‹ Bibliographie de l'histoire de Gand ... Répertoire méthodique et raisonné des écrits anciens et modernes concernant la ville de GandChapitre 20 sur 43 · Histoire économique et sociale · texte numérisé non relu

Histoire économique et sociale

Nous traiterons d'abord des ouvrages sur l'Organisation Economique Intérieure, puis sur la Division Sociale, enfin sur les Relations Economiques Extérieures.

A. Organisation économique intérieure.

181. Toute ville de Flandre ayant pour origine un marché, un débarcadère, l'histoire économique primitive de Gand est étroitement liée à l'histoire des origines et du développement de la ville. Cf. plus haut nos 127, 1 55 , i56, et aj. Mr H. Pirenne, Les Croix de Marché, pierres de justice, perrons et piloris en Flandre, BSG, t. II, 189 5, p. 8o-85. La Gilde marchande fut partout un des grands facteurs de l'importance de la cité ; Mr Hermann Van der Linden a traité ce sujet dans un livre capital, Les Gildes Marchandes dans les Pays-Bas au Moyen-Age, Gand, 1896, in-8°, Travaux de la Faculté de Philosophie et Lettres de l'Université de Gand.

Les gildes réunies de plusieurs centres commerçants formaient des Hanses ; Mr Henri Pî renne a prouvé que Gand ne faisait pas partie de la Hanse de Londres, mais de celle des XVII Villes, faisant le commerce des Foires de Champagne, dans son article La Hanse Flamande de Londres, Bulletins de V Académie de Belgique, 3e s., t. XXXVII, 2e p. (1899), p. 65- 108. Sur les Coomannen ou Patriciens gantois, cf. J. Vuylsteke, Commentaires sur le Cartulaire, p. 69-91, Cartulaire, p. 70, qui néglige le côté économique de la question.

182. Dès la grande victoire de Courtrai en i3o2, l'élément démocratique l'emporte sur les représentants de la gilde ; le XIVe siècle est la période d'apogée des métiers et corporations.

Il y a plusieurs ouvrages d'ensemble sur les métiers de Gand, tous vieillis et insuffisants ; citons les travaux de Ph. Blommaert, Over de ambachtsgilden en de neringhuizen te Gent, Belgisch Muséum, t. IV (1840), p. 35-63 ; puis, de Félix de Vigne, Mœurs et usages des corporations de métiers, Gand, 1857, in-8°, et Recherches Historiques sur les Costumes civils et militaires des Gildes et des Corporations des Métier s, Gand, 1847, in- 12 (*) ; enfin, le volume de J. Huyttens, Recherches sur les corporations gantoises notamment celles des tisserands et des foulons, Gand, 1861, in-40.

183. En 1450, il y avait à Gand, outre les Tisserands et les Foulons, cinquante trois Métiers d'artisans. Ces Métiers avaient entr'eux une certaine prééminence qui se marquait par un nombre plus ou moins grand, plus ou moins fréquent, de représentants au sein du corps échevinal, choisis parmi les membres des petits métiers ; les plus riches avaient le pas sur les autres.

Nous allons signaler toutes les Corporations, et indiquer ceux des Métiers ayant fait, de la part de F. De Potter, l'objet d'une étude spéciale, tout en émettant au sujet de la valeur de ces études toutes nos réserves ; nous suivrons leur rang, tel qu'il est indiqué dans le Register van Wijsdommen der dekenen van de Neerynghen der stede van Ghend (i 357-1 583).

1. Vleeschhouwers (bouchers), F. de Potter, Gent,\..ll, p. 393-442.

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