertinents et gouailleurs, devant un public qui passe indifférent devant leurs parades.
— Journal des Concourt, mémoires de la littérature 1851-65. Paris, Charpentier, 1887-88, 3 vol. in-18, 10 fr. 50. (Conquet, 1888, br. 9 fr.)
C'est une espèce de genèse des travaux des deux fiôres, les sensation! de deux âmes n'en formant plus qu'une, notées au jour le jour, dans leur acuité vive et leur originalité. C'est leur confession, parfois risquée, et celle de bien d'autres. OEuvre d'art admirable, dit Alpb. Daudet, un de leurs amis, qui est lo livre de raison de la littérature moderne.
— Lettres de Jules de Concourt. Paris, Charpentier, 1885, in-18 jés. portrait d'après un émail de Cl. Popelin, grav. à Teau- forte par Abot, fac-similé, 3 fr. 50. (Conquet, 1887, pap. holl. br. 10 fr.; 1888, br. 6 fr.)
Ces gaminantes escapades, dit de Pontmartin, Souvenirs d'un vieux critique, 1886, p. 226, peuvent paraître très jolies, très drôles^ sous seing privé et à huit clos. Imprimées et publiées, elles sont navrantes. Il est arrivé à la littérature par la peinture. Il s'est efforcé d'amener les deux arts à un mariage qui n'est précisément ni d'inclination ni de raison. A ce titre, il est resté un peu rapin avec tout ce qui s'ensuit en fait de crutlités de langage, d'argot d'atelier et de corps de garde. Ces deux éléments, la haulte graisse et la préciosité, la gaminerie et le raffinement ont essayé de se fondre dans ce recueil de lettres. Ils n'y ont pas réussi. Plus amoureux du rare que du beau^ un peu talon rouge ainsf qu'il convient à un modernisant épris de bric-à-brac, Jules de Concourt ne sortait de cher M"»* d'Epinay que pour aller saluer la princesse Matbilde, et ne quittait Trianon que pour la rue de Courceîles.
— LoRETTE (la^. Paris, Dontu, 1853, in-32, 1 vign. de Gavarni, titre r. et n.50 c.(Curmer,1874,10 aquarelles de Pauquetdont 1 portrait de Gavarni, m. pi. 580 fr. ; LefiUeul, 1880, br. 15 fr.)
Première édit. très rare, surtout avec la vignette.
— 3° ÊDiT. Paris, Dentu, 1855, in-32, 1 vign. de Gavarni, 50 c. (Rouquett3, 1878, br. 7 fr. ; LefiUeul, 1879, br. 16 fr.; Dorbon, 1881, 'br.
6 fr.)
Même que la précédente avec un nouveau titre. — Paris, Charpentier, 1883, in-16, 1 vign. de Gavami, 6 fr.
— Madame Gervaisais. Paris, librairie internationale, 1869, in-8, 5 fr. (Sainte-Beuve, 1870, br, avec Renée Mauperin, 32 fr. ; Rouquette, 1878, br. 8 fr. ; Ck)nquet, 1883, br. 15 fr.)
Tiré à 25 ex. pap. holl. ^
— Nouv. édit. Charpentier, 1885, in-3è, 4 fr.
Ce roman est l'étude d'une sentimentale, libre-penseuse qui, un jour s'éprend à Rome d'une religiosité morbide pour les monuments cbréliens,se glisse enfin dans le confessionnal, se délecte dans les macérations et so méprisant elle-même et les autres, tombe, foudroyée d'une fanatique terreur aux pieds du pape, et meurt. C'est l'autopsie de l'hystérie religieuse.
— Madame de Pompadour ; nouv. édit. revue et augm. de lettres et dociynents inédits tirés du depat de la guerre, de la bibliotli. de TArsenal, des Archives nationales et des collections particulières. Paris, Charpentier, 1878, in-18 jés. 3 fr. 50.
La première édit. a paru dans les Maîtresses de Louis XV.
— Maison (la) d'un artiste. Paris, Charpentier, 1881, 2 vol. in-18 jés.
7 fr (Rouquette, 1884, br. 15 fr.)
Ouvr. d'Ed. de Goncourt.
— Maîtresses (les) de Louis XV, lettres et documents inédits. Paris, Didot, 1860, 2 vol. in-8, 10 fr. (Sainte-Beuve, 1870, br. 8 fr. 50 ; Dorbon, 1888, toile, 20 fr. ; Sapin, 1888, br. 10 fr.)
Première édition republiée chez Charpentier sous les titres de : la Du Barry, Duchesse de Châteauroux, madame de Pompadour. Ces dernières édit. sont plus complètes que la première.
— Maîtresses (les) de Louis XV. Paris, Blaisot, s. d. in-8, 6 portr. à Peau-forte de J. et Ed. do Goncourt, grav. par Céroni, (Morgand, 1882, br. 60 ir.)
• Ces portraits, tirés sur chine à 100 exempl. s'ajoutent à l'édit. de Didot.
— Manette Salomon. Paris, librairie internationale, 1867, 2 vol. 12, 6 fr. nouvelle édit. Charpentier, 1877, in-18, 3 fr. 50.
Tiré à 25 exempl. pap. de hollande. Coriolis, un peintre de talent, de génie peutêtre, s'amourache de Nanette, une juive, son modèle, il l'épouse avec toute sa famille, et pour satisfaire leur amour de l'argent, il abandonae l'art pour faire du métier et il glbse, malgré des ressauts et des révoltes, dans l'aTachissement. L'art exploité et tué par l'argent, telle est la thèse de ce roman. Les théories de l'art romantique, de la fantaisie la plus élincelaiite, sont exposées dans un style éblouissant, très cherché, mais d'une incroyable finesse de ciselure. C'est un livre, celui-là, à lire lentement, un rrai gourmet, sans passer une ligne, un mot ; h lire môme tont haut pour saisir le cliquetis des mots, le charivari endiablé des tirades. Un chef-d'œuvre de sentiment au milieu de tout cela : la mort d'un singe.
— Mystères (l^s) des théâtres avec Cornélius Hofif (pseudonyme du comte de Villedeuil). Paris, Librairie nouvelle, 1853, gr. in-8, texte encadré, 5 fr. (Baur, 1874, br. 6 fr. ; tk)nquet, 1880, br. 9fr. ; 1881, br. 8 fr. ; Hénaux, 1881, br. 8 fr. ; Morgand, 1882, br. 15 Ir.)
RëQDion d'articles de critique dramatique, publiés dans les joomaax l'Edair et Paria fondés par le comte Ch. de Villedenil.
— Notules, additions, errata précédés du titre et de la préface du livre l'Art du xyiii® siècle. Paris, Dentu, 1875, in-4, 4 eaux-fortes, 20 fr. (Morgand, 1882, br. 20 fr.)
Cette livr., la douzième^ forme le complément des 11 tirées en première édition^ de 1859 à 1870, à 200 exempl.
— Patrie (la) en danger, drame en cinq actes, en prose. Paris, Dentu, 1873, in-18, 143 pp. 2 fr. (Asselineau, 1875, br. 4 fr. ; Rouquette, 1882, br. 6 fr.)
Cette pièce, non jouée et pourtant lue i la Comédie Française, sous le titre de Mademoiselle de la Rochedragon, n'est pas du théâtre, c'est une série de scènes dans lesquelles le lien manque et où l'intérêt fait complètement défaut.
— Peinture (la) à l'Exposition de 1855. Paris, Dentu, 1855, in-18, 52 pp. 2 fr.
Tiré à 42 exempt.
— Portraits intimes du xyiii® siècle, études nouvelles d'après les lettres autographes et les documents inédits. Paris, Dentu, 1857-58, 2 vol. in-18, titre r. et n. 6 fr. (Lefilleul, 1879, br. 10 fr. ; Ck)nquet, 1881, br. 15 fr.; Dorbon, 1888, br. 12 fr.)
Les deux vol. réunis sont assez rares.
— Nouv. édit. Paris, Charpentier, 1878, in-18 jés. 3 fr. 50.
— Premier (un) livre. En 18.., avec une préface d'Edm. de Goncourt. Bruxelles, Kistemaeckers, 1884, in-12, 3 fr. 50.
Ce volume, paru le jour même du coup d'État, le 2 décembre 18bl, fut considéré par l'empire naissant comme un suspect et les auteurs peu rassurés s'empressèrent de le détruire. Quelques exemplaires seulement ont échappé à cet auto-dafé de la peur,
— Quelques créatures de ce temps, nouvelles ; nouv. édit. Paris, Charpentier, 1876, in-18, 3 fr. 50.
Réimpression de Une Toiture de masques.
— Renée Mauperin. Paris, Charpentier, 1864, . in-18 jés. 3 fr. 50, (Sainte-Beuve, 1870, un des 10 ex. pap. hoU. br. 32 fr. ; Conquet. 1880, br. 5 fr. 50 ; Rouquette, 1885, br. 20 fr.)
Edit. oriç.
1— Nouv. édit. Paris, Lemerre, 1875, in-16, portr.
— Paris, Charpentier, 1880, in-32, 2 eaux-fortes, 4 fr. (Rouquette, 1882, br. 10 fr.)
— Paris. Charpentier, 1883, in-8, 10 eaux-for^s de James Tissot, 6 fr. (Rouquette, 1885, pap. holi. br. 30 fr.)
Ce roman est une critiqae Bévère des mœurs de la bourgeoisie. Renée, cœur honnête pourtant, pousse ia nérrose de l'honneur jusqu'à la l&cheté, elle dénonee son père qui a troqué le nom de ses ancêtres, contre un nom de fausse noblesse, à un gentilhomme auquel il appartient. De là duel et mort de son frère. Cette honnêteté féroce répugne et bien qu'elle meure de remords, ce ch&timent ne suffit pas pour regagner notre sympathie : qui prouve trop, prouve à faax.
— RÉVOLUTION (la) dans les mœurs : la famille ; le monde ; la vieille femme ; les jeunes gens ; le mariage ; les demoiselles à marier ; les gens riches ; les lettres et les arts ; la pudeur sociale ; le catholicisme. Paris, Dentu, 1854, in-12, 1 fr.
Brochure peu commune.
— Saint-Huberty (la), d'après sa correspondance et ses papiers de famille. Paris, Dentu, 1882, in-16 carré, texte encadré, frontisp. de Lalauze, 8 fr. (Sardou, 1882, un des 100 ex. pap. de hoU. br. 10 fr. ; Conquet, 1883, br. 8 fr. ; (^ouzot, 1884, pap. de hoU. br. 15 fr. ; pap. vél. 8 fr. ; Brasseur, 1888, br. 8 fr.)
Ouvr. d'Edm. de Concourt.
— Salon de 1852, peinture, dessins, sculpture, gravure, lithographie. Paris. Lévy, 1852, in-12, 3 fr. (Fontaine, 1872, br. 5 fr.)
— Société (la) française pendant le Directoire. Paris, Didier, 1864, in-12, 3 fr. 50.
— Sœur Philomène. Paris, Librairie nouvelle, 1861, in-18 jés. 2 fr. (Lepin, 1880, br. 10 fr.)
Edit. orig.
— Nouv. édit. Paris, Lemerre, 1876, in-16, 6 fr. (Gonquet, 1883, dem. m. 9 fr.)
Tiré à 25 ex. pap. de holl.
— Nouv. édit. Paris, Charpentier, 1877, in-18 jés. 3 fr. 50.
Ce roman est un chef-d'œuvre de simplicité et de douleur profonde. Un interne aime une soeur d'hôpital ; dans un moment d'ivresse il veut l'embrasser ; elle le repousse ; repentant et désespéré, il se fait une piqûre chirurgicale et meurt. Près de son lit d'agonie, une sœur pleure et prie, c'est sœnr Philomène qui offre à Dieu, dans ce dernier sacrifice, son amour et sa douleur. C'est honnête et touchant, les frères de Concourt ont fait cette fois mieux qu'un beau livre, ils ont fait une bonne action.
— Sophie Arnould d'après sa correspondance et ses mémoires inédits, Paris, Poulet-Malassis, 1857, in-12, 2 fr.