‹ Bibliographie coréenneChapitre 158 sur 413 · C. des Int.— L.O.V · texte numérisé non relu

C. des Int.— L.O.V

1? volume, liv. I : préface (4 feuillets) du Tjyoung han tchyep kài sin e, datée de la 11! lune de l'année 9in tchyouy ^ 3: (décembre 1781) et signée de Ri Tarn y ^ Jill, Membre du Conseil du Gouvernement. — Avertissement du Kài syou tchyep hai »in e, NS 156, (fol. 5 à 7). — ^Dialogues entre fonctionnaires coréens et japonais : première entrevue. Visite à bord d'un bateau japonais pour demander le but de sa venue (30 fol.).

. pi. vu.

jA

JL

WB

va

Titre du Tdtyep kài tin e (N; 167),

2f volume, lîv. II : causerie en buvant le thé, en prenant une collation. Examen des objets destinés au Roi (26 fol.).

3f volume, liv. III : banquet offert à Tong ràiy ^

, à renvoyé japonais, etc. (33 fol.).

4S volume, liv. IV : examen des marchandises (cuivre et étain) apportées par les Japonais (35 fol.).

5S volume, liv. V : départ de Tenvoyé coréen ; il arrive à Tài ma tOy i^ iH 1^ (japonais " Tu sima *% O ti)(22fol.).

6f volume, liv. VI : entretien avec le Prince de Tài ma to ; départ pour Kang hoj 2[ ^ (japonais " Ye do^ h "à) (31 fol.).

7? volume, liv. VII : le Prince de Tchyouh tjyeriy ^m (japonais "Tiku zen", i><-^*^) vient attendre Tenvoyé. Arrivée à Ye do, visite au Tai kouUj "^^ (|§ Qj koan pàik^ japonais "kuwan paku,, < t)A.\d^<) {21 fol.).

8? volume, liv. VIII : l'envoyé refuse les cadeaux. Il repart pour Tai hpan, "^^ (japonais **Oho saka", ill/3: ^ }^^). Le Prince de Tài ma to l'invite à un banquet et lui fait ses adieux (27 fol.).

9? volume, liv. IX : danses. Echanges de politesses. Provinces et districts du Japon (19 fol.).

10s volume, liv. X (l^T partie) : modèles de lettres : premières entrevues, rendez-vous pour boire le thé, envoi de cadeaux (15 fol.).

lit volume, liv. X (2f partie) : correspondance relative à la présentation des cadeaux au Roi, et au banquet ; remerciements ; lettres à échanger à l'arrivée et au départ d'un bateau japonais (22 fol.).

106 LTV. II : irrUDE DES LANGUES.

12! volume, lîv. X (3? partie) : lettres pour rappeler rînterdîction de faire le commerce du cuivre et de rétain, pour demander le grain et le bois nécessaires au ravitaillement des bateaux, pour l'échange de politesses et de félicitations (17 fol.). — Syllabaires "kata kana " >i^ 1g :^, * ^ * "J* , et " hira kana" ^IS.^» C^f^/^^"^» avec prononciation coréenne, et portant pour chaque caractère japonais la syllabe "man yehu kana" d*où il est tiré — Syllabaire "hira kana " avec la finale n, ^ , ajoutée à chaque caractère et la prononciation coréenne. — Combinaisons de syllabes "hira kana" avec prononciation coréenne. — Syllabaire "man yehu kana" ^HlM^» *33"T ^ ^ tir> 31 régulier, carré et cursif, avec prononciation coréenne ; plusieurs formes sont données pour chaque syllabe. — Différentes formes cursives de mots et terminaisons fréquents en japonais, avec transcription coréenne et traduction — Syllabaire "kata kana" rangé par ordre d'initiales; syllabaire "kata kana" par ordre de finales, avec explications sur la prononciation (8 fol.).

La disposition typographique est la suivante : chaque page est divisée en quatre colonnes ; dans chacune des colonnes, la première ligne à droite est la prononciation coréenne, au centre le texte japonais (hira kana), à gauche le sens représenté par des lettres coréennes et quelquefois par des caractères chinois.

Liste (1 fol.) des neuf fonctionnaires de la Cour des Interprètes qui ont collaboré à la nouvelle édition de cet ouvrage, publiée en Tannée mou ijin, J^^

(1748) ; parmi eux figurent Tchm Hak ryeng^ ^ Ép , et Tchoi Syou w, -^É ^ tl> ^^^^ ^^ retrouvera plus loin les noms.

Liste (1 fol.) des six fonctionnaires de la même administration chargés de surveiller la réédition de Tannée sin tchyou, ^ 3: (1781).

La préface et l'avertissement de cet ouvrage fournissent sur les différentes éditions des détailes précieux, que nous compléterons au moyen du Htœig moun koan tjij (liv. 2, fol. 3 et sqq., liv. 7, fol. 20, liv. 8, fol. 7 et sqq.,) et du Tai tyen hoi htongy (liv. 3, fol. 13). Pendant la guerre de Tannée im tjiriy ^ j^ (1592), un fonctionnaire de la Cour des Interprètes, Kang Ou «y^^> J^ jS il> originaire de Tjin tjyou, ^ ^|, fut fait prisonnier et emmené en captivité au Japon, où il resta pendant dix ans : il y apprit la langue et, quand il revint dans son pays, il composa le Tchyep kài sin e, publié en 10 volumes en Tannée 1618, ^ M Jtft ^- Ce livre fut employé depuis lors pour Tenseignement du japonais ; mais, par le fait que les Coréens se transmettaient les uns aux autres leur connaissance de ce langage, la prononciation s'altéra de telle sorte que, lorsqu'on eut l'occasion de converser avec des Japonais, on ne parvint .pas à se comprendre. En même temps, la langue japonaise s'était modifiée et beaucoup d'expressions contenues dans ce livre, n'étant plus en usage, étaient devenues inintelligibles. Une nouvelle édition était nécessaire. En Tannée 1670, le Conseiller admirable Tjyeng Yang hpa^ ^ Rif ^> adressa un rapport au Roi sur ce sujet et

108 LIV. II : ETUDE DES LANGUEa

Touvrage, transcrit par An Sin houi, ^ ^ H^, fat imprimé en caractères mobiles en Tannée 1676. Dans cette réimpression, on ne conserva que les expressions employées alors et on supprima toutes celles qui avaient vieilli : par suite, on en changea les huit ou neuf dixièmes. De plus, dans l'ancienne édition, on avait écrit auprès des caractères japonais la prononciation coréenne, et l'explication était placée à la suite des phrases ; on reconnut que ce système manquait de clarté et, dans le nouveau livre, on mit au centre le texte japonais, à gauche la traduction, à droite la prononciation. De plus, le dixième volume ayant été considérablement augmenté, on dut le diviser en trois cahiers. En l'année 1700, le magistrat de police Pak Syei yeng^ i^^ ^ ^, fit graver le même ouvrage à Quelpaërt, Tjyei tjyouy ^ jft| . En l'année 1747, les Interprètes Tchoi Hak ryeng et Tchm Syou iUf qui accompagnaient l'envoyé coréen au Japon, emportèrent cet ouvrage avec eux et, grâce aux renseignements que les Japonais leur fournirent, ils purent y faire de nouvelles corrections. L'ouvrage, sous le titre de Kài syou tchyep Tcài sin Cj fut imprimé par ordre du Gouvernement à l'Imprimerie Royale, en l'année 1748. La prononciation qui y était figurée, était correcte : toutefois les caractères japonais n'avaient pas été corrigés. Quelques années après, Tchùi Hak ryeng fut chargé d'une mission oflficielle à Tong rai et pria les Japonais de lui procurer des types de caractères de Oho saka, '^ ^j et de Ye do, XL ^- Grâce à cette comparaison, il parvint à modifier les caractères inexactement reproduits : l'ouvrage

était devenu parfait. Tchoi le fit réimprimer à ses frais en caractères mobiles. Les exemplaires en étant devenus introuvables, le Conseiller admirable, Kim Pâik kokj ^ j^ ^, qui fut à la tête de la Cour des Interprètes pendant dix ans, se préoccupa de le faire réimprimer. Un sieur Kim Hyeng ou, ^ ^ ^, le fit alors graver sur planches, conformément, à l'édition en caractères mobiles, sous le titre de Tjyoung kan tchyep kâi sin e, en l'année 1781.

Le Tchyep kài sin e est le seul ouvrage employé pour les études de japonais depuis 1678 et figure sur le programme des examens à l'exclusion de tous Ise autres livres mentionnés dans ce chapitre.

Page 1