J» et A ; fR et & ; ^ et 1, ; ^ et ;J^ ; JK et j^ ; et p
combinaison des caractères a pris une telle eictension que ceux-ci deviennent de véritables signes syllabiques ou alphabétiques ; ei s'écrit e + h ihei s'écrit i + ke + f. Je n'ai malheureusement aucun renseignement sur cette transformation des caractères de Syel Tchong et le texte même qui m'en révèle l'existence, est bien insuffisant, puisqu'il ne contient que douze de ces signes.
L'évolution de réc;iture en Corée pe s'est pas arrêtée là et elle est arrivée jusqu'à l'alphabet, appelé pan tjyeP^^ par les Coréens, qui donnent le nom de textes vulgaires, en moun^^\ aux textes écrits alphabétiquement De même que le ni moun a été composé pour aider à la lecture de la langue chinoise, et nullement pour écrire la langue indigène, de même l'invention de l'alphabet a eu pour but de noter la prononciation correcte du chinois et de réformer sur ce point Tusage vulgaire des Coréens ; c'est accessoirement que l'alphabet a été appliqué à l'idiome national, tant celui-ci a peu d'importance aux yeux de quiconque sait un peu de chinois. Ce fait est clairement attesté par le titre même de l'ouvrage qui expose les principes de la nouvelle écriture (nS 47) : U tjyei houn min
XCIV INTRODUCmON. ^
tjyeng eum^ c'est à dire " la vraie prononciation enseignée " au peuple, ouvrage compose par le Eoi ". C'est pour la même raison que Syeng Sam moun^^^ et plusieurs autres fonctionnaires furent envoyés à diverses reprises dans le JLiao tong^^^ pour consulter, au sujet de la prononciation, un académicien chinois qui était exilé ; c'est encore pour les besoins de la transcription du chinois que l'on trouve dans l'alphabet coréen primitif le son A, le son / et le son mouillé initial, qui ne sont pas indigènes et dont les signes sont tombés en désuétude ; c'est à des considérations linguistiques du même genre qu'est due l'identité de la finale ng avec l'initiale que l'on met avant la voyelle, aux endroits où la prononciation met une voyelle seule. La facilité d'écrire avec cet alphabet la langue coréenne vulgaire a été prévue et indiquée par le Roi Sî/ei tjong^^^ et ses collaborateurs ; mais le but mis en première ligne était de faciliter aux Coréens l'étude du chinois.
Je n'ai pas à insister ici sur les circonstances de cette invention, puisqu'au n? 47 je donne la traduction du texte qui la relate et en fixe la date à 1443^*^.