‹ Bibliographie Cornélienne; ou, Description raisonnée de toutes les éditions des œuvres de Pierre Corneille, des imitations ou traductions qui en ont été faites, et des ouvrages relatifs á Corneille et á ses EcritsChapitre 91 sur 108 · A PROPOS DE LA RÉCEPTION DE M. ALEXANDRE DUMAS FILS A · texte numérisé non relu

A PROPOS DE LA RÉCEPTION DE M. ALEXANDRE DUMAS FILS A

l'Académie Française, par M. Charles Livet.

Le Moniteur universel du 21 février 1875.

A propos du Discours de M. Dumas, M. Livet s'est efforcé de démontrer que Richelieu n'avait jamais conçu de jalousie contre le Cid, et qu'en chargeant l'Académie de lui présenter des observations sur une pièce qui attirait alors l'attention générale, il avait voulu simplement fournir à l'assembiée littéraire qu'il venait de fonder l'occasion de déterminer les règles essentielles de l'art théâtral.

1419. Jugement sur la tragédie d'Horace.

The Spectator [by R. Steele and Jos. Addison] , London, 1711-1712, in-fol., discours XXXII».

Reproduit dans toutes les éditions et traductions de ce célèbre recueil.

1i20. Dissertation sur un Vers de la tragédie des Horaces.

Mercure de France, juillet 1718, pp. 55 sqq. Il s'agit, comme on peut le penser, du vers :

Ou qu'un beau désespoir alors le secourût.

1421. A COMPARISON BETWEEN THE HûRACE OF CORNEILLE AND THE

Roman Father of Mr. Whitehead. By W. Freeman. London, 1750. In-8.

Le nom de Freeman est un pseudonyme.

1422. Observations sur un vers d'Horace, par Bilderdijk. Bilderdijk, dont nous avons parlé à propos de sa traduction de Cînna

'(n° 960), s'est occupé, dans une de ses Dissertations sur l'art dramatique (Leyde, 1823, in-8), du fameux >< qu'il mourût » d'Horace :

« Corneille, dit-il, était trop pénétré de la situation où il avait placé le vieil Horace, pour oublier que nécessairement il devait se trouver deux hommes dans lui. Lorsque, à la question que lui fait Julie, il.lui lance son qu'il mourût, c'est le Romain qui parle; mais, à côté du Romain, il y a le père, et quoi de plus naturel, que celui-ci parle à son tour et s'attache à une hypothèse suivant laquelle peut-être la fortuuo-eût pu sourire k son fils? L'Horace citoyen préfère n'avoir plus de fils que d'avoir un fils déshonoré ; l'Horace père se complaît à calculer la chance (m'aurait eue son fils d'être victorieux, a Y. L.

1423. Une Représentation d'Horace au Théâtre-Français, le 2 avril 1839.

Dramatisc/te Uttd Dramaturyische Schriften von Eduart Devrient; vierter Band: zweite Autlage (Leipzig, 1816, in-18), pp. 93-97.

Devrient occupe depuis longtemps le premier rang parmi les critiques dramatiques de l'Allemagne ; il n'est donc pas sans intérêt de connaître son impression sur Horace. Il la donne ainsi en peu de mots : « Rhétorique froide k mourir, action si peu nourrie qu'elle suffirait k peine pour remplir un acte, et qui se développe en pures phrases à travers toute sorte d'arrêts mesquins ; j'en eus chaud et froid d'ennui. Malgré toute ma bonne volonté, je ne puis considérer cette pièce comme une œuvre classique. J'ai pu, en outre, me convaincre que les plaintes dont la décadence du Théâtre-Français et l'insuffisance des auteurs sont l'objet, ne sont que trop fondées. » Devrient fait ensuite une amère critique de Beauvallet et de Rachel. Il ne sait pas que, aux yeux des étrangers, il n'a jamais été, lui aussi, qu'un acteur lourd et fastidieux.

1424. Parodie de la scène de la délibération de Cinna (acte IIe, scène Ire).

Cette espèce de satire, dirigée contre le duc d'Aumont, fut attribuée à Marmontel et le fit mettre à la Bastille en 1759, bien qu'elle fût en réalité l'œuvre de de Cury. On en trouve la plus grande partie dans le Journal lintorique de Collé (décembre 1759).

Au xviie siècle, Cinna avait été dignement apprécié par Saint-Kvremond (voy. le n° 1251).

142b. Remarques sir le Cinna de Corneille.

Apologie de Sakespeart [sic] en réponse à la critique de M. de Voltaire ; traduite de l'anglais de Madame de Montagu (à Londres et se trouve k Paris, au Grand-Corneille, rue Saint-Jacques, près celle des Mathurins, 1777, in-8), pp. 190-214.

Le frontispice de cet ouvrage porte le fleuron décrit au n° 1260.

1426. Représentation au profit d'un petit-neveu du grand Cor-

CORNELIENNE.

neille, donnée le lundi 16 février dernier, et Observations sur

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