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Mais pour la période Romaine nous possédons

O Il peut être intéressant de rappeler ici le premier volume du

Wegwijzer de Gand paru sous le titre : Nieuwen Almanach curieus en util voor 'tjaer MDCCLXX ofte den getrauwen wegwijser der stad Gend ; il commence par un résumé historique de l'histoire de Gand ; le volume est intéressant pour toute l'organisation judiciaire, administrative et religieuse, et contient l'énumération des landboeken ou terriers des seigneurs fonciers, des patrons des corporations etc.

(2) Nous préférons ne rien dire de la brochure de Mr M. Heins, La Préhistoire de Gand Des Origines au VIIe siècle de notre ère. Avec deux cartes. Gand, 1889 (extr. delà Flandre Libérale).

(3) Que l'on se rappelle le pamphlet joséphiste du chevalier Ch.-L. Diericx, Le livre Blanc ou la Révolution Gordunef Gand, 1789.

une foule de renseignements grâce aux trouvailles de médailles, de monnaies, aux découvertes des fondations de constructions. Au commencement du XIXe siècle, le chanoine M.-J. De Bast (1753 t 1825) ('), qui avait formé un superbe cabinet d'antiquités (aujourd'hui à l'Université), eut l'intelligente idée d'étudier l'occupation de notre sol par les Romains, d'après les trésors ou cachettes de monnaies enfouies par les Belgo-Romains à l'époque des invasions franques.

Dès 1804, le curé de St. Nicolas publia un Recueil d'antiquités romaines et gauloises dans la Flandre proprement dite Gand, 1 vol. in-8°. Comme l'ouvrage fut bien accueilli, l'auteur étendit ses recherches et quatre ans plus tard parut une nouvelle édition de l'ouvrage précédent, Recueil d'antiquités romaines et gauloises trouvées dans la Flandre proprement dite, augmentée de deux tiers, avec trois cents gravures (par Tiberghien) et enrichie de remarques historiques sur plusieurs points intéressants de la période romaine et du moyen- âge, Gand, 1808, 1 fort volume, in-40 (2).

Malgré le titre, l'histoire occupe dans ce livre une place au moins aussi importante que l'archéologie ; l'article sur Gand, l'un des plus longs de l'ouvrage, est bien documenté, mais renferme quelques erreurs, qui furent vertement relevées par l'ennemi personnel du chanoine, Ch.-L.

(') Voyez sur lui J. Roulez, dans Biographie Nationale, t. IV, col. 756-

(2) On trouvera quelques notes dans A. G. Schayes, La Belgique et les Pays-Bas avant et pendant la domination romaine, 2e édit. , Bruxelles, i85g, 3 vol.; et dans C. Van Dessel, Topographie des Voies Romaines de la Belgique, Bruxelles, 1877, 4e vol. de Schayes ; cf. V. Gauchez, Topographie des Voies Romaines de la Belgique (Ann. Acad. Arch. Bel<r., t. XXXVIII. 1882).

Diericx. De Bast ayant émis l'opinion, erronée d'ailleurs, que Gand avait été anciennement un port, l'acrimonieux Diericx prouva dans sa Topographie de la Ville de Gand (Gand, 1808, in- 12) que le mot portus devait se traduire par ville {}) ; le reste de cet opuscule n'est qu'un tissu d'injures personnelles dictées par l'inimitié politique.

De Bast répondit à son contradicteur avec un grand déploiement d'érudition, et en certains points d'une manière victorieuse, par sa brochure : Premier Supplément au Recueil d'Antiquités romaines et gauloises en réponse à V ouvrage intitulé La Topographie de V ancienne ville de Gand i>ar C.-L. Diericx, Gand, 1809, in-40; un Second supplément, qui parut en i8i3, s'occupe des ruines de Bavay et de Famars, et ne nous intéresse donc pas ici.

Ces disputes, dit judicieusement Warnkœnig {Histoire de Flandre, t. I, p. 8), ont bien peu contribué à éclaircir l'histoire de Gand.

Enfin, à la fin de sa carrière, le docte chanoine publia un extrait de son grand ouvrage, augmenté de quelques documents nouveaux, sous le titre : V ancienneté de la Ville de Gand établie par des chartes etd'auties monuments authentiques pour servir de supplément au Recueil d'Antiquités, Gand, 1820, in-40.

Ce qu'il faut retenir surtout dans les ouvrages de De Bast, ce sont ses intéressantes descriptions de médailles et de monnaies, car il était fort versé dans la numismatique ; mais ses connaissances historiques, archéologiques et épigraphiques péchaient par plus d'un endroit.

(ï) Cf. F. de Bylandt, Réfutation de l'opinion que Gand a été port de mer au temps de Charlemagne, dans Archives Philologiques de F. de Reiffen berg-, t. IV, p. 4.

123. La période franque se caractérise par la fondation de villages germaniques autour du territoire de Gand, tels que Heccringahem (Akkergem), Gundlingahem (Wondelgem), etc. vers le milieu du Ve siècle ('). A l'approche de l'invasion, les Belgo- ou Gallo-Romains se sont retirés en majeure partie derrière la grande chaussée romaine et la Forêt Charbonnière ; avec eux disparaissent les vestiges de l'ancienne civilisation romaine et les fruits de la première évangélisation.

Jusqu'à l'arrivée de St. Amand, nous ne savons rien sur la situation des Francs autour de Gand ; avec la fondation des Abbayes nous entrons décidément dans la période historique ; voyez plus haut nos 48-54, 66-73.

Puis Charlemagne passe par Gand (811), Einhart devient abbé des monastères de Gand (81 3), et le lieu de Gand semble en pleine prospérité [ plus haut n° 62 ], lorsque les Normands détruisent les deux abbayes (85 1, 879-881) et forcent les moines à se réfugier en France. Sur l'invasion normande en Belgique, on consultera de préférence Ed. Favre, Eudes de France (Paris, 1893, Bibliothèque de l'Ecole des Hautes Etudes, n° 99), p. 207 et suiv., et R. Parisot, Le Royaume de Lorraine sous les Carolingiens (Paris, 1899, in-8°) ; la notice de C. van der Elst, Les Normands en Belgique, MSB, 1882, p. 87, est vieillie.

124. Mais après la bataille de Louvain (891), les pillards danois et n^rrois quittent peu à peu notre contrée. C'est durant cette périoie de paix, que le noyau du

(') Cf. L, Van der Kindere, Introduction aux Institutions de la Belgique, p. 108-112,

Portus Gandensis s'est créé. J.-J. de Smet a traité de La Renaissance de la ville de Gand après la retraite des Normands {Bull, de l'Acad. de Belgique, 2e s., t. IX, 1860, p. 287), ainsi que A. Paillard de St. Aiglan, Sur les changements que rétablissement des abbayes au VIIe siècle ainsi que l'invasion des Normands au IXe siècle ont introduits dans l'état social de la Belgique (Mémoires Couronnés de l'Académie de Belgique, t. XVI, 1844, in-40).

125. Au milieu de l'invasion normande nous apparaît le premier comte du Pagus Gandensis, un certain Ingelram, disgracié d'ailleurs en 875 et contemporain de Baudouin Bras de Fer ; on peut voir sur ce personnage, L. Van der Kindere, Le Capitulaire de Servais, CRH, 5e s., t. VII, p. 99 et suiv. ; et du même, Histoire de la Formation Territoriale des principautés belges (Bruxelles, 2e édit., 1901), t. I, p. 278-285. Cf. un article vieilli Le Pagus Gandensis, MSB, 1876, p. 171.

126. L'important diplôme d'Arnoul le Vieux, qui consacra pour ainsi dire la fondation du Portus Gandensis, a été excellemment commenté par M1" Guill. Des Marez, Notice sur un diplôme d'Arnoul le Vieux, CRH, 5e s., t. VI (1896), n° 3. Voyez plus hautnos63, 67, 69.

127. On trouvera de nombreux détails sur la formation de la ville, dans l'article de M1' H. Pirenne, Les villes Flamandes avant le XI le siècle, dans Annales de l'Est et du Nord (Nancy- Lille), t. I, 1905, p. 9 82 ; aj. l'Introduction du beau livre de Mr G. Des Marez, Etude sur la propriété foncière ^Gand, 1898, in- 8°) [n° 172J.

128. En 940 apparaît le premier Cornes Gandensis. A cette institution se rattache l'histoire embrouillée du Château Impérial de Gand. L. Van der Kindere, Histoire de la For-

mation Territoriale, t. I, p. 69-73, admet l'existence d'un château ottonien établi sur l'Escaut dans l'enceinte même de St. Bavon, le Castrum Vêtus ; puis le Castellum novum, bâti par le Comte Arnould I sur la Lys, qui deviendra à son tour le Vieux-Bourg, quand Baudouin TV le Barbu aura rasé le Castrum de St. Bavon, et que Philippe d'Alsace aura édifié un peu plus au sud du Vieux-Bourg, le Castellum novum ou Château des Comtes actuel.

Déjà S. Hirsch avait essayé de débrouiller la question dans un Appendice des Jahrbiicher Heinrichs II. (Leipzig, 1862), t. I, p. 5oy : Reichsflandern und die .Deutsche Burg von Gent. A. Wauters nt avancer la question en insistant sur les supercheries de Jean de Thielrode [n° 69 J et sur la légende de la limite creusée entre la Flandre et le pays de Waes, dans son article Le Château Impérial de Gand et la fosse Othonienne, CRH, 3e s., t. XI (1886).

A. De Vlaminck n'a fait que rendre plus obscure une question déjà suffisamment ténébreuse, dans son mémoire : Les Origines et les développements successifs de la Ville de Gand, dans Mémoires couronnés de V Académie de Belgique, 1891, in- 8°; lui-même est revenu d'ailleurs sur plusieurs des idées émises dans cette première étude dans son mémoire sur Le Château des Comtes, dans Ann. de la Soc. d'Archéologie de Bruxelles (1 90 1), dont plus loin.

Une excellente étude est celle de feu Julius Vuylsteke, H et Gtavenkasteel te Gent, ASG, t. I, 1895, p. S y et suiv., qui n'admet pas le Vêtus Castrum Si. Bavonis et le considère comme sorti de l'imagination de Thielrode ; plus haut nos 55, 5y, 58, 65, 69.

L'étude d'André Du Chesne, Histoire Généalogique des maisons de Guines et de Gand (Paris, i63i, in-fol.), sur les

Comtes, les Châtelains et les Vicomtes de Gand, doit être complétée par celle de L. Van der Kindere, Histoire de la Formation territoriale, t. I. p. y 5 et 325.

129. Pour les deux expéditions d'Henri II contre Baudouin IV le Barbu, dirigées sur Gand, on consultera de préférence les Jahrbikher des Deutschen Reichs unter Heinrich II. (Leipzig, 1862), t. II, p. 281 et 321, et t. III. p. 171 ; plus haut n° 52.

C'est vers 10 10 qu'apparaît le premier Châtelain de Gand, Lambert ; Translatio S. Bavonis et Vita S. Macharii, MGH, t. XV2, p. 597 et 6i5. La conquête du pays d'Alost (io33io56) par les comtes de Flandre vint modifier profondément les conditions politiques de la ville.

130. Deux membres de la famille de Gand prirent une part glorieuse à l'expédition de Hastings; J. Gantrelle dans son Mémoite sur la part que les Flamands ont prise à la Conquête de V Angleterre par les Normands, dans Nouvelles Archives Historiques et Philosophiques, t. II, p. 323-409, insiste longuement sur le rôle de Gilbert et de Raoul de Gand ; voyez n° 192.

131. Pour les relations de Gand avec les comtes de Flandre du XIe au XIIIe siècles (1), on doit recourir à des travaux plus ou moins vieillis, le premier et le troisième seuls exceptés. C'est d'abord la thèse de feu E. Schmiele, Robrecht der Friese, Sondershausen, 1872, in-8°. Alphonse Wauters décrivit le règne de Thierry d'Alsace, Gand, i863, in- 8, extrait des Annales de la Soc. des beaux -arts et de littérature de Gand; aj. nos 83-84. Mentionnons surtout l'article très

(') Pour l'intervention de la commune de Gand contre les meurtriers de Charles le Bon en mars 1127 et contre Guillaume Cliton en faveur de Thierry d'Alsace, voyez Galbert de Bruges, Passio Karoli Boni, éd. H. Pirenne, Paris, 1891, in-8°.

subtil de L. Van der Kindere, La politique communale de Philippe d'Alsace et ses conséquences, Bull. Acad. royale de Belgique, igo5 , Puis, les travaux de J.-J. de Smet, Mémoire sur Philippe d'Alsace (i i52- 1 191), Bruxelles, 1848, in- 40, dans Mémoires de V Acad. de Belgique, et son Mémoire historique et critique sur Baudouin IX (1 195-1202), dans Mémoires cités, 1845, in-4. Enfin, l'exposé fort vieilli d'Edw. Le Glay, Histoire de Jeanne de Constantinople, Lille, 1841, in-8°. Consultez pour les documents, les volumes d'Alphonse Wauters, Tables Chronologiques, plus haut n° 11 ; ajoutez noS 85-86.

132. Pendant la lutte des enfants de Marguerite de Constantinople, St. Louis, choisi comme arbitre, vint à Gand et visita entr'autres le Béguinage ; tous les renseignements désirables sont fournis par l'ouvrage couronné de Mr Ch. Duvivier, La querelle des d'Avesnes et des Dampierre, 2 vol., Bruxelles, 1894, in-120.

133. On sait que les fameux XXXIX [ échevins de Gand ] eurent maille à partir, à diverses reprises, avec Gui de Dampierre, et appellèrent constamment de la décision du Comte à son suzerain, le roi de France (plus haut nos 19, 76) ; cette lutte fut une des causes de l'alliance de Gui de Dampierre avec Edouard I d'Angleterre contre la France, détermina l'invasion de la Flandre et l'incorporation du comté à la monarchie capétienne et provoqua le soulèvement des Flamands contre les usurpateurs, qui aboutit à la victoire de Courtrai (1302) ; cf. J. Vuylsteke, Commentaires sur les Comptes (Gand, 1906), p. 179-180 ; V. Fris, De Slag bij Kortrijk (Gent, 1902). La lutte où Gand se montra toujours anti-comtal, ne finit qu'en i32opar la soumission du vieux Robert de Béthune, lâché par les

Gantois durant la dernière grande expédition flamande contre la France (i3 19). Cf. nos 14, 17, 20,74, 90, 91.

Trois excellents livres qui se complètent ont établi tous ces faits de façon presque définitive ; ce sont ceux de Ch.-V. Langlois, Le règne dz Philippe III le Hardi, Paris, 1887, in-8° ; de Fr. Funck Brentano, Les origines delà Guerre de Cent Ans, Philippe le Bel en Flandre, Paris, 1897, in-8° ; de Ph. Lehugeur, Histoire de Philippe V le Long, Paris, 1897, in-8°.

Mais l'ouvrage capital sur la question des XXXIX est le livre posthume de Julius Vuylsteke, Oorkondenboek der stad Gent, Commentaires sur les Comptes des Baillis et de la Ville de Gand, Gand, 1906, in-8°.

134. Durant le premier quart du XI Ve siècle, nous assistons à la révolte démocratique et anti-française de Guillaume de Deken de Bruges et de Nicolas Zannekin de Furnes ; les Gantois, contenus par les patriciens, tinrent constamment le parti du Comte Louis de Nevers. Mr H. Pirenne a consacré à l'attitude de Gand quelques pages de l'Introduction de son beau livre Le Soulèvement de la Flandre Maritime (i323-i32 8), Bruxelles, 1900, in- 8°. Voyez plus haut noS 14, 22.

135. Nous arrivons à la période de Jacques van Artevelde. Sur ce héros populaire de Gand, il existe une petite bibliothèque.

Outre les documents et chroniques citées plus haut nos 14, i5, 16, 21, 22 23, 44, 45, 80, 82, 87 à 94, de nom" breux livres ont paru sur ce grand politique.

L. Van der Kindere dans son livre si documenté, Le Siècle des Artevelde, Bruxelles, 1879, in-8°, a fait revivre toute l'époque du célèbre uppercapitein. Cet ouvrage est le

plus suggestif pour la connaissance de la vie de Gand médiéval. On peut également consulter les articles de Mr J. Van den Heuvel, La Ville de Gand au XIVe siècle, MSB, 1881, p. i3i-i5g, 296-312, et de Mr Maur. Hein?, La Ville de Gand au XIVe siècle, MSB, 1888, p. 35-55, 129-138.

136. Voici rangée chronologiquement la liste des principaux ouvrages ayant parus sur Jacques Van Artevelde, le Sage homme de Gand.

P. -A. Lenz, Jacques van Artevelde; histoire des six premiers mois de son administration, dans Nouvelles Archives Historiques et Philosophiques, Gand, 1837, t. I, p. 26i-3io, bonne étude basée sur les Comptes Communaux.

Aug. Voisin, bibliothécaire de l'Université, Examen critique des historiens de Jacques Van Artevelde, Gand, 1841. in-8°.

J. De Winter, Jacques Van Artevelde, dans Annales de la Soc. des Beaux- Arts et de Littérature de Gand, Gand, 1845, in- 8°.

Kervyn de Lettenhove, Jacques Van Artevelde, MSB, i856, p. 242-256 ; Du Jugement que V histoire doit porter sur Jacques Van Artevelde, Bullet. de l'Acad. de Belgique, i856, (l); puis son livre Jacques Van Artevelde, Gand, deux édit. en 186 3, in-8°, dont celle de Septembre est la meilleure. C'est la date de l'inauguration du monument de Jacques au Marché du Vendredi éxécuté par P. De Vigne. (2)

Le Prof. P. -A. Lenz revint à la charge et publia son

(}) Le même Bulletin, t. XXIII, Ie partie, p. 180-200, 269-307, contient le débat concernant cette question entre les BODS de St, Génois et Kervyn de Lettenhove.

(2) Voyez aussi Norb. Cornelissen. Discours prononcé le 2 juillet 1845, jour de l'inauguration solennelle du buste colossal en bronze de J Van Artevelde, MSB, 1845.

Jacques Van Aitevclde considéré comme homme politique, Gand (i863), in-8°.

L'année suivante E. De Busscher donna une contribution concernant le capitaine gantois dans MSB, 1864.

C'est également l'année où Fr. De Potter écrivit son Jacob van Artevelde. Malheureusement, cet érudit se laissa

tromper quelque temps après par L. L , qui lui

fournit des documents apocryphes ; c'est au moyen de ceux-ci qu'il rédigea son triste Mémoire, intitulé Geslachtsboom der van Artevelden van de veertiende eeuw, qui après trois remaniements successifs parut dans les Mémoires couronnés de l'Académie de Belgique, Bruxelles, 1872, t. XXII, 45 pp.

Ce malencontreux mémoire fut immédiatement attaqué par Julius Vuylstekk, Eenige bijzonderheden over de Artevelden in de i4de eeuw, Gent, publié par la Maatschappij De taal is gansch het Volk, 1872 (repris dans ses Verzamelde Prozaschriften, t. IV, 1891).

L. Gilliodts- van Severen, Jacques Van Artevelde (d'après les Comptes Communaux de Bruges), dans la Flandre, revue d'Histoire et d'Archéologie, Bruges, 1878.

N. de Pauw, La Conspiration d'Audenarde sous Jacques Van Artevelde (1342), Gand, 1879, in-8°, avec une excellente introduction qui éclaire vivement l'époque tisserande et son chef (1).

Deux ouvrages anglais parurent presque en même temps avec le même titre James and Philip Van Artevelde, par J. Hutton, London, 1882, in-8°, et par W. Ashley, London, i883, in-8°.

(!) Quelques notes dans Ypre jegen Poperinghe du même, Gent, 1899, in-8°, Vlaamsche Académie.

Dans la Grande Encyclopédie de Berthelot, Mr Nap. de Pauw a donné trois bonnes biographies de Jacques et Philippe Van Artevelde et de Frans Ackerman, t. III, Paris,

L'année suivante Mr O. Pyfferoen, alors étudiant, publia dans le Bulletin de la Société Académique d' Histoire, Gand, 1888, le récit de la lutte entre les tisserands et les foulons au Marché du Vendredi le 2 Mai 1 345 : Une émeute au Moyen- Age, De Quade Maendach.

J. Vuylsteke publia une étude sur l'écrasement des tisserands par les gens du comte, les petits métiers et les foulons, le i3 janvier 1349; c'est le mémoire intitulé De Goede Disendach, ASG, t. I, 1895, p. 9-47. Contra F. De Potter, BSG, t. III, 1896, p. 47-5o ; J. Vuylsteke réfuta ses observations, ibid.> p. 79-84.

Mr Nap. de Pauw se demande si l'affirmation de Froissart et d'autres, que Jacques Van Artevelde aurait été brasseur, n'a pas sa source dans le sobriquet, donné aux Gantois au Moyen-Age, depotatores medonis; c'est l'objet d'une courte notice: Artevelde brasseur ? CRH, 5e s., t. VI, 1896, p. 332 suiv.

Principalement d'après les Rekeningen der Stad Gent, Mr V. Deprez, professeur d'Ecole Normale, rédigea La Libération de la Flandre Flamingante par Jacques Van Artevelde (-1340), Bruxelles, 1897, in-8°, qui présente de sérieux défauts.

Mr Guillaume des Marez retrouva aux archives d'Ypres une pièce très curieuse sur un conflit entre le Duc de Brabant et le capitaine gantois au siège de Tournai : Un document inédit relatif à Jacques Van Artevelde, CRH, 5e s., t. VIII, 1898, p. 3o5.

Le meilleur travail d'ensemble sur la part de la Flandre dans la lutte entre la France et l'Angleterre, c'est le récent volume de Mr E. Déprez, Les préliminaires de la guerre de Gent ans ; la papauté, la France et V Angleterre (i328- 1342), Paris, 1902, in-8° (Bibliothèque des écoles françaises d'Athènes et de Rome, n° 86) (l). L'auteur a procédé à un dépouillement patient des Archives du Vatican et du trésor du Record Office et donne en appendice et en note une foule d'extraits des pièces découvertes. C'est d'après cet ouvrage que Mr H. Pirenne, — qui avait publié en 1902 la note sur la Première tentative pour reconnaître Edouard III comme roi de France, ASG, t. V, p. 5-n — , reproduisit La seule lettre connue de Jacques Van Artevelde, BSG, t. VI, 1903, p. 106- 108, dont il fixa la date à l'année 1344- 1345.

Enfin, Mr Nap. de Pauw qui a consacré toute sa vie à l'étude de l'époque des Artevelde, publia L'Assassinat d' Artevelde, Gand, 1895, in- 8, où il fixa la date exacte de la mort du tribun et chercha à démêler les vraies causes de son meurtrier cf. Archives Belges, Nov. 1905, t. VII, p. 25i-252.

Depuis 1874, Mr de Pauw recueille tous les documents possibles sur les Artevelde et leur lignage; en i885, il se décida à publier une note fort concise sur La Généalogie des Artevelde, CRH, 4e s., t. XII, i885, p. I23-i32 ; puis il publia les biographies du beau-père et de la femme de Van Artevelde, Jean et Catherine de Coster, Biographie

(J) Il remplace en bien des points Lappenbergs Geschichte von England, continuée par R. Pauli, t. IV (Gotha, i853). Les livres de Longman, The Life and the Times 0} Edivard III, London, 1869, 8°, et de J. Mackinnon, The History of Edwa>d III, London, 1900, 8°, sont peu au courant de l'histoire de Flandre.

Nationale, t. V, col. i-io, et sur ls Reward de Flandre à cette époque, Simon de Mirabello, seigneur de Halen, ibid., t. XIV, col. 869 et suiv. Mais quant au Cartulaire, généalogique des Van Artevelde, promis depuis plus de trente ans, nous l'attendons toujours vainement^). Voyez plus haut nos 21, 45.

Le meilleur aperçu d'ensemble sur le rôle de Van Artevelde en Flandre et à Gand a été donné par Mr H. Pirenne dans son Histoire de Belgique, t. II (Bruxelles, igo3).

137. Sur l'époque intermédiaire entre les deux Artevelde et la restauration tisserande, voyez V. Fris, La Réforme Constitutionnelle de Gand en i36o, ASG, 1907 (sous presse), et plus haut n° 18.

138. Nous avons cité l'article de M1' N. de Pauw sur Philippe Van Artevelde, Grande Encyclopédie, t. III, 1887, et les livres anglais de Hutton et d'Ashley. Il faut tenir compte des documents et des remarques de Kervyn de Lettenhove dans ses deux articles: Des Alliances de la Commune de Gand avec Richard II d 'Angleterre, Bullet. de ï Académie de Belgique, i865, 2e s., t. XX, p. 3o4*3i5 ; et Les relations de l'Angleterre et de la Flandre au XIVe siècle (i33o-i347, et 1379-1384), ibid., 1869, 2e s., t. XXVIII, p. 367 et suiv. (2). Puis, les Instructions données aux ambassadeurs de Philippe

(*) Rappelons ici l'article de Kekvyn de Lettenhove, Les relations d'Edouard III avec la Flandre d'après les documents anglais (i338-i345), Bullet d' V Académie de Belgique, Bruxelles, i865, 2e s., t. XX, p. 659-683; cf. Œuvres de Froissart, édit. Kervyn, t. IV, p. 472.

(2) Ajoutez Edmond De Busscher, Archives du Conseil de Flandre, document du XV? siècle, Pierre Van den Bossche et Philippe Van Artevelde, Gand, 1864, in-8°. L'article de J -J. de Smet, Philippe van Artevelde, dans Bullet. de l'Académie de Belgique, i838, est sans valeur.

d'Artevelde près la cour d' 'Angleterre, dans Œuvres de Froissart, t. X, p. 464-466.

Edw. van Even a décrit les Rapports des Louvanistes avec les Gantois pendant la dictature de Philippe Van Artevclde, MSB? 1857, p. 7-21.

Il y a également beaucoup à glaner dans les Appendices de la traduction des Chroniques de Froissart, éd. par Mr Napoléon de Pauw, Jehan Froissart" s Cronyche, par Geryt Potter van der Loo (1430), t. II et table, Gent, 1898-1906, in-8°, publication de l'Académie Flamande. Voyez plus haut nos 23, 3i, 82, 91-94.

139. Pour la part prise par les Gantois au Grand Schisme, voyez Do;»î U. BerliEre, J. van West, évèque urbaniste de Tournai, CRH, t. LXXIII, 1904, p. 3 5 1 - 388 ; Nap. de Patjw, L'adhésion du Clergé de Flandre au pape Urbain VI et les évêques Urbanistes de Gand (?), ibid. ,1904, p. 671-702; G. -M. VVrong, The Crusade of i383 known as that of the Bishop of Norwich, London-Toronto, 1892, in-8° ; G. Skalweit, Der Kreuzzug des Bischofs Heinrich von Norwich gegen Ypem, Kœnigsberg, 1898, in-8° ; et surtout Noël Valois, La France et h Grand Schisme d'Occident, Paris, 1896, 2 vol. in-8° (paraphrasé par L. Salembier, Le Grand Schisme d'Occi dent, Paris, 1900, pet. in-8°). Voyez plus haut n° 93.

140- Sur la bataille de Roosebeke (1 382) (1), nous possédons un bon mémoire du Général U. Kœhler, Die Entwichelung des Kriegswesens und der Kriegfiihrung in der Ritterzeit, Breslau, 1886, t. II, p. 574 suiv., corrigé en

( ) On ne peut tenir compte de l'étude erronée de Dewez, dans Mém.de V Acad. de Bruxelles, \ VIT, et de l'article de Van der Meersch, MSB, 1827-1828.

certains points par M1* M. de Maere à' Aert^yche, Campagnes Flamandes ou Gloire militaire de Bruges au XIVe siècle, Gand, 1901 ; et par Fr. Mohr, Die Schlacht bei Roosebeke, thèse de Berlin, 1906. Voyez plus haut nos 92, 1 38 .

141. On ne se servira qu'avec extrême prudence du livre superficiel et insuffisant d'EMiLE Varenbergh, Histoire des relations diplomatiques entre le Comté de Flandre et V Angleterre au Moyen- Age, Brux., 1874, in-8°.

142. On ne peut employer les ouvrages vieillis et sans valeur du P. B. de Jonghe, Het Lcven van Philippus den Stauten en Het Leven van Joannes den Onbevreesden, publiés par les Bibliophiles Flamands, 2e s., nos 12 et i3, Cent, i85i et i852.

Nommons le livre récent de J.-J. Vernier, Philippe le Hardi, duc de Bourgogne ; son mariage avec Marguerite de Flandre en i36ç, Troyes, 1900, in-8°, et l'excellente notice de Mr H. Pirenne, Biographie Nationale, t. XVII, col. 201-219.

Rappelons l'article de Ph. Blommaert, Inhuldiging van J an zonder Vrees te Gent in 1405, dans Belgisch Muséum, t. I, p. 83-98. On peut trouver quelques détails dans A. Coville, Les Cabochiens et V ordonnance de 1413, Paris, 1888, in-8°.

143. Le règne de Philippe le Bon en Flandre a été étudié beaucoup plus longuement (*). On sait que Jacqueline de Bavière a été emprisonnée à Gand par Philippe en 1425 ; voyez A. Van Werveke, Waar heeft Philips de Goede Jacoba van Beiereu te Gent in hechtenis gehouden ? BSG, t. X, 1902, p. 297-300. Au sujet de ce séjour, également quelques

(*) A consulter entr' autres la notice de Mr H. Pirenne, Biographie Nationale, t. XVII, col. 220-25o, et celle concernant Simon de Fourmelles, Biographie Nationale, t. VII, col. 213-217.

notes dans Fr.De Potter, Geschiedenis vayijacoba van Beieren, Mém. couronnés de VAcad. de Belgique, Bruxelles, 1881, in-8°, paraphrase annotée du mémoire de F. von Lôher, Jahobàa von Bayent und ihre Zeit, Nôrdlingen, 1869, 2 vol. in-8°.

144. Sur une révolte à Gand déterminée par le changement du cours de la monnaie, es. Victor Fris, De onlusten te Gent in 1482 14J5, BSG, t. VIII (1900"), p. 163-173. Une autre émeute eut lieu à la suite de l'issue malheureuse de l'expédition de Calais (1436) ; voyez V. Fris, Documents gantois concernant la levée du siège de Calais, dans Mélanges Paul Fredericq, Bruxelles, 1904, p. 245-258 ; et la biographie de Omedene [Race), dans Biographie Nationale, t. XVI (1900), col. 195-198.

145. La longue lutte des Gantois contre Philippe le Bon a fait l'objet de nombreux travaux. Outre les recueils de documents énumérés plus haut [n° 26], citons : Ph. Blommaert, Causes de la guerre des Gantois contre Philippe le Bon, MSB, 1839, p. 418-432 ; du même, La Guerre des Gantois contre Philippe le Bon, MSB, 1840, p. 321-343 ; 1841, p. i-35 (').

Mentionnons encore deux articles de Victor Fris. Een Strijd om het Dekenschap te Gent in 144?, BSG, t. XI, 1903, p. 74-89 ; et La Conspiration de Pierre Tijncke en I45i>

BSG, t. XIII, igo5, p. 121-126. G. du Fresne de Beaucourt a consacré, à la grande lutte de la commune gantoise,

(') La description de la bataille de Gavre par F. De Potter, Geschiedenis der gemeenten van Oost-Vlaanderen, arrondissement Gent, t. III, Gaver, est fort insuffisante. On peut consulter Renard, La Bataille de Gavre, dans le Trésor National (1S42), fasc. I, et P. Henrard, L'organisation militaire des ducs de Bourgogne, dans Mémoires de l'Académie ds Bel gique, t. XXII.

un chapitre de son beau livre : Histoire de Charles VII, (Paris, 1881-1892, 6 vol. in-8°), t. V, p. 220 et suiv. Voyez plus haut nos 79, 81, 95-98.

146. Le 5 novembre 1459, Louis, dauphin du Viennois, visite Gand ; outre la note du Dagboek van Cent, t. II, p. 187, on peut recourir encore au Mémoire sur le séjour que Louis, dauphin du Viennois, ût aux Pays-Bas de 1456 a 1461 par Fr. Bon de Reiffenberg, dans Nouv. Mémoires de V Académie de Bruxelles, t. V (1829) ; aj. G. du Fresne de Beaucourt, Histoire de Charles VII, t. VI, p. 91 et suiv.

147. J.-J. Steyaert publia//^ Oproer te Gent in hetjaar 146J, dans Belgisch Muséum, t. VI, p. 1 15-179, qu'il faut compléter avec le Dagboek van Gent, t. II, p. 204-208, et particulièrement p. 207, n. 2. Ajoutez Cannaert, Bijdragen tôt het Strafrecht, p. 413-424.

Au point de vue Gantois, l'ouvrage de John Foster Kirk, History of Charles the Bold duke of Burgundy , London, j.863-66, 3 vol. in-8° (*) est insuffisant. Sur l'opposition des Gantois à Charles le Téméraire, on consultera de préférence, Gachard, Les Etats de Gand en 1476, dans Trésor National, t. III (1842), repris dans Etudes et Notices historiques concernant V histoire des Pays-Bas, t. I (1890), p. 1-19.

148. On connaît les troubles de Gand à la mort de Charles le Téméraire. Mr Paul Fredericq a décrit Het Groot Privilégie van Maria van Bourgondië, IAG, fiche 186, et l'a excellemment commenté dans son ouvrage, capital pour cette période, Essai stir le rôle politique et social des ducs dt Bourgogne, Gand, 1875, in -8°.

(') Le 3e volume n'est pas traduit dans la traduction française de Ch. Flor O Squarr, Paris, 1866, 3 vol. in-8°.

Mr Victor Van der Haeghen publia dans les Mélanges Paul Frcdericq (Biuxelles, 1904), p. 273-278, La Charte donnée aux Gantois par Marie de Bourgogne en I4J7, tandis que M1 H. Pirenne étudia et compara dans les mêmes Mélanges, p. 267-271, Le Rôle Constitutionnel des Etats-Généraux des Pays-Bas en 1477 et en 1488, auxquels les députés gantois prirent une part prépondérante. (*)

1-49. Le 3 Avril 1477, les Gantois firent décapiter le chancelier Hugonet et le sire d' Eiumbercourt au Marché du Vendredi; les savants ont longuement discuté la question de la compétence de la juridiction qui les condamna. Voyez là-dessus, P. Van Duyse, Le Procès d'Hugonet et d'Humbcr court, MSB, i838, p. 364 ; J.-J. de Smet, J. de St. Génois et L. Gachard, in Bulletins de V Académie de Belgique, i83g, t. VI, 2e p., p. 89, 199, 296 ; enfin, Ch. Paillard, Le Procès du chancelier Hugonet et du sire d'Humbercourt, dans Mémoires couronnés de l'Acad. de Belgique, t. XXXI ( 1 88 1 ) , 87 p., qui ajoute peu de chose aux judicieux aperçus de Gachard.

150. En février 1479, quelques métiers se révoltèrent contie le magistrat et provoquèrent une terrible émeute, qui fut d'ailleurs promptement réprimée ; voyez V. Fris, Het Qproer te G eut in 14-j ç, dans Tijdschrift van het Willemsfonds, Gent, 1903.

151. Le mémoire de J.-J. de Smet, Mémoire historique sur la guerre de Maximilien contre les villes de Flandre (1482- 1488), dans Nouveaux Mémoires de V Académie de Belgique, t.

(*) Sur Marguerite d'York, duchesse de Bourgogne, qui a laissé tant de souvenirs à Gar.d, voyez un article de L, Galesloot, dans Annales de la Société d' Emulation de Bruges, 4e s., t. III (1879).

XXXV (i865), 41 p., est vieilli. Seulement, il n'est pas du tout remplacé par le chapitre correspondant du savant livre de H. Ullmann, Kaiser M aximilian I .} Stuttgart, 1884-91, 2 vol. in-8°, parce que l'auteur ne donne qu'un résumé de la guerre de Flandre et considère Maximilien particulièrement au point de vue allemand. Il en est de même de l'ouvrage insuffisant de R. Kneschke, Zur Geschichte dcr N iederlaendischen Kriege und Kàmpfe am Ausgange des X Ve Jahrhundevts, Zittau, 1892, in-40, qui a employé quelques extraits de la Geschichte und Thaien du lieut*^ d'Albert de Saxe, Wilwolt von Schaumburg, mais n'est pas du tout documenté au point de vue flamand. Voyez plus haut nos 27-28, 98-99. Pour la bataille d'Enguinegate où les Gantois se distinguèrent, voyez Hermann Klaje, Die Slacht bei Guinegate vom y August 1479, Greifswald, 1890, in-8°, et ajoutez n° 99, p. 76.

152. En attendant le mémoire de V. Fris, La Lutte des Gantois contre Maximilien, on peut lire un discouis résumé du même, J an van Coppenhole, een Gentsch politicus dcr i5de eeuw, BSG, t. XIV (1906), p. 93-144, et les biographies de Onredene (Daniel), Pchaert (Mathieu), Rasseghem (Adrien de), Romont (Jacques de), Rym (Guillaume), dans les quatre derniers volumes de la Biographie Nationale (1900- 1907) (l).

153. Au point de vue de l'histoire des négociations des Etats avec Maximilien, il faut consulter la Relation des Etats-Généraux tenus en cette ville de Gand en 1482, CRH, 3e s., t. I, p. 3 1 1 ; F. Bon de Reiffenberg, Histoire de

(!) La notice d Am. De Bast, Belegering der stad Gent en 14SS dans Belgisch Muséum, t. IX, p. 23-36, est sans valeur.

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l'ordre de la Toison d'Or, Bruxelles, i83o, in 8° ; et l'ailicle de Mr H. Pirenne dans les Mélanges Paul Fredericq, cité au n° 148.

154. Quant aux relations de Louis XI, d'Anne de Beaujeu et de Charles VIII avec les Gantois, elles sont longuement traitées dans les trois volumes suivants : Jules Michelet, Histoire de France, Louis XI (livre XIII à XVII) (J), bien qu'un peu vieilli ; P. Pélicier, Essai sur le gouvernement de la dame de Beaujeu (1483 • 1491), Paris, 1882, in-8° ; J. de Cherrier, Histoire de Charles VIII, roi de France, 2e édit., Paris, 1870, 2 vol. in- 12. Ajoutez plus haut nos 96 et suiv. (2)

Mr V. Van der Haeghen, dans son Catalogue méthodique général (plus haut n* 10), pp. 280-282, donne des détails précis sur les neuf lettres de Louis XI, qui étaient conservées aux Archives de la ville de Gand, et dont cinq originaux sont perdus. Ces renseignements ont été communiqués par M1' Van der Haeghen à M1" Joseph Vaesen qui publie les Lettres de Louis XI (Paris, Soc. de l'Histoire de France) ; le t. VIII (1479- 1480) a paru en 1903.

(*) Les Histoires de Louis XI de Duclos (1745) et de U. Legeay (1874) ne donnent pas suffisamment de détails sur les rapports de ce prince avec Gand; le récit du Règne de Louis XI par Ch. Petit- Dutaillis, Histoire de France d'E. Lavisse, t. IV (1902), p. 321-419, est trop succinct.

(2) Sur Philippe le Beau, dont le règne a été très mal apprécié, voyez la Collection des documents inédits d'Espagne, t. VIII (Madrid, 1846) ; C. von Hofler, Kritische Untersuchungen ueùer die Quellen der Geschichte Philipps des Schonen, dans Mémoires de V Académie de Vienne (i883 et 1886), et la notice de A. De Ridder, dans Biographie Nationale, t. VII, col. 178-

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