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prêtes pour le Tong moun ho ryak (n? 1744) ; mais il ne paraît pas avoir été fort répandu, probablement à cause des frais considérables qu'entraîne la confection de types en cuivre. Les ouvrages imprimés en caractères mobiles par ces administrations et par des particuliers, car il en existe quelques-uns, sont loin d'avoir l'élégance des impressions royales dues au même procédé.
En dehors des quelques classes que je viens d'indiquer, il existe encore un bon nombre de livres, en caractères chinois, qu'il est difficile de faire rentrer dans aucune d'elles et qu'aucune ressemblance ne permet de réunir ensemble, format, papier, style des caractères, tout étant dijfférent ; ce sont des livres de littérature, d'histoire, des reproductions d'ouvrages chinois, des œuvres des lettrés célèbres, publiées aux frais des collèges où ils sont honorés, ou par les soins de leur famille ; très restreint est le nombre des livres de la sorte qui sont imprimés par les libraires dans un but commercial. Comme quantité, ces ouvrages forment au plus un quart de ceux que l'on rencontre chez les marchands de hvres ; avec les volumes tout à fait communs, presque tous en coréen, qui , composent plus de la moitié d'uS fonds ordinaire, ils sont seuls
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à constituer Tobjet habituel et direct du commerce de la librairie ; car les ouvrages imprimés par ordre royal, les livres administratifs et les livres bouddhiques sont destinés à l'usage des bonzeries, des yamens et du Palais, ainsi qu'aux dons que fait le Eoi, et ils n'entrent dans les librairies que par occasion ; ils y forment cependant peut-être aussi un quart environ du fonds total, à cause du petit nombre des livres publiés pour être mis en vente.
Le peuple coréen, en effet, est trop pauvre généralement pour qu'un livre puisse se vendre, s'il coûte plus de quelques sapèques ; ce prix est celui des volumes communs que l'on voit partout en si grand nombre. Toute édition plus soignée et plus chère n'a qu'un débit très peu considérable, et le Ubraire n'en saurait faire les frais ; si parfois il se hasarde, c'est en s'assurant d'avance quelques souscriptions. Aussi, un ouvrage n'est-il jamais tiré qu'à un petit nombre d'exemplaires et, comme les planches subsistent, on continue de l'imprimer au fur et à mesure des besoins ; mais ces planches, sujettes à être gâtées ou détruites par l'humidité, le feu, les mites, ne restent pas longtemps au complet ; habituellement, au bout de quelques dizaines d'années, l'ouvrage ne peut plus être imprimé, à moins d'en graver à nouveau une partie plus ou moins impor-
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tante ; et les livres pour lesquels on se décide à faire ce travail, forment une petite minorité. Pour ceux qui sont imprimés par la Bibliothèque Eoyale et les diverses administrations, les choses se passent à peu près de même : on ne tire d'exemplaires que ce qu'il en faut pour les besoins du service et pour les dons que fait le Eoi, les planches sont gardées en magasin ; cinquante ans après, elles sont pourries. Pour les éditions en caractères mobiles, il n'existe, bien entendu, que les exemplaires imprimés à l'origine. Le livre coréen de valeur est donc une rareté dès le jour oii il paraît ; on parle d'éditions de neuf exemplaires, de vingt exemplaires ; avec l'impossibilité de le réimprimer qui arrive bien vite, avec l'action du temps et le manque de soin, non moins destructeur, il ne tarde pas à devenir presque unique ou même introuvable : c'est ainsi que du Moun hen pi koy qui date de 1770, il subsiste quatre exemplaires à la Bibliothèque Royale et deux seulement ont passé dans les librairies depuis une dizaine d'années, ils ont été achetés par des Européens. Quant aux livres communs, ils sont imprimés à profusion, tel petit volume bouddhique, de quatorze feuillets (n? 2648) a été tiré à deux mille exemplaires ; mais les planches et les volumes mêmes sont encore plus exposés que ceux