‹ Bibliographie coréenneChapitre 391 sur 413 · L.O.V.— Brit. M.— Col^ v. d. Gabeleatz · texte numérisé non relu

L.O.V.— Brit. M.— Col^ v. d. Gabeleatz

fcH)iiî5 le rè;^iie deiS//ei tjong^ vivait dans la j^rovince lie Kijenif Sf/anff, JH fSf , un sieur JPcU' Sany kofvj, dont le fils Sycn koun était très intelligent et fort inî?truit. Celui-ci rêva une nuit, qu'une déesse descendait du ciel et lui disait : "Xous avons été fianas dans le eîer*. Depuis ce moment, il ne cessa de l)euser à la beauté céleste qui lui était apparue, et il en devint malade d'amour. La déesse revint le voir dans un autre songe et, pour le consoler de sa tristesse, lui donna une peinture qui la repr&entait; mais le jeune homme ne fut pas guéri : la vq^du }>ortrait ne fai^^ait qu'exciter ses désirs et il mit presque mourant, quand sa fiancée lui apj>arut de nouveau. Elle lui promit de vivre désormais avec lui et lui indiqua l'endroit où il la renconti-erait Sur ses indications, il se rendit au village de Euk nyang où il la trouva en efiet. Il la ramena cliez son père, la lui présenta et la cérémonie du mariage

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s'accomplit. A quelque ternies de là, Syeii kovii dut partir pour Séoul où il allait passer ses examens. Mais sa pensée était auprès de sa bien aimée Syouk yeng et, à peine avait-il fait trente lieues, qu'il ne put se décider à s'éloigner : il rentra furtivement à la maison et se cacha dans la chambre de sa femme, sans que personne soupçonnât sa présence. La nuit suivante, son père, en se i>romenant dans la cour, entendit avec surprise le bruit d'une voix d'homme qui semblait sortir de l^appartement de sa belle-lille. Il s'enquit, auprès de l'esclave attiichée au service de celle-ci, et lui dit d'afler voir ce qui se passait. Celte femme, qui détestait Syouk yeng^ pensa, qu'il y avait là une occiision excellente pour se venger d'elle. Elle s'aboucha avec un habitant du village, lui donna quelque argent et lui recommanda de se poster aux abords de la maison et de se sauver comme s'il sortait de la chambre de la jeune femme. Quand l'individu fut à son poste, l'esclave alla chercher son maître et lui annonça qu'elle avait vu un homme rôder dehors. Pak Sang kong se i^iécipite dans la cour, tandis que l'inconnu, en le voyant, s'enfuit. Le vieillard appelle la jeune femme et l'accuse d'avoir un amant chez elle. Mais celle-ci ne veut pas avouer que son mari est revenu et, n'ayant pas vu l'homme du village, elle répond : " Si je suis coupable, que ' " cette épingle de tête me perce la poitrine ; si je " suis innocente, qu'elle s'enfonce dans cette pierre". Aussitôt l'épingle se fiche profondément dans la pierre. Depuis cette époque, aucun nuage ne vint obscurcir le bonheur des deux époux.

les trois ivrognes. Les croj^ant atteinte d^me grave maladie, ils emportèrent les âmes en enfer. Le roi regarda la liste de la longévité des hommes et il constata que ces trois personnes devaient vivre longtemps encore. Fort surpris, il dît anx satellît4?8 "Sî " le dieu apprend que nous avons pris injustement " des îîmes de gens qui ne sont pas morte, nous ** serons punis sévèrement. Il faut promptement "renvoyer ces trois âmes sur la terre". Les trois ivrognes, entendant cela, abusèrent de la situation et dirent. " Pour venir ici il faut quatorze jours, " donc pour retourner, il faut aussi quatorze jours, " en tout vingt-huit : alors nos corps auront déjà été "enlevés; où pourront aller nos âmes?" Le roi leur proposa de les envoyer dans les corps d'enfante de gens riches ou de grands fonctionnaires. T^es trois lettrés continuèrent : " Comme vous nous avez " pris sans raison, nous avons subi un grand préjudice. " Si vous voulez nous donner un autre corps, il faut " de grandes compensations pour que nous accep- "tions". Le roi leur dit d'exprimer leurs désirs: l'un souhaita de devenir un général doué de qualités extraordinaires, l'autre un conseiller admirable renommé pour ses talente ; le troisième ne voulut être ni fonctionnaire ni riche, il demanda une existence tranquille et heureuse. Le roi leur dit : " Depuis le " commencement du monde jusqu'à ce jour, personne " n'a reçu autant de bonheur que vous en voulez. " Si j'avais le pouvoir d'accorder tout cela, j'aimerais " mieux abandonner mes fonctions et prendre ces " situations pour moi-même".

(^ ^ -^) (-e^*o5Tp) {m ^ m)

L'hîstoîro se tcmiîne sur cette réflexion morale.

2? ivoît. Un général demanda à ses soldats: *• Quelles qualités aî-je?". Tout le monde le looa et le eonipara aux pins anciens et plus célèbres^ capitaines. Knfin, vînt un simple soldat qui se moqu* de lui. Le g^fnéral en fut fâché d'abord, inai8,oomiDe ce soldat parlait bien et indiquait toutes les fautes dn général, celui-ci le récompensa pour sa franchise.

3? récit. Un magistrat de Honng tjy(yuj M /H» emmena ses trois fils à son poste. Chacun de eeuiei prit comme concubine une danseuse du yamen. Quand le temps de charge du magistrat fut fini, il » prépara à retourner à Séoul et les fils durent quitter leure concubines. Le père regarda secrètement comment se passaient leurs adieux. Les femmes pleuraient et ne voulaient j)as quitter leurs amants; l'un dos fils n'en tint pas compte et rit en s'en allant; un autre s'irrita et rudoya sa maîtresse; le troisième ne pouvait se décider à quitter la sienne, il pleurait et voulait vivre avec elle. Le père déclara que, plus tard, l'un deviendrait conseiller admirable, le second, général, et que le troisième resterait simple particulier. La prédiction se réalisa.

2= vol. V7 récit. Un lettré, se promenant dans la montagne, marcha trop longtemjis et fut surpris par la nuit; il dut chercher refuge dans une maison isolée. Il y trouva une femme très jolie qui lui dit qu'elle étiit concubine de Hoang ou (?) et lui demanda comment il avait pu pénétrer dans sa retraite. Tout à coup, on entendit un bruit semblable au boule-

(•S'-^-f) U/tfî<if) (^ il «)

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versement du cîel et de la terre : c'était Hoang oVy avec cent mille soldats. Il voulut chasser le lettré : mais celui-ci lui reprocha ses crimes avec éloquence et Honng ou dut les avouer.

2Ç récit. A Tépoque du Ko rye, trois enfants apprenaient les caractères chinois. Leur professeur demanda quels étaient leur souhaits. L'un désira devenir gouverneur du Hj)yeng nUj -^ ^ ; l'autre voulut avoir beaucoup d'argent ; le troisième, devenir un haut fonctionnaire. Plus tard les souhaits des trois enfants se réalisèrent.

3? récit. Une fille, infirme de tout le corps, sourde, aveugle, bossue, bancale, n'avait pu se marier et avait vieilli seule ; elle désirait un mari et elle fit une chanson où elle exprimait tous ses souhaits au sujet de son mariage. Suit la chanson de la vieille (cf. No tehye hcê).

3f vol. 1? récit. Histoire de la cigogne qui juge les procès : autrefois, dans la province de Kyeng syang^ JH fSj, il y avait un riche à qui un mauvais parent extorquait sans cesse de l'argent. Un jour, l'homme riche se fâcha, conduisit son parent à Séoul et l'accusa devant le Ministère, de la Justice. Le parent fit un cadeau au juge, qui, injustement, condamna l'homme riche. Ce dernier demanda alors l'autorisation de raconter une histoire. Le juge, qui aimait les contes, hii permit de parler. " Autrefois, " dit l'homme riche, trois oiseaux se querellaient pour *^ savoir qui des trois chantait le mieux : c'étaient le *' coucou, le loriot et la grue ; ils soumirent leur

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" dîflTérend à la cigogne. Comme la grue savait bien "que son chant est désagréable, elle se promena ao " bord d'une rizière pour prendre des grenouîllfô et ** des insectes, et elle en fit présont à la cigogne. Le "jour de raudîence,le juge-cîgogne fit chanter les trofe " oiseaux ; elle trouva le chant du loriot trop fiible, " celui du coucou monotone ; quant à celui de la " gnie, elle le déclara délicieux : " C^est vraiment la "chanson d'un gênerai", dit-elle '\ En terminant, l'homme riche compara à la cigogne le juge, qui fut couvert de honte.

2? récit. Dans la montagne de JKon ron, ^-^ \1\% il y avait un vieux cerf respecté de tous les animaux ; le jour de sa naissance, tous vinrent le féliciter, il y eut de grandes réjouissances où Ton composa toutes sortes de poésies.

3f récit. Dans la montagne de Jloa otiel, ^^ UJ> i^ y avait un chevreuil blanc, appelé Tjnngitjiinng) syeii sàiiifff $it5fe 4- ^^ prépara un banquet et y invita tous les animaux ; on voulut choisir le plus vieux, pour lui donner la place d'honneur. Le crapaud dit qu'il était le plus âgé; personne n'osa discuter son affirmation et il obtint la première place. Pendant qu'on se réjouissait, le tigre, qui n'était pas invita, se mit à hurler ; tout le monde fut très inquiet. Le chevreuil dit «u renard : " Comme vous êtes trè3 " rusé et très malin, vous pourriez aller parler au tigre "et lui dire de ne pas nous ennuyer". Le renard alla trouver le tigre et le salua en se prosternant.

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