‹ Bibliographie Cornélienne; ou, Description raisonnée de toutes les éditions des œuvres de Pierre Corneille, des imitations ou traductions qui en ont été faites, et des ouvrages relatifs á Corneille et á ses EcritsChapitre 21 sur 108 · SVR LE DEPART DE MADAME LA MaRQVISE DE B. A. G · texte numérisé non relu

SVR LE DEPART DE MADAME LA MaRQVISE DE B. A. G

Granet (Œuvres diverses de Corneille; Paris, 1738, in-12, p. 194) nous apprend que les vers composés par Corneille Sur le départ di- Madame la Marquise, autrement dit de Mue du Parc, parurent d'abord « en feuille volante in-4, mais sans date d'année». Nous n'avons pas retrouvé cette édition que d'autres bibliographes auront peut-être la chance de rencontrer. La môme pièce figure dans le recueil dit de Sercij (n° 207) ; elle se trouve aussi dans un Petit Recueil de Poésies choisies publié, en 1660, sous la rubrique (.VAmsto^dam (n<> 210). M. Marty-Laveaux (t. X^, p. 141) en cite une copie manuscrite conservée à la Bibliothèque de l'Institut, dans un des portefeuilles de la collection Godefroy.

148. Remerciaient || Av Roy. || A Paris, || M.DG.LXIII [1663]. In-4 de 7 pp.

Sur les rapports de Chapelain et de Costar, Louis XIV pensionna soixante-douze écrivains français ou étrangers, à partir du 1er janvier 1663. Corneille, compris dans ces libéralités, adressa au roi un Remerdment qui commence ainsi :

Ainsi du Dieu vivant la bonté surprenante Verse quand il luy plaist sa grâce prévenante, Ainsi du haut des Cieux il aime à départir Des biens dont nostre espoir n'osoit nous advertir...

Les autres écrivains qui avaient eu part aux faveurs royales durent adresser de même à Louis XIV leurs remercîments dans une forme solennelle. Ils ne furent pas tout à fait libres de conserver leur reconnaissance dans leur for intérieur. C'est ce que nous apprend une curieuse lettre de Huet à Ménage, dont l'original appartient à M. le baron James de Rothschild. Nous en citerons un passage qui permet de fixer approximativement la date des vers de Corneille.

« A Rouen, le 17. Aoust 1663.

« Je suivray vostre exemple en ce qui regarde M1'. Colbert, et plust à Dieu le pouvoir suivre aussi en ce qui est des vers de remerciement au Roy. Je le feroi du meilleur de mon cœur, tant parce que je suis présentement en des estudes tout à fait opposées h la versification, que par ce que je suis fort occupé à disposer mon livre [Origenis Commentaria in Sacram Seripturam; Rothomagi, 1668, 2 vol. in-fol.] pour le donner à l'Imprimeur, et qu'il y a quelque sorte de honte de faire des vers pour de l'argent, comme vous me le dittea avec raison. Mais si le Roy en désire, et que Mr. Colbert s'en soit expliqué, comme vous me l'apprenez, et comme le P. Rapin me le confirme, adjoustant mesme que ceux qui y manqueront, seront remarquez; la honto et la bassesse qui peut estre en cela n'est elle pas couverte et effacée par ce commandement? Je ne vois donc pas de moyen de m'en dispenser, et si vous m'en voulez croire vous n'y manquerez pas non plus. Vous voyez que tout le monde le fait ; cette singularité que vous aurez affectée, sera sans doute condamnée. Il fait bon suivre le torrent, et in neulram partent conspici. Dans le dessein où je suis contre mon gré de déployer ma chalemie je vous supplie très humblement de m'envoyer le plustost que vous pourrez, les retens de M™, de Valois [Soteria pro Ludovic» Mac/no; Parisiis, 1663, in- 1 : Oratio de laudibus Ludovici Adeodati régis ; Parisiis, 1663, in-4] et de Mrs. Corneille [le Iiemerciment de Th. Corneille n'est cité nulle partj, car je n'ay pas appris que d'autres en ayent encore fait outre ces M", et Mrs. Chapelain [Ode pour le Roy; Paris, 1663, in-4°] et du Perier [ce Remerciment est resté inconnu] dont j'ay veu les pièces, et celle du P. Rapin [Régi Ludovico XIV. Pacifer Delphinus; Carmen Zieroicum; Parisiis, 1662, in-fol.). »

Nous ne connaissons de l'édition originale du Remerciment au Roy qu'un seul exemplaire qui appartient à M. le baron de Ruble.

149. A Monseignevr || le Dvc de Gvise, || Sur la Mort de Monseigneur son Oncle. || Sonnet. S. I. n. d. [Paris, 1664], placard in-fol., imprimé d'un seul côté.

En tête, un fleuron ; puis viennent les quatre lignes de titre, immédiatement suivies du sonnet, lequel est imprimé en gros caractères et porte en bas la signature : Corneille. Nous transcrivons les quatre premiers vers :

Croissez, jeune Héros, nostre douleur profonde N'a que ce doux espoir qui la puisse affoiblir ; Croissez, et hastez-vous de faire voir au Monde Que le plus noble sang peut encor s'ennoblir.

Le duc de Guise, dont il est ici question, est Louis-Joseph, fils unique de Louis de Lorraine, duc de Joyeuse et d'Angoulème, lequel hérita, en 1664, du titre de son oncle, Henri II, duc de Guise. M. Marty-Laveaux (t. Xe, pp. 182 sq.) cite avec beaucoup d'à-propos un passage d'une lettre de Mézerai, publiée par M. Edouard Guardet (Revue française, Ve année, t. XVIle, 1859, pp. 568 sq.), lettre datée du 10e de juillet de 1664, et dans laquelle il est parlé du sonnet de Corneille.

Bibliothèque nationale (Y. Rés.).

150. Av Roy || svr son retovr || de Flandre. — [A la fin:] Corneille. || Avec Permission. 1667. S. I. [Paris], in-i de 4 pp. chiffr. de 30 lignes, caract. ital.

Cette pièce, dont un exemplaire est conservé à la Bibliothèque Cousin, n'a qu'un simple titre de départ précédé d'un fleuron. Elle se compose de 94 vers et commence ainsi :

Tu reviens, ô mon Roy, tout couvert de lauriers, Les palmes à la main tu nous rends nos guerriers, Et tes peuples surpris et charmés de leur gloire Meslent un peu d'envie h leurs chants de victoire.

Louis XIV revint à Paris, à la fin du mois d'août 1667.

151. Poème || svr les || Victoires || dv Roy II Traduit de Latin || en François || Par P. Corneille. || A Pains, \\ Chez Guillaume de Luyne, Libraire |l juré, au Palais, en la Salle des Merciers, sous la \\ montée de la Cour des Aydes, || à la Iustice; [ou Chez Thomas lolly, au Palais, en la Salle || des Merciers, à la Palme, & aux Armes d'Hollande; ou Chez Loiiys Dillaine, au second Pilier de la grand Sale du Palais, ci la Palme & au grand César], jj M.DC.LXVII [1667]. || Avec Privilège du Roy. In-8. de 38 pp. (y compris le titre), et 1 f. pour Y Extrait du Privilège.

La page 3 contient un avis Au Lecteur. Le Poëme sur les Victoires du Roy occupe les pp. 4 à 29. Le texte latin signé du P. Charles de la Rue, jésuite, est imprimé en regard du texte français, sous le titre de Régis Epinicion. La p. 30 est remplie par une épigramme latine de M. de Montmor, «premier maistre desrequestes de l'Hostel du Roy, » en quatre vers latins, suivie de quatre traductions ou imitations de Corneille, chacune en quatre vers. Viennent ensuite les pièces suivantes également de Corneille : Au Roy sur son retour de Flandre, pp. 31-35, et Remerciment présenté au Roy, en l'année 1663, pp. 35-38.

Le privilège, daté du 28 novembre 1667, est accordé pour sept ans à Guillaume de Luyncs (sic), qui déclare y associer les sieurs Jolbj et Billaine. L'achevé d'imprimer est du 15 décembre 1667. Voy. l'éd. Martv-Laveaux, t. Xp, p. 192.

152. De Victoriis Régis Ciiristianissimi Ludovici XIV. Poema a Clarissimo viro Petro Corneille versibus Gallicis redditum. Parisiis , Apud Sebastianum Mabre-Cramoisy. 1667, in-8.

r.ir.LioGRAniiE

153. Av Roy || svr la Conqveste || de la Franche-Comté. S. 1. ». d. [Paris, 1668], in-4 de 2 ff.

Cette pièce, qui n'est qu'un simple sonnet, est imprimée au verso du 1er feuillet, et la traduction en 18 vers latins lui fait face sur le recto du 2° f. Le sonnet qui commence par ces deux vers :

Quelle rapidité de conqueste en conqueste En dépit des hyvers guide tes étendars ?

est signé P. Corneille. Les vers latins imprimés en regard ne sont précédés d'aucun autre titre que du mot Idem; ils sont au nombre de 19 et sont signés : Santolivs Victorinvs.

Le recto du 1er feuillet et le verso du 2e sont blancs.

Nous avons vu cette pièce à la Bibliothèque nationale (Y. Rés.).

154. Av Roy || svr sa Conqveste || de la Franche-Gomté. — [A la fin:] A Rouen. De l'Imp. de L. Maurry, 1668. In-8 de 8 pp., sign. A.

Cette édition, qu'il ne faut pas confondre avec la précédente, n'a pas de feuillet de titre, mais un simple titre de départ. Elle comprend :

1° Les stances :

Quelle rapidité de conqueste en conqueste En dépit des Hyvers guide tes étendarts ?

signées : P. Corneille.

2° Idem latine :

Quis te per médias hyemes, Rex Maxime, turbo, Quis-ve triumphandi przscius ardor agit?...

10 distiques, signés : P. Corneille.

3° Idem, 20 vers hexamètres latins, signés : Car. de la Rue, Soc. Jesu.

4° Idem, 5 strophes latines de 4 vers, signées : /. Tourné Soc. Iesu.

5° Idem, 19 vers latins, signés : Santolius Victorinus (ce sont les mêmes que dans l'édition précédente).

6° Idem, 3 vers hexamètres latins, signés : Carolus Du Perier.

7° Idem alio Carminé, 5 strophes latines de 4 vers, signées : Carolus Du Perier.

8° Idem, 6 strophes latines de 4 vers, signées : Rob. Riguez Soc. Iesu.

9° In junctionem utriusque Maris Epigraphe, 13 vers hexamètres latins, signés : /. Parisot, in Senatu Tolosano causarum palronus.

10° Imitation:

La Garonne et l'Atax dans leurs grottes profondes Soûpiroient de tout temps pour voir unir leurs ondes.

12 vers signés : P. Corneille.

Bien que l'édition précédente ne soit pas datée, il est certain que celle-ci doit être postérieure. La variété des pièces qui la composent en est la meilleure preuve.

155. Poème || svr les || Victoires || dv Roy || Traduit de Latin || en François || Par P. Corneille. S. I. ». d. [Paris, vers 1670], in-12 de 34 pp. (y compris le titre), et 1 f. pour Y Extrait du Privilège.

Ce recueil, dont nous avons trouvé un exemplaire à la Bibliothèque Sainte-Geneviève, n'a qu'un simple faux-titre, sans nom de lieu ni d'imprimeur. Il contient les pièces suivantes :

1°, p. 3 : Au Lecteur;

2°, pp. 4-5 : Régi. Epinicion [par le P. de la Rue]; — Les Victoires du Roy en Vannée 1667 [texte latin et traduction française en regard] ;

3°, p. 24 : Traductions et Imitations de l'Epigramme Latine de Monsieur de Montmor premier Maistre des Requestes de l'Hostel du Roy [texte en deux distiques latins et quatre quatrains français traduits ou imités de l'original] ;

4°, p. 25 : Au Roy sicr S07i retour de Flandre;

5°, p. 28 : Remercîment présenté au Roy en V armée 1663 ;

6°, p. 32 : Au Roy sur sa Conqueste de la Franche-Comté ;

7°, p. 33 : Idem, latine. [Cette traduction est signée en toutes lettres : P. Corneille] ;

8° In junctionem utriusque Maris, Epigraphe [signée I. Parisot] ;

9° Imitation [signée P. Corneille].

L'Extrait du Privilège, qui occupe le recto du dernier feuillet, est le même que celui que nous avons décrit ci -dessus (n° 152); il ne se rapporte qu'au Poème sur les Victoires du Roy et se termine par un rappel de l'achevé d'imprimer du 15 décembre 1667, bien que le recueil contienne des pièces relatives à l'année 1668.

Il ne faut pas confondre ce recueil avec celui qui, d'après M. Taschereau, complète certains exemplaires du Théâtre de Corneille, édition de 1668 A (n<> 110).

156. Deffence des Fables || dans la Poésie. || Imitation du latin || de M. de Santeiiil. [A la fin :] P. Corneille. S. I.

n. d. [Paris, vers 1670], in-4 de 4 pp., de 28 lignes, caract. ital.

Ce poëme n'a qu'un titre de départ, surmonté d'un large fleuron , au milieu duquel se voient les armes de France et de Navarre. Il compte 82 vers, dont voici les premiers :

Qu'on fait d'injure à l'Art de luy voler la Fable ! C'est interdire aux Vers ce qu'ils ont d'admirable, Anéantir leur pompe, éteindre leur vigueur, Et hazardcr la Muso à sécher de langueur.

Les vers de Jean-Baptiste Santeul, imités par Corneille, durent être composés en 1669. Ils furent publiés l'année suivante (Ad illustrissimum Virum P. Bdlevrœum, pro defensione Fabularum, Elegia; 1670, in-4 de 2 ff.) et réunis en 1729 aux œuvres du poëte latin. M. Marty-Laveaux les a réimprimés en même temps que ceux de Corneille (t. XI", pp. 234-241).

157. La Thebaïde de Stace, traduite en Vers François. Paris, 1671?

Tous les bibliographes de Corneille se sont efforcés de retrouver cette traduction qui a dû être imprimée, mais les recherches entreprises jusqu'ici sont demeurées infructueuses. Il ne nous coûte pas d'avouer que nous n'avons pas été plus heureux que nos devanciers. En parlant de Tite et Bérénice (n° 87), nous avons fait observer que Corneille avait obtenu un privilège valable à la fois pour cette pièce et pour la traduction de la Thebaïde. Ce privilège étant daté du 31 décembre 1670, l'impression de ce dernier ouvrage ne put avoir lieu qu'en 1671. Un fragment tout au moins en fut imprimé et communiqué à quelques amis, puisque Ménage en cite trois vers dans ses Observations sur la langue Françoise, publiées au commencement de l'année 1672. Il est probable, malgré ce témoignage, que l'ouvrage ne fut jamais mis en circulation et même ne fut jamais achevé. On ne peut expliquer autrement la disparition totale d'un livre aussi important. Si quelques exemplaires avaient été donnés au public, le fait aurait été assez connu, pour que le Mercure galant d'octobre 1684 ne parlât pas de la Thebaïde comme d'un poëme laissé par Corneille en portefeuille.

Voy. l'excellente note que M. Marty-Laveaux a consacrée à cette question (t. X^, pp. 245 sq.).

158. Svr le Départ dv Roy. — Régi iter meditanti. S. /. n. d. [Paris, 1672], in-4 de 2 ff.

Cette pièce, dont un exemplaire est conservé à la Bibliothèque

COUNKLIRNNK.

nationale (Y n. p.), ne se compose que de 8 vers empruntés à la première scène du second acte de Tite et Bérénice. Santeul les fit réimprimer à part et y joignit une traduction latine en 6 vers.

L'édition forme un simple placard sur lequel le texte latin est placé en regard du texte français. Les deux morceaux ont été reproduits dans les diverses éditions des œuvres de Santeul.

159. Régi pro restituta apud Bâta vos Catholica Fide. [Parisiis, 1672], in-12 de 2 ff.

Corneille nous apparaît ici à la fois comme poëte latin et comme poète français. Ses vers latins, au nombre de 24, sont suivis d'une traduction française en autant de vers, intitulée : Au Roy sur le rétablissement de la Foi Catholique et ses Conquestes de Hollande. Nous ne connaissons l'édition séparée que par une citation de Granet (Œuvres diverses de Corneille; Paris, 1738, in-12, p. 46), qui nous apprend que ces deux pièces furent imprimées in-12 en feuille volante. Elles ont été réimprimées dans un recueil qui sera décrit plus loin (n<> 224).

160. Les || Victoires || du Roy || sur les Estats de Hollande, || en l'année M.DG.LXXII. || Par P. Corneille. || A Paris, Chez || Guillaume de Luyne, au Palais, || et \\ Simon Benard, rue Saint Jacques. || M.DC.LXX1I [1672]. || Avec Permission. In-fol. de 19 pp., caract. ital.

Cette belle édition est ornée au titre d'un fleuron qui représente le Rhin et l'Escaut enchaînés, détournant leurs regards éblouis par le soleil. En tète de la p. 3 se trouve un grand fleuron de Fr. Chauveau représentant le passage du Rhin, fleuron que reproduit, croyons-nous, un tableau de Van der Meulen.

Le poème, traduit de l'original latin du P. de la Rue, se compose de 444 vers, à la fin desquels se trouve répété le nom de P. Colneille. Il commence ainsi :

Les douceurs de la Paix, et la pleine abondance Dont ses tranquilles soins comblent toute la France, Suspendoient le couroux [sic] du plus grand de ses Rois, Ce couroux seur de vaincre, et vainqueur tant de fois, etc.

Bibliothèque nationale (Y. Rés.) — Bibliothèque Mazarine (C.

Voici la description de l'édition latine du poëme qui correspond à celle-ci :

LVDOYICO || MAGNO II POST || EXPEDITION'EM || BaTAVICAM. || EpiNI-

civm. Il Parisiis, \\ Apud\\ Guillelmun de Luynes, in Palatio. || Et || S/-

moncm Bâtard, vin Jncobxa, || M.DC.LXXII [1672]. || Cum Permissu. In-fol. de 12 pp., avec un grand fleuron sur le titre, un autre audessus du titre de départ et un petit fleuron à la fin (les mêmes que dans l'édition française donnée par Corneille). A la fin : C. de la Rue. S. I.

Bibliothèque Mazarine (C. 274. An).

101. Les Victoires du Roy sur les Estats de Hollande, en Tannée M.DC.LXXII. Par Pierre Corneille. A Paris, Chez Guillaume de Luynes, au Palais, et Simon Denard, rue Saint Jacques. M.DC.LXXII [1672]. Avec Permission. In-8.

Édition citée par l'abbé Granet.

162. Les Victoires du Roy sur les Estats de Hollande en l'année M.DC.LXII. Par Pierre Corneille. Grenoble, 1673, in-12.

Catalogue L*** [Longuemare], 1853, n° 780.

163. Av Roy || Svr sa libéralité envers || les Marchands de la Ville de Paris. || S. I. n. d. [Paris, 1674], in-fol. de 4 ff. de 26 lignes à la page, caract. ital.

Cette pièce, dont la Bibliothèque Mazarine possède un exemplaire (C. 274. A51. 77), n'a qu'un simple titre de départ, au-dessus duquel se trouve un grand fleuron de Chauveau, représentant Alexandre entouré de guerriers ; un général s'avance en se prosternant devant le roi. A la fin se trouve la signature P. Corneillee (sic), au-dessous de laquelle on voit un grand fleuron aux armes de la ville de Paris. "

Les Mémoires secrets de Bachaumont (t. V°, pp. 62 sq.) nous font connaître les circonstances dans lesquelles fut composé ce poëme, qui n'est qu'une traduction de Santeul. Les vers de Corneille commencent ainsi :

Chantez, Peuple, chantez, la valeur libérale, La bonté de Louis à son grand cœur égale...

Voici la description de l'édition latine faite pour accompagner celle-ci :

PvEGI || PRO SVA || ERGA YrBIS || MeRCATORES || AMPLIORIS ORDINIS

|| Mvnificentia. || Parisiis, Il Typis Pétri le Petit, Regii Typographi : || via Iacobxa, sub Cruce aurea. || M.DC.LXXIV [1674]. j| Cum Permissu. In-fol. de 8 pp.

CORNELIENNE.

L'édition renferme trois grands fleurons placés sur le titre, audessus du titre de départ et à la fin. Les deux derniers sont signés de Chauveau. La pièce est signée : Santolius Victorinus.

Bibliothèque Mazarine (C. 274. A*, il).

464. Régis || pro sva || erga Vrbis || Mercatores || amplioris ordinis II Mvnificentia || Encomivm. || Parisiis, Il Typis Pétri le Petit, Regii Typographi: via \\ lacobœa, sub Cruce aurea. || M.DC.LXXIV [1674]. || Cum Permissu. In-8 de 14 pp. et 1 f. blanc.

Les pp. 3-8 sont occupées par le poëme de Sauteul; les pp. 9-14 par la traduction de Corneille. Aucune des deux pièces n'est signée.

Bibliothèque nationale (Y. Rés.).

Il existe sous le même titre et dans le même format une autre édition où les vers de Santeul sont accompagnés d*une traduction française de Du Périer. Ce poète, plus connu par ses œuvres latines que par ses œuvres françaises, était grand ami de Santeul ; il se vante dans sa traduction de l'avoir vue préférée par Santeul luimême à celle de Corneille.

165. Poème a la louange de Louis XIV, présenté parles Gardes des Marchands merciers de la ville de Paris. Paris, 1770, in-fol.

Ce recueil, imprimé avec grand luxe, contient les vers de Santeul et de Corneille, accompagnés d'une notice extraite des registres des délibérations du bureau de la mercerie.

166. Au Roy || sur son départ || pour l'armée en 1676. .9. /. n. d. [Paris, 1676], in-4 de 4 pp. de 23 lignes, caract. ital.

Cette pièce n'a qu'un titre de départ surmonté d'un grand fleuron aux armes de France; un antre fleuron occupe le bas de la 4e page. Le poëme ne porte pas de signature ; il commence ainsi :

Le Printemps a changé la face de la terre, Il ramené avec luy la saison de la guerre.

Corneille s'est borné à paraphraser une pièce latine publiée sous le titre suivant :

Régi || ad exercitvm inevnte || vere profictscenti || Ode. — [In fine :] Joanxes Lucas Societatis Jesu. — Ex Officinâ Simoiiis Beid Jacobsâ. S. d. [1676], in-4 de 4 pp. de 24 lignes, avec un fleuron à la première page et à la dernière.

Bibliothèque nationale (Recueil Thoisrj, matières historiques, t. X», in-fol.).

Le catalogue de M. de Bruyères-Chalabre (Paris, 1833, n° 168) mentionne un exemplaire de ce poëme avec envoi autographe de Corneille à l'abbé de Camilly.

167. Vers présentez || au Roy || sur sa Campagne de 1676. — [A la fin :] A Paris, \\ Chez Guillaume de Luyne, Libraire Iuré ; au Palais || dans la Salle des Merciers, sous la montée delà Cour || des Aydes à la Justice. || M.DC.LXXVI [1676]. || Avec Permission. In-4 de 2 ff. de 30 vers à la page pleine, sans chiffre, réclames ni signature, caract. ital.

La pièce n'a pas de feuillet de titre, mais un simple titre de départ. Le nom du libraire et la date se trouvent au bas de la p. 3. Le poëme ne se compose que de 76 vers, dont voici les premiers :

Ennemis de mon Roy, Flandre, Espagne, Allemagne, Qui croyiez que Bouchain deust finir sa Campagne, Et n'avanciez vers luy que pour voir comme il faut Régler l'ordre d'un Siège, ou livrer un assaut, etc.

Bibliothèque nationale (Y. Rés.).

168. Ode a Monsieur Pellisson. S. I. n. d. [Paris, vers 1676], in-4.

Cette pièce, traduite par Corneille d'une pièce latine dont on ignore l'auteur (Clarissimo Viro D. Pellissonio, Régi Christianissimo a secretioribus Consiliis, svpplicum Libcllorum Magistro), dut être composée vers 1676 ; elle a été reproduite pour la première fois par l'abbé Granet (Œtivres diverses de Corneille, pp. 220 sqq.).

Nous n'avons pu retrouver l'édition originale citée par Granet.

169. Sur les Victoires du Roy. En l'année 1677. — [A la fin :] A Paris, Chez Guillaume de Luyne, Libraire Juré, au Palais, dans la Salle des Merciers, sous la montée de la Cour des Aydes à la Justice. Avec Permission. In-4 de 2ff.

Cette pièce, reproduite dans le Mercure galant du mois de juillet 1677, compte 72 vers; elle commence ainsi :

Je vous l'avois bien dit, Ennemis de la France, Que pour vous la victoire auroit peu de constance,

CORNÉ] [ENNK.

Et que de Philisbourg à vos armes rendu Le pénible succès vous seroit cher vendu...

Elle n'a pas d'autre titre qu'un simple titre de départ et ne porte pas le nom de Corneille.

.M. Marty-Laveaux (t. Xe, p. 322) dit que cette édition existe à la Bibliothèque de l'Arsenal : nous ne l'y avons pas retrouvée.

170. Sur les Victoires II du Roy || En l'Année 1677. S. I. n. d. [Paris, 1677], in-4 de 2 ff. de 26 lignes à la page, sans chiffre, réclame ni signature.

Cette édition n'a, comme la précédente, qu'un titre de départ. Bibliothèque nationale (Y. Rés.).

171. Av Roy. || Sur la Paix de 1678.— [A la fin :] De l'Imprimerie de Pierre le Petit. Impr. ord. du Roy & de l'Académie Françoise. In-fol. de 4 pp. chiffr. de 30 lignes.

Cette pièce n'a qu'un simple titre de départ surmonté d'un large fleuron représentant les armes royales.

Le poëme, qui n'est pas signé, compte 100 vers et commence ainsi :

Ce n'estoit pas assez, grand Roy, que la victoire A te suivre en tous lieux mist sa plus haute gloire, Ll falloit pour fermer ces grands événements, yue la paix se tinst preste à tes commandements, etc.

Bibliothèque nationale (Y. Rés.).

172. Inscription pour l'Arcenal de Brest. S. /. n. d. [Paris, 1679]. 1 f. in-8.

Cette feuille volante contient la traduction, faite par Corneille, en huit vers, d'une des inscriptions que Santeul avait composées pour l'arsenal de Brest. Elle est signée P. Corneille.

Le poète de Saint-Victor avait dû primitivement faire imprimer cinq des pièces qu'il écrivit sur ce sujet, bien que nous n'en connaissions pas d'édition antérieure à l'impression des vers de Corneille. Le placard, dont la Bibliothèque de l'Arsenal (B. L., n° 7329 B. a) et la Bibliothèque de Caen possèdent un exemplaire, contient, en effet, avec les vers français, cinq pièces latines. Nous ignorons si ce placard doit se confondre avec le placard in-4 dont parle l'abbé Granet.

Santeul composa plus tard d'autres inscriptions sur le même sujet. Un recueil intitule : Inscriptions faites pour l'Arcenal de

Brest, et daté, en français, Du 6 Septembre 1679 (.9. L, in-4 de 10 ff., à la Bibliothèque Mazarine), en contient huit, à la suite desquelles on trouve une longue Réponse à la critique des Inscriptions faites pour FArcenal de Brest Dans les œuvres de Santeul, les inscriptions sont au nombre de neuf.

Un placard, formant 2 ff. in-4 imprimés d'un seul côté (Bibliothèque nationale, Y), contient, sous ce titre : Pour l'Arcenal de Brest, les neuf inscriptions de Santeuil, et une dixième pièce : Pour la Fontaine du même Port.

173. A II Monseignevr. || Svr son Mariage. S. Lu. cl. [Paris, 1680], in-fol. de 4 pp. chiffr. de 34 lignes, caract. ital.

La pièce commence par un simple titre de départ, précédé d'un fleuron qui représente Apollon entouré des Muses ; elle est signée à la fin des initiales : P. C.

Le poëme, composé de 124 vers, débute ainsi :

Prince, l'appuy des Lys, et l'amour de la France, Toy, dont au berceau mesme elle admira l'enfance, Et pour qui tous nos vœux s'efforçoient d'obtenir Du Souverain des Rois un si bel avenir... etc.

Il a été reproduit dans le Mercure galant du mois de mars 1680.

La Bibliothèque nationale possède en même temps l'imprimé (Y-}- Ris.) et le manuscrit autographe du poëme (Msc. franc, no 127G3, fol. 165).

74. Œuvres diverses de Pierre Corneille. A Paris, chez Gissey, rue de la Vieille Boucherie, à l'Arbre de Jessé; Bordelel, rue S. Jacques, vis-à-vis le Collège des Jésuites, à S. Ignace, M.DGG.XXXVIII [1738]. Avec Approbation et Privilège du Roi. In 12. de xxxiv-461 pp. et 3 ff. non chiffr. pour la Table (laquelle commence p. 462) et le Privilège.

Les pp. xxxm-xxxiv sont imprimées sur un encart, sans feuillet correspondant.

L'abbé François Granet, éditeur de ce recueil, l'a fait précéder d'une préface dans laquelle il insiste sur l'intérêt que présentent les moindres fragments de Corneille. Il a réuni les traductions que le grand tragique avait faites de plusieurs poèmes latins du P. de la Paie et de Santeul, les vers qu'il avait présentés au Roi dans plusieurs circonstances , etc. Pour les productions de la jeunesse de Corneille, il s'est montré plus réservé. « En retranchant les morceaux d'une galanterie licencieuse, dit-il, je n'ai fait que me conformer à

l'exemple de M. Corneille, qui a purgé ses premières comédies de tout ce qui en pouvoit rappeler l'idée. » L'éditeur a fait entrer dans son livre trois madrigaux extraits de la Guirlande de Julie; il a réimprimé plusieurs morceaux qui figuraient dans les éditions originales des pièces de théâtre, mais qui avaient été laissés de depuis; enfin il a reproduit quelques-uns des vers adressés par Corneille aux auteurs de ses amis et mis par ceux-ci en tète de rs ouvrages.

A l'exemple de Fontenelle, Granet s'est efforcé de retrouver les deux livres de Stace traduits par Corneille, mais il n'a pas été plus heureux que son devancier.

Le privilège, daté du 13 décembre 1737, est accordé pour six ans au sieur

La préface est suivie de la Défense du grand Corneille, par le Père Tournemine, jésuite.

Les pièces qui composent le recueil sont au nombre de 96, en y comprenant diverses épigrammes latines traduites par Corneille.

Le volume doit renfermer un carton qui n'est pas semblable dans tous les exemplaires. Dans les uns, il contient seulement le Sonnet sur la Mort de Louis XIII ; dans les autres, il contient une autre rédaction de la même pièce, suivie du Placet au Roy, sur le retardement de sa pension. (Yoy. Marty-Laveaux, t. X", pp. 88 sq.)

175. Œuvres diverses de Pierre Corneille. Nouvelle édition augmentée. A Amsterdam, chez Zacharie Châtelain, 1740, in-12 de lx pp. 1 f. blanc, 428 pp. et 4 ff.

Réimpression du recueil de l'abbé Granet. L'éditeur hollandais se vante dans un avis Au Lecteur de l'avoir notablement augmenté ; mais, en réalité, il n'y a pas ajouté une seule pièce de Corneille.

Les additions sont indiquées à la table des matières par un astérisque ; elles comprennent :

1° Dissertation sur les caractères de Corneille et de Racine, contre le sentiment de la Bruyère (par Tafignon), pp. xxxi-lx;

2° La Fable est un reste du paganisme dont les poètes chrétiens doivent s'abstenir dans leurs ouvrages (imitation en vers d'une pièce de Santeul; elle n'est pas de Corneille), pp. 209-212;

3° In hœc verba Sancti Augustini Deum alloquentis : Quis mihidabit acquiescere in te, etc. (épigramme latine de Santeul, traduite par Corneille; Granet n'avait pas reproduit le texte original), p. 372;

4° Ad Santolium Victorinum de obitu Pétri Cornelii (5 distiques latins de Léonard Mathieu imprimés dans les Œuvres de Santeul), p. 428.

Le titre du recueil porte un fleuron avec la devise : Libertas ex fœdere et pace. On lit au-dessous • B. Picart del. — C. de Putter fecit 1739.

lilliLIOGKAPHlE

176. Document relatif a Corneille, communiqué à l'Académie par M. Floquet. [Rouen, 1835], in-8 de 4 pp.

Extrait du Précis analytique des travaux de l'Académie de Rouen, 1835, in-8, pp. 240 sqq.

Le document publié par M. Floquet est la touchante lettre adressée par Corneille à Colbert, en 1678, pour le prier de lui faire obtenir, comme par le passé, une part dans les faveurs du roi. Cette lettre, dont la Bibliothèque nationale possède l'autographe original, a été découverte par M. Lacabane dans la collection généalogique de Chérin de Barbimont.

177. Vers inédits de P. Corneille, publiés par M. Faugère. Paris, Typographie de F. Didot frères, 1847, in-8 de 16 pp.

Extrait de la Nouvelle Revue encyclopédique, t. 111°, pp. 406-478, mars 1847.

M. Faup-ère a eu l'heureuse chance de retrouver, à la Bibliothèque Sainte-Geneviève, une version des Hym?ies de Sainte-Geneviève, écrite en entier de la main de Corneille. Cette version, exécutée sans doute entre 1660 et 1665, à la requête du P. Boulart, ou de quelque autre génovéfain, ami du poète, a été réunie, en 1855, par M. Lefèvre aux Œuvres de Corneille. (Voy. Marty-Laveaux, t. IX«, pp. 615 sqq.)

178. Lettres inédites de P. Corneille. 1653-1656. Avec une introduction par M. Célestin Port. Paris, Typographie de F. Didot frères, 1852, in-8 de 15 pp.

Extrait de la Bibliothèque de l'École de Chartes, 3<* série, t. II1<>, pp. 348 sqq.

Ces lettres sont au nombre de quatre; elles sont adressées au R. P Boulard, et datées de Rouen, la veille de Pasques (30 mars) 1652, le 12 avril 1652, le 23 avril 1652 et le 10 juin 1656. Elles sont tirées d'un manuscrit de la Bibliothèque Sainte-Geneviève, intitulé : Recueil de pièces pour prouver que Thomas à Kempiji est l'auteur de l 'Imitation (D. f. 11, in-fol.), et sont toutes relatives à la traduction de V Imitation.

179. Deux Lettres inédites de P. Corneille à Huyghens de Zuilychem, par Edouard Fournier. (Extrait de la Revue des Provinces du 15 lévrier 1865.) Paris, Imprimerie parisienne Dupray de la Maherie, 1865, in-8 de 11 pp.

« Ces deux lettres, dit M. Fournier, se trouvent au British Muséum, où nous en avons nous -même pris copie, il y a deux ans, avec

l'aide de notre savant ami Francisque Michel. Elles y sont placées dans les Additional Mss., sous les n°s 21,514, fol. 20, 21 et 22, 23. La première fut acquise, en 1824, à une vente dont le livret (Catalogue of a valuable Collection of Autograph Letters, 1824, in-8), l'indique à la p. 21. La seconde ne fut achetée qu'en 1856 (British Muséum. A Guide to the Autograph Letters, 1862, in-8). »

Les deux lettres sont datées du 6 mars 1649 et du 28 mai 1650.

Dans la première, Corneille remercie son correspondant de l'envoi d'un volume de poésies latines, sans doute, les Momenta desidtoria, Poematum Libri XIV; il lui envoie en même temps deux recueils de ses ouvrages, « qui n'ont rien de nouveau que l'impression », et y joint quelques vers 'iambiques latins sur sa tragédie de Médée, tout en s'excusant de « cette eschappée en une langue qu'il y a trente ans qu'il a oubliée ».

Dans la seconde, Corneille annonce à Zuilychem l'envoi d'une comédie qu'il lui dédie, c'est-à-dire de Don Sanche d'Aragon. (Voy. n° 60.)

I. Ouvrages ou Recueils divers contenant des pièces de Corneille en prose ou en vers.

180. Ligdamon || et Lidias : || ov || la Ressemblance. || Tragi- Comedie. || Par Monsieur || de Scudery. Il A Paris, \\ Chez François Targa, au premier \\ pilier de la grand' Salle du Palais,\\ deuant les Consultations. || M.DG.XXXI [1631]. || Auec Priuilege du Roy. — Avtres || OEvvres || de || Monsievr il de Scvdery. || A Paris, \\ Chez François Targa, au premier \\ pilier de la grand' Salle du Palais, || deuant les Consultations. || M.DC.XXXI [1631]. || Auec Priuilege du Roy. In-8 de 20 ff. et 264 pp., sign. A-R.

Collation des feuillets prélim. : frontispice gravé qui représenté Ligdamon combattant dans une arène contre des lions, en présence de trois juges et de plusieurs autres personnages (ce frontispice porte le titre de la pièce, le nom et l'adresse de Targa, et deux marques très-curieuses de ce libraire) ; — titre imprimé ; — 2 ff . pour la dédicace à M. le duc de Montmorency ; — 1 p. pour un Somiet à lui/ 7nesnie;—% pp. pour un avis A qui lit; — 12 pp. pour des hommages à Scudéry, signés : de Rotrou, Scarron, A. Hardy, Corneille, de la Crette Bellenger, du Ryer, Guerente, Belleville, il Cavalier Grambosco, Dom Ivan Florimond, de Chandeville-Sarcilly ; — 3 pp. pour

le Privilège ; — 3 ff. pour Y Argument; 1 f. pour l'erratum et les Acteurs.

La tragi-comédie occupe les 133 premières pages du volume; on trouve ensuite le second titre que nous avons reproduit ci-dessus, et la pagination reprend de 137 à 264.

Le privilège, daté du 17 juillet 1631, est accordé à Targa pour dix ans ; l'achevé d'imprimer est du 18 septembre 1631.

Le verso du lie feuillet prélim. contient un quatrain adressé par Corneille à Scudéry. Ce quatrain, signalé déjà par les l'rères Parfaict (Histoire du Théâtre franeois, t. IV°, p. 443), puis inséré par M. Edouard Tricotel dans le Bulletin du Bouquiniste (1e* août 1859), a été ajouté aux œuvres de notre poète, par M. Marty-Laveaux (t. X", p. 57). Il est ainsi conçu :

Encor que Ligdamon en dépeignant Silvie Lui donne assez d'appas pour charmer l'Univers, Sa beauté toutefois dont la France est ravie Ne me toucheroit point sans celle de tes vers.

181. Le Trompevr pvny , ov l'Histoire septentrionale , Tragi-Comedie par Monsieur de Scudery. A Paris, Chez Pierre Billaine. M.DG.XXXIII [1633]. In-8.

Nous n'avons pas vu cette édition mentionnée au Catalogue Soleinne sous le n<> 1070.

Au verso du 12e feuillet se trouve le madrigal suivant, signé Corneille :

Ton Cleonte, par son trespas, jette un puissant appas A la supercherie ; Vu l'esclat infini Qu'il reçoit de ta plume, après sa tromperie ; Chacun voudra tromper pour estre ainsi puny ; Et quoy qu'il en perde la vie, On portera tousjours envie A l'heur qui suit son mauvais sort; Puis qu'il ne vivroit plus s'il ne fust ainsi mort.

182. Le II Trompevr || puny. || Ov l'Histoire septentrionale. || Tragi-Comedie || Par || Monsieur de Scudery. || A Paris, || Chez Antoine de Sommauille, au Palais, || dans la petite Salle à l'Fscu de France. || M.DG.XXXV [1635]. || Auec Priuilege. — Avtres || OEvvres || de Monsievr || de Scvdery. In-8 de 16 IF. et 168 pp., sign. A-L.

Collation des feuillets prélim. : frontispice gravé qui représente deux personnages assis, dont l'un écrit, tandis que l'autre tient un

livre; un tableau, placé derrière eux, reproduit une autre scène de la pièce ; enfin l'on aperçoit dans le lointain, à travers une porte ouverte, deux hommes <jui se battent en duel; ce frontispice, signé de Michel Lasne, porte le titre de la pièce, l'adresse de Sommavilleei la date de 1G3.'>; — portrait de Scudéry par Michel Lame, autour duquel on lit sa laineuse devise :

c Et Poëte et Guerrier, h II aura du laurier; »

— titre imprimé; —7 pp. pour la dédicace « A Madame de Combalet » ; — 4 pp. pour la « Préface par Monsieur de Chandeville, sur les Œuvres de Monsieur de Scudery » ; — 12 pp. occupées par di- \ers hommages en vers, signés : Du Ryer, Mairet, d'inville, Boisrobert, Corneille, d'Autheuil, Guérente, Mondory, G. de Coste, de S. Pirmin; — 3 pp. pour le privilège.

La pièce de Corneille occupe le recto du feuillet êiij.

Le privilège, daté du 18 décembre 1632, est accordé à Pierre Bil- Ininr, qui déclare en faire cession à Sommauillc . L'achevé d'imprimer est du 4 janvier 1633.

La tragi-comédie s'arrête à la p. 111 (sign. A-G) ; elle est suivie de 28 ff. (pii continuent la pagination de la pièce de 113 à 168 et sont «ignés Il-L. Cette seconde partie, analogue à celle qui est jointe au Clitûndre de Corneille (n° 2), n'a qu'un faux-titre.

183. LA II SCEYR || VALEYREVSE, || OV || l'aVEVGLE || AMANTE. ||

Tragi-Comédie || Dédiée à Monseigneur || le Duc de Vandosme. || Par leSr Mareschal. Il A Paris, || Chez Anthoinc de Sommauilk, dans la || Galerie du Palais, à l'Escu de France. || M.DG.XXXIIII [1634]. || Auec Priuilege du Roy. In-8 de 16 ff. et 200 pp. (la dernière page est chilfr. par erreur 196).

Collation des feuillets prélini. : frontispice gravé de Michel Lasne, représentant Mars qui tient un bouclier, sur lequel se détache le portrait du poète ; aux pieds de Mars jouent detix Amours ; au-dessus du dieu une Renommée tient une couronne de lauriers et une trompettequi porte le titre; — titre imprimé; — 5 pp. pour la dédicace;

— 7 pp. contenant des hommages en vers, signés : de Scudéry, Mairet, de Rotrou, Corneille, du Ryer; 7 ff. pour Y Argument ; — 1 f. pour les Acteurs.

L'édition ne renferme ni privilège ni achevé d'imprimer. Au verso du 6e feuillet commence une pièce en 20 vers, signée Corneille, dont voici les premiers vers :

Rendez-vous, Amants et Guerriers, Craignez ses attraits et ses armes;

lilIil.lOGRAPHIE

Sa valeur, égale à ses charmes, Unit les niyrthes aux lauriers...

Cette pièce se termine au reclo du 7e f. Elle a été recueillie pour la première fois par M. Edouard Fournier dnns ses Notes sur la vie de Corneille, qui précèdent Corneille à In Butte Saint-Rock, et reproduite par M. Marty-Laveaux (t. Xe, pp. 62 sq.).

M. de Soleinne possédait le manuscrit original de cette pièce avec une dédicace particulière au duc de Vendôme (Catalogue Soleinne, n° 1047); les envois poétiques à l'auteur ne devaient pas s'y trouver.

184. Epinicia II Mvsarvm. || Eminentissimo || Cardinali |l Duci || de Richelieu. || Parisiis, \\ Apud Sebastianum Cramoisy Typographwn \\ Regiura, via Iacobœa, sub Ciconiïs. M.DG.XXXIV [1634]. || Cum Priuilegio Régis. In-4 de 12 ff., 282pp. et 1 f., pour la Table.

Collation des feuillets prélim. : titre ; — 7 ff. pour l'épître adressée au cardinal de Richelieu, par Gomin ; — 4 ff . contenant une pièce en prose à la louange des Epinicia, un avis du libraire au lecteur, un extrait du privilège et un portrait de Richelieu, non signé.

L'avis au lecteur est ainsi conçu: « Typographies Lectori. Ne mirare, Lector, si nullam hîc, nec rerum, nec temporum, nec personarum servatam seriem vides : nam ut singula in manus nostras venere, ea prselo subjecimus. Si qui sua hic desiderari querentur, sciant ea nos effugisse, quibus tamen secunda editione, quœ brevi locupletior prodibit et accuratior, faciemus satis. Hoc te monitum volui. Vale et fruere. »

Le privilège, daté du 23 avril 1633, est accordé à Boisrobert, qui en a fait cession à Cramoisy; l'achevé d'imprimer est du 14 août 1634.

Ce recueil, relié d'ordinaire à la suite d'un recueil français intitulé : Les Sacrifices des Muses au grand Cardinal de Richelieu (à Paris, chez Sebastien Cramoisy, 1635, in-4), contient, pp. 248-251, une pièce composée de 43 distiques latins et intitulée : P. Comelli \\ Rothomagensis, || ad illustrissimi \\ Francisci || Archiepiscopi \\ Normnnniœ Primatis \\ invitationem, \\ qua gloriosissimum Regem, |j Emimentissùnumque Cardinalem-Ducem || versibus celebrare jussus est, || Excusatio. Suivent les distiques qui commencent ainsi :

Neustriacae lux aima plagœ, quo nostra superbit

Infula, et Aonii laurus opaca jugi, Heroum ad laudes, dignosque Marone triumphos

Parce, precor, tenuem sollicitare chelyn...

En étudiant ce poème avec plus de soin que les précédents éditeurs, M. Marty-Laveaux y a remarqué des allusions à la Place

CORNELIENNE.

Royale, qui lui ont permis de rectifier la date de cette pièce et celle de la Galerie du Palais, (Voy. ci-dessus, nos 5 et 7.)

11 existe dans le même format, avec le même privilège et. le même achevé d'imprimer, deux recueils destinés à célébrer la gloire du Roi, comme les précédents ont pour but de publier les louanges du Cardinal : Palnue Régis i/ivictissimo Ludovico XIII. Régi Christianissimo, a prscipuis nostri sévi Poetis in Tropfuettm erecùe; Parisiis, apud Sebastianum Cramoisy, 1634; et Le Parnasse Royal, où les immortelles Actions du tres-chrestien et tres-victorieux Monarque Louis Mil sont publiées par les plus célèbres Esprits de ce temps} à Paris, chez Sebastien Cramoisy, 1635.

On ne trouve dans ces recueils en l'honneur du roi aucune pièce de Corneille. L'auteur du Cul n'avait chanté la gloire de Richelieu qu'à l'instigation de l'archevêque de Rouen, François Harlay de Champvalon, et l'on peut admettre que le prélat avait recommandé au poète de s'adresser plutôt à Richelieu qu'à Louis XIII. Les panégyristes montrèrent d'ailleurs peu d'empressement à chanter la gloire du roi. La difficulté qu'eut l'imprimeur à remplir son recueil en retarda longtemps la publication, ainsi qu'il l'avoue lui-même dans l'avis au lecteur. Les vers adressés au cardinal eussent probablement pu paraître plus tôt, mais il eût été peu convenable qu'ils parussent avant les vers adressés au roi.

185. Hippolyte, || Tragédie. || PardelaPineliere, Angeuin. || A Paris, \\ Chez Antoine de Sommauille, au Palais, \\ en la petite Salle, à l'Fscu de France. || M.DG.XXXV [1635]. || Auec Priuilege du Roy. — Avtres || QEvvres || poetiqves || du mesme || Autheur. || M.DG.XXXV [1635]. In-8 de 20 ff. et 112 pp., dont les deux dernières ne sont pas chiffr.

Collation des feuillets prélhn. : titre; — 3 ff . pour la dédicace « A Monsieur de Bautru, introducteur des Ambassadeurs » ; — 6 ff . pour ia « Préface sur l'Hippolyte de Monsieur de la Pineliere. Par le sieur de Hautgalion » ; — 4 ff . pour l'avis Au Lecteur; — 6 ff . pour l'erratum, les Acteurs et les envois poétiques de divers auteurs à la Pineliere.

Les envois, au nombre de six, sont signés : Th. de la Rivière, de Bensserade, Corneille, le sieur de Buys, de Montereul, d'Alibray.

Les vers de Corneille occupent le verso du f. û ij. Ils commencent ainsi :

Phèdre, si ton chasseur auoit autant de charmes Qu'en donne à son visage un si docte pinceau, Ta passion fut juste et mérite des larmes Pour plaindre le malheur qui le met au tombeau.

VHippolyte s'arrête à la p. 08, après le 1" f. du cahier N, et les Autres Œuvres poétiques occupent le reste du cahier N et le cahier 0. Ils se terminent par le mot Fin, après l'épigramme intitulée : Sur une Courtisane devenue aveugle.

Les vers de Corneille, reproduits pour la première fois au Catalogue Soleinne (Supplément nu t. Ipr, p. 201), ont été réimprimés depuis par M. Edouard Fournier (Notes sur la rie de Corneille, pp. xcvu sq.) et par M. Marty-Laveaux (t. Xe, p. 73).

186. La Gvirlandk de Ivlie. Pour Mademoiselle de Rambouillet Iulie Lucine d'Angennes. E script par N. Jarry, M.DC.XLI [1641]. In-fol.

Tous ceux qui s'occupent de livres connaissent, au moins de réputation, le chef-d'œuvre du calligraphe Jarry. Ce manuscrit, exécuté pour le duc de Montausier, passa plus tard entre les mains de Gaignat et du duc de la Vallière. Voici la description qu'en donne le Catalogue de cet illustre amateur (lre partie, t. IIP, n° 3247) : « Manuscrit précieux sur vélin, unique dans son genre, et que rien ne peut égaler en beauté. M. Huet [Huetiana, Paris, 1722, in-12, p. 103] l'a appelé le chef-d'œuvre de la galanterie, et en a vanté la magnificence de l'exécution. Ce fut le baron de Sainte-Maure, plus connu sous le nom de duc de Montausier, qui en conçut l'idée et en fit la dépense. Il chargea le fameux Robert de peindre les fleurs dont il est enrichi, et Nicolas Jarry, dont le talent ne peut être trop célébré, d'écrire les Madrigaux, que les hommes de lettres qui fréquentoient l'hôtel de Rambouillet s'empressèrent de faire sur chaque fleur, à la louange de celle pour qui ce livre était destiné.

« Ces fleurs sont au nombre de 29 ; sçavoir : l'Amarante, l'Anémone, l'Angélique, la Couronne Impériale, l'Eliotrope, la Flambe, la Fleur d'Adonis, la Fleur de Grenade, la Fleur d'Orange, la Fleur de Thym, l'Hyacinthe, le Jasmin, l'Immortelle blanche, l'Immortelle jaune, la Jonquille, le Lis, le Méleagre, le Muguet, le Narcisse, l'Œillet, le Pavot, la Pensée, la Perceneige, la Rose, le Safran, le Souci, la Tulipe, la Tulipe flamboyante et la Violette.

« Ces Fleurs, réunies d'abord sur une même page et formant une guirlande superbe au milieu de laquelle on lit : La Guirlande <!>• Iulie, se trouvent ensuite séparées et peintes sur le recto de 29 feuillets, qui ne contient jamais qu'une seule fleur.

« Les Madrigaux, dont chaque fleur est l'objet, sont supérieurement écrits en lettres rondes, chacun séparément sur un feuillet. On en compte 61, parce qu'il y en a plusieurs sur une même fleur. M. de Montausier, lui-même, est au nombre des Poètes qui les ont faits. Le plus beau, le plus connu et le plus souvent cité, est celui de Desmarets, sur la Violette.

<( On voit sur le septième feuillet une belle miniature représentant Zéphyr dans un nuage, tenant dans sa main gauche la Guii-

lande de Julie et, dans sa droite, une rose. Il parsème la terre de diverses fleurs que son souffle fait éclore de sa bouche.

« Le duc de Montausier, en ordonnant l'exécution de ce riche MS., le destinoit à Julie-Lucine d'Angenes, Marquise de Rambouillet, à qui il le présenta en 1641 . Il eut soin auparavant de faire relier magnifiquement ce livre [en maroquin rouge, par Le Gascon], et d'orner le dedans et le dehors de la couverture, du chiffre do cette fille célèbre, qu'il épousa quatre ans après, en 1645. Ce fut, sans contredit, le plus beau présent qu'il pût lui faire, et le plus analogue à son goîu et à ses talents.

o M. l'Abbé Rive a donné une notice particulière très-exacte et très-étendue de ce MS. [Notices historiques et critiques de deux Manuscrits, uniques et très-précieux, de la Bibliothèque de M. le Duc de In Vallière, dont l'un a pour titre: la Guirlande de Julie, et l'autre, Recueil de fleurs et insectes, peints par Daniel Robel, en 1624; Paris, Didot l'aîné, 1779, in-4.] »

Une autre notice écrite par Gaignères et complétée par De Bure se trouve dans le Supplément à la première partie du. Catalogue de M. le duc de la Vallière; elle a été reproduite par Didot jeune, Nodier et M. Livet, en tête des éditions citées ci-après.

Six pièces de la Guirlande : le Lis, la Tulipe, la Hyacinthe, la Fleur d'orange, Ja Fleur de Grenade m V Immortelle blanche, sont signées d'un C. dans le manuscrit. Le libraire Chartes de Sercy, qui a l'ait entrer la Guirlande dans un recueil de poésies dont nous parlerons plus loin, a signé du nom entier de Corneille trois de ces madrigaux : la Tulipe, la Fleur d'orange et l'Immortelle blanche, tandis qu'il n'a marqué les trois autres que d'une simple initiale. Granet n'a reproduit dans ses Œuvres diverses de Corneille que les trois morceaux que lui attribuait Sercy; mais M. Taschereau (Vie de C'irjieille, 2e éd., pp. 107 sq.) a, non sans raison, croyons-nous, revendiqué les six pièces pour l'auteur du Cid. Il est fort possible en effet que Sercy ait donné ses indications au hasard.

Gaignères et deux des éditeurs de la Guirlande de Julie, Didot et Nodier, ont fait honneur à Conrard des six madrigaux marqués d'un C. M. Marty-Laveaux a cru prudent de suivre l'exemple de Granet.

Ce précieux manuscrit fut vendu après la mort de la duchesse d'L'zès, fille du duc de Montausier, à un particulier qui le paya quinze louis et le revendit à Moreau, valet de chambre du duc de Bourgogne, lequel en fit présent à M. de Gaignères. Après la mort de Gaignères, le volume passa entre les mains du chevalier de B*". L'abbé de Rothelin l'acheta à la vente de cet amateur, et en fit présent, à son tour, à Boze, dans le catalogue de qui nous le voyons mentionné. M. de Cotte l'acquit des héritiers de M. de Boze et le céda plus tard à Gaignat. Il fut donné pour 780 livres à la vente Gaignat, mais il atteignit le prix de 14,510 à la vente la Vallière, en décembre 1783. Il fut acquis par la duchesse de Châtillon, fille du duc de la Vallière, à la mort de laquelle il passa ch.ez Mmc la du-

chesse d'Uzès, sa fille. Il appartient aujourd'hui à M. le duc de Crussol, qui l'a reçu de son père, M. le duc d'Uzès. Il a figuré à l'exposition organisée à Paris, en 1874, au profit des Alsaciens-Lorrains.

M. Brunet (Manuel du Libraire, v° Jarry) parle d'un manuscrit qui parait avoir été l'esquisse et le modèle de Jarry. C'est un in-4 de 53 ff., exécuté sur papier en belles lettres bâtardes. Il a figuré aux ventes Crozat de Tugny en 1751 (n° 1316 du Catalogue) et Courtanveaux, en 1783 (n° 1275 du Catalogue). M. P. Firmin-Didot jeune s'en est alors rendu acquéreur pour la somme modique de 3 fr. 75.

187. La Gvirlande de Ivlie. Pour Mademoiselle de Rambouillet, Iulie-Lucine d'Angennes. Escript par N. Jarry.

L'auteur du Huetiana dit que le duc de Montausier fit faire deux exemplaires tout pareils de la Guirlande de Julie; c'est une erreur. La copie fut également exécutée par Jarry, mais elle est du format in-8. « Elle contient 40 feuillets écrits en bâtarde. Elle ne renferme que les Madrigaux seuls, sans aucune peinture. La couverture en est ornée du chiffre de Julie, à qui il l'ut offert par le duc de Montausier, en même temps que le MS. précédent, a — Catalogue la Vallièi-e, lre partie, t. Ile, no 3248.

Ce volume vendu 406 fr. chez la Vallière, en 1783, fut revendu G22 fr. chez d'Hangard; 250 fr. seulement chez Lefebvre, et 2,900 fr. chez de Bure, en 1853; il appartient depuis lors à M. le marquis de Sainte-Maure.

188. La Guirlande de Julie. A Paris, De l'Imprimerie de Didot jeune, 4784. In-8.

Édition publiée d'après le manuscrit sur papier cité plus haut.

Renouard dit qu'elle a été tirée à 90 exemplaires; M. Brunet (v° Montausier) dit, au contraire, qu'il en existe au moins 250 exemplaires.

La Guirlande de Julie avait été déjà imprimée à la suite de la Vie de M. de Mo?itausier, écrite sur les Mémoires de la duchesse d'Uzès sa fille (par Nicolas Petit, jésuite); Paris, 1729, 2 tomes en un vol. in-12.

189. La Guirlande de Julie, offerte à Mademoiselle de Rambouillet, Julie Lucie-Lucine d'Angènes, par le marquis de Montausier ; ornée de 30 gravures dessinées et peintes par Madame Legendre. A Paris, chez Mademoi-

selle Adèle Prudliomme, rue des Marais, n° 18; H. Nicolle et Pélicier, [Imprimerie de Didot jeune], 1818. In-8,

Edition sur papier vélin double satiné.

190. La Guirlande de Julie, expliquée par de nouvelles annotations sur les madrigaux et sur les fleurs peintes qui la composent, par M. Amoreux, D. M. Montpellier et Paris, Gabon et Cc, [Imprimerie de X. Jullien, à, Montpellier], 1824. In-18.

191. La Guirlande de Julie, offerte à Mademoiselle de Rambouillet par M. de Montausier. Paris, N. Delangle, éditeur, rue du Battoir, n° xix, M.DGGG.XXVI [1826]. Pet. in-12 de xj et civ pp.

Collection de Petits Classiques français, « imprimée à 500 exemplaires, aux frais et par les soins de Charles Nodier et N. Delangle, avec les caractères de Jules Didot aîné. »

Nous avons dit que Nodier attribuait à Conrard les six madrigaux signés d'un C dans l'original.

192. Précieux et Précieuses. — Caractères et Mœurs littéraires au xyii6 siècle, par M. Gh.-L. Livet. Paris, Libraire académique, Didier et C*, 1859, in-8 de 2 ff., xxxvi- 442 pp. et 1 f. pour la Table.

L'ouvrage de M. Livet contient (pp. 393-442) une réimpression complète de la Guirlande de Julie,

193. Les || Chevilles || de || M0 Adam || Menuisier || de Neuers. || A Paris, || Chez Toussainct Quinet, \\ au Palais, sous la montée de la \\ Cour des Ai/des. || M.DC.XLIV [1644]. || Auec Priuilege du Roy. In-4 de 18 ff., 100 pp., 4 ff. et 315 pp.

Collation des feuillets prélim. : portrait de Me Adam, au-dessous duquel on lit un sixain en son honneur et l'adresse de Quinet; — titre ; — 12 ff. (paginés o-28) pour YEpùtre ; — 4 ff . pour la Préface de Monsieur d,' Marolles, Abbé de Ville-Loin, et le Privilège.

Les 100 pp. qui forment la première partie contiennent des vers français, latins, grecs, italiens et espagnols adressés au poète par

plus de cinquante auteurs, et réunis sous le titre d'Hommage du Parnasse. Un sonnet signé de Corneille occupe la p. 11 ; en voici le premier quatrain :

Le Dieu de Pythagore, et sa Métempsycose, Jettans l'ame d'Orphée en un Poëte François, Par quel crime, dit-elle, ay-je offencé vos loix, Digne du triste sort que leur rigueur m'impose)

Les 4 ff. qui suivent Y Hommage du Parnasse contiennent les Noms des Auteurs et la Table des Pièces contenues aux Chevilles de Maistre Adam.

Le privilège, daté du 16 avril 1644, est accordé pour dix ans à o Adam Billault, Maistre Menuisier de la ville de Nevers », qui déclare en faire cession à Toussaint Quinet. L'achevé d'imprimer est du 25 mai 1644. Détail curieux : on trouve dans Y Honneur du Parnasse deux pièces signées du libraire Quinet.

194. Les Epistres || dv Sievr || de Bois-Robert- || Metel, Abbé de Chastillon. || Dédiées a Monseigneur || l'Eminentissime Cardinal Mazarin. || A Paris, || Chez Cardin Besongne, au Palais, au haut de la montée || de la Slc C happe lie, aux Roses vermeilles. || M.DC.XLVII [1647]. || Auec Priuilege du Roy. ln-4 de 10 ff., 200 et 47 pp.

Collation des feuillets prélim. : titre, avec la marque du libraire; — 3 pp. pour la dédicace « A Monseigneur l'Eminentissime Cardinal Mazarin ; — 7 pp. pour les hommages poétiques, signés : Menagius, de Gombaut, Menard et Corneille; — 4 ff. pour la Préface, par M. Mascaron.

Le recueil se compose de deux parties, dont la première compte 200 pp.; la seconde commence ensuite par un titre de départ ainsi conçu : Autres || Œuures || poétiques || de Monsieur de Boisrobert.

Au verso de la p. 47 se trouve YExtrait du privilège accordé pour dix ans à Boisrobert, à la date du 4 juin 1646; l'auteur déclare en faire cession à Cardin Besogne. L'achevé d'imprimer est du 21 juillet 1646.

La pièce de Corneille occupe le recto du 6e f. prélim.; elle débute ainsi :

Que tes entretiens sont charmants, Que leur douceur est infinie, etc.

195. Les || Triompues || de || Lovis le Iyste || XIII. dv nom, || Roy de France et de Navarre. || Contenans || les plus grandes Actions ou Sa Maiesté s'est || trouuée en personne, représentées en Figures yEnigmatiques exposées

COR|NKI.IKNNK.

par vn || Poëme Héroïque de Charles Beys, & accompagnées de vers François sous || chaque Figure, composez par P. de Corneille. || Auec les Portraits des Rois, Princes et Généraux d'Armées, || qui ont assisté ou seruy ce Belliqueux Louis le Iuste Combattant ; Et de leurs Deuises & || Expositions en forme d'Eloges, par Henry Estienne, Escuyer, Sieur des Fossez, Poëte & || Interprète du Roy es Langues Grecque & Latine. || Ensemble le Plan des Villes, Sièges et Batailles, auec || vn Abrégé de la Vie de ce Grand Monarque, par René Barry, Conseiller du Roy, & Hi- || storiographe de sa Majesté. || Le tout traduit en Latin par le R. P. Nicolaï, Docteur en Sorbonne de la Faculté || de Paris, & premier Régent du grand Conuent des Iacobins. || Ouurage entrepris & finy par Iean Valdor, Liégeois, Calcographe du Roy. || Le tout par commandement de leurs Maiestez. || A Paris, \\ En V Imprimerie Royale, Par Antoine Estienne, Premier Imprimeur \\ & Libraire ordinaire du Roy. || M.DC.XLIX [1649]. || Auec Priuilege de SaMaiesté. —

LVDOVICI IYSTI II TERTII DECIMI II NVNCVPATI, GaLLIJE SIMY1 ET NAVARIUE II ClIRISTIANISSIMI REGIS, || TrIVMPHALIA Mo-

nvmenta. || Quibus egregia maxime quse per seipsam lam Augusta || Maiestas facinora peregit, continentur ; jEnigmaticis Iconibus ac figuris expressa, || quas Heroico Carminé Carolus Beys explicauit, & Gallicis quoque versibus ad || singulas figuras Iconasque affixis P. Cornélius seorsim exornauit. || Cum Iconibus etiam Regum, Principum, Strategorum, || qui bellicoso illi Régi Ludouico Iusto pugnanti, vcl obsequium, vel auxilium prsestiterunt; Adectis||adhas eorum effigies ac stemmata, singulorum Symbolis & Elogiis per Henricum Stephanum Equitem || Fossarum Dominum, GrœcarumLatinarumqueliterarum Interpretem, ac Poëtam Regium, explicatis. || Accessit et Vrbium, Obsidionum, acPraîliorum, tam Augusti || Monarchie Regno gestorum, cum compendiariâ vitse illius narratione, descriptio ; quam historico || stylo Renatus Barry, Consiliarius & Historiographus Regius, delineauit

ac expressit. || Omnia porrô ex Gallico Idiomate in Latinum conuertit F. Ioannes Nicolai Sacrse Théologies in Facultate || Parisiensi Doctor, & apud Pratres Prœdicatores in Conuentu S. Iacobi primarius Professor. || Opus, cura Ioannis ValdoriiLeodiensis propalatum, susceptum, ac perfectum ; || Accedente ad prœfata omnia elaboranda Regio iussu. || Latetiœ Parisîorum, \\ In Regiâ ipsû Typographiâ per Antonium Stephunum, Proto Typographum Regium, \\ & Christianissimi Régis Ribliocômum ordinariwn. || M.DG.XLIX [1649]. || Cum eiusdem Christianissimse Majestatis Priuilegio. In-fol. de 33 ff., 87 pp., 142 pp. et 2 ff., non chiffr. ; 106 ff. chiffr., 6 ff. non chiffr. et 2 ff. chiffr. 109-110.

Collation des feuillets prélim. : titre français; titre latin; 2 ff. pour YEpistre de Valdor au Roi (l'un de ces feuillets est un encart qui répète la signature ai], détail qui explique le nombre impair des ff. prélim.) ; — 2 ff. pour la traduction latine de YEpistre, et un morceau signé des Fossez (Estienne) ; — 2 ff. pour YEpistre de Valdor à la Reine; — 5ff. pour la traduction latine de cette Epistre, une Ode au Roy, envers français et latins et une grande figure; — 13 ff. pour l'Exposition des Devises gui sont pour la Reyne Régente, une Ode à la Reyne, en français et en latin, ode qui est accompagnée d'un grand portrait ; deux hommages poétiques à Louis le Juste en français et en latin, signés du P. Le Moyne et de R. Rapin ; des hommages poétiques à Valdor, sur son ouvrage, signés de Ferran, de Beys, d'Isaac Habert, de G. Colletet, de Scudéry, de Tristan l'Hermite, de Furetière, de F. Cassandre, de Jean Nicolai; — 7ff. pour les préfaces en latin et en français, pour les lettres du roi au P. Nicolai. à Estienne des Fossez, à Beys, à Bary et à Corneille, pour une ode de Furetière Au Roy, sur son portrait et pour le Privilège.

La lre partie renferme uue planche de S. délia Bella et 20 planches de Valdor qui représentent les grandes actions du roi ; chacune de ces dernières est accompagnée d'une inscription en vers due à Corneille.

La 2e partie contient 25 portraits remarquablement gravés.

La 3e partie est entièrement consacrée à des plans topographiques, gravés dans un format double de celui du livre; la collation en présente quelques irrégularités. Il semble que l'ouvrage dût contenir six planches de plus qu'il n'en contient en réalité. Voici l'indication de ces lacunes : La foliation saute de 10 à 13; de 26 à 29; de 68 à 71; de 72 à 75; de 96 à 99; de 102 à 105. Après le f. 106 sont placées 2 feuilles doubles (soit 4 ff.) signées d'une simple

CORNELIENNE.

étoile et 2 ff. sans chiffre ni signature. Le volume se termine par 2 ff. chiffrés 109 et 110.

Le privilège, daté du 22 mai 1C49, est accordé à Valdor pour dix ans. Sur ce graveur, qui fut nommé en 1651 agent du princeévèque de Liège en France, et sur son ouvrage, on peut consulter le travail suivant : Le 3« Valdor, caleographe de Louis XIV ; Liège, imprimerie de L. Grandmont-Donders, 1865, in-8 de 50 pp. avec un portrait lithographie. {Extrait du Bulletin de l'Institut archéologique liégeois.)

M. Ambr. F. Didot possède l'exemplaire de dédicace relié en mar. r., aux armes d'Anne d'Autriche.

196. Les Lettres || de Sainct || Bernard, || Premier Abbé || de Clervaux, || Docteur de l'Eglise. || Traduites || Par le R. P. Dom Gabriel de Sainct Malachie, || Religieux Feuillent [sic] de l'Ordre de Cisteaux. || Dédiées à Monseigneur le Mareschal de l'Hospital. || A Paris, || Chez Gaspar Meturas, rue Sainct Iacque \\ à la Trinité, prés les Maturins. || M.DC.XLIX [1649.] || Auec Priuilege & Approbation. In -4 de 2:2 ff. (dont le premier est blanc) et 607 pp. — Lettres || de Sainct || Bernard, || Traduites en François || Par le R. P. en Nostre Seigneur, Dom Gabriel de Saint j| Malachie, Religieux de la Congrégation de N. Dame || de [sic] Feiiillans, de l'Ordre de Cisteaux. || Seconde Partie. || A Paris, || Chez George Iosse, rue Sainct lacques, \\ à la Couronne d'Fspine. || M.DC.LIV [1654]. |i Auec Priuilege & Approbation. In-i de 12 ff. et 644 pp.

Dans l'exemplaire de ce livre que possède la Bibliothèque nationale (C. 2043), les feuillets prélim. du Ier sont ainsi composés : 1 f, blanc; — titre; — 4 ff. pour VEpistre; — 2 ff. pour V Avertissement; — 2 ff. pour des hommages poétiques au traducteur, signés de Gemmaris ; — 4 ff. pour un Cantique de S. Bernard à la louange de Jésus, traduit en François par Monsieur de Sales (ces 4 ff. qui portent une pagination et qui sont signés A, forment encart dans le volume et ne se trouvent peut-être pas dans tous les exemplaires) ; — 2 ff. pour des hommages poétiques au traducteur, signés : Corneille, de Sales, du Breton et pour V Extrait du Privilège; — 6 ff. contenant la Table et 1 figure.

Le privilège, dont la première partie seule contient un extrait, est daté du 14 mai 1648; il est accordé pour dix ans à G. Meturas. On trouve à la fin un achevé d'imprimer du 23 août 1649.

Le sonnet de Corneille est adressé à saint Bernard ; il commence ainsi :

Du Cloistro et de la Cour précieuse clarté, Mais du Cloistre sans tache, et d'une Cour sans crimes, Aussi ferme soustien des Ordres légitimes, Qu'implacable ennemy de la fausse équité...

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