‹ Bibliographie coréenneChapitre 43 sur 413 · mnï:^^ikA: n ^'^mm^M^m^mum · texte numérisé non relu

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INTRODUCTION. LXXVH

rédiger d&ormais Thistoire du royaume. Ce n'est qu'un peu plus tard que fut fondé le Collège des Lettrés ^^^ imitation de la Chine ; c'est vers la même époque qu'on trouve mention de gens du Sin ra versés dans la langue chinoise, tels que Kim Tchyoun tchyott^\ ainsi que son fils Kim In nioun^^K

Ainsi, tandis que •le développement des études chinoises remonte pour le Ko kou rye à la fin du IV? siècle et que vers la même époque les caractères furent introduits dans le Pàik tjyei, le royaume de Sin ra ne paraît avoir profité de ce progrès de civilisation que plus tard, après le Japon, dans le cours du Vil siècle.

Maintenant, jusqu'à qud point sont exacts les faits que j'ai cités et qui sont tous tirés du Sam kouh sa keui ? c'est-à-dire quelle est la valeur documentaire de cet ouvrage ? 11 a été composé par un grand fonctionnaire de la Cour des rois de Ko rye, Kim Pou

liv. 4).

liv. 8).

2. ^ ^ %^ ; il régna de 654 à 661 et est connu sous le nom de Htai tjong, -j^^^.

LXXVin INTRODUCTION.

Sik^^^ qui vivait à la fin du XI? siècle et au commencement du XICi deux siècles et demi après la disparition du dernier des trois royaumes dont il écrivait Thistoire, à une époque oîi la monarchie de Ko rye avait déjà beaucoup emprunté à la Chine des Sofig : les anciennes langues et les anciennes institutions étaient oubliées ou n'étaient plus comprises, encore plus à cause du mépris des lettrés de l'école chinoise pour leurs ancêtres barbares que par suite de Topposition entre le Ko rye, monarchie septentrionale et militaire, et le 8m ra, royaume du sud, le dernier anéanti des Etats Han^^^ ; les tribus du Ka ya^^\ les royaumes de Pâik tjyei et de Ko kou rye, absorbés par le Sin ra au VI? et au Vllt siècles, étaient encore bien plus oubliés. Ces diverses circonstances étaient peu favorables à la composition d'une histoire exacte et impartiale ; cependant, il ne faut pas perdre de vue que le Sam kouh sa keui est le plus ancien ouvrage coréen existant aujourd'hui sur l'histoire de Corée ; l'authenticité^*^ n'en a jamais

3. OP fW ; État situé entre lu Si a ra, le Pâik tjyei et la mer.

4. Le Sam kouk sa keui est à présent un ouvrage fort rare. L'édition que j'ai consultée, semble imprimée au moyen de types mobiles ; un assez grand nombre de caractères ont, en effet, une position oblique, qui pourrait s'expliquer, comme je l'ai dit en parlant des impressions, par un déplacement du type après la composition ;

INTBODUCrnON. TiXTCTX

été contestée, le style très simple porte des marques d'antiquité et de bonne foi, le plan de l'ouvrage est très clair et tout à fait imité de celui des Mémoires historiques de Seu ma Tshien^^\

De plus, ce livre ayant été composé par ordre royal, Kim Pou sih a dû avoir à sa disposition tous les documents alors existants et aujourd'hui disparus ; il en mdique quelques-uns, sans en donner nulle part une liste complète, et, comme il n'a pas inséré dans son ouvrage quelques chapitres d'histoire littéraire, s'écartant en cela des exemples chinois, nous n'avons sur

d'autre part, la postface parle de la gravure des planches d'impression : cette difficulté pourrait être levée, en admettant que mon édition est une reproduction exacte, sans date et sans indication d'aucune sorte, faite au moyen de caractères mobiles, d'une ancienne édition gravée. La date de la gravure n'est pas non plus donnée clairement, mais les titres des fonctionnaires qui s'en sont occupés, permet de la fixer à 1394 ou 1454.

D'ailleurs, la première édition du Sam kouk était à cette époque perdue depuis longtemps, et c'est d'après une copie manuscrite retrouvée dans la province de Kyeng eyang, J| ^| qu'ont été gravées les planches nouvelles : cette copie était incomplète sur quelques points, puisque, dans plusieurs livres, on trouve des lignes inachevées, où le sens est interrompu; vraisemblablement, l'ouvrage était précédé d'une dédicace, d'une préface, d'un avertissement qui n'ont pas été conservés.

lia Bibliothèque de Tokyo possède une copie manuscrite du Sam kouk, faite d'après un exemplaire manuscrit qui se trouve à l'École Normale de cette ville ; cette copie présente d'assez nombreuses lacunes qui n'existent pas dans mon exemplaire ; je n'ai pu savoir quelle est l'origine de la copie de l'École Normale,

LXXX INTBODIJCIIÛN.

rancienne littérature que des indications fragmentaires et peu nombreuses. Du moins, savons-nous que Kim Fou sih l'a consultée, ainsi que les archives et les autres documents, et constatons-nous que son livre est d'accord, dans l'ensemble, avec les histoires chinoises et avec quelques anciens ouvrages coréens d'une époque postérieure, assez reculée toutefois pour être tirfe des mêmes sources. Quel était donc le degré d'exactitude des documents qu'a eus Kim Pou sih ? Livres ou archives d'un genre quelconque, si ceux qui concernent le Ko kou rye semblent dater indirectement des origines mêmes de ce royaume, ils ne sauraient remonter plus loin que la fin du IVS siècle pour le Pâik tjyei et que le conunencement du VIS pour le Sin ra : car, c'est à cette double époque que l'écriture chinoise s'est introduite et développée dans la Corée du sud, comme je l'ai montré plus haut et comme Ma Toan Un^^^ rindique ; et nulle part il n'existe de trace ou de mention d'une écriture employée auparavant. Donc toute l'histoire plus ancienne repose sur de simples traditions orales, forcément incertaines : par là s'expliquent et les points douteux, et les faits miraculeux, et la pauvreté des renseignements pour les quatre ou einq

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