‹ Bibliographie coréenneChapitre 55 sur 413 · Page 20, note · texte numérisé non relu

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C INTRODUCnOK.

les textes chinois et coréens, les idéogrammes chinois venaient à peine, à cette date, d'être introduits dans ce royaume ; il est plus qu'invraisemblable que les gens du Pàik tjyei aient en si peu de temps passe des idéogrammes à Talphabet ; il est probable que Klaproth a mal compris une expression se rapportant à rintroduction des caractères chinois- Je n'ai pas non plus, je pense, à discuter la théorie, assez répandue parmi les savants européens, qui attribue à Syel Tchong l'invention des caractères vulgaires : ce que j'ai dit plus haut du ni do et de \en moun^ suffit à montrer que ce sont deux écritures différentes, de système tout opposé.

Les Coréens ont-Us emprunté leur alphabet à un peuple voisin ? je ne le pense pas possible. Si un genre d'écriture en Corée a quelque rapport avec les syllabaires japonais, c'est le ni do^ et nullement 1'^» moun ; les lettres coréennes, au contraire, ont donné naissance aux "caractères des dieux", qui, quelque simples et faciles à appUquer qu'ils soient, ne se sont jamais répandus. Vers le nord, c'est ou avec des peuplades barbares et à peine pohcées que les Coréens ont été en relations, ou avec des Chinois, ou avec des nations tartares qui avaient adopté, en même temps que la civilisation, la méthode idéographique des Chinois, je

INTBODUCnON. CI

veux dire les Khi tan'^\ les Jffiu tcheti^^^ et les Mongols ^^\ Quant à récriture mongole proprement dite, elle n'a aucun point de ressemblance avec les lettres coréennes ; d'autre part, il n'est fait nulle part mention de rapports quelconques entre la Corée et ces Turks de l'Altai qui furent possesseurs d'un alphabet dès le VIS siècle ; d'ailleurs, à cette époque reculée, les querelles des trois royaumes coréens et leurs guerres avec la dynastie des Thang ne laissaient guère de loisir pour des missions et des voyages lointains. En somme, si Ton met à part les syllabaires japonais et l'alphabet mongol qui représentent des systèmes d'écriture tout différents de Ven moun, les Coréens ont toujours été entourés d'une zone où l'idéogramme était seul employé ; je suis donc convaincu que l'alphabet qu'ils ont formé, a été tiré du sanscrit, ou directement, ou en passant par les taeu mau^^^ chinois.

Quant à la date de 1448, bien que fixée par le texte du ^ tjy^i houn min tjyeng eum^ elle n'est pas sans offrir quelque difficulté : en effet, si le Kouk tjyo

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