m 'MW Sin you tcho
BrOUILIX)NS (de poésies et compositions FAITES LORS des) apparitions des esprits DES ANCÊTRES.
1 vol. iu-12, 25 feuillets, mss.
Auteur: Syek ong, >H
Outre les pièces iudiquées dans cette 2î partie, en trouvera quelques autres poésies coréennes, soit pièces officielles ou dédicaces, soit traités en vers, placées dans les chapitres auxquels elles se rapportent par le sujet.
238 LIV. IV : LITTERATUBEL
3! Paktie
POESIES œREENXES.
424 ^ 0] iH ^
Ka kok ouen rymi.
La source et le ruisseau des chansons.
1 vol. îii-4, 115 feuillets, mss.
Préface par Nexmg Kài tjài^ hÊ 3jj 5^, faisant brièvement l'historique de la chanson en Chine : les anciennes chansons chinoises ne sont autres que les poésies du Chi king; lors de la décadence des Tcheou, ^ (III? siècle avant notre ère), les chansons des pays de Tcheng, ^ {Ho fian, îBf '^), et de Oei, ^ (sud du Tchi U, ^ ^), obtinrent une grande vogue et se perpétuèrent sous les Man, ^ (206 av. l'ère chrétienne à 220 après) : ce sont elles que l'on trouve dans les recueils littéraires, dans l'histoire des Tsin, ^, et dans les recueils, de musique ancienne, Kou yo fou, ^^M^ A^^^ IVf et VS siècles, l'influence tartare fit abandonner peu à peu l'ancienne musique chinoise; sous l'Empereur Oou H des Tcheou, M ^ ^ (560-577), on commença à faire des vers chinois destinés à être accompagnés parle phi pha, ^ ^ (guitare à quatre cordes d'origine septentrionale) : c'est cette musique qui s'est peu à
CHAP. I î POÉSIE, 239
peu répandue et a presque fait oublier l'ancienne musique chinoise.
Indications sur la direction de la voix, la prononciation des mots, Tattitudedu corps pour celui qui chante.
Liste des chansons contenues dans Touvrage.
Règles à suivre pour frapper le tambour d'accompagnement.
Ces chansons sont écrites en caractères coréens, les expressions sino-coréennes étant notées en caractères chinois : c'est, à ma connaissance, le seul ouvrage où l'on ait employé ce mélange des deux écritures. Ces chansons sont, pour la plupart, dues à de hauts fonctionnaires coréens, quelques-unes remontent à la dynastie de Ko rye, d'autres sont du siècle dernier.
Toutes ces chansons sont du genre appelé si tyo, . ^ Pi> elles sont assez brèves, formées parfois de trois ou quatre vers ; les plus longues sont divisées, par le sens et par la musique, en strophes de trois vers. Le vers coréen n'a ni rime ni quantité, le nombre des syllabes varie approximativement; entre douze et vingt, chaque phrase ou membre de phrase forme un vers : la recherche des expressions poétiques, la brièveté de la phrase, qui n'a qu'une vingtaine de syllabes, au lieu de plusieurs pages, et une certaine cadence sont les seules diflférences entre la prose et la poésie. Les chansons de ce genre s'accompagnent avec la flûte, les instruments à cordes et le tambour.
Les chansons dites ka ^â, 1^ ^, sont beaucoup plus longues et ne sont pas divisées en strophes, l'accom-
t¥> LTV. IV:
pagnement est analogne à celui des précédentes. D y a encore les tjap Jta, j^l ^> sortes de complaintes chantées, parfois mimées par un oa même deux personnages : la mesure est marquée par le tambour. Les chansons des deux derniers genres ne sont chantées que par des bateleurs.