XVI PRÉFACE
pensée des auteurs, éclairer leurs œuvres le plus possible de la lumière du temps en les accompagnant de documents authentiques, tel avait été le but arrêté, la préoccupation constante de M. Rochebilière.
/ A ce point de vue, sa bibliothèque, commencée patiemment, choisie avec tact, enrichie de trouvailles inespérées, avait fini par devenir un véritable musée littéraire.
« Cétait le dix-septième fait homme et bibliothécaire, » a dit spirituellement dans le Livre ^ un de ses collègues, M. Lorédan Larchey. Tous les auteurs du grand siècle, il les possédait dans leurs éditions du temps. « Il ne s'était pas contenté, ajoute M. Larchey, de les aligner sur les rayons, il les avait lus, relus, épluchés.... de la bonne manière, car c'était un critique implacable. Son recueil dL^ errata est immense.... Il y a là de . quoi faire le désespoir des éditeurs passés, mais aussi la joie des éditeurs futurs.... Il n'en est guères et des meilleurs qui n'aient frappé à sa porte. Walcken^er le consulta pour ses éditions classiques. Basse, pour son Pascal j Gilbert, pour- son VauvenargueSy Monmerqué, pour ses Lettres àe M™® de Sévigne\ etc.... Tous ces. consulteurs ont disparu et c'est l'arsenal où