L.O.V.— Brit. M.— Coll. v. d. Gabelentz
Le second fils du roi Tjijek, ^, qui régnait sur le An hpyeng, ^ ^- S, avait nom Syeng eui, ^ ^, l'aîné s'appelait Hyang eui, fnj ^. Leur mère ayant été malade, Syeng eui se rendit par mer à Ta bonzerie de Tchyeng ryong, ^ f|, située dans le pays de Sye yek, |5 i^ (Asie centrale), pour y chercher le médicament nommé ni (/) yeng tjyouy ZL ^
CilAP. III : ROMANS. 443
Jlc (l^î3 deux perles étemelles). Il y avait longtemps déjà qu'il était parti, et on n'avait pas de nouvelles de lui, quand le frère proposa aux parents d'aller à sa recherche. Il s'embarqua à son tour et rencontra le bateau de son frère cadet: il vint à son bord, s'empara de lui, lui creva les yeux, le jeta à la mer et vola la médecine précieuse qu'il rapporta à sa mère ; celle-ci fut aussitôt guérie. Quant à /Syeuff eut, il avait pu se sauver à la nage ; il aborda à un rocher où il coupa un bambou, en fit une flûte et se mit à en jouer, espérant ainsi être entendu de quelque navigateur. ^ Précisément, l'envoyé chinois qui était allé en Annam, effectuait son voyage de retour : son bateau passa près du rocher et il entendit les sons d'une flûte. Aussitôt il envoya des matelots voir s'il n'y avait pas quelque naufragé sur ce récif ; Syeng eui fut ainsi sauvé de la mort et conduit à Péking, où on lui donna un asile dans les jardins du Palais : sa seule occupation était de jouer de la flûte.
Cependant la reine de An hpyeng n'avait pas désespéré de retrouver son tils ; elle attacha une lettre à la patte d'une oie domestique qui connaissait ^bien Syeng eui, et donna la liberté à l'oiseau; celui-ci, conduit par son instinct, se rendit à Péking et retrouva son jeune maître. Au moment où la lettre fut devant lui, ses yeux crevés se guérirent tout à coup, il put passer les examens, fut reçu docteur et TEmpereur, apprenant son histoire, le prit pour gendre. L'histoire ne dit pas ce que devint son frère et s'il fut puni de sa mauvaise action.
4M UV. IV : LITTÉRATURE.
St/ofik ye}fg nany {rang) tjà tjyen.
Histoire de la dame Syouk yeng.
1 vol. în-4, 28 feuillets,
(3uvnij;e uouvelleineut gravé à Hong syou hng,
H tiff îH» t» la *-î^ lune de l'aiiiiée kyeng sin, ^ ^ (1800 ?).