‹ Bibliographie coréenneChapitre 46 sur 413 · LXXXIV INTRODUCTION · texte numérisé non relu

LXXXIV INTRODUCTION

penmsule, ainsi qu'il semble avoir été fait fréquemment par les peuplades tartares du nord de la Chine ; peutêtre récrivain coréen se contentait-il de découj^er des phrases dans les livres chinois et de les ajouter bout à bout : les Japonais de l'antiquité ont été fort experts dans cette sorte de mosaïque, M. Satow dit qu'ils arrivaient à traiter des sujets purement indigènes sans employer une phrase qui ne sorfât des ouvrages de la Chine ^*\ Il né serait pas impossible que ce fût à des faits de ce genre que se rapportât la tradition qui fait de Tchoi Tchi ouen^^^ le premier Coréen ayant écrit en langue chinoise et que, jusqu'à lui, on se fût borné à rapprocher des phrases toutes faites prises dans les auteurs.

En même temps, les Coréens se servaient des caractères chmois pour transcrire les sons de* leur langue, noms propres et titres des fonctions ; cet usage phonétique est d'aïQeurs parfaitement conforme aux habitudes chinoises et les Chinois n'ont jamais, naturellement, employé d'autre système pour rendre la prononciation des mots étrangers. Mais, allant moins loin dans ce sens que leurs voisins de l'est, les Coréens

1. Translitération of the Japancse syllabary ; cf. Transactions of the Asiatic Society of Japan, vol. VIT, p. 227.

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