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J? </y^* hôun min tjyeng eum.
La vraie prononciation enseignée au peuple, ouvrage CX)MPOSÉ PAR" LE Koi.
Ouvrage sur la transcription du chinois en lettres coréennes, composé par le Roi Si/ei tjong ; cité dans la postface et dans Tavertissement du Sam oun 9yeng houij dans le Tjin en tjip^ N? 162, dans le Tai long oun oh.
Le Moun kenpi koy liv. 51, fait l'historique de cet ouvrage et en reproduit presque intégralement la préface et le texte :
" En 1446, le Roi Syei tjong composa le E " ^jy^ houn min tjyeng eum. Le Roi, ayant re-
marqué que tous les peuples avaient inventé des caractères pour noter chacun son dialecte, et que, seule, la Corée n'avait pas de caractères, forma vingt-huit lettres, ^ -;^, tjà moUy auxquelles il donna le nom de caractères vulgaires, ^ ^, en viotin ; il fonda un bureau dans son palais et ordonna à Tjyeng liin tji, ^l^^j ^S'm Syouk
ljy(nij ^ ^ iB*> ^^^9 ^^^ niouTij ^ zl R^, Tchoi Hàng^ ^ '^j et autres de les écrire d'une façon définitive. Ces lettres ressemblent (comme figure) aux anciens caractères sigillaires ; elles sont divisées en sons initiaux, moyens et finaux. Bien que ces caractères soient peu nombreux, (l'ordre) en étant facile à intervertir, ils peuvent transcrire toutes les prononciations ; ils servent sans difficulté pour ce que les caractères ordinaires ne peuvent noter. L'Académicien chinois Hoang Tsan, ^ ]^, étant alors exilé dans le Liao tong, ^^, Syeng Sam moun et autres reçurent l'ordre de l'aller voir et de prendre des informations sur la prononciation et les rimes ; ils allèrent au IJao tong et en revinrent en tout treize fois." La préface de Tjyeng Jiin fjî, aprè.s quelques considérations générales, continue : " Autrefois Syel
* Tchongy f$ ǧ[, du royaume de Sin ra créa l'écri-
* ture ri tok^ ^ ^, (prononciation usuelle nido pour ^ ritOy cf. N? 43), qui est usitée jusqu'aujourd'hui ' dans les yamens et parmi le peuple. Mais elle se
* compose uniquement de caractères empruntés au
* chinois, qui sont durs (pour le style), dont le sens
* est étroit et dont l'usage, de plus, est inélégant et
{yfh. 2r ^•)
mi
" mal établi ; ils ne peuvent pas rendre la dix-mîllîè- " me partie du langage." Tjyeng fait ensuite l'éloge de l'invention royale, à l'aide de laquelle on expliquera les livres, on facilitera le jugement des procès, on pourra transcrire le bruit du vent, Te cri de la grue, le chant du coq, l'aboiement du chien. Il ajoute que lui et ses collègues ont reçu l'ordre d'expliquer cette nouvelle écriture, de façon que, seulement en la regardant et sans maître, on la puisse comprendre. Le Moun hen pi ko cite ensuite les paroles du Roi : " La langue coréenne étant différente de la langue " chinoise, les caractères chinois ne la rendent pas suffi- ** samment. C'est pourquoi les gens du peuple désirent " dire une chose et n'arrivent pas à exposer leurs ** sentiments : cela est fréquent. Emu de pitié, j'ai " inventé vingt-huit caractères qui seront facilement " appris de tous et serviront aux usages journaliers." Suit le tableau des lettres coréennes :
Molariennes a eum
ng
(muet comme initiale)
, initiale de ;^, honuy et aussi de j^, koa ;
hk initiale de 'j^, hkoai ;
initiale de ^, ngep (habituellement epY"^)
1. Le Sam oun syeng houi écrit ici ô ; ce son s'est coufoiidu avec O (voir gutturales).
(«>/ti'$v^)
LTV. n : ÉTUDE DES LANGtJEB.
Linguales
syel eum
Labiales
tjin eum
Dentales
tcJii etim
Gutturales hou eum
initiale de -^^ touj et aussi de ^ÊL, tam ;
ht initiale de ^^ htàn ;
I n initiale de ^, na ;
initiale de ^, pyelj et aussi P de :^, po ;
tj
initiale de ^, Apyo ;
initiale de 5S> ^** î
initiale de fj!, tjeuky et aussi
nitiale de ^, tchim ;
CymoiiUlé initiale de ^, yoP^'
initiale de ^, symily et aussi ^ de ^, sya ;
initiale de jê> Aet/jo (aujourd'hui enpY^^*\
r initiale de ^, Ae, et aussi de