‹ Bibliographie coréenneChapitre 22 sur 413 · m M (IC · texte numérisé non relu

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3. Pour établir la concordance entre les dates européennes et les noms de règne chinois, je me suis servi des ouvrages de W. F. Mayers et du P. Iloauff ; pour les quelques dates japonaises que j'ai citées, j'ai eu recours aux tables de William Bramsen.

• INTEODUCTION. XLI

Telles sont les circonstances où est né ce livre, tels sont les i»nseignements que j'ai trouvés et les difficultés qui se sont présentées à moi. Je me propose maintenant âans cette introduction de dégager des documents rassemblés les conclusions les plus générales relatives au livre coréen, au triple point de vue du livre matériel, si je puis dire ainsi, de la langue employée et des idées exprimées.

Le papier coréen est fait avec Técorce de l'arbre tjyé^^^ sorte de mûrier qui pousse en grande quantité en Corée et au Japon ; cette écorce macère dans l'eau pendant un certain temps, puis elle est battue, aplatie, séchée au soleil, blanchie ; mais elle n'est jamais complètement broyée, de sorte qu'un grand nombre de fibres subsistent intactes dans le papier. Le plus beau se fabrique à l'automne : il est très difficile à déchirer, épais, lisse et d'un ton ivoirin ; la déchirure est cotonneuse, il a d'une étoffe la résistance et presque la souplesse. La première qualité est d'un usage rare, elle ne sert guère que pour certaines pièces officielles» pour des listes de cadeaux envoyés par le

1* ^ ! japonais kôzou (kouzu, ^ 5 i^)i broussonetia pap^rifera.

XLn INTRODUCTION.

Koi et pour quelques impressions très soignées. Les qualités secondaires, avec la même texture, sont moins épaisses, étant plus battues, ce qui permet de la même quantité de matière de faire plus de '«feuilles ; lorsque ce papier est très mince, les baguettes des claies, sur lesquelles on le fait sécher, y laissent une légère trace transparente, ce qui lui donne un aspect vergé. Les belles espèces de papier de seconde qualité ^^^ sont en usage pour écrire les compositions des examens ; ces compositions sont ensuite achetées par des industriels et passées à Thuile, le papier acquiert ainsi plus de • résistance et deisdent complètement imperméable, il sert alors à faire des manteaux pour la pluie et à tapisser le sol des habitations, on en recouvre des paniers, on en fait des éventails. Le papier commun est préparé avec les parties les plus grossières de Técorce et avec le résidu de la fabrication des plus belles qualités, on y ajoute aussi de la paille et d'autres corps étrangers : au battage, il s'amincit inégalement et présente des trous à côté de parties épaisses. Avec le papier de seconde qualité enduit d'une teinture jaune gommeuse, on fait les couvertures de livres.

Dans les livres coréens de quelque époque qu'ils

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