Prologue
Qui petit seinme,0/c., etc.
Le même que les précédents.
Début.
V. 67. Ce fu au tans qu'arbre foilllssenl, Que glai et bois et pré verdissent.
Le premier chapitre a été aussi omis.
Fin.
El non Jehane la contesse, etc.
Le même.
Ce manuscrit contient environ 66,000 vers.
Les 20,000 vers environ que ce Ms. contient en plus que les autres sont une interpolation d'un copiste de la fin du xiiio siècle. Cette interpolation se place après la soudure de Tépée par Perceval, lorsque le héraut remporte l'arme merveilleuse :
Si Ta pris et enveloppée
En 1. cendal et puis l'emporte,
Et Perciievaus se reconforte.
Ms. de Paris, n» 12576, v. 18-20, fol. 152, v», col. x. Ms. deMons, v. 34-36, p. 375, i'* col.
Ms. de Paris, n» 1453, v. 22-24, fol. 219 v», 1" col. Ms. de Berne, n« 113, v. 30-32, fol. 115.
Cette interpolation contient de nouveaux épisodes de forêts obscures, de rencontres de cheva-
liers et de c gentes pucelles, > et semble avoir été faite en vue d'une scène principale : Les noces de Perceval. Lldée en est belle, quoiqu'elle contraste avec la naïveté des premières scènes d'amour des deux amants. A peine mariée, Blanchefleur entame un discours sur la chasteté :
Que chaaslez est sainte chose,
Après quoi les époux prennent la résolution de consacrer les premiers jours de leur mariage à Dieu. Alors, ils entendent une voix qui ordonne à Perceval de continuer la recherche du Graal et lui annonce la gloire de sa race. Du héros qui doit conquérir les reliques de Golgotha, naîtra la race qui conquerra le tombeau du Christ :
Le sépulcre et la vraie croix.
On trouve dans cette généalogie de l'avenir, une allusion au chevalier du Cygne qui avait échappé à M. De Reîflfenberg :
Perceval, dit la voix céleste, aura une pucele
qui
Mariée art au riche roi ;
De cette union naîtra un enfant
Qui primes aura forme (ronie Qui moult sera et grans et blaux, Et puis devenra il oisiaus.
La poésie cherchait alors à rattacher les croisades aux histoires de la Table ronde. Wolfram von Eischenbach y avait depuis longtemps rattaché la légende de Lohengrin, en faisant de ce chevalier au cygne le fils de Perceval.
Stimulé par ces prophéties, le héros se remet à la recherche du château merveilleux.
Gerbert reprend bientôt le récit ordinaire.
(FoL 220 ro, col. i, v. 15.) Mais il rend la parole au vieux poëte de la façon la plus maladroite, car il répète tout un passage qui a déjà été copié avant son interpolation , de sorte que l'on trouve la même scène de Chrestien de Troyes deux fois dans le manuscrit de Gerbert,. avant et après ce qu'il y a ajouté.
No 5. Ms. de Paris, no 4429.
Titre. Li romans du StrGraal composé par
Chrestien,