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Un clerc flamand, sans doute un Moine de

Baudeloo (i), écrivit vers le milieu du XIVe siècle, une brève chronique de Flandre s'arrêtant vers Tannée i356. Nous ne possédons malheureusement qu'un fragment de cette courte chronique, commençant en i33o ; et c'est d'après le manuscrit unique, n° 18147 de la Bibliothèque royale de Bruxelles, que J.-J. de Smet publia le Chronicon Flandriœ brève Clerici anonymi, au t. III, p. 5-3o du Corpus Chronicoium Flandriœ.

Comme l'a montré Julius Vuylsteke, De Goede Disendach, ASG, t. I (1894), P- i6-25, peu d'annales offrent une chronologie et une information aussi sûres pour l'histoire de Gand à l'époque de Jacques van Artevelde ; le Chronicon brève donne également d'excellents détails sur la participation de Gand à la guerre de Louis de Maele contre Wenceslas de Brabant.

88. Le continuateur de Jacques van Maerlant, Jean Boendaele de Tervueren, clerc des échevins d'Anvers (1 280-1 365), a retracé dans le fragment Van den Derden Eduward (édit. J.-F. Willems, Belgisch Muséum, 1840, t. IV, p. 298-379; trad. franç. par O. Delepierre, Gand, 1841, in-40), et dans ses Brabantsche Feesien (éd. J.-F. Willems et J.-H. Bormans, Bruxelles, Coll. de Chroniques Belges, 1839-1869, 3 vol.), maints épisodes relatifs à Gand; sur les ouvrages et le personnage, voyez la notice de Mr W. de Vreese, Zuidncderlandsche taal- en letlerkundige Wetenschap, dans le Nederlandsch Muséum (Gent, 1 890-1 891), et du même, article Boendaele, dans Leven en Werhcn der Zuid-

(*) Sur l'abbaye de Baudeloo, voyez F. De Potier en J. Broeckaert, Geschicdenîs der Gemecnten van Oost-Vlaandeyen , arrondissement St. Nikolaas, Sinaai.

nederîandsche Schrijvers, public, de l'Académie Flamande, Gent, 1904, p. 115-117.

89. Une des sources les plus importantes de l'histoire de Flandre et de Gand, c'est l'œuvre de Jean Froissart (i337 f v. 1405). Les Chroniques embrassent les trois derniers quarts du XIVe siècle, et l'époque des Artevelde y est longuement traitée ; même tout le récit de la guerre de Flandre de 1378 à i385 formait primitivement une Chronique, de Flandre à part, écrite de 1387 à i3go,et insérée plus tard par lui dans son Livre II.

Au point de vue de l'histoire de Flandre, Froissart n'a jamais fait l'objet d'une étude critique d'ensemble. Mais nous pouvons affirmer que, autant il est bien informé pour l'époque de Philippe van Artevelde, autant il raconte de bourdes pour la période de Jacques. Siméon Luce a montré dans le Sommaire de son édition les innombrables confusions et erreurs de Froissart pour l'histoire de France (surtout Chtojiiques, t. IV, p. xl, n. 3) ; combien ne pourrions-nous pas en relever pour l'histoire de Gand durant le second quart de XIVe siècle ! N'oublions pas d'ailleurs que la véritable narration de Froissart ne commence qu'en i356 (S. Luce, Chroniques, t. V, sommaire, p. I, n. 1).

Il existe deux éditions critiques des Chroniques de Froissait. Celle de Kervyn de Lettenhove en 29 vol. in-8° (Bruxelles, 1867-77, publ. de l'Académie royale de Belgique), dont le t. XVIII renferme les pièces justificatives, le t. XIX le Glossaire par A. Scheler, les tomes XX à XXV les tables [ n<> 21 ].

Celle de Siméon Luce pour la Société de l'Histoire de France en 8 vol. in-8° (Paris, 1869 1888), continuée

par G. Raynaud, t. IX-XI ; elle sera complète en i3 vol. Cette édition, qui peut être considérée comme définitive, est accompagnée d'un excellent commentaire. Nous renvoyons pour le reste à Aug. Molinier, Les Sources, t. IV, p. 5-i8, n° 3094. Sur la traduction flamande de Froissart, voir n° i38.

90. A. Molinier, Les Sources, t. IV, p. 21-26, nns 3099-3 io3, fournit également des renseignements ciiconstanciés sur la partie originale des Grandes Chroniques de St. Denis, édit. Paulin Paris (Paris, 1839), t. V et: VI ; sur la Chronique Normande du XIVe siècle, éd. Molinier (•Société de l'Histoire de France), Paris, 1882, in-8° ; sur la Chronographia regum Francorum, éd. H. Moranvillé, Société de l'Histoire de France), Paris, 1 894-1 897, 3 vol. in- 8°. Pour VIstore et Croniques de Flandres, éd. Kervyn de Lettenhove, Bruxelles, 1879-80, 2 vol. in- 40 ; et pour les Récits d'un bourgeois de Valenciennes, éd. Kervyn de Lettenhove, Bruxelles, 1877, in-8°, voyez également Molinier, Les Sources, t. III, p. 2o3, n° 2891 ; t. IV, p. 90, n° 3459 et n° 3460.

91 . La plupart des chroniques anglaises du XIVe siècle donnen' des renseignements nombreux sur la venue d'Edouard I à Gand en 1297- 1298, d'Edouard III en cette ville en 1340, sur les négociations de Philippe van Artevelde avec les régents de Richard II, sur la venue du reward anglais à Gand en 1384.

Les principales chroniques du temps d'Edouard I sont celles de Walterus Gisburnensis ou Walter de Hemingburgh, Chronica de gestis regum Angliœ (io66-i3oo), édit. Hamilton, Londres, 1848, 2 vol. in-40 (English Historical Society) ; du pseudo- Guillaume de Rishanger,

Coniinuatio CJnonicorum Matthci Parisiciisis (i25ç)-i3o6,) éd. Riley, Londres, i865, in-8° (Coll. du Maître des Rôles) ; l'ouvrage de Nicolas Trevet, Annales sex regum Anglia (i i36-i3o7), éd. Hog, Londres, 1845, in-8° (English Historical Society) ; la Chronique rimêe française de Pierre de Langtoft ( — 1307), éd. Wright, Londres, 1866-68, 2 vol. in-8° (Coll. du Maître des rôles). Les extraits concernant la Flandre, ceux de Trevet exceptés, ont été excellemment édités par F. Ltebermann, MGH, t. XXXVIII, On trouvera toutes les données nécessaires sur ces chroniques dans Ch. Gross, The sources and literature of English history front Ihe earliest Unies to about 1485 (Londres,* 1900, in-8°), nos l63I} 1697, 1788, 1808, i836, 1849.

Sur l'époque d'Edouard 1 1 1 et particulièrement sur Jacques van Artevelde et son temps, on consultera la continuation de la chronique de Nicolas Trevet par Adam de Murimuth, Hisioria sui iemforis (1 308-1346), publiée par E. Maunde Thompson, Londres, 1889, in-8° (Coll. du Maître des rôles) ; à la suite de cet ouvrage l'éditeur Thompson a imprimé le précieux De gestis mirabilibus régis Edwardi tertii (1 322-1 356), de Robert de Avesbury. Th. Maunde Thompson a publié le Chronicon Galfridi le Baker de Swynebroke (i3o3-i356), Oxford, 1889, in^0, qui complète Robert de Avesbury.

Puis, le French Chronicle of London, (XIVe siècle), éd. G. Aungier, London, Camden society, 1844, in-4°, et les Fasti Ecclesiœ Anglicœ de J. le Neve, édités par Th. Duffus Hardy.

Th. Wright, dans ses Political poems (Londres, 1859, 2 vol. in-8, Coll. Maître des rôles), t. I, p. 5i 91, a imprimé les petits poèmes de Laurence Minot sur les

batailles de l'Ecluse et de Crécy et sur le siège de Tournai.

Pour les relations entre Philippe d'Artevelde et Richard II, on trouvera quelques maigres indications dans la fin de la compilation d'un moine de Leicester, Henri de Knyghton, Chronicon de eventibus Angliœ (95o-i3g5), éd. Lumby, Londres, 1889-1895, 2 vol. in-8 (Coll. du Maître des rôles) ; et dans VYpodigma Neustriœ (950-1400) et VHistovia Anglicana de Thomas Walsingham, éd. Riley, 2 vol., Londres, 1876, in-8 (Coll. du Maître des rôles).

92. Les meilleures sources françaises pour la bataille de Roosebeke, où Gand combattit Charles VI et Louis de Maele, sont la Chronique du religieux de Saint-Denis (i38o- 1422), éd. L. Bellaguet, Paris, 1839-1852, 6 vol. in-4 ; puis la Partie inédite des Grandes Chroniques de St. Denis (i38ii383), éd. J. Pichon, Paris, 1864, in-8, et réimprimée par Kervyn, Istore et Croniques, t. II (1880), p. 264-280 ; cf. A. Molinier, Les Sources, t. IV, nos 3572, 3575.

93. On sait qu'en i383, l'évêque urbaniste de Norwich, Henri Spenser, organisa une croisade contre les Clémentistes de Flandre et alla assiéger Ypres avec Fr. Ackerman et les Gantois ; un bourgeois patricien d'Ypres a rédigé une relation contemporaine du siège, dont il existe deux versions également publiées par Kervyn, Istore et Croniques de Flandres, t. II, p. 3o6-32o et 292-306.

94. La Rijmkronijk van Vlaenderen (772-1405), chronique rimée dont M1' H. Pirenne a fait l'analyse dans une notice célèbre, CRH, 4e s., t. XV (1888), p. 346- 364, n'est originale que depuis 1347 à \\oS (vers 8840- 10571). L'auteur de cette quatrième et dernière partie semble être un Gantois, ennemi des démocrates, et écrivant vers la fin du règne de Jean Sans Peur ; il nous raconte des

détails fort intéressants sur les grèves des foulons gantois, sur le second Artevelde et Ackerman et sur les conséquences de la paix de Tournai. La Rijmkronijk, éditée d'après le manuscrit unique par Kausler, Tubingen, 1840, in-8, a été rééditée par J.-J. de Smet, Corpus Chronicorum Flandriœ, t. IV, p. 591-896.

95. Avec la période Bourguignonne commence dans les Pays-Bas une nouvelle manière d'écrire l'histoire, l'historiographie officielle.

Enguerrand de Monstrelet (f 1453), pré\ôt de Cambrai, le plus considérable des continuateurs de Jean Froissart, nous a laissé deux livres de Chroniques (1400- 1444), qui forment la transition entre la chronique officielle et la narration indépendante. Attaché au Comte de St. Pol, dévoué corps et âme au parti bourguignon, Monstrelet reflète les idées de l'entourage de Jean Sans Peur. Aussi , bien qu'il soit, pour les choses de Flandre, infiniment mieux renseigné que ne Tétait Froissart, faut-il employer son texte avec quelque réserve, car il est un partisan absolu de la centralisation et un adversaire des communes. Pour l'histoire de Gand au début du XVe siècle, Monstrelet est une mine précieuse de renseignements exacts et minutieux, que les Comptes Communaux inédits confirment dans toutes leurs particularités ; il raconte en détail la joyeuse entrée de Jean Sans Peur, la participation des Gantois à l'expédition de Ham, la mort de Michelle de France, le double soulèvement gantois de 1436 à 1440 etc. La seule édition présentable des Chroniques est celle de L. Douët d'Arcq, Paris, 6 vol., in-8° (Société de l'Histoire de France), mais elle est absolument défectueuse pour tout ce qui concerne la Flandre. On

peut consulter sur l'auteur A. Wauters, Biographie N ationale , t. XV, col. 137 et suiv., et A. Mo limier, Les Sources, t. IV, p. 192-194, n° 3946.

Jean Le Fèvre, seigneur de St. Remy ( 1 3g5i*i 468) commença vers 1462 une Chronique (1408- 1436), dont le début est emprunté à Monstrelet, mais dont la fin est originale et d'une très grande importance pour la première révolte de Gand contre Philippe le Bon lors de la levée du siège de Calais ; elle a été publiée par F. Morand, Paris, 1876- 1 881, 2 vol. in-8° (Société de l'Histoire de France). Cf. A. Molinier, Les Sources, t. IV, p. 190, n° 3941. Sur l'auteur, voir Biographie Nationale, t. XI, col. 666 (notice de Mr P. Bergmans).

96. Le grand historiographe des ducs de Bourgogne, Georges Chastellain (1405 f 1475) commença le premier livre de sa grande Chronique (1420- 1474) vers 1450 et le second livre vers 1461. Malheureusement nous n'avons plus de cette œuvre considérable que des fragments concernant les années 1418-1422, 1431-1432, 1451-1452, i454-i458 et 1464-1470, publiées par Kervyn de Lettenhove, Œuvres complètes de Chastellain, Bruxelles, i863-i866, t. I à V (publ. de V Académie royale de Belgique).

Bien que l'auteur ait fait un effort considérable d'impartialité dans ses jugements sur les hommes et les conflits de France et de Bourgogne, il montre comme tous les autres chroniqueurs bourguignons, vis à vis des communes et de leur résistance à la domination ducale, un indéniable parti-pris. Il faut dire pourtant à son honneur qu'il est le seul des historiens de la cour de Bourgogne qui ait eu quelque connaissance des institutions communales.

La relation de Chastellain au sujet de la guerre de Gand contre Philippe le Bon (1450-1453) est fort importante au point de vue des opérations militaires ; elle est complétée par les narrations de Mathieu d'Escouchy (1420- 1482), prévôt de Péronne, continuateur de Monstrelet, Chroniques (1444-1461), éd. G. du Fresne de Beaucourt, Paris, 1863 64, 3 vol. in-8° (Soc. de i'Hist. de France) ; par les Mémoires (1448- 1467) du seigneur de Beauvoir, Jacques Du Clercq d'Arras (1420- i5oi), publiés par F. de Reiffenberg, Bruxelles, 1823, 4 vol. in-8° ; par les fort inexacts Mémoires (1435- 1488) d'ÛLiviER de La Marche (i425t i5o2), éd. J. Beaune et H. d'Arbaumont, Paris, i883-i888, 4 vol. in-8° (Société de l'Histoire de France) ; et enfin par la dernière partie de la compilation La chronique des Pays-Bas et de Tournai (1294- 1477), publiée par J.-J. de Smet, Corpus Chronicorum Flandriœ, t. III (i856), p. n5-56g.

Sur ces cinq auteurs et leurs œuvres, on peut consulter A. Molinier, Les Sources, t. IV, nos 2>gSj, 4154, 3g6i, 3949 et t. V, n° 4741 ; sur leur valeur au point de vue gantois et bourguignon, voyez V. Fris, Onderzoek naar de bronnen van den opstand der Gentenaars tegen Philips den Goede, BSG, t. VIII (1900), p. 212-243.

Les deux écrits de Jean Germain (f 1460), évêque de Châlons, Liber de virtutibus Philippi, Burgundice et Brabantiœ ducis (2 nov. 1452), et de Jean Jouffroy (f 1473), évêque d'Arras, Oratio ad Pium papam IIm de Philippo, duce Burgundiœ (1460), tous deux publiés par Kervyn de Lettenhove, Chroniques relatives à l'histoire de Belgique sous la domination des ducs de Bourgogne, t. III (1876), pp. i-ii5, 117-206, ont été étudiés par V. Fris, Analyse de Chroniques Bourguignon-

nés, BSG, t. XIII (1905;, p. 190-212 ; ces écrivains, qui donnent parfois une note intéressante concernant la guerre de Gand contre le puissant grand duc d'Occident, pèchent moins par partialité que par ingnorance des institutions de la grande ville flamande. Cf. A. Molinier, Les Sources, t. IV, nos 3948 et 3949.

Il y a quelques détails à glaner dans les Mémoires de Jean deHaynin, nouvelle édition par DD. Brouwers, Liège, t. I, 1905, in-8°.

97. Le magistrat Olivier van Djxmude (f v. 1445), qui fut durant quelque temps bourgmestre d'Ypres, nous a laissé, dans ses Mcrkwaerdige gebeurtenissen vooral in Vlaendcrcn en Brabant van i3jj tôt 1440, édit. J.-J. Lambin, Ypres, i835, in-40, une chronique d'autant plus intéressante qu'elle est une des rares productions historiques du XVe siècle, qui n'ait pas un caractère officiel. L'auteur est à la fois anti-bourguignon ou anticentralisateur, et un bourgeois très municipaliste, adversaire de la suprématie de Gand sur les autres villes de Flandre ; sa chronique renferme des détails très circonstanciés sur les relations de Gand et d'Ypres durant près de soixante-dix ans. On peut consulter sur lui, H. Pj renne, Biographie Nationale, t. XVI (1900), col. 142-143 ; V. Fris, Les Idées politiques d'Olivier van Dixmude, dans Bulletins de l'Académie de Belgique, 1901.

98 Les Mémoires (1464- 1483) de Philippe de Ojmmines (1446 f 1 5 1 1 ) sont un monument unique dans leur genre ; elles marquent le passage de la chronique à l'histoire proprement dite. Écrits par un homme qui toute sa vie fut activement mêlé aux événements politiques et fut occupé de délicates négociations, ils empruntent à la personnalité de leur auteur un intérêt double; tour à tour conseiller de Char-

les le Téméraire et de Louis XI, Commines a une connaissance particulière de la lutte entre la Flandre et la France.

Bien que les Mémoires aient un caractère Européen, nous devons les mentionner ici pour l'histoire de Gand, ne fût-ce que pour la narration de l'ambassade d'Olivier de Neckere, dit le Dain, à Gand en 1477 (cf. H. Pirenne, Biogr. Nationale, t. XVI, col. i38 142 ; G. van Hoorebeke. Olivier de Neckere, Gand, igo3).

Une édition modèle, avec tous les éclaircissements désirables, et qui remplace celle de Mlle Dupont, vient d'être donnée par B. de Mandrot, Paris, 1901-1903, 2 vol. in-8° (Collection de textes pourservir àl'enseigementde l'histoire). Cf. A. Molinier, Les Sources, t. V, p. 5-22, n° 4663.

99. A partir du règne de Marie de Bourgogne et de Maximilien d'Autriche, l'historiographe flamande devient excessivement féconde.

Tout ce mouvement peut être rattaché à la Chronique (1474-1506) de l'historiographe officiel Jean Molinet (1435 f 1507) ; homme de cour bien informé, essayant d'ailleurs vainement d'être impartial, Molinet, bien que véhément adversaire des revendications communales, est peut-être le plus exact des chroniqueurs de l'école de Froissart. Sa connaissance des choses et des personnalités gantoises, durant la longue lutte de Maximilien contre les Gantois (1482-1492), tient du prodige. Malheureusement, la seule édition de la Chronique par J.-B. Buchon (Paris, 1827- 1828, 5 vol. in-8°, Collection des Chroniques nationales, t. 43-47), fourmille de fautes des plus grossières et estropie régulièrement tous les noms propres flamands ; voyez à ce sujet une Note de Mr H. Pirenne, Bulletins de V Académie de Belgique, 1904, p. 21-24. Sur Molinet, on consultera la

notice d'Alphonse Wauters, Biographie Nationale, t. XV (1899), col. 60-71.

On pourra compléter les renseignements de Molinet par le ChroniconFlandriœ de 1465 à 1487 d'ADRiEN de But, moinedes Dunes (t 1488), publié par Kervyn de Lettenhove, dans Chronique de Jean Brandon et d' 'Adrien de But (Bruxelles, 1870, in-40, Chroniques relatives à la domination des ducs de Bourgogne, textes latins), p. 578 et suiv.; on puisera d'autres détails dans le livre second du Recueil des Antiquités de Flandre du président Philippe Wielant (i43gfi52o), publié par J.-J. de Smet, Corpus Chronicorum Flandriœ, t. IV, p. 7-43i.

Importants sont les Fragments inédits \du 4e livre] des Chroniques ( 149 1- 1498) de Rombout de Doppere, secrétaire de l'évêque suffragant de Bruges, traduits en latin par J. de Meyere et publiés par le P. Dussart, Bruges, 1892, in-40 (Société d'Emulation) ; les deux premiers livres perdus de De Doppere semblent avoir été connus de Nicolas Despars, bourgmestre de Bruges (f 1592), au t. IV de sa Cronycke van den Lande en de Graefscepe van Vlaenderen, éd. J. de Jonghe, Bruges, 1840, in-8° ; de même, Despars et Y Excellente Cronike ont puisé au troisième livre de De Doppere, dont une copie se trouve à la Bibliothèque de Douai, n° 844. On peut consulter surtoutes ces chroniques, les notices concernant De But, Wielant et Despars de Victor Fris, CRH, 5e s., t. XI (190 1), nos 3 et 4.

Gand et Coppenhole, Tardent adversaire gantois de Maximilien, n'occupent pas une place moindre dans les deux écrits extrêmement bourguignons, la chronique de Jean Surquet, dit Hoccalus, chanteur de geste lillois, habitant Béthune, Histoire des guerres et troubles de Flandres, mutations

et rébellions des Flamens contre . M aximilien, roy des Romains (1488-1490), écrite après 1492 et publiée par J.-J. de Smet, Cofpus Chronicorum Flandriœ, t. IX, p. 5o7-586 ; et l'Histoire des Pais Bas en forme de journal (1477- 1492), par un violent adversaire de la politique gantoise, publiée par J.-J. de Smet, loco citato, t. III, p. 695-742.

Une place à part revient au journal très curieux du grand-bailli de Gand, Jean de Dadizeele (1*148 1), Mémoires (1431- 1480), suivis d'un important recueil de pièces justificatives de 1437 à 1479 ; cette chronique flamande a été publiée par Kervyn de Lettenhove, Bruges, i85o, in-40 (Société d'Emulation de Bruges) ; cf. E. Poullet, Biographie Nationale, t. IV, col. 617 et suiv.

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