‹ Bibliographie coréenneChapitre 50 sur 413 · INTRODUCTION. XCI · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. XCI

Dans les suppliques, actes d'accusation, lettres des clercs de yamen, Sentences rendues, les particules en ni do sont insérées dans la phrase chinoise, à la place qu'exige la ^taxe coréenne, parfois en caractères plus petits que le reste du texte. Lorsque ces signes sont employés pour guider dans la lecture des livres classiques, on les met dans la marge supérieure ; je ne connais, d'ailleurs, qu'un seul ouvrage de ce genre qui porte les particules en ni do. Les désinences du style classique ne' sont pas les mêmes que celles du style des yamens ; quelques-unes se trouvent dans l'un et dans l'autre, encore sont-elles écrites presque toujours à l'aide de caractères différents ; les particules du style classique sont plus courtes, plus simples, on y fait un moins grand usage des formes honori^ques.

Ce système est, on le voit, différent de celui des Japonais, qui ont eu bien plus fréquemment recours à la valeur phonétique des caractères et sont arrivés, avec leiirs syllabaires, à écrire leur langue telle qu'ils la parlaient. L'invention de Sî/el Tchong n'a pas eu la même fortune et elle est toujours restée insuffisante et d'un usage peu commode ; elle a subsisté cependant jusqu'aujourd'hui : ce que nous connaissons, en est-il la forme primitive ou le développement ? l'édition du C%ou king avec ni do, du n? 187, est-elle la reproduc-

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tion de la " lecture " du lettre du Sin ra ? c'est ce que la pénurie des renseignements ne nous permet pas de décider.

Uue courte notice, placée à la première feuille du To ri hpyo (n? 2181) et rédigée en chinois, offre, à coté du texte principal, quelques caractères, qui occupent la place convenable aux particules coréennes et qui, pour la plupart, ne se trouvent pas dans les deux listes de ni do .connues de moi. Des Coréens consultés sur la valeur de ces signes, n'ont pu me renseigner ; (hi les trouvera reproduits au n? 2181 avec les lectures que je propose : je suis d'avis, jusqu'à plus ample information, que ce sont des fragments de caractères ni do employés à la place des signes complets, comme les fragments appelés kata kana remplacent souvent au Japon les caractères complets pris phonétiquement. Ce procédé existe déjà quelque peu dans les tables de ni moun que j'ai transcrites, ainsi les syllabes r«, na^ iy teun^ tye^ eun se trouvent sous une forme complète et sous une forme abrégée ^^^ la dernière de ces syllabes entrant en combinaison avec le signe précédent et prenant alors la valeur de la lettre n ; dans le To ri hpyOy ce double procédé d'abréviation et de

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