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raTBOMXTION. LV
L'impression, bien qu'inférieure à celle de la classe précédente, est encore très nette, les caractères, d'un type analogue, sont plus grêles, le papier est bon, le format varie de Tin-folio au petit in-octavo. Mais les livres de ce genre sont d'un aspect beaucoup moins un que les ouvrages royaux ou les ouvrages bouddhiques antérieurs au XVIIIS siècle et ils forment une dégra- • dation presque insensible depuis les impressions royales jusqu'aux volumes communs.
La plupart des livres imprimés à l'aide de caractères mobiles sont des éditions royales et, pour la qualité du papier, le format, les titres, préfaces, avertissements, adresses de présentation,' o£Prent les mêmes ' marques distinctives dont j'ai parlé plus haut, à propos des ouvrages gravés par ordre royal ; les titres en grands caractères, les préfaces fao-shnilé du manuscrit de Tauteur sont imprimées au moyen de planches ; assez fréquemment la page du titre porte mention de l'emploi des types mobiles. Le style des caractères usit^ dans la typographie coréenne à l'origine, est celui de l'écriture des 8ong ; les formes un peu anguleuses, les déliés très minces qui le caractérisent, conviennent bien au travail du métal ; ce slyle a, d'aiUeurs, continué d'être employé jusqu'aujourd'hui sans différence sensible et, à défaut de date ou d'in-
LVI INTRODUCmON.
dications sur l'époque du livre, Taspect seul des caractères ne saurait faire soupçonner si le volume est du XVS siècle ou du XIX?: pendant la première période de la typographie coréenne, on a surtout imprimé des ouvrages d'histoire et de morale ; c'est au XVIII? et au XIX? siècles que des livres de littérature et d'administration ont été publiés au moyen de ce procédé : je citerai, comme principales éditions, le Sam hang hàing sil to (n? 253), de 1434, le / ryoun haing %il to (n? 275), de 1518, le Mahàvaipulya sûtra (n? 2634) de 1465, le Thong kien hang mou (n? 2145), de 1438, le Moun hen pi ho (n? 2112), de 1770, le Byouh tyen tyo ryei (n? 1462), de 1866. Des types mobiles différents des précédents, d'une forme légèrement cursive et très élégante, ont été fondus et employés sous le règne de Tjyeng tjong^^\ principalement pour le Byoun eum qui est indiqué au n? 1472 et date de 1776, pour le Myeng eui roh (nS 2042), de 1777, le Kàing tjyang Toh (n? 1903), de 1786, le Sa heui yeng syen (n? 2119), de 1796.
Ce procédé d'impression n'est, d'ailleurs, pas resté renfermé dans la Bibliothèque Royale : diverses administrations s'en sont servi, ainsi la Cour des Inter-