XXII PRÉFACE
de De Cornet^ l'un des premiers essais de Bossuet, etc., et bien d'autres encore. Le catalogue est assez détaillé pour dispenser de toute recoriimandatîon, et la manière dont il est disposé chronologiquement par auteur, permet d'embrasser d'un coup d'œîl les raretés de telle ou telle série, sans qu'il soit besoin d'en faire la nomenclature qui, du reste, serait trop longue.
Les livres sont dans leur état naturel, et s'ils ne brillent pas par l'éclat de l'or et du' maroquin, ils ont au moins le mérite d'être purs de toute fraude et de toute sophistication. Certains, malgré leur humble apparence, trouveront grâce devant les bibliophiles les plus difficiles et seront appelés à de hautes conditions.
Charles Nodier, académicien et bibliophile, écrivait, dans ses Mélanges tirés d'une petite bibliothèque y ces lignes qui sont encore de. circonstance : « La réunion des éditions ^originales de nos classiques est' un genre de collection encore peu à la, mode et qui fixera tôt ou tard l'attention des amateurs les plus délicats. Qui pourrait dédaigner ces titres de notre gloire littéraire, dont les moindres variantes, îii^tî-
niables aux yeus du goût, révèlent les secrets les plus intéressants de la composition et les développements du génie éclairé " par rexpérience et mûri par le temps ? »
Comprenant Timportancede ce genre de recherches, M. Rochebilière, quoique sans fortune, s'était déjà mis à l'œuvre. Il serait â désirer qu'il trouvât aujourd'hui des continuateurs dans la voie qu'il s'était tra-
t que les richesses littéraires qu'il avait accumulées vont être dispersées aux enchères, qu'elles soient recueillies avec tout l'intérêt et le respect qu'elles méritent !
A. Claudin.