‹ Bibliographie Cornélienne; ou, Description raisonnée de toutes les éditions des œuvres de Pierre Corneille, des imitations ou traductions qui en ont été faites, et des ouvrages relatifs á Corneille et á ses EcritsChapitre 22 sur 108 · El'ITAPUIVM IN jEDE SAN BENEDICTINA PaRISHS A1TENDEN · texte numérisé non relu

El'ITAPUIVM IN jEDE SAN BENEDICTINA PaRISHS A1TENDEN

dvm, Nicolaus Gulonius, raortalitatis maiorumque memor, piis illorum Manibus designabat. Anno CIO DGL [1650]. In-fol. de 12 pp.

Ce recueil, que M. Marty-Laveaux a signalé pour la première fois, et dont la Bibliothèque nationale possède un exemplaire, contient les épitaphes de neuf membres de la famille de Nicolas Goulu et la sienne propre, sans parler d'un éloge de Jean Goulu et d'un avis sur ses ouvrages. Jean Goulu, savant bénédictin, né en 1576, mort en 1629, était petit-fils par sa mère du célèbre poète Jean Dorât. Corneille composa en son honneur une épitaphe latine à laquelle Dom Pierre de Saint Romuald fait allusion dans son Trésor chronologique et historique (Paris, 1647, in-fol., 3e partie, pp. 899 sq.). C'est précisément cette épitaphe, dont le texte authentique s'est retrouvé dans le volume cité plus haut. Voy. Marty-Laveaux, t. Xe, pp. 392 sqq.

198. L'Ovide || en belle hvmevr, || de M. Dassovcy. || Enrichi de toutes ses [| figures burlesques. || A Paris, || Chez Charles de Bercy, au Palais, en la || Galerie Dauphine, à la Bonne Foy. || M.DG.L [1650]. || Auec Priuilege du Roy. In-4 de 6 ff., 142 pp. et 1 f.

Collation des feuillets prélim. : frontispice gravé représentant Ovide, en costume grotesque, une couronne de lauriers sur la tête, et sa plume sur l'oreille ; il est assis dans un fauteuil, et le poète lui présente un portrait où il se reconnaît; titre imprimé; 4 ff. pour la dédicace « À Monseigneur le Comte de S1 Aignan », le sonnet de Corneille à Dassoucy et deux envois poétiques de Chavannes et de Tristan l'Hermite.

La p. 1 est occupée par un madrigal de Bergerac ; la p. 2 par une figure singulière qui représente une lanterne étendant les bras pour créer le monde.

Le volume contient G autres figures comptées dans la pagination.

Le privilège, dont un extrait occupe le recto du dernier feuillet, est accordé pour sept ans à Dassoucy, à la date du 18 février 1650. L'achevé d'imprimer est du 25 février 1650.

CORNELIENNE.

L'Ovide en belle humeur a été réimprimé à Paris en 1653, in-4; en 1659 et 1664, pet. in-12; et à Lyon, 1658, in-12. Il en existe une édition elzévirienne [Suivant la copie imprimée à Pari*, 1651, pet. in-12 de Hl pp.) (pie M. Pieters (2c édition, p. 201) qualifie de « rare et chère ».

199. Les Chastes lj Marïirs, || Tragédie || chrestienne || Par Mademoiselle Gosnard. || A Paris, \\ Chez Nicolas et Iean <lr lu Coste, au mont S. Hilaire à || l'Escu de Bretagne : Et en leur boutique à la pet ire [sic] porte du Palais, || qui regarde le Quay des Augustins. || M.DC.L [1650J. || Auec Priuilege du Roy. In-4 de 6 ff. et 95 pp.

Collation des feuillets prélim. : un f. blanc ou un frontispice gravé (?); titre; 1 f. pour la dédicace « A la Reyne Régente »; 1 f pour deux hommages poétiques signés de Corneille et de M. de Saint-Nicolas, maître des eaux et forêts à Vire; 2 ff. pour l'avis Au Lecteur et les Acteurs.

Nous empruntons cette description à M. Marty-Laveaux (Œuvres 1e Corneille, t. Xe, p. 129), qui l'a donnée d'après un exemplaire nant à M. Léon de la Sicotière, d'Alençon, exemplaire qui provient de la vente Soleinne (n« 1249 du Catalogue). La Bibliothèque de l'Arsenal ne possède qu'un exemplaire incomplet, et, quant à la Bibliothèque nationale, nous n'y avons trouvé qu'une contrefaçon intitulée :

Les Chastes II Martirs, Il Tragédie || chrestienne. || Par Mademoiselle Cosnard. || Sur F Imprimé. || A Paris, || Chez Augustin Courbé, dans la petite || Salle du Palais, à la Palme. || M.DC.LI [1651], In-12 de 3 ff. et 65 pp., soit en tout 36 ff. signés A-K.

Cette contrefaçon, mal imprimée, ne contient pas les hommages poétiques.

La Bibliothèque nationale possède en outre une tragédie chrétienne de Mllc Cosnard intitulée : Les Filles généreuses, ou le Triomphe de la Pudicité (Ms. franc., n" 25503).

200. Illvstmssimo Viro || Pomponio II de Bellievre || Régi a Consiliis |l et || Primo in Principe || Galliarum Senatu || Prsesidi || inaugurato || Panegyricus || in Golleg. Marchiano || Parisiensis || Academise || dictus. || Parisiis, || Apud Dùmysium Langlœum, || in monte D. Hilarij> sub Pelicano. \\ M.DG.LIII [1653]. In-4 de 32 pp. el 2 ff.

Au verso de l'a\ant-dernier f. (p. 34) se trouvent des vers de Corneille « A Monsieur de Loy, Professeur en l'Université de Paris,

sur son Panégyrique de Monseigneur le Premier Président de Bellievre», vers qui commencent ainsi :

Pourquoy s'étoner que de Loy Réussisse avec avantage...

201. Airs || à quatre parties, || Du Sieur Dassoucy, || A Paris, || Par iïobert Ballard, seul Imprimeur du \\ Roy pour la Musique. || Auec Priuilege de sa Majesté. || Basse- Contre. || 1653. Très-pet. in-8 obi. de 23 ff. chiffr. et 1 f. non chiffr., sign. A-C, titre encadré.

Au verso du titre commence la dédicace A Son Altesse Royale Madame la Duchesse de Savoy e, qui se développe sur le feuillet suivant. En voici le début :

« Apres avoir respandu toutes mes larmes sur le Tombeau du deffunct Roy mon auguste Protecteur, je creus après l'eclypse de ce grand Astre, qu'il n'y avoit plus de jour au monde, ny d'azile pour la vertu ; Dans cette funeste pensée, je jugé que ce n'estoit pas assez de faire pleurer à mes tristes Airs la mort de celuy qui ne les avoit pas dédaignez durant sa vie, si pour satisfaire à ma douleur, je ne les condamnois à mourir : C'en estoit fait et mes Compétiteurs n'estoient pas marris que j'eusse enterré un talent qui leur causoit de la jalousie; Mais depuis que (par l'honneur que j'ay receu dans vostre Royal service) j'ay appris qu'il y avoit encore un climat, une Cour, et une Reyne, ou plustost une divinité, l'amour de toute la terre, et l'aymant de toutes les vertus, auprès de qui le mérite ne va jamais, sans y trouver sa gloire et sa recompense ; J'ay révoqué cet Arrest inhumain, etc. »

Au recto du 3e f. se trouvent les vers suivants qui, avant M. Marty- Laveaux, n'avaient jamais été réunis aux œuvres de Corneille :

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