‹ Bibliographie coréenneChapitre 44 sur 413 · INTRODUCTION. LXXXI · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. LXXXI

premiers siècles de Thistoire coréenne. Les caractères cycliques des années, que Ton trouve dès le commencement du Sam houky ont fort bien pu être appliqués après coup, comme cela a eu lieu pour la primitive histoire de la Chine et du Japon ; les phénomènes astronomiques, qui sont notés, pourraient foumir une vérification : M. Aston a essayé de ce procédé sans résultat.

Mais le fait dont je m'occupe en ce moment, rintroduction de récriture, marque précisément la limite entre la tradition orale et Tliistoire écrite, cela d'autant plus exactement que la langue chinoise, dès longtemps formée, capable d'exprimer toutes les idées, est apportée par l'écriture même ; bien peu de temps s'écoule donc avant que l'art, inconnu jusque-là des Coréens, soit appliqué à noter les événements ; les annales du Pàik tjyei datent de l'introduction même du bouddhisme dans la péninsule, celles du Sin ra cominœcement dix-sept ans après la première prédication certaine de la religion hindoue dans ce royaume. Les faits rapportés par le Sam kouh au sujet de la première transplantation des caractères sont donc dignes de confiance, au même titre que tous les événements postérieurs et sans être attemts par les doutes que j'ai formulés relativement à lliistoirQ ancienne de la Corée*

LXXXn INTRODUCTION.

Ce qui a d'abord été apporté par les moines bouddhistes, ce sont les livres de leur religion ; puis sont venus les livres classiques de la Chine, diverses œuvres historique, des ouvrages d'astronomie, d'astrologie, de médecine, quelques volumes taoïstes. Les indications que j'ai trouvées tant chez Ma Toan Un que chez les auteurs coréens, au sujet des livres apportés de Chine, se trouvent dans la présente Bibliographie aux places assignées par la nature des œuvres auxquelles elles se rapportent. Ce sont ces ouvrages qui ont été étudiés des Coréens, spécialement dans les Collèges de Lettrés fondés par les différents Hois de la péninsule ; ils étaient aussi dans les mains des hoa rang^^\ ces jeunes gens choisis par les rois de Sin ra pour leur intelligence et leur bonne grâce, élevés dans le Palais, instruits dans tous les exercices du corps, dans toutes les élégances de l'esprit et appelés ensuite aux plus hautes fonctions ; ces ouvrages encore ont fait l'objet des examens fondés dans le Sin ra à la fin du VUE siècle. Les fils des plus grandes familles s'appliquaient avec ardeur aux études chinoises ; dès 640, des Coréens allaient étudier en Chine ; les hommes d'état les plus célèbres du Sin ra, tels que Kim Heum oun% Kim Ton sin^^^ et

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