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ces planches sont dessinées au trait, d'une^ façon aussi simple que possible, ce sont presque des figures schématiques et elles n'ont aucune prétention artistique. Les ouvrages, manuscrits ou imprimés, relatifs aux rites "^ renferment de nombreuses gravures du même genre, qui représentent les cort^es, les vêtements, les instruments de toutes sortes employés dans les cérémonies ; elles sont parfois très indistinctes à cause de Tusure des planches, parfois au contraire d'une impression nette et d'un dessin ferme ; dans celles qui représentent des danses, les mouvements et les plis des vêtements sont assez bien saisis, mais la perspective est presque nulle et les personnages sont simplement juxtaposés. Quelques-uns de ces ouvrages contiennent aussi des dessins de fêtes célébrées dans le Palais, de temples, de portes monumentales : ces dessins sont toujours d'une précision très sèche à cause de l'absence des ombres, mais la perspective est observée exactement ; le point de vue est placé très haut et l'eJSet est analogue à celui de beaucoup de dessins européens du Moyen- Age. Les scènes de la vie de Confucius
1. 0 ryei eut (nî 1047) ; Sang ryei po hpyen (n? 1316) ; Hoa $yeng ïïyeng yek eut houei (n; 1299) ; Tjin tjyaJc tjyeng ryei eui kouei (n; 1302) ; ÎJftn ichan eui hmei (n? 1305, 1306, 1307) ; Ouen hàing tjyeng ri eui kouei (n^ 1398).
LXVI INTBODUCrrrON.
du Kouel ri tji (nS 282) et du Syeng tjyek to (n? 283), les machines, les forteresses du Yen po to syel tjeup yo (n? 2480) et du Tjeung po tjetih keuh rok (n? 2481), reproduites de dessins chinois, sont loin de dépasser, à aucun point de vue, les œuvres coréennes. Les planches sont, naturellement» ou manuscrites ou gravées sur bois.
Ces livres, dont je viens de décrire Taspect extérieur, sont ou en caractères chinois, ou en lettres coréennes ; quelques-uns seulement contiennent un mélange des caractères chinois avec les lettres indigènes. Mais ce mélange est tout différent de celui que font les Japonais des idéogrammes avec les signes de leurs syllabaires : le coréen est mis à coté du texte chinois soit pour le transcrire, soit pour le traduire, il sert à expUquer un passage, à indiquer la prononciation d'un caractère, mais la phrase en chinois se sufBit à elle-même et le coréen n'est ajouté qu'à titre de secours pour le lecteur peu lettré ; ce système est celui qui est suivi dans presque tous les dictionnaires, dans un bon
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nombre d'ouvrages sur les langues étrangères, la médecine, Tastrologie, dans quelques éditions des classiques, dans certains livres bouddhiques et taoïstes. L'emploi simultané des deux sortes de caractères concourant à former une seule et même phrase, où les lettres coréennes sont réservées pour les particules grammaticales, n'existe, à ma connaissance, que dans un recueil manuscrit de chansons, le Ka kok ouen ryou (n? 424). Les caractères chinois sont presque toujours usités en Corée sous la forme correcte ; toutefois, dans des volumes tels que le You sye hpil tji (n? 43), le Sye tjyen tai moun (n? 187), dans certaines pièces oJËcielles, un sinologue remarquera des caractères employés de façon inexplicable, et d'autres caractères qui n'ont rien des lettres coréennes et qui ne sont pas non plus chinois. Un bref examen des livres coréens nous conduit donc à rechercher quelle part ont, dans l'écriture, ces trois sortes de caractères, coréens, chinois proprement dits et semi-chinois, et d'abord quelle en est l'origine.
Les documents sont peu nombreux relativement à l'introduction et à l'emploi des caractères chinois en Corée : cependant le Sam Jcouh sa heui (n? 1835), ouvrage écrit en chinois au XI? siècle, cite quelques
LXyni INTRODUCTION.
faits intéressants, qui montrent tout d'abord que l'histoire de l'écriture chinoise a été différente dans les divers États qui se divisaient alors la péninsule. Le Ko kou rye, situé dans la Corée du nord-ouest, paraît s'être étendu, à certaines époques sur une notable partie de ce qui est aujourd'hui la Mantchourie ; par sa position même, il avait, avec les royaumes de la Chine du nord, des rapports ou de commerce ou de guerre ; c'est aussi sur le territoire du Ko kou rye que les légendes et l'histoire fixent l'emplacement des états de Tan kouuj de ^eui tja^ de O^ii man^^^ ; or les deux derniers étaient des réfugiés chinois ; c'est donc là qu'a dû apparaître pour la première fois la civilisation, tout au moins la forme chinoise de la civilisation. En effet, le Sam Jcouh sa heui note qu'en l'an 600, onzième année du Roi Yeng yang, ce prince ordonna à Ri Moun tjin^ docteur du Collège des Lettrés, de résumer les anciennes histoires du pays ; Bi Moun tjin en fit un ouvrage en cinq volumes. Le Sam Jcouh ajoute les paroles suivantes : "Dès "l'origine du royaume, on avait commencé à se servir "des caractères et, à cette époque, il existait cent " volumes de mémoires écrits par diverses personnes ;