I.a TRAGÉDIE DE ClNNA
Journal des Théâtres, mars 1778. Vov. le n» 1236.
1427. Marmontel et Thomas, ou la Parodie de Cinna, vaudeville en an acte, représenté au Théâtre du Vaudeville le 23 janvier 1813; par M. Dumolard.
Non imprimé.
1428. Observation sur Cinna, tragédie de P. Corneille. S3om ^ulfêlefirer Drc.
Ce travail occupe les pp. 1-2G du programme suivant : Zu den ôtfentliehen Prûfungen der Sehûler des Kôniglicken Gymnasiums zu Kreuxnach am 30. und 31. Angust ladet aile Gonner und Frevm.de desselben insbesondere die Elterti der Sehûler, die Kôniglicken nul Suiiliise/ien liehôrden, sowie die Herren Geistlichen i/cr Si, ait und Umgegend hochachtungsvoll und ergebenst ein der Direktor des Gymnasiums Prof. Dr. Moritx Ast ; Kreuznach, 1849; Druck und Papier von Friedrich Wohlleden, in-4.
1 i-2i». Etude de Pauline, dans Polyeucte.
Mémoires de J/"u Clairon, actrice du Théâtre-Français, écrits par ellemême, pp. 110 sqq. ; — nouvelle édition (Paris, Ponthieu, 1822, in-8), pp. 315-
On trouve dans les Mémoires [de Coste d'Arnobat] pour Marie-Françoise Dumesnil, en réponse aux Mémoires d'Hippolyte Clairon (Paris, Dentu, an VII, in-8, pp. 168 sqq,), une critique très-vive, mais très- juste, de cette étude.
1430. Observations sur le Polyeucte de P. Corneille; par M. Walras, Professeur de Philosophie au Collège Royal de Caen. Extrait du Recueil de la Société libre d'Agriculture, Sciences, Arts et Belles-Lettres du département de l'Eure, 2e série, tome Y. Ëvreux, Louis Tavernier et Ci0, imprimeur de la Société, 184o. In-8 de 1 f. (pour le faux titre) et 42 pp.
1431. Uma Pagina da iiistoria romana. Os Martyres; Polyeucte ou Poliuto, tragedia christa.
Article de M. Antonio Rangel de Torres Bandeira, dans le Diario de Pcrnambuco du 11 juillet 1862.
1432. Études de philosophie catholique sur l'art. De la souffrance et du sentiment religieux dans la tragédie en général et dans la tragédie de Polyeucte en particulier. Paris, 1800. In-8.
1433. Néarque et Polyeucte, histoire nationale.
Article du P. Léonce Alischan inséré dans le Polyhistor, revue bimensuelle, avril 1861, pp. 97-106; mai 1861, pp. 129-138.
1434. Polyeucte et le zèle téméiuire, par M. Edmond Le Blant.
Ce mémoire, lu à l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres dans sa séance du 8 octobre 1875, contient un examen approfondi, au point de vue historique et critique, de la légende qui fait le fond de la tragédie de Corneille. M. Le Blant croit pouvoir établir que, si Polyeucte avait tenu véritablement la conduite imprudente que lui attribue la tradition, s'il s'était livré à des actes de violence et de provocation vis-à-vis des autorités constituées, il n'eût pas été admis dans le martyrologe.
1435. Chanson sur F air : Amants, aimez vos chaisnes. A Bonne de Pons, femme de Michel Sublet, marquis d'Heudicourt, grand Louvetier de France.
Cette chanson, inspirée par une représentation de la Mort de Pompée, a été publiée par M. Marty-Laveaux (t. IVe, pp. 8 sqq.). d'après le Recueil de Maurepas. C'est une satire particulièrement dirigée contre Marie de Cossé, veuve de Charles de la Porte, duc de la Meilleraye, pair et maréchal de France.
« On conte d'elle, ajoute une note du manuscrit, qu'un jour, étant à la comédie, on y représenta la Mort de Pompée, de l'illustre Pierre Corneille, et que, comme elle y pleurait amèrement, quelqu'un lui demanda pourquoi elle versait tant de larmes ; à quoi elle répondit : « Je pense bien, c'était « mon oncle » ; parce que Pompée était gendre de Jules-César. »
143G. Jugement sur Pompée.
Discours de M. Olivier, de l'Académie de Marseille, dans les Mémoires de littérature du P. des Molets, t. IV' (Paris, 1728, in-12).
1437. Sur Cornélie dans la Mort de Pompée.
M"' Clairon parle de ce rôle dans les ternies suivants : « L'opinion publique fait de Cornélie un des beaux rôles du théâtre. Ayant à jouer ce rôle, j'ai fait sur lui toutes les études dont j'étais capable. Aucune ne m'a réussi. La modulation que je voulais établir d'après le personnage historique n'allait point du tout avec le personnage théâtral. Autant le premier me paraissait noble, simple, touchant, autant l'autre me paraissait gigantesque, déclamatoire et froid. Je me gardai bien de penser que Corneille et le public eussent tort, ma vanité n'allait point jusque-là; mais, pour ne pas la compromettre, je me promis de me taire et de ne jamais jouer Cornélie. Depuis ma retraite, les Commentaires sur Corneille et le mot Esprit dans les Questions encyclopédiques, par Voltaire, ont paru ; lisez-les : si je me suis trompée, l'exemple d'un si grand homme me consolera. » {Mémoires de Mu° Clairon, actrice du Théâtre-Français, écrits par elle-même ; nouvelle édition ; Paris, Ponthieu, 1822, in-8, p. 323.)
CORNELIENNE.
Les Mémoires [de Coste d'Arnobat] pour Marie-Françoise Dumemil (Paris, an VII, in-8, pp. 43-45) contiennent naturellement une réfutation de ce passade.
1438. Examen oratoire du rôle de Corxélie dans Pompée, par M. Lelièvre.
Discours lu à la Société des Sciences, Lettres et Arts de Rouen, dans sa séance du 20 prairial an XI (9 juin 1803).
■1439. Les Descendans du Menteur, comédie en trois actes, en vers, Par Armand Charlemagne. Représentée pour la première fois sur le théâtre de l'Impératrice, le 16 Prairial an XIII (S juin 1805). Prix : 30 sous. Paris, Chez Mme Masson, Libraire. Editeur de pièces de théâtre, rue de l'Echelle, n° 558, au coin de celle Saint-Honoré. [Imprimerie de Caillât, rue Saint-Denis, n° 28.] An XJII-1805. In-8 de 48 pp.
1440. Examen critique d'une anecdote littéraire sur le Menteur de P. Corneille, par F. Bouquet, professeur au Lycée et à. l'École supérieure des Sciences et des Lettres de Rouen. Rouen, Imprimerie de E. Cagniard, 1805. In-8 de 13 pp., y compris le titre.
Extrait de la Revue de Normandie (avril 1865).
François de Noufchâteau (Esprit du Grand Corneille, t. Ier, p. 149) raconte, a propos du Menteur, une anecdote assez curieuse, qu'il prétend avoir empruntée au Bolxana :
« Oui, mon cher Despréaux, disait Molière à Boileau, je dois beaucoup au Menteur. Lorsqu'il parut, j'avois bien l'envie d'écrire ; mais j'étois incertain de ce que j'écrirois; mes idées étoient confuses : cet ouvrage vint les fixer. Le dialogue me fit voir comment causoient les honnêtes gens; la grâce et l'esprit de Dorante m'apprirent qu'il falloit toujours choisir un héros de bon ton ; le sangfroid avec lequel il débite ses faussetés me montra comment il falloit établir un caractère; la scène où il oublie lui-même le nom supposé qu'il s'est donné m' éclaira sur la bonne plaisanterie, et celle où il est obligé de se battre par suite de ses mensonges me prouva que toutes les comédies ont l"-soin d'un but moral. Enfin, sans le Menteur, j'aurois sans doute fait quelques pièces d'intrigue, Y Étourdi, le Dépit amoureux, mais peut-être n'aurois-je pas fait le Misanthrope. — Embrassez-moi, dit Despréaux, voilà un aveu qui vaut la meilleure comédie. »
M. Taschereau (Histoire de Corneille, 2» édition, p. 115) emprunte ce récit à François de Neufchàteau,mais il avoue l'avoir vainement cherché dans les deux recueils connus sous le nom de Bolxana : celui de Brossette et celui de Montchesuay. M. Marty-Laveaux (Œuvres de Corneille, t. IV», p. 129) fait le même aveu, et M. Bouquet, après lui, a feuilleté sans plus de succès les Bolxana, Segraisiana, Menagiana et Carpenteriana. Il est donc impossible de
savoir où François de XeutVhàteau a puisé son récit, mais tout porte k croire que, s'il n'en est pas l'inventeur, il l'a pris dans un recueil qui ne mérite aucune créance. Molière avait vingt ans à l'époque où fut joué le Menteur et ne songeait pas encore à écrire. Si les ouvrages de Corneille ont eu sur Molière une incontestable influence, il ne faut pas exagérer l'impression que le Menteur put produire sur son esprit. Telle est la thèse que développe M. Bouquet, «Il nous a semblé, dit-il en terminant, que la vérité historique, déjà si honorable et si belle par elle-même, n'avait que faire des oripeaux du roman, et qu'elle suffisait largement il la gloire de notre illustre compatriote, i
li-41. Critique de Rodogune.
Mercure de Franco, décembre 1738, mai 1739.
Au xvn« siècle, Rodogune avait été chaudement défendue par Saint-Kvremond (voy. le n" 1251).
1442. Les Alarmes des Evêqueb constitutionnels, imitation des deux premières scènes du premier acte de la tragédie d'Héraclius de P. Corneille. — Nota. On s'est attaché à conserver autant qu'il a été possible, les idées et les vues de Corneille. S. /. n. d., in-8.
1443. Défense de P. Corneille sur le sujet de l'Héraclius, par M. Delzons.
Revue de l'instruction publique du 2 février 1865.
M. Damas-Hinard (Poème du Cid ; texte espagnol, accompagné d'une traduction française; Paris, 1858, in-4) ayant renouvelé les accusations de plagiat portées contre Corneille à propos d' Hcraclius, dont il aurait emprunté le sujet à Calderon, M. Delzons reprend l'argumentation déjà faite par M.Yiguier (voy. n° 1404), et n'a pas de peine à démontrer que la pièce espagnole est de beaucoup postérieure à la tragédie française,
1444. L'Andromède, représentée par la Troupe Royale au Petit Bourbon, auec l'Explication de ses Machines, il Pari», nu Bureau d'adresses, 16o0. In-4 de 8 ff.
Extraordinaire de la Gazette (1G50, n° 27, pp. 245-260). Cette relation a été reproduite par M. Marty-Laveaux (t. V», pp. 279-290).
I4ib. Relation de la reprise d'Andromède [par Donneau de Visé].
Mercure galant, juillet 1682, pp. 357-360.
1446. Théâtre-Français. — Reprise de Don Sanche d'Aragon.
Article de M. Charles Magnin dans la Revue des Deux-Mondes de 1841 (XIV* année, nouvelle série, t. V», pp. 892-903). L'auteur apprécie longuement le remaniement de Don Sanche (voy. le n" 822). Sans contester un certain mérite à l'arrangeur, il en indique clairement les défauts :
■ Je croia, dit If. Magnin, qu'on aurait pu faire mieux en faisant moins. La pièce ori- I ut trop chargée d'incidens et de personnages ; la pièce actuelle pèche par la sécheresse et par le vide. Corneille avait placé la plus belle scène de la pièce, et une des plus belles du théâtre, celle, de la querelle, devant la reine, dans le premier acte ; c'était un début plein de mouvement et de grandeur. M. Mégalbe a reporté cette scène au second acte, ce qui est d'un effet bien moins frappant Je n'ose blâmer le retranchement des deux reines. Cependant il faut convenir que l'amour d'Elvire pour Carlos servait à rehausser encore ce cavalier et mettait en jeu un nouveau et puissant ressort, la jalousie.
« Mais le plus gros péché, le péché capital de M. Mégalbe, c'est, à mon avis. 1.' chani u 'il a apporté dans la condition du personnage principal. Carlos, dans la pièce de Corneille, se croit bien réellement fils d'un pécheur ; il ignore, comme tout le monde, que son père, roi détrône* d'Aragon, l'a caché chez de pauvres gens pour le soustraire aux rebelles. Ce n'est qu'au cinquième acte que le mystère s'éclaireit assez péniblement, et que Carlos est enfin reconnu par don Sanche. Tout l'intérêt vient de cette ignorance où Carlos est de sa naissance. Dans la piè.e arrangée, au contraire, don Sanche a pris volontairement un nom supposé ; ce n'est plus un vrai soldat de fortune ; c'est un prince déguisé, cachant son nom, comme un autre Joconde, afin de se faire aimer pour luilueiiie. Ce travestissement d'opéra-comique détruit presque entièrement la beauté du
1447. Analyse de Don Sanche, par M. J. Janin. Histoire de la littérature dramatique, t. VI".
1448. Corneille historien. — Pertharite, roi des Lombards, par M. A. Thiénot.
Le Constitutionnel du mercredi 18 août 1869.
\ i49. Observations des Précieuses sur la tragédie d'OEdipe.
Grand Dictionnaire des Précieuses, historique, poétique, géographique, par le Sieur de Somaize (Paris, Jean Ribou, 1661, 2 vol. in-12), t. Ier, pp. 117-171, V Emilie.
Ce curieux fragment, signalé par M. Livet, a été reproduit par M. Marty- Laveaux, t. VI», pp. 113-120.
I4o0. Troisième et Quatrième Dissertations concernant le poème dramatique, en forme de Remarques sur la Tragédie de M. Corneille intitulée OEdipe et de Réponses à ses calomnies
[par l'abbé d'Aubignac]. A Paris, Chez Jacques du Breuil, 1663. In- 12 de I f. et! 85 pp.
Les deux premières dissertations de d'Aubignac sont relatives à Sophonishe et à Sertorius ; nous les citerons plus loin (n° 1459). Celle-ci a été reproduite en entier dans le Recueil de l'abbé Granet (n° 1336) et par extrait dans l'édition de Corneille, de M. Marty-Laveaux (t. XIIe, pp. 509-515).
1454. Dissertation critique sur l'OEdipe de Corneille, [par MlIC Barbier].
Nouveau Mercure, février et mars 1709, pp. 92 sqq.
1452. Lettre a Monsieur de Genouville, contenant la critique de l'OEdipe de Sophocle, de celui de Corneille et de celui de l'auteur [par Voltaire] .
Insérée dans Œdipe, Tragédie par Monsieur de Voltaire (Paris, P. Ribou, 1719, in-8),pp. 108 sqq.
1453. Nouvelles Remarques sur l'OEdipe de M. de Voltaire et sur ses Lettres critiques ; où l'on justifie Corneille contre les calomnies de son émule, et où l'on fait un parallèle des deux tragédies de ces auteurs, avec un recueil des plus beaux endroits de l'une et de l'autre pièce, par M *** [l'abbé Girard]. Paris, Laurent d'Hour y, 1719. In-8.
L'abbé Girard avait publié d'abord l'opuscule suivant : Lettre d'un Abbé à un Gentilhomme de province, contenant des Observations sur le style et les pensées de la nouvelle tragédie d' Œdipe, et des Réflexions sur la dernière lettre de M. de Voltaire ; Paris, Joseph Mongé, 1719. In-8.
1454. Corneille verdedigd. Behelzende een dichtkundig Onderzoek van het Byverdichtsel van Thezeus en Dirce in het Treurspel van Edipus van den Heer P. Corneille; benevens eeri Onderzoeken Wederlegging van verscheidene Beschuldigingen, tegen dat zelfde Spel opgemaakt door den Heer Arouet de Voltaire, en anderen. Hier komen by eenige byzondere Aanmerkingen, zo over de Poëzy, als de Nederduitsche Taal en Rymtrant. Door B. Huydecoper. Te Amsterdam, by de Erfg: van J. Lescailje en Dirk Rank, op de Beurssluis, 1720. In-8 de 80 pp.
Balthazar Huydecoper est l'auteur d'une traduction à' Œdipe (voy. le n°992), à laquelle on joint l'ouvrage qui précède. Il s'est proposé, comme on le voit, de répondre aux critiques dirigées contre la pièce de Corneille par Voltaire et par ses admirateurs hollandais.
CORNELIENNE.
1455. Dissertation sur l'OEdipe de Corneille et sur celui de M. de Voltaire [par l'abbé Pellegrin].
Mercure de France, juin 1719, t. II», pp. 1315-1345 ; août 1720, pp. 1700-
Le titre de la seconde partie porte : par M. le Chevalier de... à Madame la Comtesse de...
1456. Jocaste, tragédie en cinq actes et en vers, précédée d'une Dissertation sur les OEdipes de Sophocle, de Corneille, de Voltaire, de La Motte, et sur Jocaste [par le comte de Lauraguais, depuis duc de Brancas]. Paris, Debure l'aine, 1871. In-8.
1457. Sur les diverses tragédies d'OEdip-e, par Gaillard.
Cette comparaison de toutes les tragédies A'Œdipe, anciennes et modernes, depuis celle de Sophocle jusqu'à celle de Ducis, y compris celle de Corneille, se trouve dans les Mélanges académiques, poétiques, littéraires, philologiques, critiques et historiques, par M. Gaillard, de la classe d'histoire et de littérature ancionnes de l'Institut (Paris, Agasse, 1806, 4 vol. in-8), t. IIIe, pp. 231 sqq.
1458. Historiettes baguenaudières, par un Normand [M. de Chennevières]. Chez les libraires de Normandie, [Aix, imprimerie d'Aubin, sur le Cours, 1], 1843. In-8 de 2 ff. et 156 pp.
Ce recueil, publié par M. deChennevières, aujourd'hui directeur des Beaux- Ans, contient plusieurs pastiches dans le genre mis à la mode par Méritée. Un de ces pastiches, intitulé Mademoiselle Gueru, est présenté par l'auteur comme extrait d'un manuscrit incomplet qui avait pour titre : Recueil des aventures et changements de condition de Nicolas Barillon, comédien, dit Avale tripes. Ce personnage imaginaire « vient à parler du voyage qu'il fit avec tous ses camarades de Paris au Neubourg, pour y représenter, dans le château de messire Alexandre de Rieux, marquis de Sourdéac, la pièce nouvelle qu'avait préparée pour cette occasion le fameux Rouennais, Pierre Corneille. » Comme bien l'on pense, cette portion du manuscrit ne s'est pas perdue. M. de Chennevières profite de cette fiction pour nous donner une foule de détails de son invention sur la représentation de la Toison-d'Or.
Voy. Revue de Rouen, t. I" (1847), pp. 613 et 665.
1459. Devx II Dissertations || concernant || le Poëme || dramatiqve,|| en forme de || Remarques : || Sur deux Tragédies de M. Corneille || intitulées || Sophonisbe & Sertorius : || Enuoyées à Madame la Duchesse || de R*|| A Paris, \\ Chez Iacques Du-Breuil,
niRT.lOGUArHIE
en || la Place de Sorbonne.\\ M.DC.LXIII [1663]. || Auec Priuilege du Roy. Pet. in-12 d'un f. pour le titre, 104 et 1 f.
Cette pièce est de l'abbé d'Aubignac, qui s'exprime ainsi dans l'avis au lecteur placé au verso du titre : « Ne vous estonnez pas, mon cher lecteur, de rencontrer ces Remarques sur la Sophonisbe, jointes à celles qui ont esté faites sur le Scrtorius, M. Corneille les a trouvées si belles, si raisonnables et si utiles, qu'il en a acheté du Libraire tous les Exemplaires qui luy restoient pour les distribuer à ses Amis, et faire sçavoir à tout le Monde combien il a l'esprit docile, et capable de corriger ses fautes quand on les luy fait connoistre. Ce n'est pas qu'il ait tiré do sa bourse de quoy satisfaire à son désir, et à la perfidie du Libraire, mais il lui a donné en échange un grand nombre d'autres Exemplaires de la traduction d'à-Kempis, qui luy demeuroient inutiles, mais qu'il estime d'un prix incomparable. Il n'est pas juste neantmoins qu'il jouysse seul de ce trésor, et qu'il s'enrichisse du bien d'autruy que l'on avoit donné libéralement au public ; les honnestes Gens qui ont veu cet Ouvrage l'ont si hautement loué, que tous les autres en cherchent par tout avec beaucoup de soin, C'est donc pour les contenter que cette seconde Edition paroist au jour ; elle ne leur déplaira pas, et ne doit pas déplaire à M. Corneille, car il ne doit pas estre jaloux que les autres s'instruisent en l'art du Théâtre aussi bien que luy. »
Malgré l'assurance avec laquelle l'auteur des deux dissertations affirme qu'il avait d'abord publié une édition séparée de ses Remarques sur Sophonisbe, M. Taschereau a cru que cette édition n'avait jamais existé, et que d'Aubignac n'en parlait que pour ajouter une injure de plus à ses basses attaques contre Corneille. Nous avouons, quant à nous, qu'il nous est bien difficile de partager cette opinion. Il nous paraît assez probable que les Remarques sur Sophonisbe auront été d'abord imprimées séparément, et que l'édition en aura été enlevée non par Corneille, mais par d'Aubignac luimême ou par ses amis.
Le privilège, dont un extrait termine le volume, est accordé à M. LfAbbé] DfAubignac], à la date du 15 janvier 1656, date qui permet aussi de supposer une édition antérieure. Il est précédé du Sonnet suivant :
Ne reverrez vous point cet illustre séjour Où mille cœurs soumis qui vous rendent hommage Ne souhaitent rien tant que le noble avantage Be languir à vos pieds de respect et d'amour?
Vous devez vos beautez aux soupirs de la Cour, Vous les devez encore à l'honneur de vostre âge, C'est trop les retenir dans un désert sauvage Où rien ne se plaindra de cet heureux retour.
Mais si vous ne sortez de cette nuit profonde Avec tous les plaisirs pour les rendre au beau monde, Vous ne reviendrez plus que visiter des morts.
Et je sçay que jamais, inhumaine Sylvie, Vous n'auriez la bonté par quelques doux transports n'en regarder un seul pour luy rendre la vie.
1460. Defence||dv||Sertorivs'|| de Monsievr j| Corneille. Dédiée à Monseigneur de Guise. || A Paris, \\ Chez Guillaume de Laync ;,|| Libruirc-Iurc \, au Palais, au boid de la || Salle des Merciers, à la Justice ; [ou Chez Claude Barbin, au Palais, vis à vis le portail
CORNE LIENN]
de la Sainte Chapelle, au signe de la Croix]. M.DC.LXIII [1663]. ||Auec Priuilege du Roy. In-12 de 6 fP. et 131 pp.
Collation des ff. prélim. : titre, 3 ff. pour la dédicace a Monseigneur le Duc de Guise, 2 ff. pour le privilège.
Le privilège, daté du 8 avril 1663, est accordé pour sept ans à Guillaume fie Luyne, qui déclare y associer Claude Barbin. L'achevé d'imprimer est du 23 juin 1663.
L'auteur de cette Défense est Donneau de Visé, qui, avant de se faire le champion de Corneille, avait été le plus violent adversaire de sa Sophonisbe,
1461. Critique de la Sophonisbe, [par Donneau de Visé].
Insérée dans la IIIe partie des Nouvelles nouvelles (Paris, Gabriel Quinet, 1663, in-12), et réimprimée dans le lieeueil de l'abbé Granet (n° 1336).
Eu publiant cette sévère critique, Visé paraît n'avoir pas eu d'autre intention que celle de se faire connaître du public. Après avoir attaqué Corneille, il devint son plus ardent défenseur.
1462. Remarques sur la Tragédie de Sophonisbe de M. Corneille, envoyées à Madame la Duchesse de R*, par M. L. D. [L'Abbé d'Aubignac]. Paris, 1663. In-12 (?).
Nous avons admis, contrairement à l'opinion de M. Taschereau, que cette critique avait paru d'abord séparément, avant celle de Sertorius (voy. le n" 1459). Les paroles de d'Aubignac nous ont paru trop précises pour qu'on puisse les révoquer en doute d'une manière absolue ; nous avouons pourtant que nous n'avons pas vu cette édition et qu'elle n'est citée nulle part.
1463. Deffense || de la || Sophonisbe || de Monsievr|| de Corneille. || A Paris, || Chez Claude Barbin, au Palais, || vis à vis le portail de la Sainte Chapelle, || au signe de la Croix. || M.DC.LXIII [1663]. || Auec Permission. Pet. in-12 de 81 pp., y compris le titre, et 1 f. blanc.
Réponse à la Dissertation de l'abbé d'Aubignac par Donneau de Visé; elle est réimprimée dans le Recueil de l'abbé Granet (n° 1336).
Visé s'exprime ainsi sur le compte de d'Aubignac : « Apres avoir monstre que c'est Monsieur de Corneille que l'envie vient d'attaquer en voulant faire voir des défauts dans sa Sophonisbe, voyons celuy qui l'a fait agir, et qui parle par sa bouche. Peut-estre s'imagine-t'on que c'est quelque jeune homme qui a crû que son âge feroit excuser sa témérité, et qui par une bouillante et impérieuse démangeaison d'écrire, a ozé reprendre le Prince ■lis PoBtes François, afin de trouver de la gloire, mesme dans sa défaite, et de n'estre vaincu que par un enneniy dont la valeur est connue, et à qui personne n'a jamais pu résister. S'il estoit ainsi, cet orgueil seroit louable mais les Remarques de la Sophonisbe, sont d'un homme, qui loin de faire voiries défauts d'autruy devroit les cacher, et qui devroit estre prudent à son âge ; et ce qui est plus estonnaut, est que celuy qui en est l'Au-
theur, n'attaque Monsieur de Corneille que par des raisons qui ne valent pas mieux que ces Remarques. Monsieur de Corneille, dit-il un jour devant des gens dignes de foy, ne me vient pas visiter, ne vient pas consulter ses pièces avec moy, ne vient pas prendre de mes leçons, toutes celles qu'il féru seront critiquées! Belles et judicieuses paroles! Elles ne marquent point de vanité, et ne font point voir qu'il a plus qu'il ne croit de ce qu'il reproche à Monsieur de Corneille. »
1464. Lettre sur les Remarques qu'on a faites sur la Sophonisbe de M. Corneille. Paris, 1663. In-12.
Cette lettre, adressée « à Monsieur D. P. P. S. » et signée L. B., a été réimprimée dans le Recueil de l'abbé Granet (n° 1136).
1465. Dissertation scr les Sophoxisbes de Mairet et de Corneille.
Mercure de France, janvier 1709.
1466. Examen des Sopho.nisbes de Maihet, de Corneille et de Voltaire, par Clément.
Inséré dans le Tableau annuel de la littérature, an IX (1801), n° IV, pp. 282
sqq.
1467. Corneille historien. — Attila, roi des Huns, tragédie.
Article de M. J. Thiénot, dans le Constitutionnel du lundi 13 septembre
M. Thiénot admire la sagacité historique dont Corneille a fait preuve dans cette pièce injustement attaquée par Boileau. Il admire surtout le rôle d'Ildione. « Oh ! grand Corneille, s'écrie-t-il, c'est à tort que tu demandais humblement pardon au public d'avoir imaginé ce personnage d'Ildione., d'en avoir fait une princesse franke de race germanique, venant comme une Judith barbare venger les siens sous la tente d'Attila. La préface dit en effet : « Attila épouse Ildione, dont les historiens marquent la beauté, sans parler « de sa naissance. C'est ce qui m'a enhardi à en faire la .unir d'un de nos t premiers rois. Il est constant qu'il mourut la première nuit de ses no.es « avec elle. Marcellin dit qu'elle le tua elle-même ; et je lui en ai voulu doH- « ner l'idée, quoique sans effet, tous les autres rapport n ut qu'il avait coutume •< de saigner du nez. » Hé bien ! Corneille, le rôle d'Ildione, créé par toi. est vrai, historiquement vrai, jusqu'en ses moindres détails. Tu pouvais lui permettre de frapper Attila. 11 est mort, non d'une hémorragie, mais de la main de cette jeune fille vengeresse de sa race. Nous avons maintenant toutes les preuves, que ta merveilleuse sagacité avait devancées. Ildico s'appelait, de son nom germanique, Hildegonde ; elle était la fille d'un roi des Franks ou d'un roi des Bourguignons. Attila avait jadis massacre ses parents ; elle en appela à la peine du talion : sang pour sang ! »
1468. Premières Représentations de l'Attila de Corneille. Article de M. I.éou Guyard, inséré dans le Monde illustré, juillet 1871.
CORNELIENNE.
1469. La II Critiqve |] de || Bérénice. || A Paris, || Chez || Louis Biluine [sic], au second Pillier || de la grand' Salle du Palais, || au grand César. || Michel le Petit, || et \\ Estienne Michallet, \\ rue S. Iacques à la Toison d'or, || çy à l'Image S. Paul. \\ M.DC.LXXI [1671]. || Auec Privilège du Roy. Pet. in-8 de 70 pp. (y compris un titre pour la seconde partie, placé après la p. 38), et 1 f. pour le privilège.
L'auteur de cette critique est l'abbé de Villars, qui ne traite pas beaucoup mieux la pièce de Racine que celle de Corneille. Dans la première partie de son factum, qui parut d'abord séparément, Villars fait le procès de Racine, et dans la seconde celui de Corneille. « Allégorie à part, Monsieur, je suis fort édifié, dit-il p. 43, de la Bérénice du Palais-Royal ; n'en déplaise à la vieille Cour, Monsieur Corneille a oublié son mestier, et je ne le trouve point en toute cette pièce. On luy dit pour le consoler de tant de vers misérables, durs, sans pensée, sans tour, sans François et sans construction, que l'art du Théâtre y est merveilleusement observé ; non pas que l'on le trouve ainsi, mais parce que cela devroit estre et que si l'on n'avoit leu Aristote et Horace on parieroit avec Monsieur *** deux cens louys que cela seroit. Car enfin, qui s'aviseroit qu'un homme aussi expérimenté au Théâtre que l'est M. Corneille, en une occasion où il est question de décider de son excellence, et en une pièce qui devroit servir de modèle à toute la tragique postérité, et de leçon à celuy qu'il ne regardoit que comme son escolier ; qui croiroit, dis-je, qu'il deût nous donner un ouvrage irrégulier de tout point ? »
1470. A Monsieur de Corneille l'aîné, sur le rôle de Tite dans sa Bérénice.
Ce huitain,dont Subligny avait cité quatre vers dans saRéponse à la Critique île la Bérénice de Racine, a été retrouvé par M. l'aul Lacroix dans les Billets en vers de M. de Saint-Ussans (à Paris, chez Jean Guignard et Hilaire Foucault, 1688, iu-12, p. 6). Il est ainsi conçu :
Quand Tite dans tes vers dit qu'il se fait tant craindre, Qu il n'a qu'à faire un pas pour faire tout trembler, Corneille, c'est Louis que tu nous veux dépeindre ; Mais ton Tite ù Louis ne peut bien ressembler : Tite, par de grands mots nous vante son mérite ; Louis fait sans parler cent exploits inouïs,
Et ce que Tite dit de Tite, C'est l'univers entier qui le dit de Louis.
Cf. Marty-Laveaux, t. Ior, p. liv.
1471. Tite et Titus, ou les Bérénices, Comédie. Vtrecht, Jean hibbius, 1673. In-12.
Comédie en trois actes et en prose.
Réimprimée dans le Recueil de l'abbé Granet (n° 1336), t. II', pp. 311 sqq.
BIBLIOGRAPHIE CORNELIENN K.
1472. Stances a Monsieur Corneille sur son Imitation de Jésus- Christ, [par Saint-Amant].
Strophes de six vers, au nombre de 70. « Cette pièce, » dit Saint- Amant en note, u a esté faite l'an 1655. »
Voy. Dernier Recueil de diverses Poésies du Sieur de Saint-Amant (imprimé à Rouen, et se vend à Paris, chez Antoine de Sommaville, 1658, in-4), pp. 137- 160, et Œuvres complètes de Saint-Amant ; nouvelle édition publiée sur les manuscrits inédits et les édition-, anciennes, précédée d'une notice et accompagnée de notes par M. Ch.-L. Li'vet (Paris, Jannet, 1855, 3 vol. in-12J, t. I", pp. 100-113.
Marc-Antoine de Gérard, sieur de Saint-Amant, né douze ans avant Corneille, dans le voisinage de Rouen, entretint des relations suivies avecl'auteur du Cid, dont il ne parle jamais qu'avec admiration.
La Bibliothèque de l'Arsenal possède un exemplaire en grand papier de Moyse sauvé, Idylle héroïque du Sieur de Saint-Amant (Paris, Courbé, 1653, in-4), offert par l'auteur à Corneille. Le titre intérieur, placé après les ff. prél., porte la dédicace suivante : Pour mon trescher et tresrare Amy L'Illustre Monsieur Corneille. Son treshumble et trespassionnë Serviteur S' Amant.
1473. Corneille et Gerson dans l'Imitation de Jésus-Christ, par Onésime Leroy. Paris, Le Clerc, 1841. In-8.
M. Onésime Leroy s'est plusieurs fois occupé de Corneille. Il a publié, notamment dans les Archives du Nord, de la France et du Midi de la Belgique (t. I", Valenciennes, 1831, in-8, pp. 41-47), un Extrait d'un ouvrage inédit relatif à notre poëte.
1474. Note bibliographique sur les Traductions en vers de l'Imitation de Jésus-Christ et de l'Office de la Vierge, par Pierre Corneille. Par Edouard Frère. Rouen, Imprimerie de E. Cagniard, Rues de l'Impératrice, 88, et des Basnage, a, M.DCCC.LXIX [1869]. In-8 de 1 f. blanc, 14 pp. et 1 f. qui contient au verso la marque de l'imprimeur et dont le recto est blanc, plus 1 f. pour les Ouvrages et Opuscules du même auteur.
Tiré à 50 exemplaires.
Extrait de la Revue de Normandie, avril 1869.
1475. Histoire de la guerre des Uranins et des Jobelins.
Mémoires de littérature par de S"* [Sallengre] ; la Haye, 1715, in-12, t.- Ier, pp. 116 sqq.
Cette étude et la suivante se rapportent à la singulière querelle à laquelle donnèrent lieu les deux sonnets A'Uranie et de Job. Corneille y prit part, comme on sait, par deux sonnets que Sercy nous a conservés (voy. le n» 204).
1476. Histoire de deux Sonnets, par M. Eugène de Beaurepaire.
Revue de Rouen, XX" année, pp. 129 sqq.