‹ Bibliographie coréenneChapitre 21 sur 413 · Nyen ho, ^ SJ · texte numérisé non relu

Nyen ho, ^ SJ

3. Il n'en a pas toujours été ainsi, et les changements do noms de règne étaient jadis très fréquents et avaient souvent un effet rétroactif sur la partie de Tannée écoulée jusqu'au jour du changement de périodei Tous les monarques de l'Asie Orientale ont, à un moment ou à un autre, imité l'Empereur de Chine et donné des noms de bon augure aux périodes d'années ; mais, tandis que les états qui refusaient de reconnaître dans toute son étendue la suprématie chinoise, le Japon et l'Ânnam par exemple, ont continué jusqu'à présent à employer des nums de rè^ne spéciaux, la Corée, dès le X* siècle, a affirmé sa fidélité de vassale, en adoptant définitivement les poms de règne chinois.

XL INTRODUCrrON.

chinois : cette notation chronologique est très claire. Mais la Corée, bien qu'ayant reconnu dès 1637 la suzeraineté des Mantchous, et devant par suite employer les noms de règne de la dynastie des T»hing^\ ne s'est conformée qu'à regret et incomplètement à cette obligation : par un sentiment de loyalisme à l'égard des Ming qui avaient rendu de si grands services à leur pays, un grand nombre d'écrivains coréens, parfois même dans des ouvrages semi-officiels, s'en sont tenus à la période Tchhong tcheng^^\ où régnait le dernier empereur de race chinoise : ils datent par exemple une préface de la 237? année Tchhong tcheng (1863) ; c'est- ainsi qua la fidélité exaltée de certains lettrés a doté la Corée d'une ère de longue durée, ressemblant aux ères occidentales plus que les brèves périodes correspondant aux noms de règne. Enfin, depuis que des relations existent entre la Corée et les puissances occidentales, les pièces officielles sont datées au moyen d'une ère qui commence en 1392, date de la fondation de la dynastie régnante^^\

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