V. 23t. Mais ançois roflrové premiers
De lui .1. jouenes chevaliers,
Qui moull erl de petit éage;
Mais nus plus hardis decorage
Ne trovast on en tout le monde;
Puis vint à la table réonde
Li jouenes horo que je vos di
Qui de proaiee tressait i
Tous ceux ki furent et qui sont
Par toutes les lières du mont; 240. Vins fu tenus premièrement,
Puis fil de noble atornement,
£t cerka tant parmi la terre
Ceus ki aloient la conquerre,
Qu'il le trova, c'est vérités.
Et pluseur de vous le savés ; 347. Ce fu H galois Percevaus. (P. 3V]
Suit un résumé de la première arrivée de Perceval chez le roi Pêcheur*. • Mais le poëte s'interrompt :
v. 317. Mais jà ne m*en orez parler.
Car Percevaus le doit conter Ça en avant emmi le conte*; Grans vilonie est et grans honte De si bon conte desmenbrer, 322. Fors ensi com il doit aler. (P. 4'.}
Nouveaux détails sur le sujet, etc., etc.
- iO —
Fin du prologue:
V. 475. Or contera CresUtens ci L*essample que avés o! ; Dont ara bien saavé sa paine Crestiiens qui entent à paine A rimoier le mellor conte, 480. Par le comandement le Conle, Qui soit contés en court roial, Çou est II contes del Gréai Dont li Quens ti balla le livre ; 484. S'orez cornent il se délivre. (P. 6*.)
Début du poème.
Ci endroit comence li contes del Saint-GreaiL
En le tiere de Gale estoient
.XII. frère qui moult valoient... (P. 6^)
De ces douze frères, raconte le poëte, onze sont tués les uns après les autres dans les tournois; le dernier, nommé Bliocadran , à la demande de la famille, renonce à ces jeux dangereux. Mais, un jour, il voit venir dans son château un chevalier errant qui lui apprend que le roi de Galles a convoqué un grand c tournoiement > pour le samedi suivant; Bliocadran ne peut refuser d'assister à cette fête ; il y va et y est tué. Sa femme, presque au même moment, met au monde un fils. Aussitôt qu'elle apprend la mort de son époux, la veuve prend une résolution suprême ; elle se cache dans une forêt et y élève son fils dans Tignorance de toute chose du monde, pour lui éviter la fin cruelle de son père et de ses oncles.
Ce projet réussit ; Tenfant a déjà quatorze ans ; il ne sait rien de la vie :
Qui moalt avoit de sens petit (P» 14*.)
A quatorze ans, il va chasser, mais sa mère lui recommande, s'il rencontre des gens couverts de fer, de se signer et de fuir; car ce sont des diables qui l'auraient bientôt dévoré. L'enfant en croit sa mère et suivra ses conseils :
« Dame, fait il, jel ferai bien ;
Saciés se jou tel genl véoie,
Houll (ost arrière revenroie
Se jou m*en pooie venir
Et Diei m*en done le loisir. » (P. 48'.)
Le lendemain donc, après cent baisers et mainte prière et recommandation de sa mère, il va chasser.
Le chapitre suivant raconte comment le fils de la veuve — c'est Perceval — alla chasser et rencontra des chevaliers.
Ensi corne Perchevaus trova en la lande
tes chevaliers.
Ce fa el tans c'arbre florissent...
Que le fius à le vaive dame... etc. (P. 1 S*.]
Fin.— Couronnement de Perceval après la mort du roi Pêcheur. — Perceval raconte ses aventures au roi Arthur. — Entrée du Graal. — Perceval rentre dans ses États. ~ Après sept ans de règne, il se retiire du monde et se consacre, dans un ermitage, au service du Graal. — Dix ans après, il meurt. Le Graal monte au ciel avec lui. —Tombeau de Perceval. — Son épitaphe.
Ki encor en cel pals va
Le sepouture puet véoir
Sour .ini. pieçons d*or seoir,
Si ke Gresliiens le lesmoingne,
Ki à cief mist cesle besoingne. (P. 487 '.)
Ce manuscrit a 43,462 vers.
No 2. Manuscrit de Paris. No 12577.
Titre : Ci comence le romans dePereeval le Galois.
Prologue. Quî petit seime petit queult, Et qui auqaes receuillir veull En tel lia sa semence espande Que faire à cent dubles li rende (1); 5. Car en terre qui riens ne vaut, Bonne semence sèche et faut.
Crestiens saime et fet semence B'un rommans que il encommance, Et si le saime en si bon leu 10. Qu'il ne puet esire sanz grant preu, Qu*ii le fel por le plus preudomme Qu'il soit en Tempire de Romme(3) :
C*est li quens Phelippes de Flandres Qui miez vaut ne fist Alixandres
Suit l'éloge de Philippe d'Alsace :
y. 25. Li Quens aimme droite justice, Et loinuté et sainte église, Et tonte vilonnie het; S'est plus sages (3) que nul ne set;
(1 ) Variante : Que fruit à cent doble li rande.. ms. N«794.
(â) Variante : qui soit, etc. M» 794.
(3) Variante : S'est plus larges, etc., N<» 794.
Qu'il donne selonc Tevangllle, 30. Sans ypocrisie et sans gnille,
Qu*il disl : Ne sache ta main destre
Les bien que fes a ta senestre (I) ;
Çil le sache qa*il le reçoit
Et Dieu qui louz les secrez voit
El set tûtes les repostai Iles, 36. Qui sont es cuers et es entrailles.
Fin du prologue :