L.O.V. — Coll. v.d. Gabelentz
A la fin des Song^ ^j dans le district de 3aN if^MÇf % KSr> 1^ femme Han^ mariée à rAcadémkieo Tjan^f^ vit en rêve le ciel partagé en denx. Un génie en descendit et lui dit que le dieu l'envoyait pour se placer sous ta direction (devenir son fiL?). A partir de ce moment, elle devint enceinte d'nn fils, qu'on ap{)ela Otm po. La dynastie des SoiUf finit aloi^ et celle des Yiiethf JC> fut fondée ; rAcadémicien Tjan/f ne voulut pas être fonctionnaire des Ytien et resta dans la retraite à 3an yan^. Le magistrat de cette localité, Stye Sin, le calomnia, Faccnsa de conspiration et le mit en prison. Sa femme alla se plaindre au magistrat : comme elle était très jolie, celui-ci voulut en faire sa concubine ; il tua l'Académicien et il demanda à la femme de vivre avec lui. Elle feignit d'accepter, le pria de la venir voir, Tenivi-a chez elle, le tua et, lui avant ouvert le ventre, en retira le foie, qu'elle alla offrir eu sacrifice à l'esprit de son mari. La femme du magistrat envoya des satellites pour l'arrêter ; ua de ceux-ci, on lui prenant la main, lui promit de la sauver, si elle voulait l'épouser. La femme Han, indignée, se coupa la main que le satellite avait touchée. Tout le monde fut étonné de son courage et on la lai^a échapper. Elle se fit bonzesse. Quant au fils, après avoir étudié le taoïsme, il devint un grand général et disparut, dans sa vieillesse, emporté au ciel par les esprits.
Hoang otm tjyen.
HiSTOiEE DE Hoang Oun.
2 vol. în-4.
^ L.O.V.— Coll. v.d. Qabelentz.
Sous le règne de 3foun tjong (?) ^ ^, de la dynastie des Song^ ^jj, vivaient dans le district de Yang tchean, ^ jHi>.deux fonctionnaires liés d'une profonde amitié, Hoang HaUy ^ ^, et Syel Yeng^ ^^; ni l'un ni l'autre n'avait d'enfants et leurs femmes adressaient de ferventes prières au Bouddha, qu'on adorait dans une pagode de la montagne de Thai hang, >Jc 1t (a^ CJian H, Uj M)* Enfin leurs vœux furent exaucés: toutes deux virent en rêve des enfants qui descendaient du ciel. Madame Hoang accoucha d'un garçon qu'on appela Onn^ ^ ; madame Sgel^ d'une fille qui fut nommée Ov^ tjyoung lan, ^ ^ j^. Peu après la naissance de son fils, Hoang fut condamné à l'exil sur de fausses dénonciations. Avant de partir, il confia son fils à son ami, le chargea de l'instruire et convînt avec lui que Oun épouserait Ouel. Celle-ci grandit et devint si jolie qu'un mandarin jouissant d'une grande influenôe, Yang Tchyel, ^ ^, la demanda en mariage pour son propre fils. Syel Yeng s excusa de ne pouvoir répondre à une requête qui l'honorait, et expliqua que sa fille était déjà fiancée. Yang TchyeU courroucé de ce refus, embaucha une cinquantaine de brigands, leur enjoignit de se rendre dans le village,
41« LÎV. IV : LTTTfeRATlJRE.
tle brûler la maison de Hoang et de tuer toos les gens qui riiabitaient, Oun seul échappa ân niassiicre et se réfucrîa dans la montasnse de .Si vnjeng^ Q 1^; là, il rencontra un sage qui lui enseî^M lc*s sciences militaires.
Se croyant délmrra&se de Oun, Yang Tchyel vonlm s'emparer de Ouel tjyoung tan ; à cet effet, il fit si bien que son père fut nommé à une charge qui l'obligea à se rendre à la capitale. Comme sa mère était morte, la jeune fille resta seule au logis avec ses esclaves ; Yang Tchyel gagna un parent de la famille Syely et cet individu poussa la jeune fille à épouser le fils de Yang Tchyel. Elle n'eut d'autre parti â prendre que de s'enfuir dans la montagne de Thai hang^ déguisée en garçon ; elle y rencontra un sage qui lui enseigna l'art militaire.
Dix ans plus tard, de grandes guerres éclatant
et l'Empereur fit afficher des proclamations dans toat
le pays pour inviter tous ceux qui connaissaient le
métier des armes, à venir passer des examens. Les
deux jeunes gens, Oun et Ouel ijyoung tan, allèrent,
chacun de leur côté, à la capitale, se préjentèrent
et furent reçus. Otœly étant la plus instruite de tous
les candidats, fut nommée Commandant en chef et
Oun se vit- promu au grade de Commandant en
second. La guerre dura plusieurs années et les
' deux généraux se couvrirent de gloire. * L'Empereur
leur donna le titre de prince et voulut les marier
à des filles du plus haut rang. Mais Oun déclara
à rEmi)ercur qu'il avait une fiancée et qu'il ne
voulait piis d'autre femme ; Ouel avoua qu'elle était
CHAP. TÎT î ROMANS. 417
une fill(\ A ce moment, ils se reconnurent et TEmjwreur les maria ensemble. Les deux fonctionnaires Hoang Han et Syel Yeng furent (élevés aux plus grandes fonctions et se vengèrent do leurs ennemis.
Tyo {tjyo) ovng tjyen.
Histoire de Tyo Oung.
1 vol. în-4, 20 feuillets.
Ouvrage nouvellement gravé à Hong syou tong^